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vincent rottiers

  • ESPÈCES MENACÉES

    de Gilles Bourdos ***

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    Avec : Alice Izaaz, Vincent Rottiers, Grégory Gadebois, Suzanne Clément, Eric Elmosnino

    Synopsis : Trois destins familiaux entrelacés. Joséphine et Tomaz viennent de se marier dans l’allégresse. Mais bientôt les parents de Joséphine vont découvrir une réalité plus sombre. Mélanie, elle, annonce à ses parents qu’elle attend un bébé mais le père de l’enfant n’a pas du tout le profil du gendre idéal !

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  • TORIL

    de Laurent Teyssier ***(*)

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    Avec Vincent Rottiers, Bernard Blancan, Sabrina Ouazani, Tim Seyfi, Karim Leklou, Alexis Michalik

     

    Philippe partage son temps entre sa serre de cannabis destinée à sa consommation personnelle et un petit trafic artisanal, son travail dans un entrepôt, son activité de raseteur (je me suis renseignée ici), sa jolie fiancée Sonia et son meilleur ami Bruno.

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  • NOCTURAMA

    de Bertrand Bonello *(*)

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    Avec : Finnegan Oldfield, Vincent Rottiers, Hamza Meziani, Manal Issa,

    Synopsis : Paris, un matin. Une poignée de jeunes, de milieux différents.  Chacun de leur côté, ils entament un ballet étrange dans les dédales du métro et les rues de la capitale.  Ils semblent suivre un plan. Leurs gestes sont précis, presque dangereux.  Ils convergent vers un même point, un Grand Magasin, au moment où il ferme ses portes.  La nuit commence. 

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  • VALENTIN, VALENTIN de Pascal Thomas ***

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    Valentin, doux oisif s'offre le luxe d'une année sabbatique et vient d'emménager dans un immeuble parisien. Il y reçoit son insatiable maîtresse, la très bourgeoise Claudia dont il aimerait se débarrasser et fait fantasmer toutes les femmes, jeunes et moins jeunes, étudiantes, concierge... de l'immeuble.

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  • RENOIR de Gilles Bourdos ***

    Renoir : affiche

    En cet été 1915 alors que la guerre, cette boucherie, fait rage, bien à l'arrière en Provence le peintre Renoir, perclus de douleurs qui le font hurler la nuit, les doigts noueux et les jambes déformées continue obstinément son travail. Coincé dans une chaise roulante il peint inlassablement ses modèles vivants. Ces jeunes et moins jeunes femmes lui servent également de gouvernante, soignante, cuisinière. Il n'est entouré que de femmes toutes à sa dévotion. Pour elles, il est le "patron" et on soupçonne que certaines soient passés par son lit. Et puis Andrée déboule dans la vie du vieil homme. Sa jeunesse insolente (la jeunesse est souvent insolente n'est-il pas ?), sa peau laiteuse, son énergie, son franc-parler, sa flamboyante rousseur, sa liberté et ses poses vont donner un nouvel élan à la création du maître. Elle sera son dernier modèle, sa dernière muse. Diminué par sa santé et ses douleurs, Renoir est également affecté par le fait que ses deux fils dont son préféré Jean soient au front, blessés, alors que le plus jeune Claude est abandonné à lui-même. Il gambade dans la campagne, interdit d'école qui ne peut rien lui apprendre selon les dires de son père, mais sommé néanmoins de se cultiver, seul.

    Jean revient du front, blessé et passe sa convalescence au Domaine des Collettes à Cagnes sur Mer. L'endroit est idyllique, entre pins et mer et sous la chaleur écrasante de ce bel été vont éclore désirs et sentiments entre Andrée, plus souvent nue et alanguie et Jean torturé entre son sentiment d'avoir abandonné ses camarades en pleine bataille, son amour naissant pour la jeune femme et sa rivalité avec son père. Et tout n'est que finesse et fluidité dans ce film et la belle idée du réalisateur est de ne pas nous proposer un biopic le plus exhaustif et hagiographique possibles du peintre en fin de vie, mais quelques semaines particulières et essentielles. Où Jean ne sait pas encore qu'il va devenir un des plus grands réalisateurs français, poussé par Andrée qui deviendra son actrice principale... plus tard.

    Evidemment rien ne manque, ni les canotiers, ni les baigneuses même si aucun "titre" d'oeuvre n'est explicitement cité. Et tout est là le mouvement, la vie, la fête, les couleurs, la chair, et c'est d'une grande beauté. Mais les rapports entre les trois personnages principaux sont suffisamment creusés et approfondis pour qu'on les aime et s'intéressent intensément à leur histoire.

    Et puis les trois acteurs principaux ont chacun une bien belle partition à offrir. Michel Bouquet, acteur immense, essentiel, ici bougon, autoritaire, parfois cruel, mais aussi charmant, charmeur, doux, paternel est impérial, touchant et parfois drôle. Vincent Rottiers jusque là souvent cantonné aux rôles de mauvais garçon bien que toujours excellent, est ici, différent, adulte, plus beau que jamais (très Edward Nortonien), hésitant, troublant et troublé. Et Christa Théret, une fois encore démontre à quel point sa jeunesse et sa modernité, son beau visage si particulier proche de ceux des stars du muet (comme je le disais déjà ICI) s'adaptent aux rôles en costume, son énergie, son naturel et sa joie de vivre sont miraculeux. Elle prouve de film en film qu'elle est LA valeur sûre féminine française à des années lumières de l'insipide et surestimée...

  • AVANT L'AUBE de Raphaël Jacoulot ***

    AVANT L'AUBE de Raphaël Jacoulot , jean pierre bacri, vincent rottiers, ludmila mikaël, cinémaAVANT L'AUBE de Raphaël Jacoulot , jean pierre bacri, vincent rottiers, ludmila mikaël, cinémaAVANT L'AUBE de Raphaël Jacoulot , jean pierre bacri, vincent rottiers, ludmila mikaël, cinéma

    Frédéric est un jeune homme en réinsertion. On ne saura pas ce qu'il a fait et là n'est d'ailleurs pas le sujet. Son éducateur lui a trouvé un stage dans un hôtel/restaurant **** en région pyrénéenne, tenu d'une main ferme et stressée (normal c'est Bacri) par Jacques Couvreur. Les repas familiaux ne sont pas détendus chez les Couvreur. Le père et son unique fils Arnaud déçus l'un par l'autre sont en conflit permanent et face à eux leurs épouses respectives tentent de maintenir le lien. Au lieu de reprendre l'affaire familiale Arnaud a préféré devenir militaire et le père n'a de cesse de lui exprimer sa déception. La vie va basculer le soir où Arnaud renverse en voiture un client de l'hôtel et préfère ne pas s'arrêter... Jacques choisit de cacher l'acte de son fils mais Frédéric surprend les deux hommes alors qu'ils rentrent la voiture endommagée dans le garage. Frédéric et Jacques savent que chacun sait mais se taisent. Tendresse et fascination vont réunir les deux hommes, le patron et l'employé jusqu'à ce que l'enquête policière avance...

    C'est toujours facile de parler des films que je n'aime pas. Je me laisse aller et je profère de grosses âneries. Mais parfois défendre un film à ce point formidable me paraît difficile. Etrange non ? car cet "Avant l'aube" est typiquement le genre de films que j'aimerais que tout le monde voit tant il est différent et palpitant. Cela tient à l'ambiance, à la subtilité de la réalisation et à l'interprétation. C'est énorme. L'introverti Frédéric (l'intense et fiévreux Vincent Rottiers qui semble toujours au bord de l'implosion) va peu à peu relever la tête et sans doute croire en l'avenir grâce à son patron sincèrement touché par la loyauté du jeune homme. Est-elle désintéressée ? Peut-être ou peut-être pas. Toujours est-il que le garçon prend de plus en plus de place au sein de la famille et l'on assiste à des scènes d'une cruauté sans nom notamment lorsque Frédéric invité par Jacques à des réunions familiales est, au mieux totalement ignoré par les autres membres, au pire l'objet de remarques désobligeantes, la femme, le fils ou le grand-père ne se gênant pas pour parler de Frédéric en sa présence comme s'il était transparent. Mais Frédéric ne voit que son patron, allant jusqu'à rompre sans explication avec sa petite amie et ses "amis" qu'il se met à trouver ordinaires et sans intérêt. Privé de logement, il s'installe à l'hôtel avec l'accord enthousiaste de Jacques et se met à porter les costumes du fils de famille offerts (à contre coeur) par la mère. Mais ces costumes sont trop grands pour lui, tout comme est trop grande, trop voyante cette nouvelle voiture qu'il s'offre avec son nouveau salaire puisqu'il passe du statut de stagiaire à celui d'employé. Il est évident que dans un premier temps Jacques s'attache à ce garçon chez qui il trouve peut-être les qualités qu'il cherchait chez son fils. Mais la France d'en bas ne peut côtoyer celle d'en haut sans dommages et Raphaël Jacoulot le démontre de façon implacable et avec une certaine maestria.

    Si la famille est très perturbée, déstabilisée par les affrontements réguliers entre le père et le fils, elle se trouve miraculeusement re-soudée dès lors qu'il faut faire face à ce qui pourrait entâcher sa réputation voire son train de vie. C'est sinistre, cynique et répugnant cette bourgeoisie compatissante, faussement charitable, toujours encline à ces petites bassesses et mesquineries ordinaires et qui verse des larmes de crocodile sur son propre malheur.

    Il est difficile de ne pas penser à Chabrol pour la peinture au vitriol de ces petits bourgeois imbus d'eux-mêmes et condescendants. Mais le réalisateur se démarque néanmoins du maître en osant des hors champs et des élipses où d'autres se seraient sans doute montrés trop explicites. Ce ne sont pas les grands discours ni même l'action qui rendent ce film encore plus intense, mais bien ses silences, les regards que chacun se portent, la façon dont tous s'observent de loin avec hypocrisie ou violence. L'atmosphère hivernale décidément très prisée ces derniers temps est un plus indéniable. C'est fou comme le froid et la neige sont propices et favorables aux polars !

    Question casting, je n'ai pas réussi à trancher ; la prestation de Sylvie Testud en fliquette opiniâtre qui se la joue Colombo est-elle horripilante ou adaptée ? Par contre l'insupportable Ludmila Mikaël reste solidement cramponnée à l'unique rôle de sa carrière que je lui connaise : la bourgeoise hautaine, dépassée par les événements et qui souffrotte en soupirant mollement. Au pire des événements, alors que les hommes culpabilisent et ruminent dans leurs coins, sa remarque se limite à : "ce que vous pouvez fumer tous !!!" ; ça en dit long sur la profondeur du rôle. Mais Ludmila excelle. La fadeur fate femme.

    Si la confrontation patron/prolo des rôles de Bacri tendu, hésitant et Rottiers avec sa gueule de coupable idéal chemine vers un échec, on ne peut en dire de même de la rencontre des deux acteurs qui impriment au film leur forte personnalité tout en profondeur et subtilité.

    Un film à la fois humble et ambitieux. Immanquable.

  • MA SEMAINE AU CINEMA ET MES COUPS DE COEURS

    LE PERE DE MES ENFANTS de Mia Hansen-Love****

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    QU'UN SEUL TIENNE ET LES AUTRES SUIVRONT de Léa Fehner****

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    MES COUPS DE COEUR
    Qu'un seul tienne et les autres suivront
    Qu'un seul tienne et les autres suivrontQu'un seul tienne et les autres suivrontQu'un seul tienne et les autres suivrontLe Père de mes enfants19195105_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20091106_031613.jpgLe Père de mes enfantsArthur et la vengeance de Maltazard
  • Qu’un seul tienne et les autres suivront de Léa Fehner ****

    Qu'un seul tienne et les autres suivrontQu'un seul tienne et les autres suivrontQu'un seul tienne et les autres suivront

    Que peuvent bien avoir en commun Stéphane qui va accepter un marché bien tordu pour essayer de se sortir de la mouise, Zohra algérienne qui vient en France pour comprendre comment et pourquoi son fils est mort et Laure jeune fille de 16 ans incomprise qui va s’amouracher d’un jeune rebelle un peu révolutionnaire ?

    Simplement et accidentellement, ils vont tous se retrouver à faire la queue pour entrer au parloir d’une prison du sud de la France. Et ce film, le premier d’une jeune réalisatrice de 28 ans nous y conduit de façon magistrale après nous avoir fait partager un peu la vie de chacun des personnages pendant deux heures exceptionnelles. Et ses personnages, elle les aime, elle ne les stigmatise pas, ne les juge pas et du coup on entre avec une facilité déconcertante en empathie avec eux.

    Réussir un film choral est un exercice de haute voltige et Léa Fehner le maîtrise admirablement. Les trois personnages principaux n’ont rien à voir les uns avec les autres, ne se rencontrent pas, leurs histoires n’ont rien en commun, sauf peut-être la tragédie, l’événement ou la décision qui va les mener au parloir, mais elles nous sont racontées avec une fluidité, une cohérence et une progression dramatique tellement maîtrisées qu’elles forcent l’admiration.

    De prison il est question et pourtant on n’y passe relativement peu de temps. Tout se joue également à l’extérieur, car la prison ne détruit pas uniquement ceux qui y sont entre les murs. Mais la réalisatrice tourne autour du bâtiment imposant et monstrueux, nous laissant découvrir le no man’s land où il est construit mais aussi percevoir les bruits tellement caractéristiques tels que les clés qui tournent dans les serrures, les portes qui claquent et les cris qui fusent constamment.

    Par touches successives, la réalisatrice décrit les moments où la vie de chacun va basculer pour parvenir à son épilogue et on aimerait pouvoir prolonger encore cet accompagnement et savoir ce qu’ils vont devenir.

    La maîtrise de son sujet et de sa réalisation n’est pas le seul atout de Léa Fehner et elle peut y ajouter une direction d’acteurs hors pair. Elle a tiré le meilleur des quelques joyaux qui composent son extraordinaire casting. La petite Pauline Etienne en ado/adulte « pas si jeune que ça » est toujours d’une justesse impressionnante, Farida Rahouadj incarne à elle seule toutes les femmes maternelles/« maternisantes » du cinéma, Julien Lucas le jeune médecin mufle, macho se transforme imperceptiblement et succombe presque à son insu, Marc Barbé est un élégant manipulateur tout en finasseries, Vincent Rottiers voyou charmeur souvent au bord de l’implosion, et bien sûr surtout Reda Kateb, déjà particulièrement remarquable dans « Un prophète », il prouve ici ce qu’est un Acteur tout en douceur...

    Mais au fond il n’est pas étonnant qu’avec un titre aussi magnifique Léa Fehner ait réussi un film qui y ressemble, humain, intense, fiévreux et chaleureux.