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simon abkarian

  • UNE HISTOIRE DE FOU de Robert Guédiguian **

    UNE HISTOIRE DE FOU de Robert Guédiguian , Simon Abkarian, Ariane Ascaride, Grégoire Leprince Ringuet, Robinson Stévenin, cinéma

    Berlin 1921, Talaat Pacha, principal responsable du génocide Arménien est exécuté dans la rue par Soghomon Tehlirian dont la famille a été entièrement exterminée. Lors de son procès, il témoigne du premier génocide du 20ème siècle tant et si bien que le jury populaire l’acquitte.

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  • THE CUT de Fatih Akin **

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    Synopsis : Anatolie, 1915. Dans le tumulte de la Première Guerre mondiale, alors que l’armée turque s’attaque aux Arméniens, le jeune forgeron Nazaret Manoogian est séparé de sa femme et ses deux filles. Des années plus tard, rescapé du génocide, Nazaret apprend que ses filles sont toujours en vie. Porté par l’espoir de les retrouver, il se lance dans une quête éperdue, ponctuée de rencontres avec des anges et des démons, du désert de la Mésopotamie aux prairies sauvages du Dakota...

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  • LE PROCÈS DE VIVIANE AMSALEM de Ronit et Shlomi Elkabetz ***(*)

    LE PROCES DE VIVIANE AMSALEM de Ronit et Shlomi Elkabetz, cinéma, Ronit Elkabetz, Menashe Noy, Simon Abkarian

    Le mariage de Viviane et Elisha est un échec total. Viviane le pressent depuis toujours. Depuis 10 ans elle envisage sérieusement de se séparer de cet homme. Il y a 5 ans elle a entamé une procédure de divorce. Ce sont ces cinq années de procès et de lutte pour sa liberté que nous suivons.

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  • TETE DE TURC de Pascal Elbé **

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    Atom et Simon sont frères. Le premier est flic et procède à des arrestations musclées dans une cité de banlieue. L'autre est médecin urgentiste et intervient dans la même cité. Un jour, le véhicule de Simon se fait caillasser et un jeune ado de 14 ans d'origine turque, Bora, balance un cocktail molotov. La voiture prend feu et alors que tous ses copains se sauvent le jeune garçon arrache le médecin des flammes. Atom se promet de retrouver le coupable alors que son frère est dans le coma. Par ailleurs, pendant l'agression une femme meurt dans les bras de son mari. Ce dernier en rend le médecin responsable, convaincu qu'il n'a pas répondu à l'appel qu'il avait lancé suite au malaise de sa femme.
    Le jeune Bora se retrouve au centre de l'histoire. D'une part, la maire de la ville souhaite lui faire remettre une médaille pour son courage. Elle pense que cela calmerait les esprits de la cité si on faisait de l'un d'entre eux un exemple. D'autre part va t'il accepter cette distinction et laisser un autre être accusé à sa place ?
    Le démarrage est très prometteur avec cette trame un peu particulière où le coupable est aussi un héros. Et puis Pascal Elbé nous dépeint une banlieue que l'on a déjà vue avec ses dealers, ses caïds qui font régner la terreur, les échauffourés avec les flics, les barres d'immeubles déshumanisés, les terrains vagues. Mais aussi il montre qu'à l'intérieur de ses immeubles vivent des gens qui font des pieds et des mains pour s'en sortir, pour tenter que les enfants ne sombrent pas dans la délinquance. Les mères sont ici d'ailleurs essentielles et c'est parfois le seul lien avec la réalité qui reste aux jeunes en perdition. C'est pour elles et seulement pour elles qu'ils pourraient éventuellement s'assagir. Elles qui leur sont toute entière dévouées pour qu'ils s'en sortent, qu'ils parviennent à rester dignes bien malgré eux parfois. La solidarité est d'ailleurs vraiment impressionnante.
    Les révélations sur les "missions" des flics ou des médecins qui n'osent plus se rendre dans ces banlieues, le fait que certains n'aient pas d'autres choix que d'être truand, balance ou victime sont particulièrement bien vues.
    Mais hélas, au bout d'une première moitié très prometteuse j'ai eu l'impression d'un cafouillage de première où trop de protagonistes, trop d'histoires s'imbriquaient les uns dans les autres et que du coup, on perdait de vue l'essentiel. Pourquoi avoir ajouté le personnage de la petite jeune fille qui souhaite partir en Turquie retrouver son père ? Quel est l'intérêt d'ajouter un traumatisme de l'enfance à Atom ? Quant à ses problèmes de couple (pauvre Laure Marsac !) ils sont particulièrement sans intérêt. Et en multipliant les personnages et les histoires, le réalisateur met étrangement de côté un acteur essentiel, Simon Abkarian dont le rôle sacrifié est pourtant capital. Et me nous priver de Simon Abkarian est absolument impardonnable, même si Roschdy Zem est heureusement omniprésent et comme toujours absolument formidable. Lors de la dernière demi heure j'avoue avoir passé mon temps à me demander qui était viable ou pas. Et je me suis un peu trompée, mais pas tout à fait...
    Et puis, ces flash lumineux à chaque changement de scène : non !

  • L’armée du crime de Robert Guédiguian ***

     Grégoire Leprince-Ringuet, Robinson Stévenin, Robert Guédiguian dans L'Armée du crime (Photo) Robinson Stévenin, Simon Abkarian, Robert Guédiguian dans L'Armée du crime (Photo)

    L’Internationale Communiste demande au poète arménien Missak Manouchian de prendre la tête d’un groupe de français juifs, pour la plupart d’origine étrangère pour organiser la résistance à Paris en une véritable armée méthodique et structurée. Ce film nous relate la formation, quelques attentats et l’arrestation de ce groupe pratiquement dans sa chronologie. En effet, le film débute alors qu’une voix off égraine le nom des 22 hommes et de la femme du « Groupe Manouchian » condamnés à mort et exécutés en février 1944, « morts pour la France ».

    Ni suspens, ni surprise donc puisqu’on sait dès la très belle scène d’ouverture qu’aucun des « héros » de l’histoire ne survivra. Les camions longent la Seine et les dernières images qu’ils aperçoivent sont celles de couples d’amoureux qui s’enlacent, d’une mère avec un landau, de jeunes gens qui discutent ou d’autres qui se promènent… des visions de la vie et du monde qui continueront alors qu’ils gardent l’espoir que la lutte se poursuivra, mais sans eux. Olga la femme du groupe demandera d’ailleurs à Manouchian en voyant le landau : « tu crois qu’il y a une bombe dedans ? ».

    Les membres du groupe seront recrutés sous les directives du poète qui répugne à la violence et surtout à tuer des hommes lui-même, par éthique. Mais il renoncera à cette « morale » au nom de tous les siens et du souvenir d’un discours d’Hitler qui affirmait : « qui se souvient des arméniens ? ». Il choisira souvent de très jeunes hommes engagés, voire enragés dans une lutte contre l’occupant nazi mais qui agissent en solitaires au risque de compromettre les actions collectives. Il s’agit notamment du jeune lycéen Thomas Elek (Grégoire Leprince-Ringuet toujours plus que parfait et de plus en plus solide) et de Marcel Rayman (Robinson Stévenin, violent, ardent et fiévreux) dont le père est envoyé en camp de concentration sans qu’il puisse rien faire. Il tuera en pleine rue un grand nombre de soldats et surtout un général allemand qui sera à l’origine du déchaînement de la police française contre cette résistance que la propagande nommera terrorisme, rebaptisant même le groupe « l’Armée du crime » afin de la discréditer aux yeux des français.

    Je découvre que le classicisme, l’application impeccable mise dans la reconstitution de l’époque de cette histoire vraie est ce que l’on reproche le plus à ce film, alors que je trouve justement que c’est une partie de ce qui en fait sa principale qualité et sa grande force. La simplicité, l’absence de lyrisme ou d’emphase, la sobriété de scènes difficiles telle que la rafle du Vel d’Hiv (dont il est rappelé qu’aucun allemand n’y a participé…), le choix de ne pas montrer l’exécution font de ce film pédagogique un document juste et essentiel d’un épisode de cette guerre de l’ombre dont on n’avait jamais entendu parler. Malgré cette absence manifestement assumée de romanesque, il n’en est aucunement pour autant austère, loin de là.

    Quant à l’interprétation, elle est irréprochable. On sent l’implication et l’émotion de chaque acteur au travers de chaque personnage, même des plus jeunes.

    La participation de la police française à traquer ces combattants permet à Jean-Pierre Darrousin de composer un inspecteur Pujol fourbe et sournois au-delà de l’application zélée.

    Si Virginie Ledoyen, quoique très bien, manque un peu du bouillonnement que nécessitait son rôle d’amante passionnée, le grand Simon Abkarian par contre, prouve à nouveau quel acteur magique, magnétique il est.

    Mais comme le dit Marcel/Robinson Stévenin : « la résistance, c’est pas un métier d’avenir »…