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emily blunt - Page 2

  • L'AGENCE de Georges Nolfi *

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    David Norris avec sa bouille de Kennedy n'a qu'un rêve en tête : devenir sénateur de l'Etat de New-York. Il y est preque lorsqu'à quelques jours des élections et après une tonitruante campagne à grand renfort de flonflons, de pom-pom girls et de serrages de mains à ploucland, la presse fait paraître des photos datant de la folle jeunesse de David. Mais l'américain, contrairement à nous autres outre-atlantique, n'aime pas voir les fesses de ses hommes politiques étalées dans les journaux, même s'il s'agit des fesses de Mat Damon. Il n'en faut pas plus pour que l'américain retourne casaque et vote pour le camp adverse.

    Celui-dont-on-ne-sait-le-nom mais qu'il convient d'appeler "Patron" pour simplifier, n'apprécie guère qu'il y ait du mou dans la corde à noeuds et que ses grand projets écrits sur un livre qui gigote soient empêchés. Il envoie donc sur terre des sortes d'anges étrangement chapeautés, dont un qui ressemble à Marcel Amont, chargés de remettre David sur le droit chemin. Mais, nouvel os dans l'engrenage ce grand foufou va faire la connaissance dans les toilettes pour hommes, d'Elise et hop, c'est le coup de foudre, intégral, absolu et réciproque. Elise ne fait pas partie du plan élaboré par Celui-dont-on-ne-prononce-pas-le-nom et les sbires à chapeau vont avoir la lourde tâche de tout mettre en oeuvre pour séparer les tourtereaux. La roue tourne, les années passent... les routes d'Elise et de David ne cessent de se croiser, mais que fait la police ?

    Pas grand chose à dire et guère de surprise dans ce film pourtant prometteur. Une comédie sentimentale sur fond de thriller d'anticipation et philosophico-politique c'était tout à fait inédit, original et intéressant. D'autant que le réalisateur ne force pas sur les effets spéciaux et n'abuse pas non plus d'une belle idée : des portes passages secrets qui permettent d'échapper à son destin. Mais bon, tout est plan plan et mou du genou !

    L'amour est plus fort que tout -ooopsss j'ai spoilé- et Matt semble se reposer sur la couronne de lauriers que je m'applique à lui tresser depuis quelques-uns de ses derniers films. Matt, il faut te ressaisir (et demander à ta maquilleuse qu'elle ne force pas trop sur l'auto-bronzant !). 

  • PETITS MEURTRES A L'ANGLAISE de Jonathan Lynn **

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    Victor Maynard a repris la petite entreprise familiale de tueurs à gages. Il effectue son travail consciencieusement sans état d'âme et malgré ses 54 ans, il rend quotidiennement visite à sa mère pour lui rendre des comptes. Pour la vieille femme, il en va de la réputation de la famille et de feu son époux que son fils soit irréprochable auprès de ses employeurs. Jusqu'au jour où par un curieux hasard il se retrouve à sauver la vie de sa victime, une jeune cleptomane très délurée. Par la suite, séduit par la jeune femme, il  ne parvient pas à mener à bien son contrat. Le duo va se transformer en trio avec l'arrivée d'un troisième larron, Tony, jeune fumeur de pétards désoeuvré que Victor va prendre sous son aile pour lui enseigner le métier... Poursuivi par les sbires d'un escroc collectionneur de tableaux (Ruppert Everett, exquis comme toujours) qui s'est fait filouter par Rose, les trois compères vont se cacher et ruser pour échapper à leurs poursuivants.
    Voilà un film formidablement rafraîchissant qui n'a d'autre but que de divertir. Il le fait admirablement bien grâce à un scenario rondement mené qui enchaîne les actions à un rythme trépidant et surtout à son casting qui semble, comme le spectateur, s'amuser follement de l'autre côté de l'écran.
    Rupert Grint prouve qu'il aura sans doute une vie professionnelle après l'école des sorciers. Bill Nighy use avec aisance et élégance de son flegme britannique. A son impertubabilité s'oppose la vivacité et la spontanéité d'Emily Blunt qui révèle ses talents comiques. Et physiquement elle est un mélange de Gene Tierney et d'Eva Green si seulement les réalisateurs pouvaient s'intéresser davantage à elle qu'à cette nouille de Gemma Atterton.
     
    Quant à l'Office de Tourisme londonien, il peut remercier Jonathan Lynn pour la visite de Londres, de Camdem à Trafalgar Square (je fais ma maligne car je connais...), car il a bien saisi toute la différence, l'attraction et la séduction de cette magnifique ville.

  • MA SEMAINE AU CINEMA

    LA VIDA LOCA de Christian Poveda***

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    HORS DE CONTRÔLE de Martin Campbell**

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    VALENTINE'S DAY de Garry Marshall*

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    LE MAC de Pascal Bourdiaux*

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    WOLFMAN de Joe Johnston °°

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    MES COUPS DE ET AU COEUR
    Todd Phillips
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  • WOLFMAN de Joe Johnston °°

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    Lawrence Talbot arrive trop tard. Son frère chéri adoré s'est fait épluché et taillé en pièces par on ne sait qu(o)i. Sans doute par un enfoiré de voleur de poules de gitan dont la tribu a élu camping non loin de là dans de jolies roulottes qui ressemblent à celle de Kiri le Clown (voir ci-dessous pour ceux qui se rappellent pas bien).

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    C'est donc contraint, forcé et très triste (voir première photo) qu'il revient dans l'accueillant manoir familial, sombre bâtisse pleine de trophées de chasse très choupinous et de feuilles mortes qui traînent par terre, sis (le manoir) dans le croquignolet hameau de Blackmoor comme son nom ne l'indique pas. C'est l'occasion pour Lawrence de retrouver son père. Et on voit tout de suite et même au premier regard qu'entre les deux, ça ne va pas être la lune de miel. Il faut dire que le père quand sa femme chérie (tu parles Charles) est morte de suicide, a fait enfermer le Lawrence dans un asile psychiatrique (aux méthodes bien choutes aussi comme nous le verrons plus tard). Pourquoi pas, après tout quand ya pas de place en crèche faut bien leur trouver un endroit aux moutards. On n'a pas quatre bras non plus. Donc dans la famille trucmuche, c'est l'hécatombe et ça ne va faire que continuer !
    Dans une chambre de la maison aux 96 fenêtres, Gwen se morfond de chagrin qui ne dure qu'un instant. C'était la fiancée du mort mais comme elle est pas bien regardante question frangins, elle se consolera avec Lawrence en faisant des ronds dans l'eau. Des ricochets on appelle ça. Et Benicio il explique bien comment il faut faire pour bien les réussir d'une part et surtout ne pas les rater d'autre part. Et il met les mains pour expliquer, ça aide. En fait il faut faire comme ça avec le caillou, un peu comme une fronde quoi et aussi donner un indispensable coup de rein d'avant en arrière. J'étais bête avant. Je savais pas. Maintenant je sais. Tout est dans le coup de rein.

    Bon, après Mr Elrond/Smith arrivematrix8.jpg

     

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    déguisé en Scottland Yard hugo-weaving-wolfman.jpg.

    Comme il a déjà enquêté sur Jack L'Eventreur, les bestioles qui dézinguent le péquenaud, ça le connaît. Même pas peur. Tout de suite, il soupçonne les deux du chateau sans doute à cause de leur maison pas sympathique et du fait qu'ils ont un esclave sihk à turban mais pas toujours, ce qui tendrait à prouver que ce n'est pas un vrai car je me souviens que dans un film le sihk ne pouvait pas retirer son turban sous peine de malédiction.

    Inutile de vous faire un dessin celui qui dessoude façon puzzle en mettant les tripes à l'air de tout ce qui bouge, quand il décapite pas avec ses ongles/couteaux c'est le Loup Garou de la banlieue de Londres. Bon. Et la lycanthropie c'est comme la vampiropathie, si t'es mordu, tu te lougarouises. 2663024044_1.jpg

    Mais QUE à la pleine lune, sauf que pas de bol, à Blackmoor la pleine lune revient plus vite qu'une nuée de sauterelles, à peine le temps de dire "tarte aux myrtilles" que c'est déjà la pleine lune d'après, celle qui suit la précédente. Très jolie d'ailleurs la lune, baignée dans un halo ouaté de brume cotonneuse. Mais bon en même temps, faut bien l'admettre, si la pleine lune revenait pas si souvent, y'aurait pas de film.

    Je crois qu'il faut que je me rende à l'évidence une bonne fois pour toutes, ce genre de film n'est pas pour moi. ça prend pas, ça veut pas. Rien à faire. Mais des fois j'y vais quand même parce que je me souviens qu'une fois j'en ai vu un et j'ai trouvé que c'était un chef d'oeuvre. "Dracula" ça s'appellait. Mais il y avait Monsieur Coppola aux manettes. Ceci expliquant peut-être cela. Et puis le monsieur se payait le culot, en plus de faire et de réussir au-delà de toute attente un film de "genre", de nous raconter une histoire d'amour à mourir de plaisir et portait au sommet  de la sexitude un acteur, en lui faisant dire un truc dans le style "Vous m'aimez alors ?", sauf que là c'était "Voyez moi, maintenant" 039_9741gary-oldman-posters.jpg... Dieu m'tripote si ce moment là ne m'a pas rendue folle. Il lui faisait faire plein d'autres choses aussi, très jolies avec ses dents, entre autre talent.

    D'ailleurs pour ceux qui ont l'oreille sensible, ils pourront s'apercevoir que la musique du Wolfman ci devant est copiée-collée sur celle du Dracula. Foi de moi.

    Sauf qu'ici au lieu de nous présenter un héros sulfureux et énigmatique, le réalisateur s'est contenté de chercher à faire sursauter le spectateur par des moyens bas de gamme (et de plafond).

    Exemple :

    Benicio s'approche d'une poignée de porte au ralenti dans un vacarme de violons stressés...

    La poignée de la porte tourne...

    Coup de cymbale à vous précipiter sur les genoux de votre voisin.

    La porte s'ouvre et..................

    R.I.E.N.

    J'en ai vraiment soupé et jusque là de ces effets à la mormoille que même un enfant de 3 ans il explose de rire en hurlant "tu m'prends pour un autre dugenou... on le sait que là il va rien se passer !". Parfois je me demande si des réalisateurs aussi besogneux que l'autre là dont je vais m'empresser de ne pas me souvenir du nom vont parfois au cinéma pour oser nous resservir une telle soupe réchauffée d'incongruités et nous prendre pour des canards sauvages. Y'en a marre. Vous allez me dire, parfois c'est meilleur réchauffé, mais pas la soupe !

    Les violons suivis des cymbales : terminé, basta, j'en peux plus ! raus. Sans moi. C'est dit.

    Question ambiance, chapeau bas madame la marquise. Il ne manque pas un froufrou, pas une chemise à jabot. Les murs et les rues de Londres (oui on y va faire un petit tour avec le LoupLoup qui fait houhouououou !) suintent élégamment. Le tout est baigné dans une atmosphère tout entière passée au filtre vert marécage. Les dialogues sont au niveau : "aaaaaaaaaaaaah, il n'y a pas de remède. Que Dieu nous vienne en aide... Allez bon, si en fait, y'a un remède !". Mais les loups garous c'est comme les Highlanders si j'ai bien compris, il ne peut en rester qu'un. Devinez qui c'est qui sera dans "Wolfman II le retour de la vengeance qui tue à Blackmoor" ?

    Non, je dirai rien.

    Question interprétation, on a du lourd aussi. J'espère qu'il n'y a pas de cinéma au paradis des génies parce que le pauvre Charlot aurait de quoi se retourner dans son éternité tant sa fille est ridicule ici. Parfois il faut savoir s'arrêter à temps ou revenir à bon escient, ou pas. Anthony Hopkins a définitivement décidé de se Hannibalecteriser et dans un même élan de saborder puis de couler sa carrière. Cet acteur est devenu la pire engeance d'insupportable cabotin qui soit. Car moi je dis que le cabotinage bien fait, ça PEUT être délicieux. Benicio Del Toro lui, sera beaucoup pardonné car il est ici tellement absent que c'est à peine si on le remarque. C'est la pauvre petite Emily Blunt qui est à plaindre. Elle est vraiment de plus en plus belle et de plus en plus formidable mais elle pourra rayer cette petite chose ridicule de sa filmo.

    C'est dit.
    ça soulage.

  • Victoria : les jeunes années d’une reine de Jean-Marc Vallée ***

     Emily Blunt, Rupert Friend, Jean-Marc Vallée dans Victoria : les jeunes années d'une reine (Photo) Jean-Marc Vallée dans Victoria : les jeunes années d'une reine (Photo)

    Alors voilà, l’histoire est racontée dans le titre, je ne peux pas mieux dire et on n’est pas trompé sur la marchandise. La Reine Victoria avant d’être la grosse bonbonne qu’on connaît par les images et qui fut (jusqu’à présent) la Reine d’Angleterre qui régna le plus longtemps, a été une jeune fille belle comme le jour, passionnée et amoureuse folle de celui qui devint sont mari. C’est peut-être aussi la seule reine à avoir été heureuse avec son homme j'imagine.

    En tout cas, avec ce joli film, si je ne tiens pas la bonne surprise de l’été, je ne m’y connais plus. J’avoue que bien échaudée par les horribles derniers films de princesses, je me suis rendue voir celui-ci sans conviction.

    Erreur, c’est épatant.

    Une véritable comédie sentimentale en froufrous. Le Sissi du 3ème millénaire avec des pianos, des violons, du vent dans les cheveux, des bonnes manières, de la dentelle, des intrigues, des convoitises, des complots mais aussi et surtout les grands et beaux sentiments de deux tourtereaux fous d’amour mais réfléchis, intelligents et conscients de leurs responsabilités et obligations. Avec en joyaux sur la couronne, une déclaration d’amour tellement touchante qu’elle en ferait (presque) venir les larmes aux yeux et donnerait envie d’avoir plusieurs épisodes de Victoria : les années de la maturité, Victoria et ses enfants, Victoria face au drame, Victoria grand-mère etc…

    Il faut dire aussi que si l’histoire est rondement et bien menée, sans temps mort et sans niaiserie, le casting est tout simplement royal, rien de moins.

    Emily Blunt est Victoria tour à tour fragile puis autoritaire mais toujours juste et magnifique. Rupert Friend a l’air tout droit sorti d’une gravure du XIXème et incarne à ravir l’amoureux follement romantique. Mais on retrouve ici avec délice Paul Bettany hotissimo en Lord Melbourne, Thomas Kreschtman élégamment guindé en roi Léopold de Belgique, Miranda Richardson rigide puis libérée… et plein de seconds rôles impeccables tout fringants en costumes de princes et princesses.

    Bon, je sais pas vous, mais moi je sors ma « robe qui tourne ».