Le Prestige de Christopher Nolan*

C’est osé de terminer un film par ces mots : « vous n’avez pas envie de comprendre, vous avez envie d’être dupé »… surtout quand il s’agit d’un film qui semble se moquer si ouvertement du spectateur égaré dans la salle.
Deux magiciens à Londres au début du XXème siècle subjuguent les foules par leurs tours ! Mouais. Une haine et une lutte sans merci pour obtenir les « trucs » de l’autre vont les opposer. Tous les coups (surtout les plus bas) sont permis, jusqu’au crime tant qu’on y est.
De là s’ensuit la répétition une bonne vingtaine de fois du même « tour » (plutôt minable à mon avis.. même Garcimore en son temps m’avait épatée…) appelé successivement « L’homme porté », « Le nouvel homme porté » et enfin « Le véritable homme porté ». Qui est qui ? Qui est dans la boîte ? Qui est mort, qui est vivant ? Je dirais que c’est un peu comme le sort d’Elizabeth Short récemment : ON S’EN FOUT !
Mais, heureusement Londres, humide, ocre et sombre est bien reconstituée et surtout, surtout on peut assister à un véritable défilé de bons et beaux acteurs : Hugh Jackman (il fait chaud), Christian Bale (il fait très chaud), David Bowie, Michaël Caine, Scarlett Johanson, Andy Serkis (Gollum). Le réalisateur c’est Christopher Nolan, responsable du cultissime et autrement plus sophistiqué « Memento » ainsi que du brillant « Batman begins »… donc, on l’attend !




