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vendredi, 31 juillet 2009
Somers town de Shane Meadows ***


A peine sorti du foyer d’accueil, Tommo 16 ans, sans famille, débarque à Londres avec son sac à dos. Le même soir, il se fait tabasser et dépouiller par trois loubards et se retrouve donc seul, sans papiers, sans argent, sans autres vêtements que ceux qu’il porte.
On s’attend à du Ken Loach bien sombre mâtiné de Dickens très très noir avec une pincée d’Hector Malot pour assombrir encore le tableau, et on se retrouve face à une histoire lumineuse pleine d’espoir, de tendresse et de joie de vivre.
En effet, Tommo va faire la rencontre de Marek, ado comme lui, nettement moins abandonné puisqu’il vit avec son père ouvrier polonais très affectueux bien que très porté sur la bouteille, mais tout aussi seul.
D’abord méfiant devant ce SDF pas forcément rassurant (les multiples marques au visage suite à son agression, l’air buté et bagarreur de l’acteur Thomas Turgoose n’y sont sans soute pas pour rien), Marek va finalement l’abriter, le protéger, devenir son ami, lui présenter Maria, la jeune serveuse dont il est secrètement amoureux. Et l’on va suivre les pérégrinations londoniennes parfois farfelues de ces deux zigotos de plus en plus sympathiques et attachants.
On peut dire qu’on tremble pour eux à pas mal de reprises, le quartier de Somers Town (on est ni à Notting Hill ni à Covent Garden) n’étant pas le « personnage » le plus sécurisant bien qu’il soit filmé dans un noir et blanc somptueux superbement éclairé (pas étonnant d'ailleurs que le passe-temps favori de Marek soit de faire de la photographie et de repérer la beauté au coin des rues les plus louches). La rencontre avec un gentil escroc, la cuite monumentale que les deux ados se prennent, la déception quand Maria (la fille dont finalement ils sont tous les deux amoureux, on les comprend…) quitte Londres sans les prévenir… tout va nous faire craindre le pire pour eux. Mais Shane Meadows a choisi de jouer cette fois la carte de l’optimisme, de positiver, de nous prouver que des gens qui n’ont à peu près rien pour être heureux le sont finalement avec des petits riens essentiels qui rendent la vie meilleure. Rien de fâcheux ne va leur arriver et au contraire à plusieurs reprises on sera bien obligé de rire franchement d’eux et avec eux.
Il faut dire que le réalisateur possède un atout gigantesque en la personne de son jeune acteur Thomas Turgoose (déjà stupéfiant dans « This is England ») qui joue Tommo et qui est plus naturel que bien des pros de longue date devant une caméra. N’hésitant pas à franchement « faire le con » (la cuite mémorable !) ou à se ridiculiser (obligé de s’habiller en femme parce qu’il a tout perdu ou son mal de ventre après avoir mangé trop d’épices…), il semble avoir tout compris, n’avoir aucun complexe, aucun tabou et ne reculer devant aucun excès. Il faut ajouter à cela un physique absolument atypique, un corps d’ado pas encore bien fini, un peu rondouillard et une bouille incroyable que de rares sourires viennent illuminer, le front souvent barré par la méfiance, le regard plutôt ombrageux et méfiant.
Et l’on comprend pourquoi ce beau film a obtenu Le Grand Prix et le Prix de la Jeunesse au dernier Festival de Cabourg car ce que les deux amis font dans le dernier quart est bien ce qu’un garçon peut faire de plus romantique pour une fille…
Ci-dessous la très charmante Eliza Lazowski recevant un des prix pour Shane Meadows au Festival.
14:56 Publié dans *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : somers town, shane meadows, thomas turgooze
jeudi, 30 juillet 2009
L’attaque du métro 123 de Tony Scott *
(SOUS CETTE NOTE, IL Y A UN JEU PASSIONNANT... NE LE RATEZ PAS)


« John : allo ? Denzel ? comanxé ch’gros ?
Denzel : gros, gros, faut pas pousser. Juste enveloppé. 100 kilos les jours pairs. Comment tu vas ma couille ? ça farte ?
- oh ben tu sais, le train-train. On fait pas du neuf avec du vieux pas vrai ?
- oh toi alors, toujours le mot pour rire…
- C’est pas tout ça, ch’gros…
- Arrête euh avec ça… C’est rien Bébé, c’est John ! Al dente les pâtes hein Bébé ?
- Ouais, ouais, bon… y’a le Scott qui m’a appelé là, il veut faire un remake de « The taking of Pelham 123 », il appellerait ça « The taking of Pelham one two three ». J’en suis. Il me demande de choisir mes partenaires. J’ai pensé à toi. T’as rien de prévu en septembre/octobre ? C’est cool. On tourne à New-York et ça sort en été.
- Ridley Scott ??? Banco man, je signe… Bébé ? Je vais tourner avec Ridley Scott. ‘tain j’suis chaud bouillant moi…
- Oula, t’emballe pas vieux… C’est que Tony, le frangin .
- Oh mec, non ? Comment tu me la joues là ? J’ai déjà donné avec le Tony. Ça va faire 10 ans qu’il a deux mains gauches.
- Ouais je sais, je sais. C’est pas sur ce coup là qu’on aura l’Oscar, mais ça peut lui faire voir le fond du tunnel à Tony et nous ça nous paye des vacances. Et puis, y’aura l’autre bouffeur de pizzas. Comment i s’appelle déjà ?
- Turturro ? nooooooooooon pas ce rital de mes deux? Il va encore nous gaver avec ses blagues juives à deux balles et nous sortir sa langue façon Yézousse Couinetana !
- T’inquiète, j’contrôle. Lui aussi il est dans le creux de la vague. Je gère ! Il vient cachetonner et il rentre faire le pizzaïolo dans le Bronx au bout de trois jours.
- Bon, vas-y, balance la purée. C'est quoi le taf.
- Alors moi je suis Ryder. Total look barjot, boucle d’oreille, tatouage, crâne rasé. Je prends les voyageurs d’une rame de métro de New-York en otages et je menace d’en tuer un par minute si dans une heure on m’amène pas la rançon. Genre, le film en temps réel t'vois ? Toi, t’es l’aiguilleur. C’est avec toi et personne d’autre que je négocie. Les keufs rappliquent dans ton burlingue, le macaroni balance ses trois répliques merdiques mais vu qu’il est incompétent, c’est toi qui interviens. T’façon, je veux parler qu’à toi.
- Oh la la, le métro, des terroristes, New-York en danger, un négociateur… l’est même pas arabe le terroriste. Personne va i croire à ce truc.
- T’inquiète, j’suis catho intégriste dans le film. Et on est deux gros malins, on se comprend, presque on sympathise. Tous les deux on a des trucs à cacher.
- Et y’aura du cul un peu ? de la castagne ?
- Yo man détends-toi, y'aura du gros son et une image cracra mais du cul ? euh non, y'a pas d'meufs, juste une monomaniaque du bidon de lait mais... c'est un film de couillus man… y'a une super poursuite sur le pont de Manhattan à la fin. Ah et puis j’oubliais. Y’a James Gandolfini aussi…
- Encore un enfoiré de rital ??? C'est une pub pour Panzani ton truc ou bien ?
- Ouais, mais non et puis il a une super réplique ! Il joue le maire de New-York et à un moment il dit : « scusez m’sieurs dames… j’ai pas mis mon costume de Rudolf Giuliani ce matin ! ».
- Tordant t’as raison. Et à part ça ? on a quoi à se mettre sous la dent ???
- Ben rien, enfin quand même on dézingue un peu les otages, ça change.
- Et je pourrai avoir une boucle d'oreille moi aussi ?
- C'est ça, et on s'roule une pelle à la fin ?
- T'es con, j'te jure !
- Bon allez, sans rire, pour la boucle, ça devrait pouvoir s'arranger. Tu sais ch'gros, c’est le genre de film t’en-a-vu-un-tu-les-as-tous-vus, on joue les couillus, on torche ça en 3, 4 semaines, le reste c’est des effets spéciaux et on passe à la caisse… ».
07:50 Publié dans * BOF ! MAIS POURQUOI PAS ? | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : l'attaque du métro 123, cinéma
Les stars ont des enfants.
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/ MICHELLE WILLIAMS et Matilda : Merci MariePap' *-*X


XI


07:13 Publié dans LE LUNDI C'EST JEU | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : jeu cinéma
mercredi, 29 juillet 2009
Bronson de Nicolas Winding Refn ****



« Je m’appelle Charles Bronson et je veux devenir célèbre ». Ainsi commence l’histoire vraie de Charles Bronson qui, évidemment ne s’appelle pas Charles Bronson mais Michael Peterson. Il avait d’abord hésité à prendre Charlton Heston en guise de pseudo, mais cela lui fut déconseillé par un type qui l’a « utilisé » comme chien de combat… pendant les quelques semaines d’un de ses rares et brefs séjours en liberté.
En effet Charlie/Michael est le prisonnier le plus célèbre et le plus dangereux d’Angleterre. Malgré une enfance « normale », à 19 ans, pour sortir de l’anonymat, il braque un bureau de poste. Arrêté, il est condamné à 7 ans de prison.
C’était en 1974.
Depuis 35 ans, Bronson est toujours en prison, dont 30 passées en isolement total. Porté par on ne sait quelles pulsions d’ultra violence et cette unique ambition jamais rassasiée d’être célèbre, il ne peut s’empêcher d’attaquer en permanence ses gardiens. En fait, il n’est jamais plus heureux que quand il reçoit des coups ou qu’il en donne faisant de son seul corps une arme et une proie.
Réussir un beau film, drôle et profond sur un tel sujet avec un tel personnage relève véritablement de l’exploit et Nicolas Winding Refn le réussit haut la main en parvenant à fasciner tant par le fond que par la forme.
En la chorégraphiant, il a réussi à ne pas rendre la violence insupportable à l’écran et en en montrant quasiment que les effets sur le corps martyrisé de Bronson. C’est difficile à exprimer. Mais pour les petites natures telle que moi les coups et blessures, résultat de la fureur frénétique du « héros », restent regardables. Cela semble affreux dit comme ça, mais le réalisateur a réussi à ce qu'il soit littéralement fascinant. La musique souvent classique (Verdi) ajoute évidemment à cette impression de ballets.
Mixant un peu de « Orange Mécanique » pour la violence gratuite, le réalisme rétro-seventy de l’Angleterre, la musique en décalage total avec les images et de « Vol au-dessus d’un nid de coucou » pour le séjour en hôpital psychiatrique où il ne manque que Miss Ratched, le réalisateur réussit néanmoins un film unique, audacieux mais jamais prétentieux, beau et drôle. Oui drôle. Il n’oublie pas non plus de dépeindre une vision pas très rassurante des milieux psychiatrique et carcéral de nos voisins Grands-Bretons.
Pour interpréter ce Bronson, il fallait un acteur majuscule et le réalisateur l’a trouvé en la personne de Tom Hardy. On a eu très chaud quand on pense que Jason Statham fut pressenti… Tom Hardy est un acteur hallucinant qui réussit une prestation comme on n’en voit que dans la filmo des plus grands. Il est prodigieux, immense, sublime et renversant. Jamais plus inquiétant que lorsqu’il sourit, d’une douceur inouïe avec les filles, la fureur incroyable et ingérable qui le possède, toutes ses contradictions et incohérences, sa tension permanente et imprévisible, sa naïveté qui frôle parfois la crétinerie, l’acteur parvient à tout retourner en sa faveur et faire de Bronson, un personnage d’un charisme insensé. Son corps (souvent nu, il faut apprécier la présence de certains muscles dont je ne savais même pas qu’ils existent…) semble être utilisé comme une machine, un outil indissociable de cette interprétation hypnotique à la fois fine et exaltée.
Ma scène préférée : celle où Bronson prend son prof d’arts plastiques en otage, sublime et angoissante.
Espérons que les réalisateurs aient l'imagination à la hauteur de cet acteur enragé !

Ci-dessous, quelques éléments de la biographie invraisemblable de cet homme :
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10:03 Publié dans **** INDISPENSABLE | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : bronson, tom hardy, cinéma
mardi, 28 juillet 2009
Les films flous.
Vous êtes tellement forts que je suis obligée de corser l'affaire.
De quels films sont extraits ces images ?
Quel est LEUR point commun ?
Non, ils ne sont pas nus.
Non, ce n'est pas Steve Mac Queen.
Le point commun est : l'univers carcéral. Bravo Jordane.
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08:16 Publié dans LE LUNDI C'EST JEU | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note | Tags : jeu cinéma
lundi, 27 juillet 2009
J'ai tué ma mère de Xavier Dolan ****
Je vous avais déjà dit ici, à quel point ce film est formidable.

Mais pas suffisamment.
J'y reviens donc aujourd'hui car je l'ai revu et il me semble que je suis bien loin d'avoir rendu compte combien il est en fait impressionnant, remarquable, époustouflant...
Et, ce qui m'avait un peu échappé à la première vision : absolument bouleversant.
J'en suis sortie cette fois chavirée avec la certitude d'avoir vu une histoire d'amour, un grand film d'amour.
Si les références incontestables à Gus Van Sant et Wong Kar-Waï sautent aux yeux, ce qui est encore plus indiscutable c'est le caractère unique et personnel de ce premier film qui déborde d'idées prestigieuses et le rendent singulier, original, à nul autre pareil : ralentis surprenants et totalement injustifiés, texte qui s'affiche sur l'écran, décadrages audacieux, musique totalement pertinente...
Il est fréquent chez les cinéphilesphages de mon espèce d'établir un classement des films préférés en fin d'année. Incontestablement, en cette moitié d'année, je peux annoncer haut et fort que :
"J'ai tué ma mère" est (pour l'instant) MON COUP DE COEUR 2009.
Vous êtes convaincus ?
18:30 Publié dans **** INDISPENSABLE | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : j'ai tué ma mère, xavier dolan, cinéma
LA-HAUT de Pete Docter et Bob Peterson***



Carl est un rêveur fasciné depuis l'enfance par un explorateur dont il suit les exploits aux "actualités" du cinéma. Tout jeune, il rencontre Ellie, une fillette très délurée et mignonne comme tout. Seule la mort pourrait les séparer. Les années passent, Carl épouse Ellie et lui promet, croix de bois, croix de fer, de l’emmener en haut des chutes spectaculaires qui les font rêver depuis toujours. Ils économisent toute leur vie et à cause de tous les aléas qui empêchent parfois que la vie tourne rond et de réaliser ses projets… Ellie mourra avant que ce rêve ait pu se concrétiser.
Carl est inconsolable et décide de faire le voyage seul. Pour s’échapper de son quotidien brisé et solitaire, il accroche des centaines de ballons multicolores et sa maison s’envole. Sans le savoir, il embarque Russell avec lui, un petit scout rondouillard de 9 ans qui veut réaliser sa B.A. (sans trop y croire vraiment) : aider une personne âgée...
Ensemble, ils vont vivre de multiples, dangereuses, trépidantes ou drôlatiques aventures, rencontrer des animaux étranges un peu couillons, d’autres plus malins, des gentils et des méchants. Carl va même croiser le héros de son enfance au milieu de nulle part.
Je sais qu'il va encore vous falloir patienter deux jours avant de voir ce petit bijou. Mais si vous ne devez choisir qu’un film d’animation cet été et emmener vos enfants, choisissez celui-là car il peut à la fois ravir les petits et plaire aux plus grands.
Vives, énergiques et bouillonnantes, on ne s’ennuie pas une seconde pendant les aventures de Carl et Russell. Les couleurs éclatantes, les décors fabuleux font pétiller les yeux. La première partie, quasi muette et plutôt réaliste, véritable prouesse de profondeur et d'émotion qui mériterait un film à elle toute seule... n’élude pas les petites misères et gros chagrins qui parcourent une vie d’homme. Quant à la seconde, menée tambour battant et virevoltante, elle fait la part belle aux péripéties et au danger. Ajoutez à cela pas mal d’humour et le personnage du petit Russell vraiment craquant et vous ne pourrez pas résister.
On peut aussi s'amuser à trouver quelques beaux et sages messages/conseils : l'amour, l'amitié, les sentiments sont plus précieux et essentiels que les biens matériels. Dans la vie, il faut "voyager léger" semble nous dire ce film grave, profond et... aérien. Ne vous encombrez pas de poids inutiles, l'essentiel est ailleurs mais pas forcément loin, et de toute façon "invisible pour les yeux".
Enfin, il faut noter l'audace incontestable de ce film qui, à une époque où la dictature de l'apparence et de la jeunesse triomphe, d'oser donner les rôles principaux à un vieillard grognon et à un petit garçon tout rond.
09:21 Publié dans *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : là-haut, pete docter, bob peterson, cinéma
dimanche, 26 juillet 2009
MA SEMAINE AU CINEMA
08:38 Publié dans BILAN DE LA SEMAINE | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : cinéma
samedi, 25 juillet 2009
Jeu cinéma
pour ceux qui ont un peu de temps, de bonnes lunettes et envie de jouer.
Il me faut quatre réponses :
- le nom de l'acteur ou de l'actrice,
- le nom du personnage,
- le titre du film,
- je les ai tous vus, j'en ai détesté un seul, lequel ? LA MÔME. Bravo Dada.
C'est simple !
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17:09 Publié dans LE LUNDI C'EST JEU | Lien permanent | Commentaires (47) | Envoyer cette note | Tags : jeu cinéma
Brüno de Larry Charles *

Brüno est un (faux) journaliste de mode, autrichien, homosexuel, stupide. Il souhaite devenir mondialement célèbre et pour y parvenir il se rend dans la Mecque de la célébrité : Los Angeles/Hollywood. Il s’aperçoit que proposer à des producteurs consternés ses idées d’émissions trash, porno ou ses interviews-réalité de stars plus ou moins has been, ne suffit pas. Il est convaincu que pour réussir, comme George, Tom ou Brad il faut être hétéro…
A un moment, un personnage du film suggère à Brüno de plutôt faire des films X, ce n’est peut-être pas une si mauvaise idée. Ainsi le réalisateur ne serait-il plus obligé de flouter ses ébats (pourquoi à certains moments et pas à d’autres ?) ou mettre des petits carrés noirs sur les parties intimes pour montrer ce film bites-couilles-poils-trous du cul… L’interdiction aux moins de 12 ans est à ce titre d’une hypocrisie sans nom. Quoi et qui est-elle censée protéger ?
A mon sens, « Brüno » n’a pas grand intérêt et aucune valeur éducative même s’il prétend mettre les américains (pourquoi eux plus que nous d’ailleurs ?) face à quelques-uns de leurs travers : l’homophobie, le puritanisme, la télé réalité, les marchands de promesses (médiums ou pasteurs), le charity business (grand moment néanmoins où Paula Abdul accepte de s’asseoir sur un ouvrier mexicain à quatre pattes qui lui sert de fauteuil tout en expliquant, parée comme pour la cérémonie des Oscar, que ses priorités sont son amour des autres et son besoin d’aider son prochain…) etc.
Le plus gênant c’est qu’on a constamment la sensation que certains passages sont en caméra cachée, d’autres complètement scénarisés.
On a du mal notamment à croire que Brüno soit allé provoquer des islamistes au Liban, qu’il ait pu être intégré à l’armée ou (à un tout autre niveau) que Bono, Sting et Elton John aient été filmés à « l’insu de leur plein gré ».
A partir de là, rien ne fonctionne, même si je mentirais en disant que je n’ai pas ri, un peu, mais vraiment pas beaucoup.
Je n’avais pas vu « Borat » et n’ai aucune envie de le voir.
14:34 Publié dans * BOF ! MAIS POURQUOI PAS ? | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : brüno, sacha baron cohen, cinéma





















































































