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Sur la Route du Cinéma - Page 270

  • PRIDE de Matthew Warchus ***

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    En 1984 (comme en 83 et 85 j'imagine) Maggie Thatcher se fiche comme d'une guigne des mineurs et des homos. Elle affirme dans le poste d'une voix doucereuse accompagnée d'un sourire mielleux, qu'elle restera ferme. Sévère mais juste comme une instit' qui gronde des bambins.

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  • 3 COEURS de Benoît Jacquot °

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    Marc et Sylvie errent une nuit dans une ville de Province. Et c'est moche une ville  de Province la nuit ! Love at first sight, chabadabada... Mais Marc doit prendre un train de lendemain. Ils décident et se promettent de se revoir la semaine suivante à Paris sans échanger leurs 06 ni même leurs noms. Erreur !

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  • GEMMA BOVERY d'Anne Fontaine °

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    Martin, un "con de parisien" (c'est lui qui le dit) s'imagine que le bonheur est dans le pré et qu'il retrouvera le sens de la vie en quittant la capitale, son boulot d'éditeur et en reprenant la boulangerie paternelle en Normandie avec sa femme et son idiot ado de fils (une caricature XXL).

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  • 40ème FESTIVAL DU FILM AMÉRICAIN DE DEAUVILLE - 7ème et 8ème jours

    LOVE IS STRANGE (compétition) **
     
    un film de Ira Sachs
     
     
    LOVE IS STRANGE
     
    synopsis : Après trente-neuf ans de vie commune, George et Ben décident de se marier. Mais au retour de leur voyage de noces, George se fait subitement licencier. Du jour au lendemain, le couple n'est plus en mesure de rembourser le prêt de son appartement new-yorkais. Contraints de vendre et de déménager, ils vont devoir compter sur l'aide de leur famille et de leurs amis. Une nouvelle vie les éloignant l'un de l'autre s'impose alors dans leur quotidien.
     
     
    Très gentil et très joli petit film mélancolique un peu cruel aussi parfois tant il est triste de voir ces deux hommes qui s'aiment d'amour depuis 40 ans séparés. Il nous interroge un peu aussi non seulement sur la difficulté d'être homosexuels et vieillissants mais sur la place des personnes âgées dans la société et dans la famille. La famille, cette secte pleine de certitudes et d'individualisme qui commet cette chose d'une cruauté sans nom : séparer ces deux hommes !
     
     
    Dominé de bout en bout par la présence, la stature, la beauté, la douceur, l'émotion d'Alfred Molina.
     
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    PASOLINI (avant première) **
     
    un film de Abel Ferrara
     
     
    PASOLINI
     
    synopsis : Un jour, une vie. À Rome, la nuit du 2 novembre 1975, le grand poète et réalisateur italien Pier Paolo Pasolini est assassiné. Il incarne le symbole d'un art aux prises avec le pouvoir. Ses films sont censurés, ses écrits font scandale, beaucoup l'aiment, autant le détestent. Le jour de sa mort, il passe ses dernières heures avec sa mère adorée, puis avec des amis avant de partir, au volant de son Alfa Romeo, en quête d'une aventure. Au lever du jour, Pasolini est retrouvé mort sur une plage d'Ostie, aux abords de la Ville éternelle.
     
     
    Uniquement réservé à ceux qui connaissent Pasolini voire à ceux qui en sont fans ou en tout cas qui connaissent parfaitement sa vie, son œuvre, ses engagements !  Abel Ferrara nous propose une œuvre belle, dérangeante et complexe mais dans laquelle on a du mal à pénétrer.
     
     
    Le parti pris de raconter la dernière journée de Pasolini ne permet pas de comprendre l'intensité, l'intelligence, la liberté du personnage. Vraiment dommage !
     

    J'ai entendu à la sortie : "en quoi c'est un artiste, un créateur ?"
     
    La conférence de presse du lendemain nous éclairait davantage sur la passion du réalisateur pour Pasolini.
     
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    ELLE L’ADORE  (avant-première - Prix Michel d'Ornano)
     
    un film de Jeanne Herry
     
    ELLE L
     
    synopsis : Muriel est esthéticienne. Elle est bavarde, un peu menteuse, elle aime raconter des histoires souvent farfelues. Depuis vingt ans, Muriel est aussi la première fan du chanteur à succès Vincent Lacroix. Avec ses chansons et ses concerts, il occupe presque toute sa vie. Lorsqu'une nuit Vincent, son idole, sonne à la porte de Muriel, sa vie bascule. Elle est entraînée dans une histoire qu'elle n'aurait pas osé inventer.
     
    Thriller implacable mené de main de maître et de façon trépidante.
     
    Dommage que le dernier quart d'heure transforme le film en comédie et ne va pas jusqu'au bout de l'affaire inextricable dans laquelle se sont englués les personnages.
     
    La prestation délirante, époustouflante de Sandrine Kiberlain va vous mettre KO.
     
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    SIN CITY : J’AI TUÉ POUR ELLE (avant-première film de clôture)
     
     
    SIN CITY : A DAME TO KILL FOR
     
    synopsis : Dans une ville où la justice est impuissante, les plus désespérés réclament vengeance, et les criminels les plus impitoyables sont poursuivis par des milices. Marv se demande comment il a fait pour échouer au milieu d'un tas de cadavres. Johnny, jeune joueur sûr de lui, débarque à Sin City et ose affronter la plus redoutable crapule de la ville, le sénateur Roark. Dwight McCarthy vit son ultime face-à-face avec Ava Lord, la femme de ses rêves, mais aussi de ses cauchemars. De son côté, Nancy Callahan est dévastée par le suicide de John Hartigan qui, par son geste, a cherché à la protéger. Enragée et brisée par le chagrin, elle n'aspire plus qu'à assouvir sa soif de vengeance. Elle pourra compter sur Marv… Tous vont se retrouver au célèbre Kadie's Club Pecos de Sin City…
     
     
    Film de clôture en 3D (hélas !!!). Pénible ces lunettes qui pèsent trois kilos et qui n'apportent rien.
     
     
    Le film est visuellement une splendeur comme le premier opus.
     
     
    C'est drôle, violent et déjanté. Des filles fatales rendent des gros durs à qui on ne la fait pas complètement crazy. Incapables de résister à leurs discours, leurs sourires, leurs promesses, ils se font tabasser à tour de bras.
     
    Peu de survivants à la fin.
     
    Et Eva Green, nue du début à la fin est SUBLIME !
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    + la conférence de presse d'Abel Ferrara,
    + la cérémonie de clôture,
    + revu Un homme très recherché d'Anton Corbijn.

  • 40ème FESTIVAL DU FILM AMÉRICAIN DE DEAUVILLE - 5ème et 6ème jours

    JAMIE MARKS IS DEAD (compétition) **(*)

     
    un film de Carter Smith
     
    Jamie Marks Is Dead
     
     
    synopsis : Quand il disparaît, Jamie Marks apparemment ne manque à personne. Sauf peut-être à Adam, qui est hanté par lui…
     
    Donnie Darko avait un grand lapin blanc, Frank, pour l'accompagner. Adam se retrouve flanqué d'Harry Potter mort vivant inoffensif pour démêler les tourments de son adolescence : un camarade de classe assassiné, une mère immature et en fauteuil roulant, une petite amie qui cache des choses, un frère bas du bulbe et violent, la possibilité de préférences sexuelles difficiles à admettre.
     
    J'ai beaucoup aimé la façon de traiter ce passage vers l'âge adulte grâce au traitement de l'adolescence par le réalisateur à la limite du fantastique et à trois jeunes acteurs touchants.
     

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    WHITE BIRD (compétition) ***
     
    un film de Gregg Araki
     
    White Bird in a Blizzard
     
     
    synopsis : Kat Connors a dix-sept ans lorsque sa mère disparaît sans laisser de trace. Alors qu'elle découvre au même moment sa sexualité, Kat semble à peine troublée par cette absence et ne paraît pas en vouloir à son père, un homme effacé. Mais, peu à peu, ses nuits peuplées de rêves vont l'affecter profondément et l'amener à s'interroger sur elle-même et sur les véritables raisons de la disparition de sa mère…
     
     
    Des rapports mère/fille sublimés par la présence troublante et douloureuse d'Eva Green en maman poupée Barbie digne des pubs des années 50. Coincée entre un mari insignifiant et une fille qui passe de l'état de vilain petit canard à celui de beau cygne blanc.
     

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    I ORIGINS (compétition) ****
     
    un film de Mike Cahill
     
    I ORIGINS
     
     
    synopsis : Le docteur en biologie moléculaire Ian Gray mène des recherches sur l'oeil humain quand sa rencontre avec une mystérieuse jeune femme va brouiller les frontières entre son travail et sa vie personnelle. Quelques années plus tard, la découverte scientifique révolutionnaire que lui et sa collègue Karen sont sur le point de faire marque le début d'un voyage extraordinaire amenant à relier entre eux des individus totalement étrangers, et à prouver que la science et les sentiments ne peuvent constituer deux univers séparés.
     
     
    Enfin le coup de cœur tant attendu  ! Mark Cahill m'avait déjà bouleversée avec son Another Earth, variation romantique douloureuse sur fond d'anticipation, de rêves et de science. Cette fois encore les personnages principaux sont scientifiques et le réalisateur les oppose à une jeune femme qui ne vit que sous les effets de la spiritualité, des signes de l'au-delà ou d'ailleurs, des symboles... Mettre en balance le pragmatisme scientifique et l'abstraction des croyances de façon aussi subtile, rêveuse, douce, sentimentale est passionnante, troublante car le réalisateur a l'intelligence de semer le doute sans faire de prosélytisme ou ne s'appuyer sur les théories scientifiques. C'est fort, c'est beau, c'est triste, c'est intelligent.
     
     
    Michaël Pitt et mon actrice de rêve Brit Marling dont les personnages sont d'une intelligence folle et rare au cinéma sont magnifiques !
     
     
    Pourvu que ce film soit primé !
     
     
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    WHIPLASH (compétition) ***
     
    un film de Damien Chazelle
     
    WHIPLASH
     
    synopsis : Andrew, dix-neuf ans, rêve de devenir l'un des meilleurs batteurs de jazz de sa génération. Mais la concurrence est rude au conservatoire de Manhattan où il s'entraîne avec acharnement. Il a pour objectif d'intégrer le fleuron des orchestres, celui que dirige Terence Fletcher, un professeur féroce et intraitable. Lorsque celui-ci le repère enfin, Andrew se lance, sous sa direction, à la recherche de l'excellence et de la perfection, quel qu'en puisse être le prix.
     
     
    Acclamation debout à l'issue de ce film en présence du réalisateur et de l'acteur principal Miles Teller (qui m'avait déjà fait forte impression ici, une étoile montante incontestablement). Le jury se laissera t-il impressionner par cette réaction que j'ai trouvée un tantinet excessive...
     
     
    Alors oui, le film et le sujet sont très bien. Un jeune homme d'une ambition folle, être le meilleur, pas moins, est confronté à un professeur digne du sergent instructeur de Full Metal Jacket (le première classe Baleine est ici évoqué par le musicien Bouboule...), mêmes insultes (qui ont beaucoup fait rire la salle !!!), même comportement de névropathe (J.K. Simmons en mode Hannibal Lecter...). Jusqu'où peut-on aller, jusqu'où peut-on supporter les humiliations pour réussir, être le premier, le meilleur ?
     
     
    Un quasi huis clos dans une salle de répétition, des solos de batterie hallucinants, une musique de folie qui donne des envies de bouger, taper des mains et un acteur Miles Teller intense et "habité"... ça fait du bien.
     
     
    Ce film a déjà été multi primé à Sundance et je vous l'ai dit  : une standing ovation, alors sans doute au minimum un Prix de Public ?
     
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    THE NOVEMBER MAN (avant première)
     
    un film de Roger Donaldson
     
    THE NOVEMBER MAN
     
    synopsis : Peter Devereaux est un ex-agent de la CIA réputé pour sa redoutable efficacité et un passé trouble. Contacté pour assurer la protection d'Alice Fournier, responsable d'un centre d'accueil pour réfugiés, dont le témoignage pourrait compromettre l'un des favoris à l'élection présidentielle russe, Devereaux comprend rapidement qu'il a été manipulé et qu'il est devenu la cible de son ancien élève, David Mason…
     
     
    Evidemment Pierce n'a pas vraiment de raison de se marrer... son meilleur ami le trahit, on lui tue sa femme cachée mais de là à arborer cet air constipé à la limite du ridicule, il y a des limites.
     
     
    Alors bon on peut regarder sans s'ennuyer ce film pyrotechnique dénué d'humour et qui fait beaucoup sursauter, mais les pauvres acteurs, Olga Kurylenko (très bien et sublime) et  Pierce monolithique n'en sortent pas grandis.
     
     
    L'explication du titre vaut son pesant de cacahuètes. Attila n'a qu'à bien se tenir.
     
     
    Sinon, les filles une bonne nouvelle : LUKE BRACEY qui hélas n'est pas venu soutenir le film...
     
     
     
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    + Conférence de Presse de Mike Cahill pour I origins
     
    + Conférence de Presse de Damien Chazelle et Miles Teller pour Whiplash
     
    + Conférence de Presse de Gregg Araki pour White Bird.