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jean-paul rouve

  • LE SENS DE LA FÊTE

    d'Olivier Nakache et Eric Toledano ***

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    Avec Jean-Pierre Bacri, Jean-Paul Rouve, Gilles Lellouche, Vincent Macaigne,  Eye Haidara, Hélène Vincent, Benjamin Laverhne, Suzanne Clément
     
    Synopsis : Max est traiteur depuis trente ans. Des fêtes il en a organisé des centaines, il est même un peu au bout du parcours. Aujourd'hui c'est un sublime mariage dans un château du 17ème siècle, un de plus, celui de Pierre et Héléna. .

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  • DALIDA

    de Liza Azuelos *

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    Avec : Sveva Alviti, Riccardo Scamarcio, Jean-Paul Rouve, Alessandro Borghi, Vincent Pérez, Nicolas Duvauchelle, Niels Schneider

    Synopsis : De sa naissance au Caire en 1933 à son premier Olympia en 1956, de son mariage avec Lucien Morisse, patron de la jeune radio Europe n°1, aux soirées disco, de ses voyages initiatiques en Inde au succès mondial de Gigi l’Amoroso en 1974, le film Dalida est le portrait intime d’une femme absolue, complexe et solaire... Une femme moderne à une époque qui l’était moins ... Malgré son suicide en 1987, Dalida continue de rayonner de sa présence éternelle.

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  • QUAND JE SERAI PETIT de Jean-Paul Rouve ***

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    Alors qu'il embarque à Calais avec sa femme pour une croisière qui ne va pas trop s'amuser, Mathias tombe littéralement en arrêt devant un petit garçon de 10 ans qui lui ressemble comme un clone au même âge. De retour à Paris Mathias n'a plus qu'une idée obsessionnelle : retrouver la trace du gamin. Il vit à Dunkerque dans une maison face à  la mer avec son père et sa mère. Il se prénomme lui aussi Mathias, son père est passionné par les avions comme le fut celui de Mathias avant qu'il ne disparaisse alors qu'il avait 10 ans... et le nombre de similitudes troublantes ne vont cesser de déstabiliser Mathias au point de faire passer sa propre famille (il est marié et a une fille de 13 ans) au second plan, de délaisser son travail et finalement de faire ressurgir des secrets et des non-dits embarrassants. Mathias réussit à se faire admettre puis apprécier par la famille du petit garçon, passer ses week-ends à Dunkerque sans donner d'explication à ses proches qui s'inquiètent et interprètent forcément ses absences répétées...

    Autant le dire et se fier au titre. Pour apprécier ce film, malgré ses maladresses, il faut laisser sa logique, sa grammaire et sa conjugaison au vestiaire ! En frôlant le fantastique et la folie, Jean-Paul Rouve devant et derrière la caméra court après son enfance perdue mais aussi cherche à retrouver le père qui lui a tant manqué. Se projeter totalement sur un petit garçon considéré comme un double et essayer d'inverser ou d'influencer le cours de son existence est vraiment déconcertant à observer. Toutes les coïncidences et concordances finissent par être étonnantes et peu crédibles. Mais on s'en fiche, on est au cinéma où tout est possible et l'acteur réalisateur insuffle à son film une fraîcheur, une douceur, une sensibilité et une sincérité telles que finalement, oui, on souhaite avec lui, le coeur battant, qu'il retrouve son père mort il y a trente ans. Dommage qu'il conclut son joli film de façon inutilement dramatique.

    Pour nous embarquer dans son doux et inoffensif délire, Jean-Paul Rouve choisit les paysages apaisants et hautement cinématographiques des plages du nord sous le soleil. Mais aussi il s'entoure d'un casting brillant tout entier acquis à sa cause enfantine. Les parents sont Miou-Miou faussement froide et brutale et Claude Brasseur tout embarrassé des silences familiaux. Jean-Paul Rouve et son mini double le très pro Miljan Chatelain sont au diapason. Mais une fois de plus c'est Benoît Poelvoorde (Benoît Poelvoorde je t'aime d'amour) qui fait des étincelles. Qu'il soit le père ou le mari aimant, l'amateur de photos, le copain, qu'il s'interroge sur le bonheur ou joue sur la plage avec son fils, il est extraordinaire, convaincant, toujours à sa place. Impressionnant de douceur, vieux punk à chien extraverti un jour, homme mélancolique un autre, cet acteur immense est INDISPENSABLE.

  • LEGITIME DEFENSE de Pierre Lacan **

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    Du jour au lendemain la vie de Benoît père tout récent d'un bébé tout mimi, va basculer. L'agence de détective privé de son père a été cambriolée et le bonhomme demeure introuvable. Le quotidien grisouille tendance tristouille de Benoît va se trouver boosté par une succession de faits en cascade qui vont le contraindre à protéger sa petite famille et la jouer finaud en démêlant le passé récent et plus ancien de son papa qui n'est peut-être pas aussi reluisant qu'il l'avait jusque là imaginé. Les flics, des enveloppes emplies de photos compromettantes, une malette qui a disparu avec papa, des vilains bien sadiques prêts à tout pour récupérer leur bien, une jeunette éprise d'un monsieur de trois fois son aîné, une patronne de pompes funèbres responsable d'un trafic étrange vont désormais faire partie de l'ordinaire de Benoît. Il a beau répéter à qui veut l'entendre que les affaires de son très décevant papa lui étaient totalement étrangères, personne ne l'entend crier.

    Je passerai allègrement et sans honte sur le titre et l'idée qu'il suppose. Que serait le pauvre monde si chacun décidait de rendre justice soi-même ? On n'est pas au far west quand même ! Et puis je voudrais bien vous y voir. Ne vous transformeriez-vous en machine de guerre si l'on menaçait de jeter votre poupon avec l'eau du bain ? Cet obstacle allègrement franchi, je dois dire que ce film lacanien où le moi serait traité comme un miroir empreint de structuralisme où la réalité sociale serait appréhencée comme un ensemble formel de relations*, est un polar à la française déjà vu mais pas désagréable. Le type ordinaire plongé dans des situations inextricables et pour le moins extraordinaires qui le transforment en terminator, ce n'est pas une nouveauté. Mais ce qui en fait le petit plus c'est le choix de l'acteur principal. Il est évident que Jean-Paul Rouve avec sa tête de gentil, son physique ordinaire, sa nonchalance, sa façon inimitable de dire qu'il ne comprend rien à ce qui se passe parce qu'il ne comprend VRAIMENT rien à ce qui se passe, rendent ses mésaventures bien flippantes encore plus crédibles. Evidemment, certaines complications (inutiles) en cours de route perdent un peu le spectateur mais un montage habile nous aide à partager le désarroi de Benoît.

    Olivier Gourmet aiguise encore un peu plus son numéro bien huilé de chanmé imperturbable et nous gratifie d'un lancer de nourrisson dans l'eau froide pas piqué des hannetons. Gilles Cohen va finir par se rendre indispensable. Et puis quel plaisir d'entendre Jean-Paul Rouve dire à son INSUPPORTABLE femme (du film) : "pour une fois tu vas m'écouter".

    *est-il besoin de vous préciser que cette phrase ne veut STRICTEMENT rien dire ? C'est JUSTE pour GENRE me faire mousser.