Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Sur la Route du Cinéma - Page 526

  • LA NUIT NOUS APPARTIENT de James Gray *****

    La Nuit nous appartient - Affiche américaine

    Bob et Joseph sont frères. Jo est la fierté de son père, comme lui il est devenu flic à New-York, alors que Bob est la brebis galeuse, gérant d’une boîte branchée où la drogue circule. Bob se constitue une nouvelle famille accueillante chez les Buzhayev très proches de la mafia russe et Joseph est nommé responsable de la brigade des stups. La guerre fratricide est engagée.

    Ce film est une « tuerie ». Je dis ça pour parler djeuns mais surtout parce que les superlatifs vont me manquer pour évoquer ce film exceptionnel.

    Je ne vous dirai rien de plus de l’histoire tant les rebondissements inattendus pleuvent en cascade au rythme d’un scénario irréprochable qui ne cesse, du début à la fin, de réserver des surprises colossales. C’est un film qui assume son manichéisme et un certain pathos (j’ai pleuré… dans un tel film, c’est surprenant !) mais avec une telle maestria, qu’on est littéralement aimanté, stressé, bouleversé dès les premières secondes. Je n’ai pu (car les sujets sont proches et la sortie des deux films aussi) m’empêcher de penser à Ridley Scott qui doit être parti se cacher au fin fond du désert du Taklamakan pour se faire oublier… James Gray n’a tourné que 3 films en 13 ans (« Little Odessa » et « The yards") qui étaient déjà des ovnis en forme de tragédie familiale noire proches de la perfection. On hésite entre l’envie de dire au réalisateur de continuer à prendre son temps et l’impatience de l’implorer de nous donner à voir la suite.

    Ce film est exceptionnel. Je l’ai dit, mais pas seulement, il est inattendu, extraordinaire et surprenant. Je ne me souviens pas avoir été autant concentrée, tendue, concernée, angoissée pendant une projection. La course poursuite en voiture, impressionnante, spectaculaire, époustouflante est un sommet du genre qui renvoie toutes les autres à l’ère paléolithique du cinéma. Le spectateur est DANS la voiture, en sort essoufflé et, comme Bob, tombe à genoux, en larmes… Quelques scènes très mouvementées alternent avec d’autres très intimistes qui à aucun moment ne retardent ou ralentissent l’action. Tout ici est à sa place.

    Le réalisateur maintient le spectateur dans un état de stress permanent, une tension constante qui l’entraînent dans un final déconcertant. Le courageux héros, celui qui meurt ne sont finalement pas ceux que l’on croit.

    New York est pratiquement constamment plongée dans une nuit où se succèdent bâtiments désaffectés et endroits chébran. L’histoire d’amour n’est pas un accessoire et l’amoureuse sacrifiée n’est pas un gadget, c’est un véritable beau personnage porté par la sublime Eva Mendès, délicieusement vulgaire. Bob veut devenir le roi de New-York mais il se brûle les ailes et quand on connaît un peu l’histoire de Joaquin (dites « Ouakin », vous n’avez pas oublié ?) ses larmes et ses sanglots sont encore plus bouleversants. Que dire des acteurs ! Mark Whalberg s’efface progressivement en intériorisant de plus en plus son personnage. Impressionnant. Robert Duval, froid, mais pas tant que ça, prêt à tout pour défendre ses grands garçons, en être fiers, est magnifique. Mais le voyage ne serait rien sans Joaquin Phénix dont le beau visage tourmenté mériterait un documentaire à lui tout seul tant il exprime sans trop en faire l’évolution de son merveilleux et complexe personnage. L’arrogance du début fait place à l’inquiétude et l’anxiété et James Gray s’attarde longuement sur le cataclysme et la tempête qui se jouent sous ce crâne.

    Bouleversant (l'acteur... et le film !).

    Courez-y ! Je n’adresse plus la parole qu’à ceux qui présenteront leur ticket de cinéma DE CE FILM en passant sur cette route. Oui, La route du Cinéma devient à péage. Tant pis pour vous.

    En sortant de la salle j’ai couru acheter le DVD « Walk the line » pour me faire une cure de Joaquin…

     
  • JULIEN

     

     

    98918594b6e59dbc6e428ffffe16669d.jpg 
     

    Il s’appelle Julien et il est sans doute l’artiste que j’ai le plus vu en scène, 10 fois peut-être une de plus, peut-être une de moins mais quand on aime…

    96278c8516157edc5ef88f723e3a1bf6.jpg
    44e758019d5e39fc716df12b973c759f.jpg

    Jamais décevant ! 40 ans que je l’aime, et manifestement, je ne suis pas la seule… N’évoquons même pas la moyenne d’âge en présence. Lui, il en a 60, paraît-il. On s’en fiche. Il arrive à l’heure et ne nous abandonne pas une seconde pendant deux heures dont on sort le cœur plein… La voix est toujours là. Sa musique aussi, hors de tous les temps et de toutes les modes, sur laquelle des auteurs eux aussi hors du commun ont su poser des mots qu’il est le seul à pouvoir prononcer. C’est un troubadour et son spectacle actuel est « Intime » et aussi, difficile de dire pourquoi, cette fois particulièrement émouvant par moments. C’était un concert pour son « Club de Patineurs » ou plutôt de patineuses, les fidèles inconditionnelles qui n’ont jamais été déçues et connaissent par cœur la moindre de ses chansons.

    89c1b79c518953b4633f71b73dfdf4f8.jpg
    ca89228a9747291a17846d639b40c1de.jpg
     

    Les mots de Marcelline Desbordes Vallemore « Les séparés » résonnent encore. Je vous les offre même si vous n’avez pas l’intensité de la façon dont il les a chuchotés :

    N'écris pas ! Je suis triste et je voudrais m'éteindre.

    Les beaux étés, sans toi, c'est l'amour sans flambeau.

    J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre

    Et frapper à mon cœur, c'est frapper au tombeau.

    N'écris pas ! N'apprenons qu'à mourir à nous-mêmes.

    Ne demande qu'à Dieu, qu'à toi si je t'aimais.

    Au fond de ton silence, écouter que tu m'aimes,

    C'est entendre le ciel sans y monter jamais.

    N'écris pas ! Je te crains, j'ai peur de ma mémoire.

    Elle a gardé ta voix qui m'appelle souvent.

    Ne montre pas l'eau vive à qui ne peut la boire.

    Une chère écriture est un portrait vivant.

     

    N'écris pas ces deux mots que je n'ose plus lire.

    Il semble que ta voix les répand sur mon cœur,

    Que je les vois briller à travers ton sourire.

    Il semble qu'un baiser les empreint sur mon cœur.

    N'écris pas ! N'apprenons qu'à mourir à nous-mêmes.

    Ne demande qu'à Dieu, qu'à toi si je t'aimais.

    Au fond de ton silence, écouter que tu m'aimes,

    C'est entendre le ciel sans y monter jamais.

    Et aussi (quelques extraits de) celle qui dit « qu’elle n’est pas donnée à tout le monde, la chance de s’aimer pour la vie » et qui raconte la vie, pas si douloureuse finalement, des enfants de divorcés que Maxime Le Forestier lui a confectionnée sur mesure :

    « Si quelquefois je vois double

    C'est que l'enfance me revient

    Double vie double silence

    Double sens et double jeu

    Silencieux le coeur balance

    Pourquoi les parents sont-ils deux

    On voit du pays on voyage

    Chaque semaine et chaque été

    Des souvenirs qui déménagent

    Et qu'on ne peut pas raconter...

    Deux maisons, deux quartiers

    Deux gâteaux d'anniversaire

    Multiplier les pères et mères

    N'a pas que des mauvais côtés

    Avant les autres j'aurais su

    Que le seul sentiment qui dure

    C'est le chagrin d'une rupture

    Où je n'aurais jamais rompu… »

    J’y étais avec lui (oui, il y a quelques hommes dans la salle), et si vous ne remarquez rien, prenez rendez-vous chez l’ophtalmo.

    Julien Clerc

    Julien Clerc

    Julien Clerc 

    Et « à la fin, je pleure »...
    aa3676e8af65bac76c8beca3dcfc3052.jpg 

     

     
    Les photos ont été réalisées avec mes petites mains et mon petit appareil, alors indulgence...
  • My Blueberry Nights de Wong Kar-Waï ***

    Photos de 'My Blueberry Nights'
    Photos de 'My Blueberry Nights'

    Elizabeth, Lizzie, Bethy, Beth (sont vraiment champions du monde des diminutifs ces américains !) vient de se faire plaquer par son amoureux chéri. Elle confie sa peine à Jérémy, un patron de bar très compatissant et attentif qui fume des cigarettes et offre sa tarte aux myrtilles. Pour tenter d’oublier sa peine, Lizzie décide de quitter New York, de prendre un bus qui la déposera au hasard. Elle va traverser les Etats-Unis d’Est en Ouest, s’abrutir dans le travail (pour gagner plus) et s’acheter une voiture (« l’American Dream »), rencontrer des gens, écrire des cartes postales à Jérémy qui l’attend sans qu’elle le sache, et revenir, manger de la tarte aux myrtilles !

    Voilà bien le film le plus « accessible » de Wong Kar-Waï. Après les fiévreux « In the mood for love » et « 2046 » (encore plus fiévreux) voici l’histoire désarmante d’une fille qui va mettre une année complète à traverser la rue qui la sépare de l’amour. Le réalisateur parle d’amour comme toujours et il y a beaucoup de douleur, de chagrin, de désespoir et de compassion dans ces histoires croisées. Elizabeth va rencontrer des êtres anéantis, inconsolables, que la vie et l’amour ont brisé. Elle va les écouter et tenter de les consoler pour finir par se trouver elle-même et retrouver le sens, la direction qu’elle a perdus. Ralentis nonchalants, lumières bleu, verte, jaune entre chien et loup, l’ambiance ici est à la mélancolie. Et puis Monsieur Wong qui n’a pas oublié le trouble provoqué par l’enivrante rengaine d’ « In the mood for love » semble nous la susurrer à nouveau dans le creux de l’oreille. Il a de toute façon le chic pour rendre les mélodies indispensables, ici Cat Power ou Otis Reading s’ajoutent à l’enchantement. Quant au casting il est assez fabuleux. Si Norah Jones, mignonne et un peu perdue, semble plus spectatrice qu’actrice du film elle est entourée de Jude Law plus délicieusement séduisant que jamais, de David Strathairn, débarrassé de son costard d’agent du FBI, désespérément brisé, de Rachel Weisz touchante et désemparée, et surtout de Natalie Portman à qui aucun rôle ne semble résister tant elle est prodigieuse une fois encore. Son « chapitre » est de loin le plus captivant et lorsqu’elles sont ensemble, on se prend à rêver à un nouveau "Thelma et Louise" où elles ne seraient que toutes les deux, seules, contre tous.

    Au final, c’est vraiment le film qui raconte l’histoire d’une fille qui met un an et des milliers de kilomètres à traverser la rue et c’est magnifique.

    Photos de 'My Blueberry Nights'

     

  • Agent double de Billy Ray°°

    Agent double - Ryan Phillippe et Chris CooperAgent double - Ryan Phillippe et Chris Cooper

    Pas de surprise puisque dès le titre et le générique on sait que l’agent Robert Hanssen est double, que c’est tiré d’une histoire vraie et que le futur agent Eric O’Neil va devoir le traquer. Le fait de savoir n’est pas grave, exemple : on savait que le Titanic coulait à la fin… mauvais exemple ? Bon, quand même c’est souvent qu’on sait et qu’on passe un bon moment de cinéma, nonobstant qu’on sait !

    Qu’avons-nous ici ?

    Le futur agent O’Neil est au lit avec madame. Déjà là, ciel couvert… j’étais déjà morte écroulée de rire. Les américains me font rire parce que sur leur table de nuit, ils ont des photos d’eux ! Passons… Monsieur dit à Madame : « redis-le moi encore ? ». On s’attend à la scène d’amour, direct comme ça et sans préavis ! Ben non pas du tout, Madame répond « Tu seras un agent bientôt mon TocToc, je te le promets ». Oui, le rêve d’Eric est d’être agent du FBI mais il faut faire ses preuves. Quant à Madame, c’est une nunuche au foyer qui s’effondre en larmes dès que Monsieur rentre en retard. On a vraiment envie de lui dire : « t’as pas toute ta tête ma pauvre fille. Ton mari il bosse au FBI ! Oublie les 35 heures. Le FBI c’est 7 jours sur 7, 24 h sur 24 ». Elle est bête cette fille ! Passons encore, c’est pas elle le centre d’intérêt, mais tout de même quelle cruche !

    Eric est muté au service de Robert Hanssen pour trouver les preuves de sa doublitude.  Sale temps au FBI. A nous spectateurs, on affirme que le Bob est une pointure, que c’est le pire espion que l’Amérique et la terre aient porté et qu’il est la cause de bien des dommages collatéraux mondiaux… sans jamais nous donner l’ombre de la queue d’une preuve. Y’a bien deux types qui se font descendre dans un couloir et c’est de la faute à Bob, mais c’est tout.  Que voit-on ? Un mal embouché, insupportable cul béni qui fait une fixette sur Catherine Zeta Jones et termine toutes ses phrases par Jésus, Marie, Joseph, l’âne ou le bœuf ! Pour une fois que l’impressionnant Chris Cooper tient un premier rôle c’est dans un film débile.

    A côté de lui, nous avons Ryan Philip, acteur transparent et Laura Lynney actrice relativement ectoplasmique également, ce qui ne relève pas le débat.

    Une fois, on ne sait pourquoi, mais la scène vaut son pesant de cacahuète, Eric va rendre visite à son père. Apparemment, il est venu chercher un conseil, vu qu’on lui a confié l’enquête la plus importante de la terre (rechercher Ben Laden à côté c’est de la roupette de sansonnie). Le père qui voit bien que son rejeton en a gros sur la patate lui dit sans rire : « Monte sur le bâteau, fais ton travail et rentre à la maison »… Manifestement c’est ce qu’il attendait Eric. Il repart tout guilleret… Enfin, si tant est que Ryan Philip puisse avoir l’air guilleret.

    Ce film est aussi palpitant qu’un épisode de Derrick. Je n’ai jamais vu un seul épisode de Derrick mais d’après ce que j’ai lu ici et là, il semble être le maître étalon en matière de rebondissements en série. Voilà, ici c’est un peu pareil. Le plus grand suspens est de savoir si la porte que Bob va ouvrir, s’ouvrira avant qu’Eric ait le temps de replacer une mallette à la bonne place. Pas de quoi faire un arrêt cardiaque.

    Finalement le plus grand espion de tous les temps qui gare sa voiture sur le parking du FBI alors qu’elle est chargée comme un arsenal finira par se faire avoir par un bleu bite, le même qui se fera avoir par une ruse de sioux de sa femme (la nunuche du début, vous vous rappelez pas ???).

    Bon je crois que je tiens là l’un des navets de l’année et le dernier plan m’a définitivement foudroyée. Le Bob (menottes aux poignets) et l’Eric se rencontrent une dernière fois. Bob (qui va finir sa vie en prison) sanglote et dit à Eric : « Prie pour moi ». Si j’avais une once de religion je prierais bien pour que les spectateurs n’y aillent  pas… , mais tout ce que je peux faire c’est vous prévenir ici.

  • Les échos du passé

     

    Parfois votre cinéphile préférée la cinéphile tombe en panne de nouveauté et je vous sens tout déconcertés en arrivant sur votre blog préféré ce blog, de ne rien trouver à vous mettre sous l’œil. Ça n’arrivera plus dorénavant car il se trouve qu’à mon dernier anniversaire l’une des deux personnes les plus merveilleuses de ma vie (…) m’a offert une sorte de bible : « Le Siècle du cinéma » de Vincent Pinel, que je décortique avidement et avec délices. Je vous en ferai donc dorénavant partager des extraits que j’intitulerai « Les échos du passé ». Ils pourront être récents ou très anciens et ils évoqueront plus d’un siècle de cinéma et plusieurs décennies de cinéphilie en ce qui me concerne. Cela réveillera chez vous je l’espère des souvenirs de films vus et aimés (ou pas !). Il y aura des potins, des critiques, des extraits de dialogues, des photos, des humeurs selon mon humeur à moi etc…

    En résumé, lorsque la rubrique portera le titre « Les échos du passé », les textes seront extraits de cet ouvrage même s’il pourra m’arriver d’y mettre mon grain de sel, évidemment…

    Je commencerai par un commentaire d’Orson Welles en 1950 à propos de « La femme du boulanger » de Marcel Pagnol :

    « Qu’est-ce que vous avez là ? De la mauvaise photographie, un montage qui laisse à désirer et trop de choses qui sont dites au lieu d’être montrées. Mais il y a une histoire et un acteur, tous deux magnifiques, qui en font un film parfait ».

  • La France de Serge Bozon **

    La France - Sylvie Testud et Pascal Greggory

    En 1917, Camille jeune mariée amoureuse attend François, parti à la guerre. Le jour où elle reçoit une lettre qu’elle juge incompréhensible : « Camille, ne m’écris plus. Je ne veux plus recevoir de nouvelles de toi. Tu ne me reverras plus. François », elle décide de se couper les cheveux pour ressembler à un garçon et rejoint le front. En chemin elle croise une troupe de soldats censée regagner un régiment. Elle va réussir à se faire accepter au sein du groupe…

    Encore un film ovni dont le but, les tenants et aboutissants resteront obscurs. Un road movie pédestre par temps de guerre, mais de la guerre nous ne verrons rien. A quatre reprises, les militaires sortiront d’étranges instruments de musique bricolés dans des casseroles et chanteront des comptines tristes et absconses. C’est joli, c’est surprenant, la campagne est belle (ça se passe dans le Nord…), Pascal Greggory à la diction parfaite et aristocratique est à la fois déplacé et curieusement à sa place en lieutenant qui couve ses ouailles. Sylvie Testud boudeuse et obstinée ressemble à un garçon. L’arrivée de François, à la fin est une ‘apparition’ (oui, encore un acteur que j’aime…).

    Ce film est comme égaré, surprenant, déroutant, anachronique et théâtral, on en sort déconcerté mais pas mécontent.

  • Les deux mondes de Daniel Cohen *(*)

    Photos de 'Les Deux mondes'
    Photos de 'Les Deux mondes'

    Rémy est transparent aux yeux de tous. Chez lui, au travail, dans la rue, dans sa famille, tout le monde l’ignore. S’il se fait bousculer, c’est lui qui s’excuse. Il profite d’un dérapage, d’une faille dans l’espace spatio temporel qui l’engloutit, l’aspire et le propulse dans un monde où on le prend pour le sauveur pour reprendre confiance en lui et sa vie en mains… en même temps, il en profite pour sauver les Bégaminiens du joug du tyran cannibale Zotan !

    Dire la moindre chose négative à propos de Benoît Poelvoorde est inconcevable en ce qui me concerne. Quoiqu’il fasse, quoiqu’il dise, il est excellent et c’est lui qui porte, emporte et soutient ce film très prometteur au début, qui s’essouffle dans la dernière demi-heure assez laborieuse et qui ne sait comment se conclure.

    Benoît Poelvoorde est un grand acteur qui n’a pas encore eu les films qu’il mérite (attendons le très prochain « Cowboy » de Benoît Mariage) mais il est complet. Il est drôle, émouvant et même en dictateur très con (pléonasme) il excelle. Il est ici ce qu’on appelle « en roue libre » mais il est un des rares acteurs que je connaisse qui balance ses répliques comme s’il improvisait et à chaque fois ça fait mouche. Benoît Poelvoorde est incroyable, drôle, charmant, délirant, énergique.

    J’aime Benoît Poelvoorde.

    Ce film c’est lui, et c’est pour lui qu’on peut le voir.