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guillaume gouix

  • CHEZ NOUS

    de Lucas Belvaux **

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    Avec : Emilie Dequenne, André Dussollier, Guillaume Gouix, Anne Marivin,  

    Synopsis : Pauline, infirmière à domicile, entre Lens et Lille, s’occupe seule de ses deux enfants et de son père ancien métallurgiste. Dévouée et généreuse, tous ses patients l'aiment et comptent sur elle.

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  • LES ANARCHISTES d'Elie Wijeman *

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    Synopsis : Paris 1899. Le brigadier Jean Albertini, pauvre et orphelin, est choisi pour infiltrer un groupe d’anarchistes. Pour lui, c’est l’occasion de monter en grade. Mais, obligé de composer sans relâche, Jean est de plus en plus divisé. D’un côté, il livre les rapports de police à Gaspard, son supérieur, de l’autre, il développe pour le groupe des sentiments de plus en plus profonds.

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  • HORS LES MURS de David Lambert (DVD)***(*)

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    Synopsis : Paulo, un jeune pianiste, rencontre Ilir, un bassiste d’origine albanaise. Aussitôt, c’est le coup de foudre. Du jour au lendemain, Paulo quitte sa fiancée pour s’installer chez Ilir. Le jour où ils se promettent de s’aimer pour la vie, Ilir quitte la ville et ne revient plus.

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  • MOBILE HOME de François Pirot ***

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    Quel plaisir de reprendre (un peu) de service sur ce blog avec un film aussi formidable ! J'espère également pouvoir vous parler des autres qui sont encore à l'affiche et que j'ai vus. Mais celui-ci est fragile parce que c'est un premier film et compte tenu de sa sortie relativement confidentielle. J'entends et je lis que le film, les personnages et le scénario font du surplace mais c'est justement ce qui lui donne tout son piment. Et c'est de toute façon le naturel de ces deux garçons de ne pouvoir avancer dans cette espèce de western immobile à la française comme seuls les belges savent les concocter. Oui, ça fait concept !

    Simon et Julien sont copains d'enfance et quoique quasi trentenaires ils n'ont ni avenir, ni but, ni ambition. Le genre qui retourne chez papa/maman dès que le vent tourne mal. C'est ce que fait Simon. Il revient de "la ville" où il a quitté son travail et la fille avec qui il tentait de vivre depuis des années. Dans ce village natal, il retrouve Julien qui s'est longtemps occupé de son père gravement malade. Les deux garçons sont encore deux gosses. Incapables de réellement coupés le cordon avec leurs parents bien que constamment en conflit avec eux, mais rêveurs, utopiques et en pleine crise comme des ados. A la fois velléitaires et enthousiastes, ils achètent un camping-car dans l'espoir de parcourir le monde, peu importe la destination, de vivre au gré de leurs besoins, à l'instar des "hobos" américains du début du XXème siècle. Quelques soucis mécaniques les empêchent de partir immédiatement. Qu'à cela ne tienne ils s'installent sur le parking du garage où l'engin doit être réparé et commencent leur voyage. Sur place. Et c'est drôle, beaucoup, à la folie. Et triste aussi parfois, un peu.

    Le réalisateur ne s'encombre pas de la crise. Julien et Simon ont décrété qu'au fil de la route dès qu'ils auraient besoin d'argent, ils trouveraient un travail. Peu importe lequel. Ramasser des pommes, des poires et pourquoi pas des scoubidoubidou ouah ! Et effectivement, ils trouvent un boulot. Il faut voir lequel. Tout est prétexte à montrer leur bonne volonté et à se moquer d'eux. Quelques rencontres, des filles surtout vont intervenir. Et on se dit que les embrouilles vont commencer. Même pas. Les deux gars se tiennent à leur objectif alors que l'on sent arriver les réticences, les craintes, les bonnes et les mauvaises raisons de ne plus réaliser le rêve.

    A quoi cela tient que deux hurluberlus écervelés aussi exaspérants s'il s'agissait de les côtoyer IRL, soient aussi attachants à l'écran ? C'est un peu le miracle et le privilège du cinéma. Mais aussi la grâce et le talent de deux acteurs drôles, charmants et émouvants. Cela dit le film ne manque lui-même ni de charme, d'élégance, de beauté, de trouvailles et la musique est la délicate cerise posée sur la pellicule. Mais ce sont Guillaume Gouix et Arthur Dupont qui impriment au film sa fantaisie et sa justesse. Le premier toujours magnétique et étonnant de film en film (ah Jimmy Rivière !!! j'en ai profité pour revoir la bande-annonce. Pfiou !) a une présence démentielle. Le second (à l'affiche aussi actuellement dans Les saveurs du palais, dans un rôle aux antipodes qui offre d'ailleurs, au côté de Catherine Frot (parfaite), les plus beaux moments au film) est souvent hilarant à cause de ses hésitations, ses mensonges, ses cachotteries et ses tentatives cocasses pour échapper à ses parents (Jacky Berroyer FORMIDABLE). Il est par ailleurs bon guitariste et bon chanteur. Les filles apprécieront. On lui filerait bien quelques coups de pieds pour le faire avancer mais finalement quand ses yeux s'embrument, on craque ! Comme on craque devant l'adorable Jean-Paul Bonnaire dans le rôle du père qui ne parvient ni à retenir son garçon (ses tentatives pour le faire revenir sont pathétiques et bouleversantes), ni à le laisser partir...

    Des garçons qui font rire et pleurer ! On court !

  • ET SOUDAIN TOUT LE MONDE ME MANQUE de Jennifer Devoldère **

    ET SOUDAIN TOUT LE MONDE ME MANQUE de Jennifer Devoldère, mélanie laurent, michel blanc, géraldine nakache, ET SOUDAIN TOUT LE MONDE ME MANQUE de Jennifer Devoldère, mélanie laurent, michel blanc, géraldine nakache, ET SOUDAIN TOUT LE MONDE ME MANQUE de Jennifer Devoldère, mélanie laurent, michel blanc, géraldine nakache,

    Justine est une grande fille pas bien finie dans sa tête. La seule "chose" qui fonctionne à peu près, c'est son boulot... et encore, on sent que manifestement être radiologue ne l'intéresse guère, sauf à composer d'étranges et bien moches oeuvres d'art en réalisant des radios de tout ce qui lui tombe sous la main. En outre, elle change de fiancé tous les quatre matins mais chacun d'entre eux lui reste étrangement attaché comme pour la protéger, de loin. Elle n'a pas de logement et squatte chez sa soeur Dom et son beau-frère qui, en manque d'enfant, cherchent à adopter. Mais le gros souci de Justine, c'est son père. Envahissant, incapable de cacher la moindre de ses pensées quitte à blesser son entourage, il se montre particulièrement cassant avec Justine qui considère sa maladresse comme un manque d'amour. Lorsqu'elle découvre qu'il va de nouveau être père à 60 ans et qu'il est resté en relation avec tous ses anciens petits amis alors qu'elle est en train d'entamer une nouvelle relation avec Sami qu'il risque de gâcher, Justine est effondrée...

    Bonne surprise que ce "petit" film qui passe constamment de la comédie pure (on rit beaucoup) à l'émotion (on ne va pas jusqu'à pleurer mais ça aurait pu...) et qui interroge finalement sur les sempiternelles questions de sa place à trouver au sein de la famille, dans le monde et de la distance à prendre avec les siens, les proches, les amis, la famille, les parents et j'en passe et de plus infernale..! Vaste programme évidemment mais la réalisatrice n'a pas la prétention d'apporter de réponse universelle au fait que "l'enfer c'est les autres" (ma devise !). Elle prend l'exemple des dégâts que peuvent causer le manque de communication, l'incompréhension, les interprétations et tous ces isolements qui pourrissent la vie, provoquent des ravages irréversibles, jusqu'à ce qu'on se dise "trop tard" !

    Michel Blanc est tout à fait crédible, insupportable et charmant dans ce rôle de soixantenaire juif infantile égoïste qui ne sait comment dire à sa fille à quel point il l'aime. Mélanie Laurent est parfaitement à l'aise dans celui de la grande fille perdue et fantasque. Géraldine Nakache est tordante en râleuse renfrognée. Et la meilleure nouvelle est que Jennifer Devoldère a bien compris que le désormais indispensable Guillaume Gouix est beaucoup plus à l'aise lorsqu'il tourne sans vêtements (si ça peut en intéresser certaine...).

    Et puis, pour une fois que tous les malheurs des enfants ne sont pas la faute de la mère, on ne va pas se plaindre !

  • POUPOUPIDOU de Gérald Hustache Mathieu ***(*)

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    Le jour où David Rousseau se rend à Mouthe (ville du Jura réputée pour être la plus froide et sans doute la plus enneigée de France) il croise la route d'une ambulance qui transporte le cadavre de Candice, jeune beauté et célébrité locale. Il est auteur de polars à succès, elle était l'effigie d'un fromage franc-comtois "Belle de Jura". En panne devant son clavier, harcelé par son éditrice, il chosit de se servir de ce fait d'hiver (ooops... pas fait exprès... divers !!) pour tenter de retrouver l'inspiration. D'emblée, il décide de ne pas croire à la thèse du suicide et aidé de Bruno jeune gendarme qui connaissait Candice, d'enquêter sur la vie et le passé de la belle, du temps où elle s'appelait encore Martine. C'est d'ailleurs la morte qui nous raconte son histoire en voix off. Selon elle, les histoires commencent toujours par la fin. Dès le générique Martine/Candice se désole donc de constater post mortem qu'il lui faut attendre d'être morte pour qu'un mec bien s'intéresse à elle. En effet, bien qu'ils ne se rencontreront jamais, et pour cause, Candice et David vont s'aimer, ou peut-être s'aiment-ils déjà ! C'est évident ce film n'est pas à un paradoxe ou une singularité près et c'est vraiment, vraiment tant mieux.

    Au départ on peut imaginer s'être trompé de salle tellement les étendues neigeuses et la musique blues font penser à un film américain et plus encore à "Fargo" peut-être. Je suppose que Gérald Hustache-Mathieu ne renie aucune des références qui parcourent son film  tellement elles paraissent à la fois évidentes et absolument bien intégrées au récit. Le visage livide, tuméfié et gelé de Candice découverte sous la neige et hop, on est chez David Lynch. Lynchienne encore est cette oreille (bien que toujours solidement accrochée à la tête) filmée en très gros plan pour nous indiquer que le détective amateur est atteint d'hyper-audition. Et puis il suffit qu'un adolescent un peu bas de plafond ouvre la porte vêtu d'un t-shirt jaune orné d'un taureau  et nous voilà chez Gus Van Sant. Heureusement le garçon ne joue pas de piano... Evidemment ces réminiscences sont loin d'être l'atout du film même s'il est toujours séduisant de découvrir un réalisateur cinéphile et plus encore de rallumer la flamme de sa propre cinéphilie. Mais ce film est bien français et très personnel et il est enthousiasmant de bout en bout. Malgré les invraisemblances pas bien gênantes telles la facilité à pénétrer dans la morgue et dans l'appartement de la morte, le réalisateur nous trimballe avec maestria de révélations en divulgations et fait peu à peu s'éclaircir le mystère et s'encastrer toutes les pièces d'un puzzle où rien n'est prévisible.

    Les parallèles entre la vie de Marilyn Monroe et celle de Candice Lecoeur qui paraissent aberrants au départ sont habilement et intelligemment mis à jour. Il s'agit d'un thriller un vrai, avec suspens et surprises à la clé. C'est également une tragédie non dénuée de sentiments et d'humour. Gérald Hustache Mathieu dont j'avais déjà adoré le premier film (que je vous recommande+++) semble être un auteur différent, décalé et je l'espère prolifique. En tout cas, j'attends impatiemment son prochain film.

    Les acteurs se sont mis au service de cette histoire différente à l'atmosphère si particulière, ne serait-ce que par le climat glacial qui y règne. Jean-Paul Rouve un peu désorienté, nonchalant et finalement plutôt romantique trouve enfin un rôle qu'il endosse avec légéreté. Sophie Quinton, véritable muse du réalisateur est une merveille. Tout lui va, même un sac à patates, et ce n'est pas une image ! Elle partage avec Marilyn cette espèce de douceur et de gravité enfantines, cette douleur d'éternelle insatisfaction qui se traduit par le sourire le plus triste du monde. Et la révélation vient également de Guillaume Gouix qui en gendarme honnête et rigoureux devrait ravir aussi bien les filles que les garçons sensibles.

    Ce week end, c'est "Poupoupidou" qu'il vous faut voir !