28/10/2011
I WANT TO GO TO WINNIPEG WITH

Il est beau, drôle, sexy, il chante bien, il est multi-instrumentiste et il semble se souvenir (ce qui est rarement le cas) de ce qui lui plaisait lorsqu'il était lui-même spectateur. Du coup la proximité (et c'est rien de le dire puisque ses musiciens et lui descendent dans la salle pour un mini concert final accoustique), ses clowneries, ses dons pour "posséder" une salle et la "manipuler" ont fait de ce concert deux heures de qualité réellement festives.
On en est sortis dans un état de bien-être vraiment bienvenu en cette période... je crois qu'on était calmes, satisfaits et... joyeux.
Merci.
Ah oui, au fait, il s'appelle Julien Doré.
13:40 Publié dans CONCERTS ET THEATRE | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : julien dore, concert
07/10/2011
SAMARABALOUF et tri sélectif
Il y a peu de films ici en ce moment vous allez me dire. Oui je vais vous répondre.
Il n'empêche qu'il reste un jeu à finir ici (j'ai tout simplifié pour des raisons de facilité) et j'ai pu constater que quand il n'y a rien à gagner, certains ne viennent même pas ! Pfff, j'ai fait. En fait j'en suis venue à penser qu'il y avait des "professionnels des jeux" sur Internet qui se fichent comme d'une guigne de gagner des places de cinéma ou des carambars et que leur seule raison est de "gagner". J'ai pensé aussi que certains aimaient jouer quoiqu'il leur arrive (marion etc...) et qu'une pauvrette ne gagne QUE lorsqu'il n'y a rien à gagner. Puis j'ai refermé la parenthèse.
Par contre, Julos et moi sommes allés à un concert de Ouf, les SAMARABALOUF i s'appellent, du jazz manouche qu'ils disent mais pas vraiment j'ai trouvé. C'est surtout, des "oufs" comme leur titre l'indique qui font de la musique avec trois instruments et qui m'ont donné la confirmation que la guitare c'est L'INSTRUMENT absolu qui peut tout, qui sait tout... Un très bref extrait vu que ça faisait du bruit dans la turne :

Mais surtout en ce moment, c'est grand chambard dans la carrée, le genre de remue-ménage qui fait mettre les coins au milieu pour réaménager la casbah et dans la catégorie "on fait une bibliothèque" on trouve des pièces de collec' :
11:57 Publié dans CONCERTS ET THEATRE | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : samarabalouf, cinéma, concert
11/12/2010
DAVID KRAKAUER and The Klezmer madness
Hier soir, c'était donc concert à une quarantaine de kilomètres de chez moi. Personne ne s'est battu pour m'accompagner, j'y suis donc allée seule. Mon Jules a prétexté une maladie opportune pour rester au chaud. Qu'importe...
La musique klezmer n'a pas fini de me bouleverser. Et David Krakauer, c'est lui :
en est un des grands spécialistes. Juif américain, il s'exprime dans un français impeccable et ponctue chacun de ses morceaux d'anecdotes pleine d'humour ou d'émotion. Clarinettiste hors pair, il tire des sons invraisemblables de son instrument et d'une amplitude extravagante du plus aigü au plus sombre ! Alternant les compositions personnelles plus jazz et électro et les morceaux de pure tradition juive ashkénaze (juifs issus d'Europe Centrale et de l'Est), dans ce concert se sont succédés des moments d'une profondeur et d'une mélancolie insensées et d'autres gonflés de frénésie totalement débridée.
Un bonheur.
"Je porte le nom de cette ville, chargée d'histoire pour le peuple juif. J'y suis allé souvent. C'est l'un des endroits où j'ai vécu les expériences musicales les plus transcendantes - comme cette nuit hallucinante après un concert, cinq heures de transe musicale non-stop, au beau milieu de centaines de danseurs! En 1992, lors de mon premier passage à Cracovie avec les Klezmatics, j'ai déclaré au public : "Mon nom est David Krakauer, bienvenu dans ma ville!". Mon sentiment pour Cracovie n'a pas changé."
Vous croyiez que vous alliez échapper :
- à la vidéo du jour,
- et à mes jolies photos ???
11:55 Publié dans CONCERTS ET THEATRE | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : david krakauer, klezmer, concert
25/09/2010
DIVINE COMEDY - NEIL HANNON - "LE CREATEUR"...
Hier soir c'était concert, et comme je ne vous cache rien ou presque vous saurez tout. En général les premières parties me font hurler d'ennui, surtout quand on a affaire au régional de l'étape qui vient nous gaver les oreilles avec trois accords majeurs (do, mi, sol... les plus audacieux se risquant au Fa Majeur, ah sheet, un barré !!!) plaqués sur la guitare qu'il a eue pour sa communion. Le genre qui lorsqu'il entend trois clap clap poli croit que c'est un rappel et nous en remet une couche d'un quart d'heure. Mais là, Neil Hannon a eu l'idée lumineuse d'emmener dans sa malette une auteure, compositrice, interprète irlandaise comme lui : CATHY DAVEY. Une découverte qui fait que dès qu'elle s'installe toute seule avec sa guitare et qu'elle commence à chanter, le silence attentif s'impose de lui-même et à la sortie qu'est-ce qu'on fait ? On achète le CD à 10 €uros proposé dans le hall. Et je vous garantis que l'album entier que j'écoute encore actuellement est une totale réussite, et que même mon Jules ne cesse de s'extasier à chaque chanson qui commence et une autre qui se termine ou réciproquement. Une pop folk savamment orchestrée ornée d'une voix très particulière (entre Kate Bush et Vanessa Paradis... mais c'est juste pour indication approximative, la demoiselle ayant son style bien à elle).
La voici :
Après une trop courte demi-heure donc de cet enchantement, le Dandy pop rock mégalo et déjanté fait son entrée avec son attirail indispensable :
Alors que les arrangements de ces albums sont prévus pour orchestre à mille cordes, des restrictions budgétaires obligent Neil Hannon à assurer sa tournée tout seul comme un grand avec son piano et sa guitare. Alors évidemment, en bon Caliméro qui sommeille en lui, le pauvre Chéri, après nous avoir demandé s'il nous a manqués (souvenez-vous !) s'amuse à prétendre qu'il n'a pas assez de doigts pour jouer toutes ces notes et prétend même qu'il ne répète pas assez et en profite pour oublier des paroles que le public bienveillant lui souffle. Car oui, Neil Hannon apprécie de jouer avec son public lors de ses concerts car il regrette plus que tout "l’art perdu de la conversation" et sous ses airs de premier de la classe c'est un vrai clown.
Sa voix remarquablement envoûtante, ses textes et mélodies parfaitement identifiables font le reste. Un concert magnifique.
Il a des oreilles d'elfe, vous ne trouvez pas ?
Je sais c'est surex, mais c'est rouge, j'aime bien.
Ecoutez le s'il vous plaît c'est un ORDRE :
Sans oublier :
sheers !
Et n'oubliez pas (c'est week end, il fait moche et c'est le temps que vous préférez pour aller au cinéma) pas de NE PAS aller voir ce film
13:45 Publié dans CONCERTS ET THEATRE | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : divine comedy - neil hannon, concert, kathy davey
23/05/2010
MA SEMAINE AU CINEMA ET AILLEURS...
Cliquez sur les titres pour retrouver l'article.
BERNARD BLANCAN, SANDRA M., IN THE MOOD FOR CANNES, FESTIVAL TOUT çA...
L'ENFANCE DU MAL de Olivier Coussemacq **
COPIE CONFORME de Abbas Kiarostami *
SI J'AVAIS ETE PRESIDENTE DU JURY A CANNES (de 1946 à 2009)
22/05/2010
CHRISTOPHE
Oui, quand j'aime sauf exceptions c'est pour la vie. Je n'ai pu résister, et après l'enchantement de chaque instant vécu il y a deux mois tout juste je suis retournée m'enivrer des paroles et de l'ambiance très particulière, vaporeuse, aérienne et mystérieuse auprès du "Dandy, un peu maudit, un peu vieilli". A ma grande surprise, le concert n'était pas le même, pas complètement les mêmes chansons (sauf les incontournables...), pas les mêmes enchaînements et apartés avec le public. Mais la même intensité, la même profondeur, le même charme empreint de mélancolie, d'une certaine tristesse et plus encore de cette sensation inexorable et accablante que le temps passe, impitoyable et qu'il y a urgence à faire le prochain album comme il nous le confie avec ses deux amis/musiciens, bidouilleurs de sons et d'extases.
Il émane de Christophe beaucoup de douceur, de gentillesse, d'angoisse aussi. Et quand il évoque la découverte de Brassens et du blues alors qu'il était tout jeune "j'avais douze ans et ma tête a explosé", on comprend mieux que son univers si étrange, si envoûtant, tellement unique en fasse un artiste jamais rassasié de conquêtes et de trouvailles, un homme habité par des anges et des démons. Et puis il y a cette voix, à nulle autre pareille. Intacte. Dont les modulations entre le grave et l'aigü provoque frissons et vertiges.
Et comme j'ai dû foutre un gros bordel batailler ferme avec le vigile de l'entrée qui a appelé le sous-chef de la sécurité qui a appelé le chef de la sécurité qui a appelé l'adjointe du chef régisseur qui a appelé le régisseur en chef... pour que j'entre avec mon appareil photos... Je vous en fais profiter...
10:27 Publié dans CONCERTS ET THEATRE | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : christophe, concert
25/04/2010
LE SEIGNEUR DES ANNEAUX

Cet évènement aura lieu les 17, 18, 19 et 20 juin 2010.
La partie musicale sera jouée en direct par plus de cent musiciens et quatre-vingt dix choristes avec en simultané la diffusion du film sur un écran géant.
Pour plus d'informations, cliquez ICI.
En tant que partenaire officiel, Sylvoë organise un jeu concours afin de faire gagner des places pour cet événement.
Vous pouvez accéder au concours en cliquant ICI.
En ce qui me concerne j'adorerais assister à ce concert !
Bonne chance !

08:00 Publié dans JE DOIS VOUS EN PARLER | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : le seigneur des anneaux, sylvoe, concert, audirorium de lyon, cinema
13/03/2009
Vincent Delerm

Certaines savent qu’hier pour différentes raisons, j’étais « à l’ouest », je me suis donc complètement plantée dans les horaires, les adresses de salles et les titres de films… De fait, je n’ai rien vu en scope mais je n’ai pas perdu ma journée pour autant, ou plutôt ma soirée. Loin s’en faut.
Vous me direz…
si, vous me direz :
« quel rapport y’a-t-il entre un concert de Vincent Delerm et le cinéma ? ».
Et je répondrai « tout, absolument tout ». Car Vincent Delerm a dû être cinéaste dans une vie antérieure, ou bien il le sera dans la prochaine.
Evidemment j’y suis allée toute seule comme une grande car je suis entourée de gens comme vous et vous qui ont pris Vincent en horreur et qui ne se donneront pas la peine de découvrir qu’entre ses albums (que je vénère) et la haute tenue de ses concerts (que j'idolâtre), il y a un univers inimaginable. Je suis déçue de ne pas réussir à convaincre les « contre » mais je comprends aussi car même si on me démontrait le talent incontournable de certain(e)s (pour les noms, il faut demander gentiment… je balance des horreurs pour presque rien !), il faudrait me torturer pour que j'aille les voir.
Mais revenons-en plutôt à Vincent Delerm. Comment parler d’un album et d’un spectacle qui s’ouvrent par ces mots « Tous les acteurs s’appellent Terence… » ? Sans doute faut-il commencer par dire que l’artiste qui scénarise généralement ses spectacles et dont la réputation sur scène n’est plus à faire, a choisi d’orienter définitivement et exclusivement celui-ci vers le cinéma. Et c’est éblouissant du début à la fin.
Un écran apparaîtra parfois en fond de scène. En ouverture, le lion de la MGM rugira comme si on y était et à la fin un générique façon vieux film des années du muet énumère toutes les personnes que Vincent Delerm remercie ou qui ont contribué à l’album ; ce qui est très malin et beaucoup moins fastidieux qu’un énoncé au micro d’une liste de gens qu’on doit applaudir et dont on ne sait qui ils sont.
Vincent Delerm est cinéphile mais il vit dans la vraie vie aussi. Comme moi, disons pour faire court. Le voir et l’entendre sur scène c’est donc trouver des échos à la fois dans la banalité du quotidien grâce à la finesse et la profondeur de son écriture et dans le rêve du grand écran grâce à la beauté et l’intelligence des décors et de la mise en scène. Des silhouettes en carton grandeur nature représentent des stars hollywoodiennes mais leurs visages ont été remplacés par ceux des deux musiciens et du chanteur. Ils les amènent eux-mêmes sur scène. Les hommages au cinéma se succèderont, au cinéma de Lelouch « Deauville sans Trintignant » et la merveilleuse voix de l’acteur, à François Truffaut grâce à une reprise de « L’amour en fuite » de Souchon (présent aussi par la voix) qui s’achèvera sur la tirade de Jean-Pierre Léaud qui martèle « Antoine Doinel… Antoine Doinel, Antoine Doinel, Antoine Doinel… », puis Woody Allen, François De Roubaix, Jacques Tati, Fanny Ardant… Les souvenirs défilent dans la tête, s’imposent, on se souvient, et la musique et les paroles se mêlent aux images.
Mais aussi, mais surtout, un concert de Vincent Delerm c’est, contre toute attente pour beaucoup j’imagine, plus de deux heures où l’on éclate de rire comme il arrive rarement dans des concerts. Le chanteur ponctue son spectacle d’histoires, d’anecdotes et c’est toujours plein de finesse, d’ironie mais aussi d’énormément d’autodérision. Il faut le voir se moquer de lui-même parce qu’il n’a pas trouvé les bons mots qui rendent intelligents lors d’une interview… comme si le fait d’être « une vedette » vous permettait brusquement d’avoir un avis sur tout. C’est tordant quand il évoque grâce au « Monologue Shakespearien » les âneries qu’on peut entendre à la sortie d’un film ou d’un spectacle.
Moi-même en sortant de la salle et alors que j’étais sur mon petit nuage (et que j’y suis encore), j’ai entendu :
« … oui… mais bon… je ne me suis pas sentie prise dans une mouvance… euh ! tu vois quoi ??? ». (Inutile de vous dire que cette personne gît désormais dans le caniveau).
C’est doux, tendre, infiniment nostalgique, drôle et respectueux. Et parfois une folie douce s’empare de Vincent et de son piano, un ragtime, on s’agite, on tape des mains et on chante, on chante… Car le public (très très féminin) connaît son Vincent sur le bout des lèvres. Mais ce spectacle n’est pas uniquement fait pour les filles de 1973 qui ont de plus en plus, plus de trente ans… Cela dit quand il demande de chanter tour à tour, cela donne :
- « maintenant les filles de 1973 uniquement ? »… (un joyeux vacarme) ;
- « les filles des années 70 ? » (beaucoup de bruit),
- « les filles des années 60 ? » doute de Vincent (un bourdonnement),
- « les filles… des années 50 ??? » surprise de Vincent (yeeeeeeeeeepaaaaaaaaaaah… un murmure !!!),
- « euh… les filles des années 40 ??????????? »… silence.
On sort… Enfin JE suis sortie de la salle, gaie comme un pinson, légère, joyeuse, radieuse, charmée, comblée, ravie et… calme, comme je ne l’ai pas été depuis 12 ans 5 mois et 48 jours... avec en boucle l'album "15 chansons" qui tourne dans la voiture.
Merci et vivement qu'il revienne.

P.S. : Vincent était déçu et un peu en colère car la distribution de « Michoko » qu’il prévoit à chaque concert pendant son faux entracte (hilarant et faux car il ne quitte pas la scène) lui a été refusée et il s’est aperçu aussi que les billets avaient été vendus plus cher qu’ailleurs !!! M’étonne pas moi.
P.S. 2 : mes photos sont toutes pourries, je n'ai pas l'appareil qu'il faut pour ce genre d'évènement... donc, voilà, je peux juste mettre le plafond genre chapelle Sixtine de la salle. Pas prétentieux pour deux sous dans le coin ...
12:29 Publié dans CONCERTS ET THEATRE | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : vincent delerm, concert







