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Sur la Route du Cinéma - Page 500

  • MA SEMAINE AU CINEMA

    LE CŒUR ***

     

     

    UNE FAMILLE CHINOISE de Wang Xiaoshuaï

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    L’HORREUR ***

     

    JOHNNY MAD DOG de Jean-Stéphane Sauvaire

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    L'ACTEUR... ***

     

    POUR ELLE de Fred Cavayé

     

     

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    LE BROCOLI (pour changer des navets) °

     

    LE PRIX DE LA LOYAUTÉ de Gavin O’Connor

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  • Pour elle de Fred Cavayé ***

    Pour elle - Vincent LindonPour elle - Vincent LindonPour elle - Vincent Lindon et Diane Kruger

    Julien et Lisa sont mariés, heureux, amoureux et ils ont un petit garçon forcément génial, Oscar. Tout est idéal jusqu’à ce matin où Lisa se fait (très) brutalement arrêtée devant ses deux chéris. Accusée du meurtre de sa patronne, elle est condamnée à 20 ans de prison. Après que le pourvoi en cassation ait été rejeté et qu’elle ait tenté de se suicider, Julien décide de passer à l’acte pour sortir Lisa de prison.

    Pourquoi un film bourré d’invraisemblances, d’énormités, de coups de bol improbables qui font avancer le héros est-il aussi agréable à voir, intéressant voire franchement palpitant par moments ? Parce qu’il est vraiment bien fait et que pas un seul instant on ne décroche de la folle progression de Julien qui sombre irrémédialement dans l’illégalité la plus dure pour tenter de sauver la femme qu’il aime. On ne croit pas vraiment que monsieur tout le monde puisse se transformer du jour au lendemain en loup solitaire capable du pire et de monter seul un scénario abracadabrantesque pour réussir l’évasion d’une prison, et on s'en fiche car à aucun moment le film n’est ridicule même s’il est extravagant. Et la façon dont Julien prépare son « coup » avec force croquis, références, photos dont il couvre les murs de son appartement, est tout simplement haletante et laisse complètement bouche bée.

    Il faut dire aussi et surtout que le film est tout entier porté et même emporté par un acteur quasi omni-présent qui ne ménage pas sa peine et parvient à être crédible en toute circonstance (un peu moins en prof de français cela dit). Bien que Diane Kruger soit très crédible et convaincante, Vincent Lindon, amoureux fou, mari désespéré, papa poule, voyou, tueur, en peu de mots mais avec sa présence massive et charismatique, est l’homme de toutes les situations et de ce film énergique et fougueux. Pas un "grand" film mais un très, très bon film et c'est beaucoup, une surprise inattendue et un acteur... mais quel acteur ! A un moment, Lisa/Diane dit à Julien/Vincent "tu es beau" en lui caressant le visage et effectivement il l'est, de son étrange beauté, c'est-à-dire plus que beau, magnifique, magistral, intense, douloureux, solide, fiévreux...

  • Le prix de la loyauté de Gavin O’Connor °

    Le Prix de la loyauté - Edward Norton

    Jim n’a même pas le temps d’assister au repas annuel de fin de championnat de foot. Pourtant il a conclu la saison par un beau 2-81 faisant remporter la victoire à son équipe. Mais Jim est appelé en renfort pour un 10-13 ! Et oui, Jim est keuf et le 10-13, c’est quand y’a « un homme à terre ». Et là, d’ailleurs y’en a 4. Les morts de keufs sont toujours plus graves que les morts toutes courtes et pourtant on s’en fout. On ne les connaît pas les 4 gisants. Mais parfois ça n’empêche pas que ça donne des films. En plus ici, Jim est le beau-frère de deux frères qui sont flics aussi et beau-fils du père des deux autres qui était flic itou dans une autre vie. Alors tout le monde se retrouve pour résoudre l’enquête et rapidement, il semblerait qu’il y ait de la pourriture dans l’air !

    Ça vous dit quelque chose ? Normal, on en a vu des kilos de pellicules de films sur les méthodes de barbares et de voyous des flics ripoux avec cervelles qui giclent sur les murs et scènes de tortures gratinées. Manque de bol, Gavin (c’est le réalisateur) a vu « La nuit nous appartient » et ça lui a fait piquer une grosse crise de jalousie. Pas fier, il a même ajouté une histoire familiale où chacun a des trucs lourdingues à assumer et il a cru qu’il réussirait à nous entourlouper. Loupé Gavinou, tout le monde n’est pas James Gray et avec ton histoire d’honneur, famille, loyauté, tu arrives avec plusieurs rames de retard et le résultat est assez consternant voire peut-être ennuyeux et sûrement très très très long.

    Je vous dis pas qui est le ripoux de chez ripoux, comme ça, ça vous fera trois minutes de suspense.

    Alors je peux vous parler des dialogues si ça vous chante. Exemple :

    « ma famille c’est TA famille »,

    « si tu touches à MA famille, je te casse les dents »,

    « tu m’as trahi Jimmy ! »,

    « t’es un mec bien Francis »,

    « je vais le fumer ce mec »,

    « si tu fais quoi que ce soit, je te colle en prison et c’est ton cul qui va fumer » (cette réplique évidemment, je ne l’ai pas comprise, je suis romantique moi !)

    etc.

    Je peux parler des rôles et des acteurs aussi. Les femmes et les enfants d’abord. Bon allez, que les femmes parce que les moutards, à part quelques hurlements stridents à la american way of life quand ils ouvrent leurs cadeaux de Noël, rien à dire, on voit même pas leurs figures. Alors donc les femmes sont des actrices qui sont TOUTES inconnues au bataillon (en ce qui me concerne) et on comprend pourquoi. Les pauvres n’ont vraiment pas grand-chose comme part de bifteack à se mettre sous la dent. Ce sont toutes des pondeuses plus ou moins mourantes à qui on dit « file dans ta chambre » quand il y a des discussions entre hommes. Et elles le font les nouilles (pour rester polie) !!!

    Sinon, y’a les hommes.

    D’abord Noah Emmerich, c’est lui :

    Le Prix de la loyauté - Noah Emmerich et Jon Voight

    Il est mauvais comme un cochon, c’est pas croyable. En plus ça lui va pas du tout le costume d’apparats (à cause du béret j'imagine). Et puis il faudrait que quelqu’un lui dise un jour que faire acteur c’est autre chose que de porter des cannettes de bière à Truman (comme dans « Truman show ») et aussi qu’il retire le truc qu’il a coincé dans le fondement. Il est raide comme un passe lacets ce type.

    Il y a John Voight aussi (derrière Noah, la tronche de cake, c'est lui !)… Euh, par respect pour sa famille, pour son grand âge et pour « Delivrance », « Macadam Cow Boy », « Le retour »…, je ne dirai rien.

    Il y a Colin Farrell qui a tout oublié de Cassandre et Bruges. Par contre il s’est souvenu de son époque Miami vicieux et fait ses gros yeux.

    Le Prix de la loyauté - Colin Farrell

    Alors pourquoi une ° et pas deux °° me direz-vous ?

    Bonne question.Mais je m’attendais bien à ce qu’on me la pose.

    Et bien parce que j’ai mes faiblesses et j’ai un cœur d’artichaut que vous avez même pas idée. Et une de mes faiblesses, c’est lui :

    Le Prix de la loyauté - Edward Norton

    Et là, je ne suis pas déçue, même plus balafré qu’Albator, même avec ses petites tempes qui grisonnent, il est chou comme un cœur. Et puis il est beau. Enfin, moi je trouve. Par contre pour les fétichistes qui rêvent de le voir en costume cravate il faut attendre presque la fin. Mais alors là, le petit camaïeu de gris, comment ça lui va trop bien. Dans ce film Edward est doux comme un agneau. Et donc, à un moment je me suis levée de mon siège et j’ai crié :

    « vas-y Edward, arrache ta chemise. Deviens colère ! Deviens vert, montre leur zi voir qui c’est Hulk ! ».

    Et là je me suis pris une poignée de pop corns en plein dans ma figure. Ça m’apprendra à essayer de mettre de l’ambiance tiens !

  • Alain Souchon ****

    Pour comprendre un peu d’où la peine d’Alain Souchon vient, il faut écouter son dernier album petite merveille plus « souchonienne » et mélancolique que jamais, mais il fallait aussi regarder l’excellent documentaire tout à fait inédit de Laurent Thessier diffusé sur France 3 : « Alain Souchon, le chanteur d’à côté ». « La Souche » s’y livre comme jamais et ce portrait très très intime qui fouille au plus profond des secrets enfouis et jamais révélés mais toujours évoqués dans ses chansons, révèle et confirme ce que je pense de lui depuis plusieurs décennies : au-delà des chansons qui bercent ou accompagnent le quotidien depuis longtemps c’est un type bien. Mais les fêlures qu’il confesse sont plus profondes et tenaces qu’on ne pouvait l’imaginer. D’une enfance étrange d’abord protégée auprès d’un homme qu’il appelle papa en toute sincérité, il se retrouvera à 7 ans rapproché de son « vrai » père qu’on lui avait toujours caché. Etrange façon dans une époque très « doltoïste » de traiter un enfant. Ce père il le perdra quelques années plus tard dans un violent accident de voiture ce qui le rendra « absent, ça m’a duré toute ma vie ». Et soudain des textes tel que « 18 ans que je t’ai à l’œil… t’es à Bagneux sous les feuilles… J’vais jamais t’voir, j’aime pas ça, mais j’te joue d’'lharmonicatu m’as manqué bien des fois, mais aujour’hui y’a chez moi, une petite boule blonde qui s’appelle comme toi ». Cette boule blonde, c’est Pierre, l’un des fils qu’on rencontre avec son frère Charles, tous deux en admiration devant leur père surdoué. Car c’est un surdoué Souchon. Il a un don, il écrit parfois en quelques minutes des textes que tout le monde connaît et où la « foule sentimentale » se reconnaît et entonne ces paroles lors des concerts où chacun est en harmonie avec cet homme charmant, charmeur, qui parle de toi, de moi, entre dans les maisons pour parler du quotidien.

    Mais aujourd’hui « Abandonné… le rêve de Martin Luther King, le monde a sorti ses revolvers et tout le vieux matériel de guerre » et c’est ce qui fait entre autre, pleurer Alain Souchon. Mais pas seulement, le temps qui passe, trop vite, les rides venues, la fatigue, le manque d’énergie « La vie est-ce que c’est con ou lourd » la vie qui va et la mort qui se rapproche toujours inéluctable, ça fait peur à Souchon. Mais il continue, solitaire, à marcher pendant des heures à la montagne cherchant ce qui peut se cacher derrière un sommet, parfois rien, ou au bord de la mer à Belle Isle où de jolies filles se baignent l’été et de vieux pêcheurs grognent de froid l’hiver, ou dans les bois à réfléchir aux mots et aux phrases qui lui viennent comme ça : « je n’ai pas mérité de savoir faire ça, je sais le faire ».

    Dans ce documentaire on voit ses fils, sa femme depuis toujours et parfois aussi il met la larme à l’oeil de le voir lui, si triste, si lucide, si inconscient, si spontanément et simplement surpris de son succès. Un homme sincère, cultivé et infinimement drôle même lorsqu’il parle de la pluie et du beau temps. Un homme qui nous ressemble et nous comprend.

    Mais les grands moments d’une intensité et d’une émotion sans pareil c’est Laurent Voulzy qui les procure ou plutôt cette relation qui les rapproche, les lie, les font fusionner, cette connivence, cette complicité au-delà des sentiments et de l’admiration, quelque chose d’énigmatique, d’insaisissable qui n’appartient qu’à eux. Plus qu’amis, plus que frères, une sorte d’union, un sentiment rare qu'ils ont inventés, qui n'appartiennent qu'à eux seuls, qui les élèvent l’un et l’autre, l’un avec l’autre et ces moments uniques et beaux étaient un épisode de télévision incomparable. 

  • MA SEMAINE AU CINEMA

     COUP DE POING ****

    HUNGER de Steve Mc Queen 

     

    COUP DE COEUR ENCHANTE ***

     

     LE PLAISIR DE CHANTER d'Ilan Duran Cohen 

     

    COUP DE FOUDRE ***

      

    MOSCOW BELGIUM de Christophe Van Rampaey 

     

    COUP POUR RIEN *

     

    MESRINE, L'ENNEMI PUBLIC N° 1 de Jean-François Richet

     

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    P.S. : KILUCRU M'INFORME QU'IL RENCONTRE DES PROBLEMES POUR LIRE CE BLOG ! POUVEZ-VOUS ME DIRE SI VOUS RENCONTREZ AUSSI DES PROBLEMES D'AFFICHAGE ? MERCI

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  • Le plaisir de chanter d’Ilan Duran Cohen ***

    Le Plaisir de chanter - Lorànt Deutsch, Julien Baumgartner, Jeanne Balibar, Marina Foïs, Evelyne Kirch et Guillaume Quatravaux

    Muriel et Philippe, deux agents très spéciaux qui se vouvoient et jouent au chat et à la souris avec leurs sentiments, sont à la recherche d’une clé USB qui renferme des éléments à propos d'un traffic d’uranium. Constance, femme d’un banquier assassiné qui aurait un rapport avec les trafiquants pourrait être en possession de cette clé. Pour l’approcher, les deux agents sont contraints d’intégrer un cours de chants lyriques fréquenté par Constance et sans doute infiltré par d’autres agents…

    L’intrigue importe peu et on s’en fiche d’ailleurs éperdument, ce qui est essentiel ici ce sont les personnages et le lieu singulier où ils se croisent, se rencontrent, se séduisent par opportunisme ou par passion : l’appartement de la professeur de chant.

    Tout cela est tellement euphorique, euphorisant, loufoque et réjouissant que je me trouve bien démunie pour évoquer l’ambiance à la fois tourbillonesque et nonchalante qui plane dans cette histoire complètement déjantée où chaque personnage est un peu schizophrène. En effet, qu’ils fassent partie de l’équipe des bons ou de celle des méchants, tous sont prodigieusement romantiques et cachent leur véritable nature en se montrant plus forts et optimistes qu’ils ne le sont en vérité. En fait, ils sont tous fragiles et rêvent d’amour. Certains le trouveront, d’autres en mourront mais à peu près tous chanteront, plus ou moins bien, plus ou moins justement, mais les scènes de chant élèveront néanmoins l’âme et le cœur.

    Le casting et l’interprétation sont au diaposon de ce film charmant, charmeur, aux dialogues et situations parfois crus où l’âge, la peur de vieillir, de ne plus être beau ou belle, de ne plus plaire, de ne pas être aimé sont au centre des préoccupations. Tout le monde est embarqué par une Jeanne Balibar délicieusement déjantée, aussi à l’aise et spontanée dans la tragédie que dans l’extravagance et la naïveté.

    Mais la révélation vient d'un tout jeune comédien, Julien Baumgartner qui dans un rôle complètement casse-gueule et audacieux de "pute", ex acteur de porno, ne se contente pas d’être très beau mais insuffle beaucoup de douceur et d’authenticité à son personnage impudique et très très sentimental.

  • Cinéfriends

    Jérôme, auteur et propriétaire du désormais célèbre Cinéfeed

    vient tout juste de créer avec sa tête et ses petits doigts un nouveau site tout entier dédié au cinéma

    CINEFRIENDS.

    Comme je serai toujours d'accord avec ceux qui aiment et défendent, et même parfois les deux, le cinéma, je ne peux que vous encourager à visiter ce site de qualité qui vous permettra de découvrir des films, nouveaux ou anciens, de noter, critiquer, participer aux fiches ainsi qu'à des quizz.

    Bravo donc à Jérôme pour sa créativité, l'initiative et la qualité de son nouveau "bébé". N'hésitez pas à vous inscrire pour partager votre passion du 7ème art.