MA SEMAINE AU CINEMA
ADIEU GARY de Nassime Amaouche ***

VICTORIA : LES JEUNES ANNéES D'UNE REINE de Jean-Marc Vallée ***


SANS RANCUNE de Yves Hanchar °

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ADIEU GARY de Nassime Amaouche ***

VICTORIA : LES JEUNES ANNéES D'UNE REINE de Jean-Marc Vallée ***


SANS RANCUNE de Yves Hanchar °

pour ceux qui ont un peu de temps, de bonnes lunettes et envie de jouer.
Il me faut quatre réponses :
- le nom de l'acteur ou de l'actrice,
- le nom du personnage,
- le titre du film,
- je les ai tous vus, j'en ai détesté un seul, lequel ? LA MÔME. Bravo Dada.
C'est simple !
I

II


III


IV


V


VI


VII

VIII


IX


X



Brüno est un (faux) journaliste de mode, autrichien, homosexuel, stupide. Il souhaite devenir mondialement célèbre et pour y parvenir il se rend dans la Mecque de la célébrité : Los Angeles/Hollywood. Il s’aperçoit que proposer à des producteurs consternés ses idées d’émissions trash, porno ou ses interviews-réalité de stars plus ou moins has been, ne suffit pas. Il est convaincu que pour réussir, comme George, Tom ou Brad il faut être hétéro…
A un moment, un personnage du film suggère à Brüno de plutôt faire des films X, ce n’est peut-être pas une si mauvaise idée. Ainsi le réalisateur ne serait-il plus obligé de flouter ses ébats (pourquoi à certains moments et pas à d’autres ?) ou mettre des petits carrés noirs sur les parties intimes pour montrer ce film bites-couilles-poils-trous du cul… L’interdiction aux moins de 12 ans est à ce titre d’une hypocrisie sans nom. Quoi et qui est-elle censée protéger ?
A mon sens, « Brüno » n’a pas grand intérêt et aucune valeur éducative même s’il prétend mettre les américains (pourquoi eux plus que nous d’ailleurs ?) face à quelques-uns de leurs travers : l’homophobie, le puritanisme, la télé réalité, les marchands de promesses (médiums ou pasteurs), le charity business (grand moment néanmoins où Paula Abdul accepte de s’asseoir sur un ouvrier mexicain à quatre pattes qui lui sert de fauteuil tout en expliquant, parée comme pour la cérémonie des Oscar, que ses priorités sont son amour des autres et son besoin d’aider son prochain…) etc.
Le plus gênant c’est qu’on a constamment la sensation que certains passages sont en caméra cachée, d’autres complètement scénarisés.
On a du mal notamment à croire que Brüno soit allé provoquer des islamistes au Liban, qu’il ait pu être intégré à l’armée ou (à un tout autre niveau) que Bono, Sting et Elton John aient été filmés à « l’insu de leur plein gré ».
A partir de là, rien ne fonctionne, même si je mentirais en disant que je n’ai pas ri, un peu, mais vraiment pas beaucoup.
Je n’avais pas vu « Borat » et n’ai aucune envie de le voir.


Alors voilà, l’histoire est racontée dans le titre, je ne peux pas mieux dire et on n’est pas trompé sur la marchandise. La Reine Victoria avant d’être la grosse bonbonne qu’on connaît par les images et qui fut (jusqu’à présent) la Reine d’Angleterre qui régna le plus longtemps, a été une jeune fille belle comme le jour, passionnée et amoureuse folle de celui qui devint sont mari. C’est peut-être aussi la seule reine à avoir été heureuse avec son homme j'imagine.
En tout cas, avec ce joli film, si je ne tiens pas la bonne surprise de l’été, je ne m’y connais plus. J’avoue que bien échaudée par les horribles derniers films de princesses, je me suis rendue voir celui-ci sans conviction.
Erreur, c’est épatant.
Une véritable comédie sentimentale en froufrous. Le Sissi du 3ème millénaire avec des pianos, des violons, du vent dans les cheveux, des bonnes manières, de la dentelle, des intrigues, des convoitises, des complots mais aussi et surtout les grands et beaux sentiments de deux tourtereaux fous d’amour mais réfléchis, intelligents et conscients de leurs responsabilités et obligations. Avec en joyaux sur la couronne, une déclaration d’amour tellement touchante qu’elle en ferait (presque) venir les larmes aux yeux et donnerait envie d’avoir plusieurs épisodes de Victoria : les années de la maturité, Victoria et ses enfants, Victoria face au drame, Victoria grand-mère etc…
Il faut dire aussi que si l’histoire est rondement et bien menée, sans temps mort et sans niaiserie, le casting est tout simplement royal, rien de moins.
Emily Blunt est Victoria tour à tour fragile puis autoritaire mais toujours juste et magnifique. Rupert Friend a l’air tout droit sorti d’une gravure du XIXème et incarne à ravir l’amoureux follement romantique. Mais on retrouve ici avec délice Paul Bettany hotissimo en Lord Melbourne, Thomas Kreschtman élégamment guindé en roi Léopold de Belgique, Miranda Richardson rigide puis libérée… et plein de seconds rôles impeccables tout fringants en costumes de princes et princesses.
Bon, je sais pas vous, mais moi je sors ma « robe qui tourne ».

Et aussi Adieu Yasmine, car il me semble en effet important de rappeler que l’acteur principal du film qui tient le rôle de Samir est mort samedi dans un accident de scooter. En dehors de ses amis et de sa famille, il doit être douloureux pour toute l’équipe de soutenir ce beau film ainsi endeuillé.
…………………………………………………….


Samir sort de prison et rejoint son père et son frère dans la petite maison qu’ils occupent dans une cité ouvrière qui se vide progressivement. Le dernier espoir de cette communauté dont le lien, en dehors de la mixité ethnique est l’évidence d’appartenir au milieu ouvrier, semblait résider dans l’usine locale qui vient de fermer ses portes. A mesure que l’usine est démontée pièce par pièce, on accompagne quelques uns des habitants du quartier qui choisissent de rester, de partir ou simplement de rêver de le faire...
Dans ce petit monde clos, il y a :
Francis (Jean-Pierre Bacri) qui a travaillé toute sa vie sur une machine et continue de la réparer, pour rien, par amour du travail bien fait et accompli, jusqu’à ce qu’elle soit emportée. Avec ses façons tendres, bourrues et maladroites, il tente d’inculquer à ses grands garçons qu’il a eus avec une marocaine morte depuis, la valeur et l’importance du travail.
Maria (Dominique Reymond) la voisine très très proche de Francis, et mère d’un ado, José, qui croit que son père est Gary Cooper et qui regarde mutique tous les vieux westerns de l’acteur en attendant le retour du héros. Maria qui, sous le regard inquiet de Francis teste des médicaments pour l’industrie pharmaceutique.
Samir, le fils qui est sans doute « tombé » à la place d’un autre (on le comprendra, peut-être, sans effet appuyé de la part du réalisateur), accepte un travail qu’il trouvera rapidement humiliant : déguisé en souris pour la « semaine du fromage », il remplit les rayons d’une supérette avec son frère Icham qui rêve de partir au bled qu’il ne connaît pas. Il apprend d’ailleurs, dans des scènes assez hilarantes à parler l’Arabe avec énormément de difficultés.
Il y a Nejma (sublime Sabrina Ouazami) dont Samir tombe amoureux (on le comprend) mais qui va choisir de quitter cette province sinistrée pour « monter » à Paris.
Et puis, il y a José qui attend Gary à côté d’Abdel aimé de tous, dangereusement insoupçonnable bien que revendeur de drogues…
Mille thèmes sont brassés ou effleurés sans zèle ni prosélytisme par un réalisateur qui aime, respecte, écoute les autres : le monde ouvrier, les syndicats, l’intégration, les racines, le rôle et la place de la religion dans une société laïque et on applaudit Nassime Amaouche de réussir un film de cinéma aussi beau (visuellement), aussi fort avec autant de délicatesse.
Il est entouré par le lumineux Yasmine Belmadi, les très solides Jean-Pierre Bacri et Dominique Reymond, et on comprend aussi la participation amicale de Bernard Blancan dans un film aussi discrètement militant.
Sans oublier le dernier "personnage" du film, la sublime et obsédante musique du Trio Joubran.
Dans la chaleur écrasante d’un été du sud de la France, cette cité se résume à une allée bordée de platanes, entourée par l’usine abandonnée et la voix ferrée. Elle finira par le miracle du cinéma par se transformer en un véritable décor de western avec son unique rue déserte, balayée par la pluie et traversée par un poor lonesome cow-boy : Gary Cooper himself ? J Pur instant de magie cinéphile et mélancolique.
Un film et des personnages regroupés autour d’une valeur frémissante qui paraît désuète et dépassée : la fraternité !

ne sont pas toujours originales !
Il y a deux films à chaque image. Lesquels ? (Je sais, c'est donné !).
Question subsidiaire :
- parmi ces 26 films, il n'y en a qu'un seul que je n'ai pas vu : lequel ? Pourquoi ?
Il s'agit de Microcosmos car je déteste les insectes. C'est Frederique qui après les avoir quasiment tous éliminés un par un pour de bonnes raisons, a trouvé la réponse :-)
- j'en ai DéTESTé DEUX : lesquels ?
Jordane a trouvé : Vinyan est bien l'un des deux films que j'ai détesté.
Et Frédérique a trouvé l'autre, il s'agit de Fauteuils d'orchestre.
I


II


III


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V


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VIII



IX










Il a accepté le très distingué « Brass balls award » sur la chaîne de télé américaine méchamment burnée « Spike » (chaîne destinée à un « public de jeunes adultes de sexe masculin »)…
.

Lors de cette soirée des « Spike TV's Guys Choice Awards »
Ont également été remis :
The Decade of Hotness award à Halle Berry,

The Fight Club Award à David Fincher, Brad Pitt et Edward Norton

The guy of the year award à Mickey Rourke

Si vous souhaitez voir des vidéos de cette soirée hot glamour, rendez-vous ici.

1955 en Belgique – Laurent, orphelin de père (mort lors d’un raid aérien pendant la seconde guerre mondiale), viré de son lycée, intègre une pension pour garçons. Rapidement, il croit que le prof de littérature n’est autre que ce père disparu quand il avait deux ans. Avec un copain, il va tenter de trouver des preuves et par ailleurs poussé par ce même prof, entamer l’écriture de son premier roman.
Difficile de croire qu’un tel film fût possible. Il faut dire qu’un réalisateur qui ose faire dire à un de ses personnages « Mozart, c’est de la guimauve » ne peut pas être bon. Définitivement. Malgré tout le respect que j'ai pour Schubert.
Sorte de mixture ratée entre « Le cercle des poètes disparus » et « Les choristes », ce film semble avoir été tourné à l’époque où il se situe (ce qui n’est pas un compliment pour les années 50 qui recèlent évidemment des pépites). Vieillot, daté, naïf, écrit avec les genoux… il faut vainement chercher ce qu’on peut en sauver. Je dirai : de magnifiques paysages et le pauvre et tout jeune Milan Mauger qui mérite mille fois mieux car on a vraiment l’impression que ce beau garçon peut transformer le plomb en or.
Pour le reste, c’est tellement mauvais qu’on a peine à le croire. Pour une fois, je dirai aussi que le film est à l’image de l’affiche : propre, bien rangé avec un sourire bêbête dessus. Thierry Lhermitte, engoncé dans un rôle de prof présumé fantasque, qui doit faire naître vocations et sentiments de liberté chez des ados, est ridiculement prétentieux et sûr de lui. Rien à voir avec le charismatique professeur Keating ou le gentil pion des Choristes…
Les dialogues sont d’une pauvreté, d’une indigence rares et les situations d'une bêtise à pleurer.
Exemples : la grande punition des élèves est "va regarder les vaches" et l'on retrouve le pauvre héros au milieu des près à faire ses devoirs ;
ou bien,
lorsque Laurent intègre le pensionnat il doit partager son coin de dortoir avec un couillon, "Boulette" il s'appelle, méchant comme une teigne... par un beau matin de printemps (il fait toujours beau dans ce film ; mais parfois il fait froid alors tout le monde met son manteau et un personnage dit "ferme la fenêtre il fait froid", mais il fait beau quand même), ils deviennent les meilleurs amis du monde sans qu'on sache pourquoi ni comment... Bref.
L’histoire prévisible d’un bout à l’autre est absolument sans intérêt. On n’aura pas l’explication du titre quoique… profs et élèves se serrent la main le premier et le dernier jours de l’année en s’appelant par le prénom et en se disant « sans rancune » d'un air entendu.
Quant à savoir si le prof est vraiment le père de Laurent !!!
Oui ou non
ou les deux,
c’est comme vous voulez.
On s’en fout.