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  • CLINT

    C'est très frustant...

    mais c'est mieux que rien. Je croyais que mon appareil ne fonctionnait pas et tout et tout...

    Filmé avec mes doigts, caméra à l'épaule : 

    Guest star à la fin : mon rire sans doublure ni trucage (et celui de Gaël)... 

    Tâtez lui le biceps en cliquant dessus.

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    P.S. : VOTEZ POUR MON BLOG (CELUI Où IL Y A LE PLUS DE CLINT A L'INTERIEUR...) SINON Y'EN A D'AUTRES QUI VONT GAGNER ET VOUS VIENDREZ PAS PLEURER :

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    C'EST SIMPLE ET çA ME REMONTERAIT LE MORAL CAR JE ME SENS SEULE SANS CLINT. MERCI.

  • LUMIERE 2009 - Cérémonie de Clôture

    Je n'aurais jamais pensé, lorsqu'il y a plus de trois ans j'ai décidé de "baptiser" ce blog "Sur la route du cinéma" qu'un jour je rencontrerai celui qui m'en a inspiré le titre, celui que je considère comme un géant, une légende vivante, acteur, réalisateur, musicien, idéal !

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    Clint Eastwood n'a pas fait que nous honorer de sa présence, il nous a fait ce cadeau inestimable de nous présenter trois minutes de son prochain film qui sortira bientôt aux Etats-Unis, et début 2011 en France "Invictus" avec Morgan Freeman et Matt Damon. Ces quelques minutes évidemment prometteuses donnent forcément envie...

    Aujourd'hui, j'avais de nouveau (avec quelques 5 000 autres privilégiés) rendez-vous avec Clint et c'est, manifestement ému qu'il est venu nous remercier et nous redire son bonheur d'être en France où il se sent désormais chez lui, d'y tourner une partie de son nouveau film et son envie de revenir à ce merveilleux festival.

    Avant cela, le maître de cérémonie, visiblement et tellement épuisé par cette semaine (et sans doute celles qui ont précédé) qu'il en avait oublié de se raser, a tenté, avec son désormais légendaire humour de contenir l'impatience de la salle. Il a remercié les 200 bénévoles dont je peux confirmer qu'ils étaient absolument tous adorables et les a faits monter sur scène.

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    Nous avons dû subir un discours sans intérêt du maire de Lyon... obligeant Bertrand Tavernier nettement plus intéressant et au fait de l'événement, à faire court.

     

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    Mais c'est de toute façon Clint et personne d'autre que tout le monde attendait. Il est apparu parfaitement décontracté, en ti-shirt blanc et blouson, de sa démarche chaloupée à nulle autre pareille et il est monté sur scène pour présenter le film qui allait suivre. Et c'est dans le plus grand cinéma et sur le plus grand écran du monde que nous avons pu redécouvrir en scope le sublime film de Sergio Leone "Le bon, la brute et le truand". Inutile de vous dire (mais je vous le dis quand même) que la mythique et grandiose scène finale au cimetière de Sad Hill a pris toute son ampleur dans cette grande halle où l'on sentait la ferveur décuplée par la géniale musique qui occupait tout l'espace.

    Un tonnerre d'applaudissements a jailli sur les mots "The end", destiné à celui qui confiait qu'il avait été accueilli ici comme une rock star !

    Aujourd'hui, j'espère que vous ne vous plaindrez pas de la "floutitude" de mes photos, j'étais à un mètre cinquante (on fait moins les malins à présent ???) : INRATABLE !!!

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    Bon des photos, j'en ai 850... alors, je vous fais grâce...

    Voilà,

    c'est fini,

    depuis une semaine je suis comme déconnectée de la réalité, comme si Lyon et son Festival Lumière avaient été une rupture, un intermède hors du temps, une semaine comme un mirage qu'il va falloir que j'assimile pour réaliser que je n'ai pas rêvé. Mais me croirez-vous si je vous dis qu'après cette semaine que j'aurais tant aimé partager avec d'autres (Merci Gaël, Marianne et Patrick d'avoir été là hier), j'aime encore plus le cinéma, et Clint ???

     

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    Je terminerai par les mots de Thierry Frémaux qui, par ce festival souhaite "qu'on arrête de parler de “vieux films” et de dire que c'est passéiste d'aimer les films de John Ford, de Maurice Pialat ou les comédies de Woody Allen, Georges Lautner ou Ettore Scola...". Et qui justifie son choix  incontestable de Clint Eastwood en tant que premier invité à recevoir le Prix Lumière pour "l'ensemble de son oeuvre mais aussi pour le lien qu'il entretient avec l'histoire du cinéma" parce que "Clint Eastwood a une oeuvre de cinéaste et d'acteur incomparable et qu'il est animé par un magnifique esprit d'admiration et de fidélité à ses aînés. En même temps, c'est un cinéaste actif, qui vient de terminer un film en Afrique du Sud et qui en commence un autre bientôt. Rien de passéiste, donc. On ne pouvait guère rêver mieux. Quand il a accepté, nous étions fous de joie. Je sais que nous ne sommes pas les seuls !"

    Certes.

     

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    Etant donné qu'hier... enfin la nuit dernière, je n'étais pas dans un état émotionnel me permettant d'aligner trois mots écrits (je ne vous parle même pas des mots parlés !), je reviens ce soir pour une petite explication de texte concernant les photos de la soirée d'hier car manifestement vous vous êtes emmêlés les pinceaux !

    La belle jeune femme blonde et frisée c'est bien Cécile de France (ce n'est pas un jeu, et il n'y a rien à gagner) et le beau jeune homme,,un peu plus bas un peu moins  blond mais tout aussi talentueux c'est Kyle Eastwood, fils de. venu nous enchanter d'un mini-concert, il nous a ravi les oreilles (oui Fred, et les yeux aussi !) avec les musiques de certains films de papa et un morceau de jazz de sa composition. C'était une merveilleuse soirée  suivie de la projection de "Sur la route de Madison"... Je n'oublierai jamais cette soirée, ces soirées et cette semaine toute entière.

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  • LUMIERE 2009 GRAND LYON FESTIVAL - L'homme des Hautes Plaines - Les proies

    Aujourd'hui, pour vous prouver comme je suis courageuse, je vous montre ce que j'ai fait :
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    Oui, pour aller d'un endroit à un autre, j'ai pris le métro. Et à Lyon, il ne pue pas mais il est bondé de gens à l'intérieur quand même : pouah !
    Après, je me suis perdue et j'ai pensé que
    c'était vraiment couillon d'avoir pris cette chose souterraine vu que j'ai marché plus d'une heure avant de retrouver ma rue où je dors et... bref ! C'est bon, je suis sauve et saine mais si j'avais su, je serais rentrée à pied direct plutôt que de monter dans la chose.
    Tard le soir, j'ai vu cette chose aussi, surgie de nulle part. Elle s'appelle Opéra.
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    Je suis retournée au "Village" pour vous montrer la librairie (monomaniaque) :
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    Mais ce n'est pas tout, à Lyon il y a ça :
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    et aussi ça :
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    Comme promis je suis allée assister à l'émission de France Inter "On aura tout vu" de Christine Masson et Laurent Delmas. Christine Masson surtout, mais j'étais déçue, tout est écrit sur un papier et elle lit. D'accord elle lit bien, mais quand même, elle lit.
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    Laurent Delmas, il ne sert à rien sauf à se faire moucher par Thierry. Et j'avoue, j'ai ri. Pire, j'ai même pensé "bien fait". Je sais, j'ai pas de religion. Mais ça m'escagace les gens qui sont infoutus de flatter ou de faire un compliment sans dénigrer quelqu'un ou quelque chose d'autre. Donc, lorsque Lolo a dit : "En fait, Lyon c'est l'anti-Cannes !", Thithi a répondu "Absolument pas. Rien à voir. Le cinéma a besoin d'un festival comme Cannes... et pour ce que tu en as dit, tu ne seras plus invité".
    Et toc, comme dit Steven.
    On sait que Laurent Delmas sera à Cannes l'année prochaine mais bon, il a quand même boudé. Ou pas (je ne sais si c'est sa tête habituelle) :
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    Vous allez sûrement me proposer de changer le titre de mon blog ainsi que Sandra M. me l'a (presque) déjà suggéré et de l'appeler "Sur la Route de Thierry Frémaux" mais que voulez-vous, vous savez que quand j'aime c'est pour la vie :
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    Pierre Etaix aussi était là et c'est avec beaucoup d'humour qu'il a raconté ses déboires avec une avocate ripoux... et on est vraiment soulagés de savoir qu'il a récupéré tous ses films. La présentation pendant le festival de la copie restaurée de son film "Yoyo" est un événement et c'est avec énormément d'émotion qu'il a retrouvé le contact avec le public.
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    Souleymane Cissé, réalisateur malien nous raconte son entrée en cinéphilie dès son plus jeune âge, par le western (comme moi !), et le bonheur d'avoir comme parrains de son dernier film "Dis-moi qui tu es" ("un film moderne sur l'Afrique d'aujourd'hui") Martin Scorsese et Steven Spielberg grâce à qui il a pu le présenter à New-York. Actuellement, il attend un distributeur français...

    Etait également présent Michael Henry Wilson dont le film "Clint Eastwood, le franc-tireur" dans lequel il convie le cinéaste à revisiter son œuvre à partir de son diptyque sur la bataille d’Iwo Jima est projeté à Lyon. Il travaille auprès de Clint Eastwood depuis de longues années et ses Entretiens avec Clint ont été publiés en novembre 2007.

    No photo (floue... quand je suis émue, je tremble !) de ces deux là car ils étaient de dos. Ils ont un très joli dos mais je préfère remettre un peu du regard qui tue... :

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    Côté films, deux films Eastwoodiens.
    L'homme des hautes plaines de Clint Eastwood (1971)***
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    Il s'agit du premier western de Clint en tant que réalisateur. Il y tient également le premier rôle, celui d'un ange exterminateur qui fait une halte à Lago, minuscule ville perdue dans le désert californien. Mal accueilli et provoqué par trois hommes, il les abat froidement. La population fascinée par cette méthode efficace et expéditive lui propose de la débarrasser de trois autres types indésirables qui vont sortir de prison. L'étranger accepte à condition que la ville accède à tous ses désirs. Il fait repeindre tous les bâtiments en rouge, rebaptise la ville "HELL", nomme comme shérif et maire un nain souffre-douleur...
    Il quitte la ville au moment où réapparaissent les trois malfrats et reparaît pour assouvir son étrange vengeance qui ressemble à un châtiment...
    Tourné en décors naturels contre l'avis des studios, ce film qui compte six minutes de dialogue, prend son temps pour s'attarder sur les paysages, les décors, les visages, les gestes semble être un évident hommage aux films de Sergio Leone qui ont fait entrer Clint et son personnage énigmatique de vengeur sans identité dans la légende. Hiératique, félin, beau dans la spendeur de son visage que les premières rides commençaient à creuser...
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    Les proies de Don Siegel (1971) ***
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    Pendant la guerre de Sécession Amy, 12 ans (bientôt 13), découvre un soldat yankee blessé dans les bois où elle ramasse des champignons. Elle l'aide et l'accompagne jusqu'au pensionnat de jeunes filles où elle vit. Accueilli sans enthousiasme par la directrice, l'autoritaire Martha et les 8 autres pensionnaires, elles décident de le soigner avant de le livrer aux troupes sudistes.
    Le prisonnier comprend rapidement que son charme agit sur toutes ces femmes. Il se montre galant, disponible, compréhensif et entreprend, par jeu ou par intérêt (on ne le sait pas clairement) de séduire ou d'apprivoiser chacune des femmes, de la plus jeune à la plus âgée.
    Les premières images et l'apparition de cette petite fille de conte de fées dans cette forêt si belle et brumeuse donnent au film une élégance irréelle. L'atmosphère faite de grâce, de féminité et de bonnes manières en accentuent encore le caractère différent et dérangeant. On sent que l'ombre plane, que tout ne restera pas idéal.
    Effectivement, lorsque les unes et les autres s'aperçoivent qu'elles ne sont pas LA seule dans le coeur du beau caporal, elles ne vont pas se liguer les unes contre les autres mais au contraire exercer leur redoutable colère sur l'objet de leurs fantasmes et de leurs désirs.
    Et le film se termine, comme il avait commencé, dans cette forêt fantasmagorique, comme si rien n'était arrivé, ni personne.
    Glaçant avec (comme dans "Un frisson dans la nuit") un Clint au charme XXL dévastateur, véritable "sex toy", victime suppliciée impuissante des femmes.
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    Inutile de vous rappeler l'événement du jour... Si ?
    Voilà, c'est bien parce que c'est vous :
     
    Remise du prix Lumière
    Événement

    Remise du prix Lumière

    Samedi 17 octobre à 19h45

    À L'Amphithéâtre du Centre de Congrès


    Hélas, je ne puis vous décrire avec des mots du dictionnaire dans quel état je me trouve présentement... si ce n'est que c'est le jour où ce blog plus que jamais porte le nom qu'il porte...
    A demain !
     
     

     

  • LUMIERE 2009 GRAND LYON FESTIVAL - L'évadé d'Alcatraz, A bout portant, Il était une fois en Amérique...

    A ceux qui souhaitaient continuer la visite de Lyon je suis au regret d'annoncer que j'ai fait beaucoup moins de tourisme puisque j'ai passé environ 8 heures en salle et que c'était merveilleux. Je vais faire un bref commentaire sur les films que j'ai vus pour éviter d'accumuler encore du retard...

    L'heure H du jour J approche... un seul nom est sur toutes les lèvres : CLINT. Tout le monde veut LE rencontrer. J'espère que la ferveur ne va pas l'impressionner et le forcer à faire demi-tour. Pour l'instant, je vous invite à déguster mon coktail de ce troisième jour de festival où manger, dormir deviennent des éléments accessoires, voire très secondaires de la vie ! Et n'hésitez pas à me laisser des commentaires sans vous laisser dérouter par l'étrangeté de ceux qui ont sévis il y a peu.

    Je ne quitte donc plus les lunettes que Thierry m'a offert et qui me donnent bonne mine ! Lui, par contre, est toujours fringant comme un jeune homme et je lui ai trouvé une ressemblance inouïe avec Laurence Olivier, vous ne trouvez pas vous ? :

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    C'est au cinéma CNP Terreaux que je me suis rendue pour voir L'évadé d'Alcatraz :
    Avant la projection deux représentants du personnel de cette salle nous ont fait lecture des revendications qu'ils posent suite au mouvement de grève auquel ils ont mis fin hier (qu'ils en soient remerciés). Ce cinéma désormais sans subvention ne peut plus envisager d'investissements ni sur la salle ni sur le matériel. Quant au personnel il doit faire face aux suppressions de postes et notamment celles du personnel de sécurité. En outre, ils n'ont pas non plus de médecine du travail ce qui est pourtant une obligation pour toute entreprise...
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    L'évadé d'Alcatraz de Don Siegel ***
    est donc la dernière collaboration entre Clint Eastwood et Don Siegel. Après ce film Clint a démarré une carrière d'acteur/réalisateur qui le placera au sommet où il se trouve actuellement. Avant ce film, il n'était pas question de dire du "Bien" de Clint Eastwood verrouillé dans son rôle de Dirty Harry... ensuite, reconnu comme un "auteur", il devient pratiquement interdit d'en dire du "Mal".
    Dans cette prison qui a réellement existé et qui depuis est devenue un site touristique très visité mais néanmoins protégé pour sa faune et sa flore, étaient placés les multirécidivistes de l'évasion des autres prisons des Etats-Unis. Son environnement, la Baie de San Francisco était en lui-même une prison naturelle car compte tenu du vent, de la force des vagues et de la température de l'eau, et bien que la côte ne soit qu'à 1,5 kms il était théoriquement impossible de s'en échapper.
    Ce film est donc l'histoire vraie de Franck Morris, le seul prisonnier à s'être éventuellement évadé. Son corps n'ayant jamais été retrouvé, il est possible d'envisager qu'il ait survécu.
    Puisque le titre ne permet aucun doute, on sait dès le départ que le film ne sera pas une étude des conditions de détention mais les préparatifs  minutieux de l'évasion avec les moyens du bord très très réduits : petite cuillère et papier mâché... Mais il faut reconnaîre que le détenu Morris, c'est Clint, roi de la débrouille et du système D, et que sur son dossier est mentionné : "INTELLIGENCE SUPERIEURE". Mention qui chagrine le directeur de la prison (Patrick Mc Gohan, absolument prodigieux dans le rôle !).
    Quant à Clint, déjà, encore et toujours charismatique, mystérieux et lymphatique, c'est avec une grande économie de mots et de gestes qu'il impose son séduisant et flegmatique personnage. Sans oublier de proférer nonchalemment des horreurs telles que "I hate negros" (ce que les mal comprenant continuent de prendre au premier degré) et de démontrer le contraire, évidemment, mais sans discours (ce que les mal voyant ne peuvent percevoir.. logique !).
    Divertissant et efficace de bout en bout, ce film vaudrait pourtant uniquement pour son admirable et anthologique scène initiale : Clint nu comme un vers, droit SANS ses bottes parcourt nonchalemment, langoureusement tous les couloirs de la prison qui le mènent à sa cellule, et la caméra lui tourne autour... amoureusement ! (non, Fred, on ne voit pas sa zizouille !).
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    Je me suis ensuite rendue au cinéma Pathé Bellecour (vous le connaissez déjà, je vous l'ai montré hier)... et là j'étais trop émue (Thierry, arrête de me suivre...) pour prendre une photo correcte de cette belle salle. Regardez vous-mêmes :
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    C'est moche et flou non ?
    Il faut dire que pour nous présenter :
    A bout portant (The Killers - 1964) de Don Siegel ***
    il n'y avait rien moins que Thierry Frémaux et un autre cinéaste-cinéphile-passionné-passionnant Régis Vargnier (dont "'Indochine" et encore plus "Est-Ouest" font partie des films que j'ai le plus aimés/vus dans ma vie). Quelle chance nous avons !
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    Thierry Frémaux n'hésitera pas à interrompre le film déjà démarré après avoir constaté une erreur de format... enfin, un machin technique qui fait qu'il nous a tenu compagnie en attendant de faire redémarrer le bobinot dans le bon format...
    C'est décidé désormais j'emmenerai TOUJOURS un Thierry Frémaux avec moi au cinéma. Car dans mes salles de Province il arrive que je signale un problème en régie ("Allo Simone, je ne vous entends plus, à vous Cognacq Jay !") mais en général, j'ai l'impression de déranger et jamais on ne remet le film au début. Bon, voilà, ça c'est réglé, je n'y reviens plus.
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    Avec pareille entrée en matière, l'envie de voir le film est décuplée et le bonheur est intégral de découvrir cette pépite noire, cette histoire de tueurs à gages à la poursuite d'un homme à tuer qui se laisse abattre sans broncher. Cette surprise inattendue attise la curiosité du duo de tueurs nés dont les loulous de "Pulp fiction" qui parlent beaucoup avant d'agir doivent être les héritiers. Ils veulent en savoir plus sur cet homme et les raisons de son suicide déguisé.
    Ils vont aller de surprise en surprise, tomber sur l'histoire d'un plan, véritable machine parfaitement huilée, suivie des inévitables trahisons et surtout sur une femme fatale, opportuniste et vénéneuse, ange et démon. Il n'y aura AUCUN survivant à cette mécanique de précision mais ce qui est absolument fascinant au-delà de tout dans ce film extraordinaire c'est la qualité de l'interprétation. Lee Marvin a la classe folle d'un géant qui a bourlingué et qui mène son rôle très haut. Son accolyte est un inconnu (pour moi) Clu Gulager dont on se demande pourquoi il n'a pas fait une carrière de premier plan tant il est drôle, beau et d'une modernité hallucinante.
    John Casavetes, cigarette aux lèvres, fiévreux, à la fois macho et amoureux sacrifié est magnifique. Quant à Angie Dickinson, d'une beauté, d'une douceur, d'une élégance absolues, elle est le poison sublime de ce film de (mauvais) garçons...
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    A peine le temps de manger un sandwich et me voilà de retour en salle près d'Hélène Eastwoodienne très prêteuse qui accepte que je dise "Notre Clint" mais plus "Mon Clint"... et qui me fait des imitations hilarantes de Clint mâchouillant son cigare : "My mule don't like folks laughin' at him".
    Et devinez qui présente le film ???
    Vous allez dire "non, encore ??? Pas lui ???".
    Si.
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    Même en ombre chinoise il imprime bien la pellicule non ?
    Il est accompagné de la délicieuse Marjane Satrapi, complètement emballée par le Festival.
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    Si, c'est bien elle, mais ils avaient tout éteint.. pourtant elle est vraiment très jolie. Et en la voyant descendre les escaliers j'avais envie de lever le poing et de crier "A bas le Shah, à bas le Shah..." :-) Mais je sais me tenir quand il le faut.
    Pour elle qui a tant fréquentés les festivals, elle affirme que celui-ci est le plus formidable qu'elle ait connu car il est simple, cinéphile et populaire et que les nombreux artistes présents n'ont aucune promotion à assurer.
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    Il était une fois en Amérique de Sergio Leone *****
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    Et là, il faut bien reconnaître que c'est un choc et je m'aperçois à quel point il peut être bon de revoir un film car même si je l'avais aimé, je l'ai redécouvert avec enchantement. Et le lendemain mon exaltation pour cette splendeur visuelle, narrative et auditive s'en trouve intensifiée.
    On s'attend à une sombre, violente histoire de mafieux et à leur réussite flamboyante durant la prohibition et on se retrouve face à une aventure ordinaire d'une mélancolie démesurée. C'est un film à vif, écorché vif, avec des personnages faibles, médiocres qui ont passé leur vie à la râter et qui ont fracassé leurs rêves trop grands pour eux, à la réalité. Ce sont des losers magnifiques, tragiques, pathétiques hantés par les démons qui les rongent et ne les quittent pas. Sur des erreurs et des malentendus, tout est anéanti, l'amitié, l'amour et leur enfance brisée, inexistante.
    Ainsi que le disait Marjane Satrapi, chaque plan est essentiel, indispensable. C'est une véritable leçon de cinéma d'une beauté bouleversante dont les images, les personnages et la musique, véritable "instrument" scénaristique sont inoubliables.
    Un quart de siècle a passé sur ce film qui ressemble à un classique mais qui pourtant sublime une indéniable modernité. Il n'a pas pris une ride et pourrait sortir aujourd'hui. Il faut dire qu'il rassemble des atouts incontestables...
    Sergio Leone y démontrait un sens de la narration et du flash-bach absolument sidérant. C'est étourdissant cette façon qu'il a d'installer l'histoire sans se soucier de chronologie mais en nous entraînant néanmoins dans un suspens de tous les instants, à la poursuite de ces anti-héros dont aucun n'est réellement aimable mais tous grandioses.
    Il faut dire aussi que sans doute grâce à une direction d'acteurs irréprochable, le réalisateur offre ici à bien des acteurs leur meilleur, leur plus grand rôle. Robert de Niro et James Woods sont au zénith. On comprend moins que de sublimes, et convaincantes actrices comme Tuesday Weld ou Elizabeth McGovern dans des rôles douloureux soient pratiquement tombées dans l'oubli. Au moins peuvent-elles avoir la satisfaction d'être dans ce film sublime dont elles sont à jamais indissociables !
    Nous avons eu la chance de voir la version internationale de 3 h 40 alors que les Etats-Unis ne proposent que celle de 2 h 45. Peut-être un jour pourrons-nous voir celle de Sergio Leone qu'il a "concentrée" en 4h30, car quitter ces personnages est un crève-coeur.
    Et après une courte nuit de sommeil, résonne encore quelque part la sonnerie d'un téléphone comme une agonie, une vie de remords et de chagrin...
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    Aujourd'hui est un autre jour !
    J'essaierai demain de vous relater cette journée.
    Si vous souhaitez avoir des nouvelles du Festival, peut-être pouvez-vous vous connecter à 17 h 05 sur France Inter pour l'émission de Laurent Delmas et de Christine Masson
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    Moi, j'y serai.
  • LUMIERE 2009 GRAND LYON FESTIVAL - SOLDAT BLEU de Ralph Nelson et L'ENFER d'Henri-Georges Clouzot de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea ***

    Avant de vous parler des deux films (***) que j'ai vus hier, je ne résiste pas au plaisir de poursuivre avec vous ma petite visite de Lyon qui est une ville absolument sublime que je découvre. C'est à pieds que je me suis déplacée. Aujourd'hui je testerai sans doute les transports en commun car j'ai le machin derrière la cheville (celui qui connait le nom peut me le faire savoir s'il vous plaît, merci et bonne journée) tout déchiré, plein de sang et de croûtes... pouah !

    J'ai oublié de vous montrer les nouvelles lunettes que m'a offert Thierry Frémaux (en échange de mon amour).

    Comme c'est un garçon bien élevé (Thierry : je t'aime d'amour !) il n'a pas dit "fous ta cagoule", et a préféré un message plus délicat :

    "tiens chérie, mets ça, c'est mieux !"

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    comment (me) trouvez-vous ?

    Je pense qu'à Lyon les jeunes gens doivent réussir de brillantes études avec de bonnes notes dedans car leurs universités ressemblent à des chateaux de princesses et de princes :

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    Sur le Pont de l'Université, il fait très beau, mais il y a un vent du Nord qui remet les idées à la bonne place :
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    A Lyon, ils ont un morceau de Tour Eiffel. La Tour entière, tu l'as que si t'es Capitale. Enfin, je suppose, j'avais pas pris l'audio guide non plus.

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    Les arbres sont encore en fleurs (et tant qu'on est là à parler chiffons, sachez (ça peut servir) que mes fleurs préférées sont les chrysanthèmes (oui, et jaunes), les pivoines, certaines orchidées et les pensées... j'aime bien les pois de senteur aussi mais c'est plus rare) :

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    Thierry sème des petits cailloux spécialement pour moi à travers la ville (merci, Thierry je t'..... voir plus haut) :
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    Un des lieux les plus "courus" du festival, le Pathé Bellecour avec de jolies salles dedans :
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    Je prends du retard, je sais, mais dès que possible je vous parle plus en détails des films superbes que j'ai vus. Pour l'instant : L'enfer d'Henry-Georges Clouzot, un documentaire de Serge Bromberg en présence de son réalisateur manifestement trop ému et impressionné pour réussir à le présenter simplement :-). Il faut reconnaître que "l'objet" est une rareté... et que le travail du tournage d'un film qui n'a jamais vu le jour est absolument fascinant... :
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    Photos créditées de moi par moi, l'accréditée et tout ça...
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    L'autre film c'est Soldat Bleu de Ralph Nelson, une autre sublime rareté de 1970 dans sa version non censurée. Un western d'une drôlerie et d'une cruauté sans nom avec des scènes terrifiantes de réalisme et de brutalité sur le génocide indien...
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    Marathon woman en direct de Lyon et en salle jusqu'à minuit environ...
  • LUMIÈRE 2009 GRAND LYON FILM FESTIVAL– LA SOIRÉE D’OUVERTURE !

     

    A peine le coup d’envoi donné de la première édition de ce tout nouveau festival consacré au cinéma et déjà je me dis que je serai là l’année prochaine et la suivante et celle d’après… non sans négliger la fierté de pouvoir clamer haut et fort qu’à la naissance de ce festival

    « j’y étais ! ».

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    Mais je vais un peu vite, ou pas assez. C’est que je reporte le moment de vous raconter cette soirée tant je crains que les mots me manquent pour vous retranscrire mon enthousiasme et la fébrilité ressentie tout au long de cette journée en attendant que les festivités commencent.

    Dès l’arrivée au Village du Cinéma :

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    (700 m2 dédiés aux festivaliers et aux curieux : un café, une DVDthèque avec des centaines de titres du cinéma classique, une librairie du cinéma avec tous les livres des invités du festival et l’exposition inédite de photographies de Lyon par le cinéaste Jerry Schatzberg, la possibilité d’assister à des conférences et signatures d’auteurs), on sent qu’il sera un Festival différent, un festival sans compétition ,simple mais d’une richesse inouïe, convivial, sans strass, sans paillettes, un festival comme je les aime, placé sous le signe de la cinéphilie, de l’amour inconditionnel et du partage du cinéma.

    Un festival à l’image de ses prestigieux créateurs Bertrand Tavernier et Thierry Frémaux, respectivement Président et Directeur de l’Institut Lumière et de ce Lumière 2009, passionné, passionnant, admiratif, reconnaissant, chaleureux.

    Un festival populaire comme le souhaite plus que tout Thierry Frémaux et dont il est l’âme, la voix, l’énergie, la silhouette, le sourire et l’émotion. J’y reviendrai, mais vous l’avez compris, c’est officiel :

    THIERRY FRÉMAUX, JE T’AIME D’AMOUR !!!

    La soirée d’ouverture, c’était donc hier et elle s’appelait en tout simplicité :

    « SOIRÉE EXCEPTIONNELLE ».

    Et elle le fut.

    Rassurez-vous, consolez-vous, vous tous qui ne pouviez y être, je l’ai vécue, au centuple, au milluple, pour chacun d’entre vous, le cœur battant d’être au cœur même d’un événement lié à la passion qui bouleverse souvent ma vie, attentive, comblée, le regard émerveillé…

    Vous le savez car vous ne cessez évidemment de vous rendre sur le merveilleux site consacré au Festival, cette première édition se présente sous différents axes :

    • Il était une fois Sergio Leone : à l’occasion des 20 ans de sa disparition, une rétrospective intégrale avec copies neuves et restaurées de ses films,
    • Re-découvrir Don Siegel : à la demande de Clint Eastwood (qui ???),
    • Re-découverte du cinéaste coréen Shin Sang-Ok dont la vie est paraît-il aussi romanesque que l’œuvre,
    • Présentation par Eddie Muller de 7 films « noirs » oubliés,
    • Sublimes moments du muets : 3 films à découvrir dans des lieux singuliers du Grand Lyon avec accompagnement musical en direct…

    Et cerise sur le clafoutis, remise du Prix Lumière 2009 à Clint Eastwood, parrain des deux rétrospectives Leone et Siegel, pour l’ensemble de son œuvre et pour le lien qu’il entretient avec l’histoire du cinéma. Ce sera samedi soir et mon cœur manque parfois un battement quand je pense à cette cérémonie…

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    Hier soir, nous étions donc 5 000 à suivre cette exceptionnelle soirée d’ouverture, la plus rock and roll qu’il m’ait été donné de vivre si j’en juge par ce que je connais des cérémonies guindées et pompeuses retransmises à la télévision.

    A 20 h 38, la Halle Tony Garnier (ancienne halle à bestiaux transformée en salle de spectacles et ce soir en une immense salle de cinéma) s’éteint et les notes mémorables, inoubliables et envoûtantes d’ « Il était une fois dans l’Ouest » s’élèvent dans le noir. Je suis électrisée alors que le visage de Sergio Leone se précise sur l’écran géant. Pendant quelques minutes, rien d’autre que la musique somptueuse, insensée, excessive qui éveille aussitôt en moi un flot d’images indissociablement liées à Claudia Cardinale (présente dans la salle, charmante et disponible) l’un des rares et mémorables personnages féminins forts d’un western.

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    Le silence se fait et la voix tellement particulière et reconnaissable entre mille de Thierry Frémaux s’élève, d’abord légèrement frémissante d’émotion puis rapidement assurée tant il semble que ce soit toujours la passion qui l’emporte dès lors qu’il peut évoquer l’art auquel il consacre sa vie : le cinéma.

    Pour un festival différent, il fallait donc une séance d’ouverture différente. Ce fut le cas, car Thierry Frémaux, maître de cérémonie impeccable laisse comme toujours libre cours au lyrisme passionné et passionnant de son discours d’amoureux grisé par la magie dont il semble ne jamais se lasser et au contraire s’en émerveiller comme au premier jour. Il ne cessera de rappeler en parfait gone du pays que c’est à Lyon et nulle part ailleurs que se trouve la Rue du Premier film.

     

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    Ce n’est pas rien. Le cinéma n’est ni américain ni parisien, il est lyonnais et c’est Joseph Mankiewicz qui a eu les mots les plus simples et les plus percutants lorsqu’en 1992, à peine après son arrivée, il voulut connaître l’emplacement exact où Louis Lumière posa sa caméra pour la première fois. Il ferma les yeux et dit :

    « Merci Lumière ».

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    C’est aujourd’hui Thierry Frémaux qu’il convient de remercier qui s’évertue (avec de nombreux autres évidemment !) à faire que la magie perdure et que les générations futures découvrent et redécouvrent à l’infini le cinéma. Les partenaires « sans qui ce festival n'aurait pu voir le jour" et qui permettent de restaurer, réhabiliter, redonner leur éclat aux films à l’heure du numérique, il les remercie, et nous fait ce cadeau inestimable, il demande au public de les remercier chaleureusement pour les discours qu’ILS NE VONT PAS PRONONCER !

    Et effectivement, aucun discours lénifiant, condescendant et interminable ne sera prononcé. Merci Thierry !

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    Par contre, il demandera à tous les invités présents dans la salle de monter sur scène, et là je ne peux résister au plaisir de vous en nommer quelques uns (et non des moindres…) : Claude Lelouch, Claudia Cardinale,, Jacques Bral, Emir Kusturica, Jean-Pierre et Luc Dardenne (applaudissements très très nourris), Marjane Satrapi, Xavier Giannoli, Souleymane Cissé, Tonie Marshal, Serge Toubiana, Michel Ciment, Laurent Gerra, Eddie Muller, Robert Guédiguian (ovation), Christian Carion, Asia Argento, Marco Tullio Giordana, Serge Bromberg, Gaspar Noé, Thierry Lhermitte, Walter Salles, Nicolas Saada, Adderrahmane Sissako, Régis Wargnier, Cristian Mungiu, Agnès Varda, Alfonso Cuaron, Jean-Michel Jarre, Benoît Jacquot… (Bertrand Tarvernier, en tournage, sera là ce week-end).

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    Thierry Frémaux leur remet un texte qu’ils lisent tous ensemble… puis c’est à la salle tout entière de lire le même texte qui s’affiche à l’écran. Et c’est ainsi que 5000 voix s’élèvent :

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    Il nous invite ensuite à un petit quizz des musiques qui illustrent les 10 clips qui seront présentés avant chaque projection de film. Retentissent alors à la suite les musiques immortelles de Psychose, Jeux Interdits, Les choses de la vie, Un homme et une femme, Le Docteur Jivago etc … Tout le monde peut fredonner ces bandes originales, et même retrouver sans problème le titre du film qu’elles accompagnent mais qui est capable de nommer le compositeur de la musique de In the mood for love ??? Thierry Frémaux se moque : « vous faites moins les malins maintenant ? ».

    L'écran s’allume à nouveau et un personnage désopilant (que j’espère retrouver) à l’accent merveilleux va entreprendre de faire chanter toute la salle en un canon à trois voix absolument absurde mais hilarant. Je vous livre les paroles de la chanson très intellectuelle et hautement à propos... :

    « Le coq est mort (bis)

    Il ne dira plus cocodi cocoda (bis)

    Cococodi cocodi cocoda ».

    Cette séquence farfelue et un tantinet surréaliste a duré au moins un quart d’heure et c’était vraiment tordant, mais bon, vous savez que je suis bon public. J’espère que tout le monde s’est amusé autant que moi !

    C’est ensuite qu’est arrivé le véritable et inestimable cadeau de cette soirée, la projection de « Lumière ! », un montage de films des frères Lumière composé de nombreux inédits et de films restaurés au moyen des technologies numériques. Il est difficile d’évoquer avec des mots la profondeur des émotions ressenties en regardant ce film composé de plein de films, les tout premiers de l’histoire du cinéma et justifiant ce dont Thierry Frémaux nous parlait un peu avant :

    « Les vieux films n’existent que dès lors qu’on les fait aimer aux autres ».

    Et il va réussir à nous les faire aimer au-delà de tout, car assis dans un coin de la scène impressionnant de décontraction, d’humour, partageant avec nous ses connaissances encyclopédiques il va commenter, décortiquer ces films muets, les admirer encore et encore et nous les faire admirer en les redécouvrant avec nous.

    Nous verrons donc les trois versions de l’incontournable premier film « La sortie des usines Lumière » qui métaphoriquement, symboliquement est le film qui ouvre les portes sur l’histoire du cinéma. Nous n’échapperons pas à « L’entrée du train en gare de la Ciotat » et au comique « Arroseur arrosé » dont on ne se lasse pas mais tous les autres sont absolument inédits et Thierry Frémaux semblera soupirer d’aise et de bonheur en affirmant que « peu de gens ont vu ça ! ».

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    Commentés par Thierry Frémaux, parfois agrémentés des accords diatoniques de l’accordéon de Marc Perronne présent sur la scène, tous ces films de 50 secondes, pas une de plus, prennent vraiment leur dimension. On peut en observer les défauts venant la plupart du temps des acteurs qui déjà avaient tendance à cabotiner devant la caméra, ou au manque de naturel de certaines situations comme ce forgeron en chemise blanche, mais surtout en contempler les incomparables qualités et parfois même la perfection.

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    Oui, le cinéma était déjà là dans ces 1 425 films tournés entre 1895 et 1900, car Louis Lumière n'était  pas uniquement un inventeur, c'était déjà un cinéaste qui avait intégré ce qui fait l’essence, la qualité, la justification du cinéma et nous découvrons émerveillés : le premier travelling sur un train, un sens inouï ou inné du cadre (l’endroit où la caméra est posée étant primordiale), le comique des situations, la précision d’un scénario, la façon de différencier le cinéma et la photo (en intégrant de la fumée en mouvement dans un plan fixe), le pouvoir bouleversant de créer de l’émotion et du suspens en prenant le temps… Notre facétieux maître de cérémonie ironisera même en présentant un film qui réussit en l’espace de 50 secondes à paraître long : « Lumière a même inventé l’ennui au cinéma ».

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    Grâce à ce film souvent drôle, souvent fort, souvent bouleversant, « le patrimoine du patrimoine », on entre dans l’histoire du cinéma

    Lorsque je suis sortie de la salle, mon amour pour le cinéma avait encore grandi et, éblouie, j’ai eu « Un frisson dans la nuit »...

    "Le cinéma amuse le monde entier,il rend les gens heureux.
    Que pourrions-nous faire de mieux, et qui nous donne plus de fierté
    ?"

    Louis Lumière

    C’est un Festival de cinéma,

    il s’appelle Lumière et il est né parce « partout, des voix s’élèvent pour refuser de laisser l’histoire du cinéma devenir un champ de ruines », et J'Y SUIS...

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    Photos de moi par moi, alors : silenzio...

  • GRAND LYON FILM FESTIVAL - LUMIERE 2009

    Me voici donc en cette belle ville de Lyon qui a fait ou vu naître le cinéma sans quoi je ne serais rien (ou qu'un balbutiement)...

    Je vais avoir un programme chargé mais exceptionnellement pour un de mes déplacements j'aurai un ordinateur sur place et je tacherai de vous donner des nouvelles au fur et à mesure.

    Si vous êtes visiteur occasionnel ou fidèle de ce blog et que vous souhaitez me rencontrer vous pouvez me laisser un message à l'adresse ci-contre.

    Evidemment, même si j'ai l'intention de voir une dizaine de films, les évènements qui me donnent des palpitations sont :

    Invité d'honneur : Clint Eastwood

     

    Remise du prix Lumière

    Remise du prix Lumière

    Samedi 17 octobre à 19h45
    À L'Amphithéâtre du Centre de Congrès (Cité internationale).

    La remise du prix Lumière à Clint Eastwood suivie de la projection de Sur la route de Madison.

     

    Séance de Clôture du festival - complet

    Séance de Clôture du festival

    Dimanche 18 octobre à 15h
    À la Halle Tony Garnier.

    Pour tout connaître du programme, cliquez sur l'affiche :

    Sauf erreur ou omission, je dois voir :

    - Soldat Bleu de Ralph Nelson,

    - L'enfer d'Henri Georges Clouzot,

    - L'Evadé d'Alcatras de Don Siegel,

    - A bout portant de Don Siegel,

    - Il était une fois en Amérique de Sergio Leone,

    - L'enfer est pour les héros de Don Siegel,

    - L'homme des hautes plaines de Clint Eastwood,

    - Les proies de Don Siegel,

    - Sur la route de Madison, de Clint Eastwood,

    - Le bon, la brute et le truand de Sergio Leone

    - Clint Eastwood, le franc-tireur de Michael Henry Wilson...

  • Les acteurs commettent des erreurs...

    C'est très simple.

    Vous devez découvrir sur la première image : l'acteur ou trice et le titre du film... c'est enfantin !

    Et sur la seconde image : l'acteur ou trice qui a refusé le rôle .

    Et vous verrez que la plupart du temps, ils ont bien fait de refuser...

    Jordane, Mister Loup et Frederique sont très forts...

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    Mark Whalberg a refusé Brockeback Mountain (NSPP) - Bravo Jordane

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    Will Smith a refusé Matrix (Tant mieux pour Will) - Bravo Jordane
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    Juliette Binoche a refusé Jurassic Park  Bravo Frederique
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    Burt Reynolds a refusé Star Wars (Ouf) - Bravo Jordane
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    Tom Selleck a refusé Indiana Jones (MDR et félicitations Tommy) Bravo Mister Loup

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    Michelle Pfeiffer a refusé Le silence des Agneaux (congratulations Mimi) Bravo Mister Loup

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    C'est Billy Crudup qui a refusé Titanic PTDR - Bravo Frederique
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    Warren Beatty a refusé Kill Bill (ah ah ah) Bravo Frederique
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    Al Pacino a refusé Pretty Woman (j'en peux plus :() Bravo Frederique
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    Warren Beatty a refusé Le Parrain (Warren en parrain... lol) Bravo Frederique
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    Alec Baldwyn a refusé Le Fugitif (on s'en fout un peu non ?) Bravo Frederique
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    Sandra Bullock a refusé Million Dollar Baby (Dieu existe donc ???) Bravo Jordane
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    John Wayne a refusé l'Inspecteur Harry (j'peux rien dire, pas vu ce(s) flm(s)...) Bravo Mister Loup
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    Jeremy Irons a refusé Le silence des Agneaux (NSPP) - Bravo Jordane
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    James Wood a refusé Reservoir Dogs (tant mieux, Tim, je l'aime d'amour) Bravo Frederique
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    Lio a refusé L'été meurtrier (Ouf !) Bravo Jordane
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    Reese Whiterspoon a refusé Fight Club (bon) Bravo Mister Loup
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