T'as d'beaux yeux tu sais !
Vous pouvez tenter de dire à qui sont ces jolis yeux.
BRAVO A POMEPOME(girl) QUI A TROUVE LA MAJORITE DES REPONSES !
1


En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
Vous pouvez tenter de dire à qui sont ces jolis yeux.
BRAVO A POMEPOME(girl) QUI A TROUVE LA MAJORITE DES REPONSES !
1


Pour ceux qui ont raté cette merveille à sa sortie, il reste la séance de rattrapage en DVD. N’hésitez pas, car Tommy Lee Jones a réussi là un coup de maître. On connaissait l’acteur marmoréen, on découvre le réalisateur engagé et amoureux fou de son pays.
Mike Norton (absolument génial Barry Pepper), garde frontière macho et bas de plafond (pléonasme ?) tue accidentellement Melquiades Estrada, méxicain clandestin devenu « cow-boy » et ami de Pete (magnifique Tommy Lee Jones) son contremaître. Devant la mollesse des autorités locales à mener l’enquête, Pete va s’en charger lui-même et offrir à son ami un enterrement digne tel qu'il le lui avait promis. Il va retrouver l’assassin et le mener, à coup de crosse parfois, vers la rédemption.
Tout ici est absolument et simplement sublime. Au-delà des paysages grandioses qui coupent le souffle, voir un homme, très con, en chemin vers la lumière, se redresser, au prix de souffrances physiques et psychologiques certes, découvrir des valeurs modestes et pourtant fondamentales telles que l’amitié, le partage, l’entraide, le respect de la parole donnée est bouleversant. Ce voyage initiatique qui aboutit à la compréhension, à la tolérance et au pardon est un uppercut qui atteint en plein cœur. On n’oublie plus jamais ce nom : Melquiades Estrada dès qu’on a vu ce western passionnant à la fois classique, singulier et déroutant qui tire les larmes. Bien que cette histoire soit poignante, cruelle et passionnante, Tommy Lee Jones n’oublie pas de distiller l’humour avec finesse et on rit franchement à plusieurs reprises, sans oublier une scène presque onirique où une petite fille joue Chopin au milieu de nulle part sur un piano désacordé : magique. Il brosse également deux beaux portraits de femmes, magnifiques, délaissées qui prennent leur destin en main.
Quant à l’interprétation, je l’ai dit, elle est d’une subtilité, d’une intensité et d’une justesse exceptionnelles.
Un chef d’œuvre !
LA VIE DES AUTRES DE Florian Henkel Von Donnersmark
LETTRES D IWO JIMA de Clint Eastwood
APOCALYPTO de Mel Gibson
L'ILLUSIONNISTE DE Neil Burger
LES CLIMATS de Nuri Bilge Ceylan
LE ROI D ECOSSE de Kevin Mc Donald
THE GOOD GERMAN de Steven Soderbergh
LES TEMOINS d'André Téchiné
GOLDEN DOOR d'Emmanuele Crialese
J'ATTENDS QUELQU'UN de Jérôme Bonnel
NE TOUCHEZ PAS LA HACHE de Jacques Rivette
INFAMOUS de Douglas McGrath
ANNA M. de Michel Spinosa
SUNSHINE de Danny Boyle
LE VIEUX JARDIN d'Im Sang Soo
ELECTION 1 et 2 de Johnnie To
LOIN D'ELLE de Sarah Polley
STILL LIFE de Jia Zhang Ke
AFTER THE WEDDING de Suzanne Bier
ZODIAC de David Fincher
LES CHANSONS D AMOUR de Christophe Honoré
APRES LUI de Gaël Morel
LE SCAPHANDRE ET LE PAPILLON de Julian Schnabel
GRINDHOUSE BOULEVARD DE LA MORT de Quentin Tarantino
LADY CHATTERLEY ET L HOMME DES BOIS de Pascale Ferran
ROMAN DE GARE de Claude Lelouch
BOXES de Jane Birkin
ROMAN DE GARE de Claude Lelouch
HALF NELSON de Ryan Fleck
2 DAYS IN PARIS de Julie Delpy
DELIRIOUS de Tom di Cillo
THE BUBLE D'Eytan Fox
L'AVOCAT DE LA TERREUR de Barbet Schroeder
PERSEPOLIS de Marjarne Satrapi
CEUX QUI RESTENT d'Anne le Ny
CARTOUCHES GAULOISES de Mehdi Charef
HAIRSPRAY d'Adam Shankam
SICKO de Michaël Moore
WAITRESS d'Adriane Shelly
MIO FRATELLO E FIGLIO UNICO de Daniele Luchetti
UN COEUR INVAINCU de Michaël Winterbottom
LA FACE CACHEE de Bernard Campan
THE BOURNE ULTIMATUM
7 H 58 CE SAMEDI LA de Sidney Lumet
MON ENNEMI INTIME de Florent-Emilio Siri
UN SECRET de Claude Miller
CONTROL d'Anton Corbijn
PARANOID PARK de Gus Van Sant
L'ASSASSINAT DE JESSE JAMES PAR LE LACHE ROBERT FORD d'Andrew Dominik
LE REVE DE CASSANDRE de Woody Allen
L'HOMME SANS ÂGE de Francis Ford Coppola
DE L'AUTRE CÔTE de Fatih Akin
THIS IS ENGLAND de Shane Meadows
MICHAEL CLAYTON de Tony Gilroy
SECRET SUNSHINE de Lee Chang Dong
LES PROMESSES DE L OMBRE de David Cronenberg
DANS LA VALLEE D ELAH de Paul haggis
ONCE de John Carney
MY BLUEBERRY NIGHT de Wong Kar Waï
I'M NOT THERE de Todd Haynes
LA VISITE DE LA FANFARE d'Elan Kolirin
VOUS ETES DE LA POLICE de Romuald Beugnon
L'HOMME SANS AGE de Francis Ford Coppola
LA NUIT NOUS APPARTIENT de James Gray
LA GRAINE ET LE MULET d'Abdellatif Kechiche
GONE BABY GONE de Ben Affleck

Ce n’est pas un film sur l’enfance maltraitée ordinaire car ici l’amour ne manque pas mais cet amour est tellement maladroitement exprimé qu’il fait parfois plus de mal que de bien. Tommi, petit garçon de 11 ans (inoubliable Allessandro Morace, la tristesse incarnée) vit avec son père et sa sœur. La mère un peu folle, devenue mère trop tôt les abandonne puis réapparaît repentante, les couvre de cadeaux, de promesses, puis disparaît à nouveau. Les séquelles indélébiles de ces incertitudes font que tous ces êtres, alors que leur préoccupation principale est de prendre soin les uns des autres, crèvent de solitude, de chagrin et d’amour.
Quand les adultes perdus et blessés font de leurs enfants leurs confidents, c’est douloureux, c’est injuste mais c’est humain et ce film crève-cœur sans pathos est écorché vif.
Kim Rossi Stuart, acteur récemment sublime dans « Romanzo criminale » devenu réalisateur ne se contente pas de jouer de sa beauté, il s’offre le rôle complexe et limite, ambigu et pas vraiment sympathique du père fou de ses enfants mais complètement bancal, colérique, totalement imprévisible. C’est courageux.
Allez voir ce film fort, pudique, complexe dont l’étude des situations et des caractères frôle la perfection et emportez en mémoire le visage d’un petit garçon magnifique qui s’accorde le droit de pleurer enfin !
de Guillermo del Toro ****

Woody revient une fois de plus, et avec quel bonheur (pour lui, pour ses acteurs et pour nous spectateurs) à la comédie policière délirante et échevelée.
Une jeune étudiante en journalisme, Sondra, sert de cobaye pour un numéro au magicien Splendini. Enfermée quelques instants dans un caisson, elle y croise le fantôme d’un journaliste mort récemment qui lui livre un scoop.
Sondra et le magicien vont s’associer pour résoudre l’énigme.
L’idée est ébouriffante, le reste est effervescent. Les deux apprentis détectives vont-ils réussir à déchiffrer les indices laissés par le serial killer ou « Tueur au Tarot » ? Le bel aristrocrate Peter Lyman (Hugh Jackmann… il fait très très chaud !!!) est-il impliqué dans cette série de meurtres ?
Woody Allen retrouve sa nouvelle muse, Scarlett Johanson, très à l’aise pour jouer les ravissantes idiotes (« si nos deux cerveaux se choquent, ça risque de sonner creux ») et adopter le rythme verbal à la fois hésitant et abondant du maître. Elle est déchaînée, dynamique, énergique et drôle.
Quant à Woody… j’ai toujours trouvé que ses films dans lesquels il est également acteur avaient quelque chose en plus. Conscient de vieillir, même s’il semble toujours considérer cela comme une injustice, il renonce ici à jouer les amoureux transis auprès d’actrices dont il pourrait être le père ou le grand-père… et s’offre un rôle paternel de protecteur sur la personne et le personnage de Scarlett qu’il appelle, avec plein de tendresse « Ma chérie » ; ça lui va à merveille.
Quant aux répliques, elles sont toujours ciselées comme on les aime (pour ceux qui aiment) et c’est lui qui les a mieux que quiconque en bouche. C’est un festival :
« je suis né hébraïque mais je me suis rapidement converti au narcissisme »,
« je n’ai jamais pris un gramme, mon angoisse me sert d’aérobic ».
Détail d’importance, pour la deuxième fois consécutive, nous sommes à Londres et non à New-York.
C’est léger tout en étant brillant et captivant et on ne compte pas les éclats de rire ! Que demander de plus ?
Woody, encore et encore !
Et qu'ont-elles en commun ?
Voici la réponse : contre toute attente ce ne sont ni Jordane ni Joye qui ont raison... mais Franz... En effet, ces beautés ont toutes été présidentes du Jury à Cannes. Il y eut également Françoise Sagan, Catherine Deneuve (co-présidente avec... Clint Eastwood (connais pas), Isabelle Adjani, Liv Ullmann. Parité respectée quand on sait que le festival a presque 60 ans !
Pardon d'avoir tardé à vous donner la réponse ! Ce n'est pas (uniquement) par cruauté mais simplement parce que vos commentaires, votre application et surtout votre imagination font ma joie ! Merci à tous.
Sophia Loren
'
Michèle Morgan

Ingrid Bergman

Olivia de Havilland

Jeanne Moreau

de Neil Jordan ***
Avec Cillian Murphy, Liam Neeson, Stephen Rea, Brendran Gleeson
- « Ne les appelez pas les indigènes, mon capitaine !
- Ben, les musulmans alors ?
- Non, ils n’aiment pas non plus.
- On doit les appeler comment alors ?
- Les Hommes mon capitaine !!! ».
Il y a toujours des scènes ou des répliques chocs dans les films. Ce film est un choc à lui tout seul. Des « africains » se sont engagés pour libérer la France, ici, Rachid Bouchareb s’intéresse aux algériens et aux marocains qui viennent pour la première fois fouler le sol de la « mère patrie », chanter « La Marseillaise » et libérer la France du nazisme. Le périple commence en Italie, se poursuit en Provence pour se terminer dans les Vosges puis en Alsace où quatre hommes résistent en attendant l’arrivée de la troupe… Quatre hommes dans la tourmente, transformés en « chair à canon » destinés à monter à l’assaut en première ligne ! Des hommes qu’on a utilisés, à qui on a menti et qu’on a oubliés.
Vive la France !
Rachid Bouchareb souhaite simplement que justice leur soit rendue en leur donnant une place dans les livres d’histoire, c’est peu, c’est énorme. Rendons dès à présent au moins hommage à son très très beau film, vibrant et bouleversant, qui alterne les scènes de bravoure militaire et les moments intimes. Mais ici, une fois encore, les soldats ne meurent pas dans des ralentis esthétisants et déplacés. Les hommes même s’ils sont solidaires et fraternels ne sont pas en colonie de vacances, comme parfois dans certains films, où entre deux combats, ils semblent être dans une fête entre potes. La guerre pue, les hommes crèvent de trouille, le temps s’étire, les injustices pleuvent (permissions pour les « métropolitains » et pas pour les « indigènes » par exemple…). Pratiquement deux ans à libérer un pays qui les ignorera, les rejettera, alors qu’ils se demandent parfois : « qu’est-ce qu’on fout ici mon capitaine ? ».
Le film est beau, intense, puissant et la dernière demi-heure, beaucoup plus romanesque et spectaculaire est déchirante et bouleversante. Le tout dernier plan, douloureux et poignant vous laisse effondré dans votre fauteuil. Une fois encore, le public ne s’y trompe pas, qui ne peut manifester son adhésion qu’en applaudissant.
Que dire des interprètes, sinon que Wong Kar Wai et son jury ne se sont pas trompés non plus à Cannes, même si Sami Bouajila me semble dominer cette interprétation sans faille. Il faut dire que son rôle est magnifique, et il est époustouflant d’énergie et d’obstination tranquilles ! De Samy Nacéri se dégage une force intérieure inouïe, une rage contenue impressionnante. Roschdy Zem, à la fois calme et tendu est une sorte de colosse tendre et fragile. Jamel Debbouze fait parler ses yeux comme jamais, prêt à tout pour être aimé et reconnu. Bernard Blancan, déchiré, à la fois brusque et humain est parfait.

Une histoire oubliée, voire méconnue, racontée par des acteurs impliqués, concernés, véritablement « habités »…
faites-leur un triomphe car le film est magnifique !
novembre 1967 - septembre 2006
Il n'était pas seulement le frère de l'indispensable Lucas Belvaux, il était aussi le réalisateur du cultissime "C'est arrivé près de chez vous" dans lequel il révélait Benoît Poelvoorde. Ce bijou d'humour noir, réalisé en noir et blanc avait des allures de faux reportage ce qui le rendait encore plus terrifiant. Une équipe de télé dont l'interviewer était Rémy Belvaux lui-même, suivait les pas d'un serial killer bavard qui commentait ses actes. Le film avait fait sensation à la Semaine de la Critique à Cannes en 1992 et était devenu une oeuvre culte.
Qui a oublié la recette du "Petit Gregory" ? C'était d'un mauvais goût douteux parfaitement assumé.
Un petit rappel ici : http://cinema.fluctuat.net/blog/8783-ca-n-039-arrivera-plus-pres-de-chez-vous.html (le chevelu qui pouffe, c'est Rémy).