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Sur la Route du Cinéma - Page 345

  • LE POULET AUX PRUNES de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud ***

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    Nasser Ali est un violoniste de réputation mondiale. Pour n'avoir pu épouser Irâne la femme passionnément aimée il parcourt le monde et donne des concerts. 20 ans plus tard, il reste inconsolable et épouse sans amour Faranguisse qui lui donne deux enfants, un garçon et une fille. Mauvais mari, piètre père malgré quelques tentatives maladroites, Nasser Ali perd définitivement le goût de vivre lorsque son violon est cassé et que le même jour il croise la route d'Irâne qui ne le reconnaît pas. N'ayant plus aucune raison de vivre et après avoir envisagé plusieurs façons de se suicider, il décide d'attendre la mort, naturellement.

    Evidemment, ce "Poulet aux prunes" n'a pas la force du premier film de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud "Persepolis" sorte de biographie en BD animée, mais une chose est sûre Marjane (dès qu'on la croise on a envie de l'appeler Marjane je vous assure) a toujours en tête le précepte que lui assénait sa grand-mère « garde toujours ton intégrité ». Nul doute qu'on va l'attendre au tournant et des choses hideuses ont été écrites sur ce film. Le pire reproche qu'on pourrait faire à Marjane est peut-être d'avoir voulu trop en faire justement, trop en montrer et de mélanger les styles et les genres. Mais est-ce un défaut d'être trop créative, d'avoir une imagination fourmillante et mille idées à partager ? Justement c'est une nouvelle fois ce qui fait l'originalité de cette artiste et de cette histoire qui nous est racontée par la voix malicieuse d'Edouard Baer qui joue également le rôle d'Azraël, ange de la mort. Il s'agit bel et bien d'un conte (tiré de la BD éponyme qui a reçu le Prix du Meilleur Album au Festival d'Angoulême en 2005) et dès lors tout est permis, l'irréalité des décors et des ambiances, l'emphase des comédiens qui surjouent, l'invraisemblance de certaines situations. Mais c'est infiniment beau à regarder, à entendre aussi, c'est drôle souvent, parfois triste, voire tragique.

    Et puis la réalisatrice s'est entourée d'un casting de rêve qui semble s'amuser beaucoup à interpréter ces personnages de bande-dessinée. Mathieu Amalric est cet artiste égocentrique, triste à mourir, éperdu d'amour, mais aussi injuste et cruel avec sa famille. Il est drôle, à la fois agaçant et attendrissant comme souvent. Maria de Medeiros endosse le rôle de la femme mégère mal aimée. Autour d'eux gravitent la superbe Golshifteh Farahani amoureuse sacrifiée, mais aussi l'adorablement folle Rona Hartner, Isabella Rossellini, Eric Caravaca, Jamel Debbouze, Chiara Mastroiani, Didier Flamand, Serge Avedikian, excusez du peu !

  • UN MONSTRE A PARIS de Bibo Bergeron *

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    En 1910, Paris est inondé, le zouave du Pont de L'Alma et la Tour Eiffel ont les pieds dans l'eau. Le préfet Maynott ne fait rien pour remédier à la situation et les parisiens astucieux trouvent eux-mêmes des solutions. Le jeune Emile projectionniste est amoureux de la jolie Maud, caissière dans le même cinéma. Raoul, secrètement amoureux de la belle Lucile, assure au volant de son camion, tendrement nommé Catherine, des livraisons à un train d'enfer à travers la ville. Il encourage Albert trop timide, à déclarer sa flamme à Maud. Quant à Lucile, elle est chanteuse à "L'oiseau de Paradis", cabaret tenu par sa tante qui rêve de la voir fréquenter le beau parti que représente selon elle le pédant et arriviste préfet. Pfiou !

    Et le monstre du titre dans tout ça me direz-vous, petits malins que vous êtes ? J'y viens.

    Au terme d'une laborieuse première demi-heure où le temps s'éternise à nous présenter de multiples personnages qui n'ont pas tous leur raison d'être (ah le singe, sans doute de la famille du moutard de "Real Steel") et où l'on se demande perplexe "où le réalisateur veut-il en venir ?".... est créé le "monstre" de façon tout à fait abracadabrantesque. Parachuté comme un cheveu sur la soupe il est en fait une puce géante génétiquement modifiée. Et c'est bien difficile d'être l'être le plus gentil qui soit quand on a une apparence monstrueuse comme c'est le cas (regardez une puce au microscope vous comprendrez). La bestiole terrorise donc Paris qui compte sur le Préfet et la police pour le mettre hors d'état de nuire. Heureusement, l'aphaniptère tombe sur la douce, généreuse et compréhensive Lucile qui va recueillir, cacher et protéger le laideron. Il faut dire que tout muet qu'il soit, le monstre a le plus joli des organes lorsqu'il s'agit de chanter. Sous un déguisement, Francoeur (c'est ainsi que le baptise Lucile) forme avec la jeune fille un duo musical qui fait sensation au cabaret "L'oiseau de Paradis". Mais c'est compter sans l'acharnement de l'horrible Maynot.

    La simplicité du graphisme et de l'animation ne m'ont pas gênée. Bien au contraire, je les ai même trouvés tout à fait charmants et puisque j'avais le choix, j'ai vu ce film en 2D. Paris est très joli et les personnages gentillets (sauf le vilain Préfet) mais l'ensemble qui multiplie les intrigues et les coups de théâtre assez brusques manque de rythme et parfois même de cohérence. Et dès lors qu'on a entendu Vanessa et M. chanter (au bout d'une très longue demi-heure donc)... on n'a qu'une hâte, les écouter à nouveau. Hélas, seules quatre chansons nous sont offertes. Au final, c'est pourtant bien et uniquement le duo vocal que forment Vanessa Paradis et Mathieu Chédid qui est le seul grand intérêt ici. Leurs voix sont tellement assorties qu'il n'est pas surprenant que ces deux là soient les meilleurs amis du monde. Mais est-ce suffisant pour se déplacer en salle ?

  • UNE ACCRÉDITATION À GAGNER

    pour le Festival International du Premier Film d'Annonay (entrée à tous les films) qui aura lieu du 27 janvier au 6 février 2012.

    Vous savez à quel point ce Festival me tient à coeur pour de multiples raisons que je ne vais pas une nouvelle fois vous relater (reportez-vous à la rubrique "Festivals" un peu plus bas sur la gauche de ce blog).

    Aujourd'hui, j'ai le plaisir de vous proposer une accréditation pour toute la durée du festival (ou moins selon vos convenances). Le programme n'est pas encore révélé, mais le thème de cette année "l'Aventure" peut permettre de laisser libre court à l'imagination car ce Festival ne propose pas seulement une compétition de 8 premiers films internationaux mais aussi la possibilité de revivre tout un pan de sa cinéphilie au travers du thème proposé.

    Chaque année donc, un thème différent et chaque année aussi une parution quotidienne qui permet de revivre au jour le jour au travers de différentes rubriques (le devant de la scène, Regards sur un artiste, les coulisses, les échos, un coup de projecteur, des articles, des photos, des potins...) tout ce qui s'est passé la veille. C'est savoureux, instructif et tous les festivaliers se jettent sur cette "feuille". Croyez-moi j'ai assisté aux émeutes !

    Je vous propose donc, pour gagner cette accréditation, de trouver le titre du "journal" de l'édition 2012 sachant que la seule contrainte est qu'il y ait le mot "feuille" dans ce titre.
    Je m'explique : l'année où le thème était le "Cinéma des Trois Chine" le quotidien s'est appelé "La Feuille de chou chinois", l'année du thème "Rêves et cauchemars" : la "Feuille de nuit", l'année de la Femme à l'écran : "L'effeuillée", l'année des artistes : "la feuille blanche" etc.

    Laissez donc libre court à votre imagination et à votre fantaisie et trouvez comment pourrait s'appeler la feuille de cette année de "l'aventure"! La personne qui aura trouvé ce titre remportera donc une accréditation.

    Je vous écoute...

    J'ai oublié de préciser : UNE REPONSE à la fois, merci.

    Et n'oubliez pas que vous pouvez toujours jusqu'au 15 décembre, tenter d'être un des 8 élus qui pourraient être membre du jury de ce festival (allez voir Ici ou ).

     

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    .................................

    Et puis, il y a toujours un jeu à terminer ici.

  • BEAUTY de Oliver Hermanus *

    BEAUTY de Oliver Hermanus, Avec Deon Lotz, Charlie Keegan, Michelle Scott, cinémaBEAUTY de Oliver Hermanus, Avec Deon Lotz, Charlie Keegan, Michelle Scott, cinéma 

    Lors du mariage de sa fille aînée, François qui s'ennuie copieusement dans sa vie de famille et de chef d'entreprise, est troublé par Christian, le fils d'un ami qu'il n'a pas revu depuis de longues années. Le jeune homme de 23 ans a tous les atouts physiques et intellectuels dont on rêve et il est l'image même de la séduction et de l'assurance. Après le mariage, tourmenté par le souvenir du garçon, François se rend au Cap (à plus de 15 heures de voiture de chez lui) où Christian vit, il réussit à se faire inviter chez les parents du jeune homme et se met à le suivre de plus en plus fébrilement. Il découvre que Christian a une vie dont il est totalement exclu. Forcément, le jeune homme n'a vraiment que faire de ce type qui n'a rien d'attirant et je ne parle pas uniquement du physique. Dénué du moindre charme, du moindre humour, de délicatesse, de conversation et d'intérêt, je peux affirmer que François n'a vraiment rien pour lui. 

    Etait-il utile de charger autant le personnage de cet homme détestable, homosexuel refoulé et raciste ? J'ai eu du mal, ça m'arrive parfois, d'apprécier ce film à cause de son personnage principal antipathique de bout en bout. Même ces très très très longs plans où on le voit pensif, torturé ne permettent à aucun moment d'entrer en empathie avec lui. Ce que ce type fait est absolument ignoble, indigne, impardonnable et rien ne vient atténuer la portée abjecte de certains de ses actes (je ne spoile pas c'est du grand art !!!). Le réalisateur est-il un sadique chargé de mettre à l'épreuve le point culminant de tolérance (très rapidement atteint chez moi) du spectateur ? On attendrait du personnage au moins un comportement avec l'un ou l'autre des autres protagonistes qui le rende un peu moins médiocre voire supportable. Mais non, avec les uns et les autres ce ne sont que mensonges et sournoiserie.

    C'était pourtant bien tentant de voir un film qui évoque les Afrikaners d'Afrique du Sud. Cependant, ça et là émergent de bien belles idées de mise en scène comme celles où en caméra subjective on observe, à l'instar de François le voyeur, des personnages sans entendre ce qu'ils se disent. Mais au final, toute cette "glauquerie" finit par rendre l'ensemble invraisemblable et réellement insupportable. Si c'était le but recherché, c'est gagné.

  • HORS SATAN de Bruno Dumont **

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    Un étrange vagabond a élu domicile au milieu des dunes et des marais de la (divine) Côte d'Opale. Il vivote des bienfaits de la population locale constituée de rares habitants plutôt bruts de décroffrage à qui il rend quelques menus services d'exorcisme et démaraboutage ! Il est aussi et surtout l'ange gardien d'une fille du coin qu'il vaut mieux ne pas malmener car le gars se fâche tout rouge. Le beau-père de la petite qui abuse d'elle en fera les frais. La fille aime beaucoup le garçon. Elle l'a dans la peau même et aimerait aller loin, très loin avec lui. Mais tout ce qu'elle obtient est de pouvoir poser parfois sa tête sur son épaule. Lui ne se détourne pas de sa mission : la protéger. De toute façon, lorsqu'il cède aux avances d'une auto stoppeuse pas farouche qui lui annonce "t'sais qu't'es un beau tiot toi, tu peux me baiser" (accent chti à couper au couteau inside !), le garçon s'exécute mais transforme la libidineuse en épileptique bavante ! Et comme "rien ne se perd... tout se transforme", il récupère le mucus goulûment, entre autre originalité...

     

    On le savait, Bruno Dumont ne fait pas un cinéma facile, accessible et aimable. Mais cette fois malgré de grands et beaux moments de beauté fulgurante, il a quand même un peu tendance à oublier le spectateur à l'entrée du bocage. C'est étrange d'ailleurs à quel point ce film peut se montrer à la fois complexe, abstrait, quasi hermétique et absolument prévisible. A un acte de pure sorcellerie près, aucune surprise quant au dénouement. Il est regrettable qu'une fois de plus néanmoins Bruno Dumont présente le Pas-De-Calais comme une sorte de no man's land oublié du reste du monde où ne subsistent que quelques rares arriérés hallucinés, bas du bulbe que n'aurait sûrement pas reniés le John Boorman de Delivrance.

     

    Outre le bel ouvrage de David Dewaele et Alexandra Lematre, et on notera que la constante chez Bruno Dumont est d'obtenir de ses acteurs qu'ils s'abandonnent totalement au film, au rôle, au réalisateur, saluons la grande qualité du son. Sans une note de musique, le réalisateur nous fait percevoir chaque souffle de vent, chaque respiration. Et les images de la campagne et des bords de mer sont sublimes.

     

    Mais un film aussi contemplatif, aussi sérieux laisse quelque peu perplexe !

  • STUDIO CINE LIVE

    a placé Jude Law en première et quatrième (pour une pub...) de couv' ce mois ci :

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    Si on m'avait consultée, j'aurais plutôt Michael Fassbender ou Joey Starr, mais on ne me demande jamais mon avis ! Il n'en demeure pas moins que ce nouveau numéro me comble puisqu'en plus des rubriques habituelles et d'un long article sur Jude, il est plein de beaux garçons :

    - Steven Soderberg et sa face cachée...,

    - Hugh Jackman et son mental d'acier,

    - Georges Clooney et Ryan Gosling sur les marches du pouvoir,

    - Omar Sy face aux lecteurs,

    - les retrouvailles de Tim Burton et Johnny Depp (méconnaissable à nouveau)...

    On y rencontre aussi de très jolies filles : Maïwenn pour sa leçon de cinéma, Romy pour sa Mythe Parade, Emma Stone, Marie Gillain, Isabelle Huppert...

    Et on apprend que la terre tourne, que le prochain Clint est en postproduction, que mes deux choux d'amour sont à l'affiche du même film (l'un devant et l'autre derrière la caméra) qui sortira le 11 janvier 2012.

    EastwoodWantsDiCaprio.jpg

    Deux petits chanceux vont pouvoir gagner un exemplaire de ce numéro et pour y parvenir trouver à qui appartient une de ces bouches !

    Comme d'hab', une seule réponse à la fois, attendre que je valide la réponse avant de retenter sa chance.

    Game Over. Merci.

    1

    Karine Viard trouvée par florence 

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    2

    Marina Foïs trouvée par marion

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  • REAL STEEL de Shawn Levy °

    reak steek de shawn levy, Hugh Jackman, Dakota Goyo, Evangeline Lilly, cinéma !!!reak steek de shawn levy, Hugh Jackman, Dakota Goyo, Evangeline Lilly, cinéma !!!reak steek de shawn levy,hugh jackman,dakota goyo,evangeline lilly,cinéma !!!

    Dans un futur proche la boxe et toutes les formes de combats sur ring ont disparu. Dur pour les amateurs. Mais c'est leur faute aussi, ils en voulaient toujours plus. Plus de sang, plus de violence, plus de mort ! Du coup, ce sont des robots spécialement "entraînés" pour combattre qui s'y collent et le rêve est bien sûr de faire participer le sien à la WRB (World Robot chéplus quoi, Box je crois). Alors donc, il y a Charlie qui est un ancien champion boxeur qui traîne sa lose dans son gros camion et trimballe un robot tout pourri qu'il fait participer à des combats dans les foires aux cochons de bouselands. Un jour, des gus viennent lui annoncer que son ex qu'il n'a pas vue depuis dix ans a passé l'arme à gauche et qu'elle lui laisse un moutard qu'il n'a pas revu depuis toutes ces années. Il s'appelle Max le teigneux. Tout le monde sait que Charlie est infoutu de s'occuper d'un rejeton vu qu'il est lui-même pas bien fini dans sa tête sans doute parce qu'il a pris trop de coups dessus. Toujours est-il que c'est quand même lui le père et comme le couple qui accepte d'adopter le casse-burettes doit partir deux mois en vacances et qu'un chiard, ça gêne, Charlie se propose de faire baby-sitter pendant ce laps pour 100 000 dollars. Tout cela est très choupinou, vendre un gosse, se le refiler comme une patate chaude etc, et voilà nos deux gugus partis sur les routes tasuniennes avec plein de mésaventures à l'intérieur. Ils en profiteront pour apprendre à se connaître avant de se tomber dans les bras l'un de l'autre et que l'enquiquineur apprenne à dire "Adriaaaaaaaaaan" euh "papa" et envoyez les violons !

    Ne faites pas vos malins, vous savez très bien pourquoi je me suis fourvoyée dans cette galère sans rame. Mais je ne pensais pas que ce serait à ce point et que mon Hugh Jackman qui doit bien mesurer 2 m 12 et qui a des bras comme mes cuisses (j'ai mesuré) servirait un jour de faire valoir à un mouflet aussi infernal que celui-ci ! Dès sa première apparition, des visions d'apocalypse me sont apparues, j'ai eu envie de rétablir la peine de mort, de légaliser l'euthanasie. C'est le genre de marmot qui justifierait la stérilisation, la torture, le rétablissement du supplice du pal, de la roue, l'exécution par écartèlement  le chevalet, la poire d'angoisse, les brodequins, l'estrapade, le chat à neuf queues, la torture par l'eau  et j'en passe. Un moujingue aussi insupportable ne peut naître que dans l'esprit malade d'un scénariste sadique qui veut faire payer cher au public ses échecs passés. Ce petit cabotin crâneur est le pire singe savant jamais vu sur un écran. Il fait de la boxe, il danse, il surjoue... et tout cela avec une immodestie stupéfiante. Son bagout, son assurance, sa mégalomanie, sa cupidité sont un spectacle absolument ahurissant... Et tous les adultes autour de lui de s'extasier : "ce qu'il est chou. J'adore ce gosse !!!" Comment est-ce possible ? Il enchaîne les scènes, les mimiques avec un aplomb, une assurance et machinalement comme s'il avait 50 ans de carrière et qu'il était totalement désabusé. Ce freluquet bêcheur est déjà tout infatué de lui-même et on a bien du mal à comprendre comment il parvient à séduire ce père qui n'en avait rien à battre quelques jours plus tôt. C'est la magie du cinéma j'imagine qui parfois s'apparente plutôt ici à de la sorcellerie. Que la mère de ce petit morbac détestable soit morte n'est qu'à peine évoqué à la toute fin où il se fend d'un "elle était classe ma mère !"... bel hommage ! Cela dit c'est peut-être le fait que personne veuille de lui qui l'a rendu aussi tache. Il faut voir la façon dont le couple d'adoptants le plante sur le trottoir pour partir en vacances !

    Sinon, ce que ce gosse veut par dessus tout c'est se faire du pognon avec un robot aux jolis yeux bleus qu'il a trouvé au fond d'un trou et qui est mille fois plus émouvant que lui.

    Et Hugh dans tout ça ? Ben il joue les utilités pour cet odieux rase motte à tête à baffes. Et il est très beau, et très musclé.
    Ah oui, dans ce film, il y a aussi une meuf MDR. Evangeline Lilly qu'elle s'appelle. Connais pas. Elle sert à rien. Elle a une face de canard avec la lèvre supérieure qui ressemble à un pneu michelin. Pardon au Bibendum.

    Next.

  • POLISSE de Maïwenn ****

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    A la manière d'un reportage Maïwenn nous plonge dans le quotidien douloureux de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) au travers du regard du personnage qu'elle incarne, photographe chargée par le Ministère de l'Intérieur de réaliser un livre de photos. A la fois fiction (tous les personnages, même les enfants sont des acteurs) et chronique d'une réalité, ce film percutant mais jamais manipulateur saisit les tripes et le coeur. Pleurer, rire, s'émouvoir, s'indigner, être surpris, choqué... voilà à quoi Maïwenn nous invite. Et on y va franco. Découvrir ces enfants mal-traités, plonger dans les mystères de la pédophilie "ordinaire", écouter les adultes et les petits raconter leurs "mésaventures", c'est bouleversant mais, miracle du regard de la réalisatrice, drôle souvent. Pénétrer l'intimité et le quotidien de cette brigade qui se sent véritablement investie d'une mission malgré le regard méprisant des autres collègues flics qui les considèrent comme des "figurants" (ben oui s'occuper et sauver des enfants c'est secondaire n'est-il pas ?) mais aussi découvrir leurs problèmes personnels, de couples, d'amitié, leur rivalité, leur complicité... est de bout en bout passionnant.

    Maïwenn s'entoure d'un casting luxueux et en grande forme qui prouve en plus de ses grandes qualités de réalisatrice, celles de directrice d'acteurs. Ce qu'elle leur fait faire à tous est absolument prodigieux. Karin Viard devient sous nos yeux un flic. Et SA scène de colère, de rage, inattendue, excessive et tellement justifiée est un des GRANDS moments de ce film. Mais il y a aussi dans ce film une bête sensuelle, enragée et touchante, un acteur avec un A majuscule : Joey Starr. Pour sa scène de danse, la façon dont il invite Maïwenn à danser, celle qu'il a de lui caresser la joue, sa manière de consoler un petit garçon en grande détresse, de calmer une ado "wesh-wesh" qui veut jouer les caïds mais aussi de faire rire franchement en une réplique "qu'est-ce que tu fais pour un ordinateur ?" (seuls ceux qui ont vu le film peuvent comprendre...) le rendent irrésistible.

    Pour vous faire saliver encore davantage je vous dirai qu'il y a aussi dans ce film : Marina Foïs, Nicolas Duvauchelle, Karole Rocher, Emmanuelle Bercot, Frédéric Pierrot, Jérémie Elkaïm, Riccardo Scarmarcio, Sandrine Kiberlain, Wladimir Yordanoff, Louis-Do de Lencquesaing, Carole Franck, Audrey Lamy, Riton Liebman, Martial Di Fonzo Bo, Lou Doillon, Arnaud Henriet, Naidra Ayadi ET Anthony Delon... Maïwenn aime ses acteurs à la folie, elle les soigne amoureusement offrant à chacun l'occasion d'entrer dans la lumière (même si Joey Starr est particulièrement bien traité avec des scènes et des répliques aux petits oignons !)

    Ils sont tous sans exception exceptionnels ! Ce grand film va vous faire hurler de rire et sangloter de révolte et d'émotion. En ce qui me concerne c'est en partie ce que je demande au cinéma.

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