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Sur la Route du Cinéma - Page 349

  • GRAND PRIX CINEMA "ELLE"

    Je sais, bande de petits curieux impatients, que vous ne vivez plus que dans l'attente du compte-rendu de mon week-end capitalesque. Voici comment tout a commencé !

    En juin j'ai trouvé une annonce dans le magazine Elle qui lançait un concours pour être jury du Premier Grand Prix Cinéma des lectrices de Elle ! Depuis 42 ans existe le prix des lectrices de Elle concernant la littérature et les spécialistes cinéma du magazine rêvaient depuis longtemps d'avoir elles aussi leur Grand Prix.

    Pour participer, il suffisait d'être cinéphile et de rédiger une critique d'un film particulièrement apprécié dans l'année. J'ai choisi "Incendies" de Denis Villeneuve et j'ai été sélectionnée. Joie.

    Les projections avaient lieu les 16, 17 et 18 septembre à Paris, Lyon et Nantes. Ne résidant dans aucune de ces villes, j'ai choisi Paris sâchant que ni les frais de voyage ni les frais d'hébergement ne seraient pris en charge. C'est donc en connaissance de cause que j'ai accepté d'y participer. Je pense que ce sera la dernière fois car ce week end m'a coûté cher compte tenu du fait que les différents cocktails, pauses goûters et autres "déjeûners"... ont fait que j'ai dû également prendre mes repas à ma charge. Vendredi les séances ont commencé à 18 h et se sont terminées à 23 h (pas de repas), samedi : projection de 10 h à 19 h 30 (repas le midi pris debout ou sur les genoux dans des assiettes et gobelets en plastique... rien prévu pour le soir), dimanche projection de 9 h 30 à 14 h 30 (un brunch vers 11 h consistant en minis pains au chocolat et croissants !!!). Je ne sais si j'étais la seule à venir d'un peu loin, toujours est-il qu'à aucun moment on ne s'est inquiété de le savoir. Ce qui m'a le plus surprise voire choquée c'est que lorsque j'ai demandé si lors de la remise du Grand Prix (qui aura lieu le 10 octobre) je pourrais venir accompagnée de mon chéri, il m'a été précisé : "ah vous venez de Nancy ? C'est courageux ! Vous allez revenir ?". J'en ai conclu hâtivement sans doute, que le fait que je sois là ou pas importait peu et que la soirée était facultative. Déception !

    Vous connaissez mon enthousiasme et ma passion dès lors qu'il s'agit de vivre puis de relater ce genre d'événements. J'aime y participer et j'aime vous les raconter, vous inonder de détails à mon retour, de photos floues aussi, vous parler de mes rencontres... Cette fois... pas de rencontre (l'handicapée de la communication que je suis a eu une fois de plus eu la confirmation que les groupes (nous étions 50 !) ne me convenaient pas et que j'étais infoutue de m'y intégrer), pas de photos non plus... si ce n'est celle-ci :

    toutes les projections avaient lieu au Gaumont Champs Elysées,

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    la preuve :

    gran

    et ça c'est pour vous prouver que je suis une grande fille qui voyage en solitaire MÊME DE NUIT dans le métrokipu, mais nulle ne m'oblige à me taire ... :

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    La partie stomacale étant réglée, j'en viens à la partie logistique. Le côté très pratique était que toutes les projections avaient lieu dans la même salle, très belle "toute tendue de damas rouge" comme aurait dit Victor Hugo. Par contre ce qui l'était beaucoup moins c'est que toutes les collations, pauses goûter, brunch et repas selon les critères qui m'échappent avaient également lieu dans le hall :

    Cela signifie que pour boire, manger ou discuter, nous étions soit debout, soit assise sur les "chauffeuses" que vous pouvez admirer ci-dessus, et étant donné leur rotondité... pour éventuellement parler à votre voisine de gauche il fallait tourner le dos à votre voisine de droite, et réciproquement. Par ailleurs, comme lors de tout buffet qui connaît ses spécialistes... nous étions 50, il y en avait donc environ 25 assises gentiment MAIS également 25 debouts devant la table rendue plus ou moins (in)accessible, et je n'avais pas mon Warrior ou Flo pour aller me chercher du ravitaillement.

    Pour en finir avec le côté négatif du séjour... moi qui ai plusieurs fois participé à des jurys de cinéma, j'aime particulièrement ce moment où il faut débattre et défendre son film et surtout entendre les autres qui ouvrent de nouvelles perspectives à des aspects qui parfois ont échappé. Cela donne toujours lieu à des échanges passionnés et passionnants. Rien de tel cette fois. Nous étions 50 réunies dans la même salle où nous avions visionné les films et un micro a circulé vers celles qui ont levé la main (ce que je n'ai pas fait) pour dire pourquoi elles avaient aimé ou pas tel ou tel film... En UNE HEURE, quelques unes (et les remarques m'ont TOUTES paru passionnantes que je sois d'accord ou pas) se sont ainsi exprimées... et je suis partie !

    Je ne sais ce que je m'étais imaginée !!! "Elle", des paillettes, du glamour, de la convivialité... je n'ai trouvé que froideur et manque de chaleur (paraphrase !). 

    Ceci étant dit. Je reviendrai au plus vite vous parler de la partie nettement plus agréable du séjour : les films !!! 8 films absolument différents voire opposés, dont 2 sublimes, 3 formidables que je reverrai... et 3 que j'ai trouvés moins bons mais dont je vous parlerai également.

    J'évoquerai aussi les rencontres et retrouvailles avec Fréd, Leo, Benoît, Sandra... ou pas...

    Non, c'est mon secret.

    A suivre...

  • TOMBOY de Céline Sciamma en DVD

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    Pour ceux qui n'ont pas eu la chance de voir ce film en salle à sa sortie. J'ai pu grâce à Cinétrafic le revoir en DVD et je ne peux que vous le recommander vivement.

    La sortie DVD est prévue ce mercredi 21 septembre.

      ................................

    Dans "Naissance des pieuvres", Céline Sciamma explorait le monde impitoyable de l'adolescence de 3 soupirantes et insupportables jeunes filles. J'avoue que non seulement j'étais loin d'avoir été convaincue mais que je m'étais même franchement ennuyée par moments pour ne pas dire plus et rester polie. En gros en prendre une pour taper sur les deux autres à tour de rôle m'aurait sans doute soulagée. Cette fois c'est dans l'enfance qu'elle se replonge et nous immerge. C'est mille fois plus intéressant, mille fois plus attirant et attachant. C'est l'époque, juste avant l'adolescence justement où les enfants le sont encore mais plus vraiment, mais où ils ne sont pas encore devenus les adolescents pénibles qui deviendront dans 90 % des cas des adultes stupides !!! L'approche quasi documentaire de la réalisatrice sans doute sublimée par une direction d'acteurs (ou plutôt d'enfants) absolument irréprochable fait qu'on est directement associés et intégrés aux jeux de ces enfants qui ont au maximum 10 ans puisqu'ils sont en CM2. Mais ce sont encore les vacances d'été et Laure emménage une nouvelle fois dans un appartement, une nouvelle ville et doit une fois encore conquérir de nouveaux copains. Ses cheveux très courts et ses tenues qui se limitent à un short et un débardeur lui donnent l'allure d'un garçon et il n'en faut pas plus. Une petite fille de la cité lui balance "tu es le nouveau ? Tu t'appelles comment ?" et Laure sans plus y réfléchir répond "Michaël". Elle parvient à maintenir son mensonge dont elle ne réalise pas les répercussions qu'il pourrait avoir. Elle joue au foot torse nu avec les garçons, laisse sa copine Lisa tomber amoureuse d'elle, se baigne en ayant soin de se confectionner une petite boursouflure qu'elle intègre dans son slip de bain... Faire pipi debout est plus incertain.

    Faire aussi simple, aussi délicat, aussi intelligent avec un tel sujet est un exploit. La question de l'identité sexuelle, de sa place, de certains choix pour une petite fille qui ne veut pas vraiment être un garçon mais ne souhaite absolument pas être une fille "ordinaire" est traitée avec beaucoup de charme et de sensibilité. On tremble pour Laure/Michaël. On se demande jusqu'à quand son subterfuge va tenir. On espère qu'elle ne sera pas découverte tout en sachant que ça ne peut éternellement durer. On sait que les enfants peuvent être cruels et injustes entre eux. Peu à peu, c'est comme un étau qui se resserre sur un mensonge qui semblait sans importance, un peu drôle, mais qui risque d'avoir des conséquences.

    Les réactions sont passionnantes à observer. Lorsque la petite soeur de 5 ans Jeanne (merveilleuse Malonn Lévana) est mise dans le secret, le film prend une nouvelle tournure qui est sans doute la plus intéressante. Il faut dire que la petite est une sorte de surdouée qui semble être née devant une caméra. La complicité et la connivence des deux soeurs est admirable. Lorsque la mère découvre comment sa fille a trompé tout le monde, sa réaction d'abord surprenante voire incompréhensible, brutale, inadaptée se révèle peu à peu le meilleur moyen de protéger son enfant.

    Un beau film, tendre et troublant sur un thème inédit avec des enfants absolument époustouflants.

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    NB. : supplément au DVD, entretien avec Céline Sciamma.

    TOMBOY, un film de Céline Sciamma – En DVD le 21 septembre 2011 – Editeur : Pyramide VidéoCredit : © 2011 – Hold-Up Films & Productions / Lilies Films / Arte France Cinéma

  • 10 X 2 PLACES DE CINE A GAGNER pour

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    qui sortira le mercredi 21 septembre grâce à Studio Canal.

     

    Voici le synopsis : Apres une tempête, Jafaar, un pêcheur palestinien de Gaza, remonte par hasard dans ses filets un cochon tombe d’un cargo. Bien décidé a se débarrasser de cet animal impur, il décide toutefois d’essayer de le vendre afin d’améliorer son existence misérable. Le pauvre Jafaar se lance alors dans un commerce rocambolesque et bien peu recommandable… Dans cette tragi-comédie, l’ensemble du petit peuple de Gaza, coince entre sa misère absolue au quotidien, les contraintes des militaires Israéliens et le diktat des barbus aux commandes, est représenté par ce pauvre pêcheur dont l’unique souci est de survivre au jour le jour et qui, pour cela, est prêt a tout. Jafaar, dans une permanente dérision de lui-même, même dans les moments tragiques, évolue dans cette histoire a l’humour mordant… et nous laissera espérer que si l’on peut s’entendre, malgré toutes les différences, a l’échelle individuelle, on peut s’entendre in fine, à l’échelle collective.

    Pour gagner, répondez à UNE de ces questions.

    Règles :

    - 1 seule réponse par personne à la fois,

    - on ne retente sa chance que lorsque j'ai validé la réponse,

    - ceux qui ont gagné ne rejouent pas, merci.

    Les gagnants sont : titine, zapette, Ed, Aifelle, mel, marion, sopel, Séb, robedete, king 72.

    GAME OVER. Merci.

    1

    D'où sort le cochon quand il fait hurler la femme ?

    De la baignoire, trouvé par titine.

    2

    De quoi a besoin la femme israëlienne ?

    Du sperme de cochon, trouvé par Ed.

    3

    Quel est le premier prix proposé par Jafaar pour vendre le cochon ?

    1 000 dollars, trouvé par robedete.

    4

    Quel acteur allemand joue dans ce film ?

    Ulrich Tukur, trouvé par marion.

    5

    Quand aura lieu l'Aïd (dans le film...) ?

    Dans six mois trouvé par king72

    6

    Que ne doit pas faire le cochon de Gaza ?

    Le cochon ne doit pas fouler la terre d Israël, trouvé par sopel

    7

    Quel médicament Jafaar introduit-il dans un poisson ?

    Du viagra, trouvé par zapette

    8
    Que font les juifs d'en face avec leurs cochons ?

    Ils les vendent les cochons en face, trouvé par Aifelle.

    9

    Où Jafaar trouve t'il le cochon ?

    Dans son filet de pêche, trouvé par Sébastien

    10

    Quels poissons sont ramenés de la pêche ?

    Des poulpes, des dorades et des thons, trouvé par mel

  • VOUS ALLEZ ENCORE PLEURER...

    je m'absente à nouveau quatre jours, là

    pour une mission qui m'emballe beaucoup, top secret et hautement cinématographique néanmoins. Je vous laisse une nouvelle fois pas mal de boulot (voir tous les films que j'ai vus cette semaine...).

    Dès mon retour, avec plein de choses à raconter dans ma musette (enfin, j'espère) je vous tiendrai au jus

    Soyez sages en (m')attendant et n'oubliez pas vos gouttes.

    CLIQUEZ SUR LES AFFICHES POUR LIRE MES ARTICLES.

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    habemous papam,présumé coupable de vincent garenq,nannni moretti,neds de peter mullan,the murderer de hong-jin na,blackthorn,butch cassidy la derniere chevauchee de mateo gil,l'ange du mal de michele placido,r.i.f. (recherches dans l'intérêt des familles) de franck mancus,cinéma,crazy stupid love

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    et aussi si vous le l'avez encore fait, précipitez-vous pour voir :

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    ET UN JEU A TERMINER LA.

    MES COUPS DE COEURS DE LA SEMAINE

    Connor+McCarron+58th+San+Sebastian+Film+Festival+MjFAi5aC2a3l.jpgpiccoli_183.jpgKim_Rossi_Stuart_Visore.jpgA60B85FB-A7BF-17CD-6776A62EC75E25BE.jpgRyan_Gosling_4.jpgjulianne-moore.jpg768049_cast-member-steve-carell-attends-the-premiere-of-the-film-horton-hears-a-who-in-los-angeles.jpg Emma-Stone.jpgkevin_bacon_reference.jpg habemous papam,présumé coupable de vincent garenq,nannni moretti,neds de peter mullan,the murderer de hong-jin na,blackthorn,butch cassidy la derniere chevauchee de mateo gil,l'ange du mal de michele placido,r.i.f. (recherches dans l'intérêt des familles) de franck mancus,cinéma,crazy stupid lovehabemous papam,présumé coupable de vincent garenq,nannni moretti,neds de peter mullan,the murderer de hong-jin na,blackthorn,butch cassidy la derniere chevauchee de mateo gil,l'ange du mal de michele placido,r.i.f. (recherches dans l'intérêt des familles) de franck mancus,cinéma,crazy stupid love

  • WARRIOR de Gavin O'Connor **

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    Tommy Riordan et Brendan Conlon sont frères. Pourquoi ils ne portent pas le même nom ? Parce que Tommy a quitté le foyer avec sa ptite maman quand il était tout minot parce que papa, alcoolo, lui tapait fort sur la tête. Entre temps, maman est morte, Tommy a fait Marine en Irak pendant que Brendan fondait une gentille famille à la con avec sa chérie d'enfance qui porte des shorts ras la salle des fêtes par tous les temps et que papa, délaissé par tous entamait une cure de désintox. Aujourd'hui et depuis 1 000 jours, papa est clean mais les lardons ne pardonnent pas et ne se parlent plus non plus. Un grand tournoi de combats qui mixent boxe et arts martiaux est prévu à Atlantic City. Tommy rentre au bercail et demande à son vieux père de l'entraîner à l'ancienne sans E.P.O et Brendan proche de la faillite doit trouver du pognon pour que sa maison ne soit pas saisie. ça tombe bien, les deux frangins ont fait boxeur dans le temps et le tournoi propose 5 millions de dollars au vainqueur. Devinez qui va se retrouver en finale ?

    Je vous jure c'est pas facile de voir avec film avec un mec à côté de soi qui n'arrête pas de dire "mais que c'est con ce film... mais que c'est con !!!". Bon je dois reconnaître que moi aussi j'ai eu quelques bonnes poilades tant les dialogues sont parfois indigents et les situations complètement nazebrocs. Exemple : une conversation entre Brendan et sa moitié, pieds nus sur la pelouse (celle de devant, qui sert à rien mais qu'il faut entretenir quand même, comme ils ont tous aux States) de manière à ce que tout le quartier en profite et j'en passe. Mais il y a quand même plein de bonnes choses. D'abord les trois personnages principaux, les deux fils et leur papounet s'en veulent à mort. Et bien, contrairement aux films culs bénis méringouins, ils tiennent bon sur leurs positions et pardonnent pas comme Aimé Jacquet, et ça c'est rare. Et en plus le papounet, c'est Nick Nolte, et ce type me fend le coeur. Les problèmes qu'il a avec ses moutards dans les films c'est pas possible ! Et là, il arrête pas de vouloir leur faire des câlins pour se faire pardonner. Rien à faire. Côté frangins, on a d'une part Brendan qui a les yeux de cocker battu de Joël Egerton (jamais entendu parler... ce type on dirait toujours qu'il va se mettre à chiâler), et d'autre part Tommy qui a le regard fou de chien enragé de mon Tom Hardy. Vous voyez qui ? Tom Hardy  voyons !!! Bronson ! Quoi allez, vous voyez, le type que j'ai fait sourire quand j'ai gloussé à la conf' de presse (je dis conf' de presse maintenant, ça fait plus, genre "j'ai la carte" !) d'Inception. Ben, mon mec il dit que Tom Hardy il a l'air bête et moi je dis "non, pas vrai, je l'aime d'amour. C'est un acteur et des fois il a pas l'air bête. Et là c'est pour le rôle qu'il fait un peu néanderthal !".

    Bon, le film est long... et plus de la moitié finale qui dure une heure est consacrée au tournoi dans son intégralité. Mais moi, ces trucs là, ça me fait pleurer. Et même mon mec a reconnu que la fin on avait pas prévu. Parce que pendant tout le film on a émis des hypothèses :

    - Brendan la brêle est tué en demi finale et Tom le venge en finale,

    - Brendan et Tommy font ex aequo et partagent le magot,

    - Tommy gagne et donne pas un kopec à son frangin, bien fait pour son nez,

    - Brendan déboîte l'épaule à Tommy mais le laisse gagner quand même...

    Je m'aperçois que dans aucun de nos scenarii Brendan ne gagne, pourtant il est venu à bout par KO de la terreur communiste, un ruskof qui fait peur.

    Alors vous allez dire : "pourquoi t'as mis ** ?" si vous allez le dire ! Parce que je suis sur-excited et vous saurez bientôt pourquoi.

  • N.E.D.S. de Peter Mullan **(*)

    N.E.D.S. de Peter Mullan, Avec Conor McCarron, Gregg Forrest, Joe Szula, cinémaN.E.D.S. de Peter Mullan, Avec Conor McCarron, Gregg Forrest, Joe Szula, cinémaN.E.D.S. de Peter Mullan, Avec Conor McCarron, Gregg Forrest, Joe Szula, cinéma

    John McGill est un petit écossais tout ce qu'il y a de plus mimi et en cette fin d'année scolaire 1973 il reçoit même les honneurs et les félicitations du corps enseignant juste avant d'entrer au collège. Malgré son ardeur au travail et son goût pour les études, John n'est pas aidé. En effet, son frère Benny qui l'a précédé dans ce même collège quelques années auparavant, petit casseur irrécupérable, chef d'une bande qui sème la terreur, n'a pas laissé de bons souvenirs à ses professeurs. En conséquence, ils voient d'un mauvais oeil l'arrivée du deuxième rejeton de la famille McGill et le contraignent constamment à faire de plus en plus ses preuves. De l'autre côté de l'écran, on assiste consterné, peiné, révolté à la lente et inéluctable descente aux enfers d'un gamin doué et ambitieux, victime des jugements à l'emporte pièce, des idées préconçues et des opinions bas de plafond des adultes qui l'entourent.

    Peter Mullan n'était pas loin d'avoir réalisé un grand film. Hélas il en a fait deux pour le prix d'un sans réussir à lier les deux parties très nettement distinctes et la transformation de son jeune héros survient de façon brutale. Même si elle est attendue et justifiable, on ne parvient que confusément à saisir où la transition s'opère mais un tel retournement de comportement et de personnalité semble peu concevable. De véritable agneau sans défense voire même un tantinet trouillard, John se mue en délinquant agressif et violent voire en véritable machine de guerre prêt à tuer par moment en une fraction de seconde.

    Il n'en demeure pas moins que le personnage de John est tout à fait fascinant et que surtout il est tenu par un garçon Connor McCarron dont c'est le premier rôle au cinéma. Portant le film sur ses jeunes mais néanmoins solides épaules, il est impressionnant de maîtrise. Sa façon d'exprimer toute la rage contenue qui soudain explose, sa sensibilité, d'encaisser les humiliations puis d'y réagir est absolument surprenante. Il peut tout aussi bien imposer ses états d'âme par une tchatche argumentée que par un regard saisissant, hypnotisant plus éloquent qu'un discours. La scène où pour la première fois John tient tête à son professeur de littérature et latin qui l'a humilié à plusieurs reprises est une des plus fortes de ce film qui ne manque pas de morceaux de bravoure. Comme celle encore où du haut de l'escalier John observe, scrute, juge son père qui se moque de lui. Ce qui s'ensuit à partir de ce moment dans la dernière demi-heure du film est terrifiant...

    Peter Mullan n'y va pas par quatre chemins pour parler de la jeunesse délinquante en manque de repères, décérébrée, à l'abandon. Il frappe fort aussi sur le système éducatif qui fait froid dans le dos. Basé sur la violence, la discipline, les punitions, la course au mérite, les profs de l'époque "prennent cher". La relation au père alcoolique et violent, et Peter Mullan se colle courageusement au rôle en quelques scènes où parfois il n'apparaît que comme une silhouette, semble être l'une des explications à la dérive de John qui ne fait que subir les diverses influences (les profs, le père, les copains de son frère) pour finir par ne plus pouvoir y réagir.

    La fin, décevante et trop métaphorique voire mystique ne nous éclaire pas sur l'avenir de John qu'on ne peut s'empêcher d'aimer, malgré tout. Dommage...

  • THE MURDERER de Hong-Jin Na **

    THE MURDERER de Hong-Jin Na, cinéma,Kim Yun-seok, Jung-woo Ha, Jo Seong-HaTHE MURDERER de Hong-Jin Na, cinéma,Kim Yun-seok, Jung-woo Ha, Jo Seong-Ha

    Gu-Nam est très en colère, très triste et très perturbé depuis que sa femme l'a quitté pour chercher du travail en Corée du Sud et qu'elle ne lui a plus donné de nouvelles. Bien que chauffeur de taxi, il survit misérablement dans la ville chinoise de Yanju située entre la Corée du Nord et la Russie. Dans cette ville vivent en grande partie des chinois d'origine coréenne, péjorativement surnommés les "Joseon-Jok". Le moins qu'on puisse dire est qu'ils ne sont pas les bienvenus. Couvert de dettes de jeux, Gu-Nam accepte la proposition d'un parrain local Myun, d'aller tuer un inconnu en Corée du Sud. Il est d'autant plus attiré par ce "travail" qu'il lui permettra peut-être de retrouver sa chérie fugueuse. Au terme d'une traversée cauchemardesque pour rejoindre sa destination, rien ne va se passer comme prévu pour Gu-Nam qui sera pourchassé par plusieurs bandes rivales qui en veulent aussi au mystérieux homme qu'il doit assassiner. Et alors qu'il tarde à regagner la Chine, le commanditaire du crime va également se mettre à sa poursuite.

    Je ne vais pas prétendre que j'ai tout compris tant il y a de personnages et d'intrigues parfois obscures pour mon esprit occidental, mais il y a dans ce film, le deuxième de son réalisateur qui m'avait bien plus emballée avec "The chaser" des moments fulgurants, des  accélérations et des surprises indéniables. Hélas, il souffre, comme c'est souvent le cas depuis quelques temps d'une durée (2 h 20 mn !!!) qui fait qu'il ne parvient pas à tenir la distance et qu'il nous perd parfois en route. Avec pratiquement une heure de moins, nous aurions été face à un véritable phénomène. Néanmoins, nier les qualités d'un réalisateur qui ne se répète pas tout en imprimant quand même sa marque à son oeuvre serait malvenu. Le héros aux prises avec une misère crasse, des coréens racistes et hostiles fait preuve d'une énergie, d'un instinct de survie et d'une résistance aux épreuves époustouflants. La noirceur morale et matérielle dans laquelle il tente de survivre glace le sang et la fin tragique brusque et inattendue sont des éléments qui placent ce film dans une catégorie à part. Par ailleurs, une scène de poursuite infernale renvoie même celle de "La nuit nous appartient" de James Gray que je considérais comme un sommet du genre à une promenade de santé. Pendant plus d'un quart d'heure Gu-Nam doit échapper à une foule de poursuivants, à pieds, en voiture, en camion. On sort de cette scène aussi exténué que le personnage. C'est pour ce genre de moments que parfois aussi le cinéma est grand.

  • BLACKTHORN, BUTCH CASSIDY LA DERNIERE CHEVAUCHEE de Mateo Gil **

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    Imaginez que Robert LeRoy Parker dit Butch Cassidy ne soit pas mort en 1908 en Bolivie aux côtés de Sundance Kid mais qu'il ait survécu et coulé des jours tranquilles de vendeurs de chevaux dans ce pays, se cachant sous le pseudonyme de James Blackthorn. C'est ce que nous raconte cette dernière chevauchée et l'idée avait de quoi faire saliver l'amateur (et la trice) de westerns et de grands espaces. L'histoire commence 20 ans plus tard alors que Blackthorn décide de quitter la jolie bolivienne avec qui il partage une ferme pour rejoindre aux Etats-Unis le garçon à qui il écrit de jolies lettres, son fils peut-être ! Peu de temps après son départ, il se fait tirer dessus par un type qui lui vole son cheval. Hélas le cheval s'enfuit avec les 6 000 dollars, la fortune que Blackthorn avait amassée pendant ces années d'honnête homme. Malgré tout et après moult hésitations et retournements de situations les deux hommes vont faire route ensemble pour récupérer un magot que le jeune homme assure avoir caché après l'avoir dérobé aux propriétaires d'une mine.

    Ce film est riche et pourtant c'est une grande déception. Alors qu'on y croise des thèmes forts tels que l'exploitation des hommes par les hommes, le racisme et tout ce qui fait la grandeur du western, l'amitié, la fidélité, la vengeance, le doute et la trahison ainsi que les grands espaces, les chevauchées interminables, les saloons, les coups de feu, les discussions où l'on parle pour ne rien dire, Mateo Gil rate son coup. Et je lui en veux à mort. Son film est souvent ennuyeux. Il y mêle en de nombreux flash-backs les épisodes les plus glorieux de la vie de Butch Cassidy et Sundance Kid et de la femme qu'ils aimaient tous les deux... et là, on n'a qu'une envie, voir et revoir encore le film de George Roy Hill de 1969, réussite totale et absolue qui réunissait Paul Newman et Robert Redford, à jamais et pour toujours Butch et Kid !

    Ce n'est déjà pas si mal, certes. Mais quand même, j'aurais aimé chevaucher une fois encore avec plus de conviction au côté de Butch Cassidy, d'autant que Sam Shepard qui sauve le film in extremis, en vieux cow-boy fatigué à la voix caverneuse (et en plus il chante !) hélas accompagné d'un Eduardo Norriega complètement à côté de la plaque pouah beurcke est tout à fait convaincant.

  • L'ANGE DU MAL de Michele Placido **

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    Dans les années 70, l'Italie a eu son Jacques Mesrine. Il répondait au doux patronyme de Renato Vallanzasca et contrairement à notre Jacquot national, il purge depuis 1977 une peine de 290 ans de prison. Autant dire qu'on n'est pas près de le revoir sévir. Responsable de vols, hold-ups, séquestrations, homicides et évasions le garçon s'est attelé très tôt à la tâche et dès l'âge de neuf ans, il faisait évader les tigres d'un cirque. Depuis tout petit, de toute façon il était persuadé d'être né pour voler ! 

    Michele Placido reprend peu ou prou la même trame narrative qu'il avait utilisée pour son précieux "Romanzo criminale" mais en moins bien, moins fouillé, moins travaillé, moins politique. Curieusement la première partie qui évoque les méfaits du truand qui ne manquait pas d'imagination pour trouver de l'argent facilement est moins intéressante que la seconde où il se retrouve enfermé. Entouré d'une bande de baltringues, de bras cassés qui cèdent aux tentations de la drogue, sa petite entreprise a vite connu la crise. Ses tentatives d'évasion répétées, sa rage de vivre, de s'évader, ses provocations le rendent évidemment sympathique. D'ailleurs, son humour, son charme avaient fait des ravages à l'époque dans les coeurs féminins et il était littéralement submergé de courrier en prison. Des milliers de femmes lui écrivaient, s'offraient à lui jusqu'à vouloir l'épouser.

    Cependant la grande réussite indiscutable du film c'est le choix de l'acteur Kim Rossi Stuart mais que ce garçon est beau !!! pour interpréter ce Dom Juan de pacotille qui n'a pas énormément de cerveau mais un charisme phénoménal.

  • R.I.F. (Recherches dans l'intérêt des familles) de Franck Mancuso *

    R.I.F. (Recherches dans l'intérêt des familles) de Franck Mancuso; yvan attal, pascal elbé, cinéma

    Le torchon brûle et les noms d'oiseaux volent bas entre Monsieur et Madame Monnereau, mariés et parent d'un gentil mouflet. Monsieur (Stéphane pour les intimes) est flic, le genre qui va au charbon et reste pas au bureau à tailler les crayons, à taper des rapports d'un doigt sur une Remington en mettant du carbone entre deux feuilles ! Alors forcément il passe trop de temps à poursuivre le gredin et néglige sa gentille famille qui n'en peut plus. Pour tenter de recoller les morceaux, il décide de se mettre au vert et d'emmener madame et ouistiti une semaine en Lozère en plein mois de novembre : joie. Stéphane fait le coup de la panne à Valérie (qui s'appelle encore Valérie de nos jours ??? Pardon aux Valérie mais quand même !) et les voilà obligés de s'arrêter au beau milieu de nulle part dans une station service digne d'un tableau de Hopper. Pendant que Stéphane et le lardon partent en dépanneuse (ça amusera le gamin !), Valérie (mouarf... excusez moi les Val, je peux pas m'empêcher) reste à la station. Et quand les deux reviennent Valoche a disparu. La gendarmerie se met sur le coup mais Stéph trouve les méthodes de bouseland un peu trop pantouflardes. Il se mêle un peu trop de l'enquête mais rapidement de témoin il se retrouve premier suspect. ça craint !

    Bon alors comment dire ? Ce qui est bien dans ce film c'est l'environnement. On se croirait parfois au fin fond des States et Carlo Brandt s'est fait un look qui n'aurait pas dépareillé dans "Délivrance". Question scénario, ça laisse un tantinet à désirer tant les facilités font parfois sourire. Cela dit, Yvan Attal est très bien et Pascal Elbé fait des oeillades à sa collègue fliquette et reste droit dans ses bottes devant l'attitude méprisante de son collègue. C'est drôle.