MA SEMAINE AU CINEMA
DISTRICT 9 de Neill Blomkamp***


L'AFFAIRE FAREWELL de Christian Carion ***

RIEN DE PERSONNEL de Mathias Gokalp °

DEMINEURS de Kathryn Bigelow °

MA VIE POUR LA TIENNE de Nick Cassavetes °°°

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DISTRICT 9 de Neill Blomkamp***


L'AFFAIRE FAREWELL de Christian Carion ***

RIEN DE PERSONNEL de Mathias Gokalp °

DEMINEURS de Kathryn Bigelow °

MA VIE POUR LA TIENNE de Nick Cassavetes °°°




Quelle bonne idée de la part d’Ang Lee de nous raconter la fabuleuse histoire du concert mythique d’août 1969 («trois jours de musique et de paix») non pas du point de vue de l’organisation du concert en lui-même mais d’un point de vue beaucoup plus trivial et logistique. Comment très concrètement accueillir les 5 000 spectateurs prévus, qui au final seront 500 000 dans un trou paumé du nord de l’Etat de New-York ?
Le film s’inspire donc de l’histoire d’Elliot Triber (l’acteur Demetri Martin une nouvelle révélation) qui retrouve ses parents dans leur motel minable qui n’accueille plus que de rares clients mécontents et menacé de saisi par la banque pour cause de traites impayées. Découvrant que le village voisin refuse de recevoir les hippies qui « menacent » d’affluer, Elliot contacte les producteurs (dont Jonathan Groff, roi de la coolitude absolue, impayable) et leur propose le champ voisin qui lui appartient. C’est ainsi que le garçon va connaître la plus grande aventure de sa vie, tacher de faire savoir à ses parents qu’il est gay, vivre son premier trip sous acide, renflouer les caisses du motel et tenter de voir un concert…
Film à la fois déjanté et très sage ces deux heures sont un bonheur très drôle et nostalgique. On les passe en compagnie de cette faune bigarrée et insouciante qui rassemble les opposants à la guerre au Vietnam, les vétérans qui en sont revenus cassés (Emile Hirsh, encore très bien), les fous de musique qui attendent Bob Dylan qui ne viendra pas, les riverains catastrophés de l’ampleur de l’ «invasion». C’est formidable, réjouissant, ça a marqué à tout jamais toute une génération et pourtant dans ce film, on ne fait qu’apercevoir très au loin l’extravagance et le gigantisme de l’évènement et entendre furtivement quelques notes ou quelques échos de la voix reconnaissable entre mille de Janis Joplin.
P.S. : à noter une prestation de Liev Schreiber absoluement adorable en représentant du service de sécurité très particulier...

Dans les années 80 les blocs de l’Est et de l’Ouest étaient en pleine guerre… froide ! Un colonel du KGB qui ne croit plus au communisme tel qu’il est pratiqué dans son pays décide de faire passer des documents et informations confidentiels aux services secrets occidentaux. Il y parvient par l’intermédiaire d’un jeune ingénieur français qui travaille à Moscou. C’est cette « affaire » qui est à l’origine de l’affaiblissement du régime soviétique, de la fin de cette guerre froide et finalement de la chute du mur de Berlin.
Christian Carion aime que la petite histoire rejoigne la grande et il réussit après « Joyeux Noël » à nous conter un des évènements les plus marquants du XXème siècle par le biais de faits totalement inconnus du grand public.
Des faits d’espionnage on ne connaît que ceux de James Bond. Ici, rien n’est spectaculaire et les protagonistes très humains ont une vie, une famille à protéger, des sentiments et même beaucoup d’estime l’un pour l’autre. En nous montrant ces hommes très ordinaires immergés dans l’histoire du monde, le réalisateur choisit une atmosphère froide et brutale qui peut surprendre mais finalement tout est beaucoup plus réaliste. Pas d’action donc, mais une ambiance de complot, de méfiance, de doute, de suspicion, de danger et de peur.
Guillaume Canet est l’ingénieur français sans histoire entraîné malgré lui dans cette histoire insensée et d’abord utilisé à son insu. Toujours conscient des risques qu’il prend il est constamment inquiet et tendu. Partagé entre le désir de protéger sa femme et donc de lui mentir et séduit par la détermination du colonel russe.
Ce dernier est interprété par Emir Kusturica, crédible dans son désir de sauver ou au moins de changer le monde et touchant de lucidité sacrificielle.
Avec l’insistance à montrer Ronald Reagan comme un ex acteur dépité de n’avoir pas tourné avec John Ford et qui regarde en boucle la scène finale de « L’homme qui tua Liberty Valance », le réalisateur semble nous dire que ceux qui tirent les ficelles ne sont pas toujours les plus compétents pour le faire. On le sait.
Les quelques (trop) rares apparitions de Niels Arestrup en directeur des services secrets français dont Mitterrand doute, rappellent à quel point on a envie de voir et revoir encore cet acteur gigantesque.
Un film d'espionnage à échelle humaine, c'est rare et captivant.

Vous le savez sans doute à présent dans trois semaines j’ai rendez-vous en tête à tête avec Clint. Si vous ne le savez pas encore, allez voir ici.
Pour fêter l’évènement, nous serons entourés de quelques curieux (environ 3 000) mais peu importe… Arrête de rêver Trêve de plaisanterie, je serai à Lyon du 13 au 18 octobre pour la première édition du Festival LUMIÈRE 2009. Pour tout savoir, rendez-vous là.


Les dirigeants de la Société Muller organisent un grand raout pince-fessiers où les employés et leurs conjoints, cadres ou pas sont conviés. Il s’agit en fait d’un exercice d’évaluation noté, où les salariés face à un comédien devront improviser une situation et tacher de se sortir au mieux des pièges tendus. Rapidement, plus personne ne sait qui est qui et tout le monde se méfie trop ou pas assez.
Bien que le président Muller en personne vienne pousser la chansonnette pour détendre tout le monde, des rumeurs de licenciements et de rachat de la société circulent et rendent l’atmosphère de plus en plus pesante.
On sait que les entreprises organisent ce genre de séminaires, ces tests d’évaluation minables où chacun doit flinguer l’autre pour s’en sortir. On y croit un peu mais pas bien longtemps. Lorsque l’on découvre Jean-Pierre Darroussin comme pétrifié aux toilettes essayant de faire son nœud de cravate tout en répétant pour lui-même la meilleure façon de dire « bonsoir », on se dit même que c’est bien parti. Et puis très vite, on se désintéresse et on n’y croit plus. Il faut dire que bien que Mélanie Doutey prenne admirablement bien la lumière, elle ne convainc pas en cadre pas encore vraiment dynamique mais déjà aux dents longues. Ensuite, j’ai un peu oublié tout ce qui se passe. Pour combler le vide et remplir 1 heure et demi de pellicule le réalisateur nous présente plusieurs fois la même scène vue d’un angle et par un personnage différents.
Mais l’endroit est tellement laid, l’image tellement hideuse que je n’avais qu’une hâte : sortir de ce musée de momies.
La scène d’hystérie de la pauvre Mélanie Doutey, le dossier top secret avec toutes les révélations sur le rachat de l’entreprise qui circule pendant la soirée, le balayeur qui prend la place du PDG, la jalousie du mari de Zabou… c’est trop qu’il n’en faut pour que quoique ce soit, soit finalement crédible.
Et pourtant Jean-Pierre Darroussin, Denis Podalydès et Bouli Lanners sont très bons. Mais pas assez pour sauver de l’ennui ce film inutile et qui ne fait pas peur et pourtant dieu (ou un autre) sait à quel point le monde de l’entreprise me fait trembler. Pas là.
de Kathryn Bigelow °
de Nick Cassavetes °°°
de Neill Bomkamp ***
Un vaisseau spatial extra-terrestre survole la terre. Première surprise, il ne fonce pas sur New-York pour dégommer du yankee, mais s’immobilise au-dessus de Johannesbourg en Afrique du sud.
Puis il ne se passe plus rien.
c'est reparti.
On redémarre en douceur.
A vous de trouver le nom des jolis garçons (acteurs) à qui appartiennent ces jolis yeux.
I


II


III


IV


V


VI


VII


VIII


IX


X

