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marc barbé

  • FRÈRES ENNEMIS

    de David Oeloffen ***

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    Avec Matthia Schoenaerts, Reda Kateb, Sabrina Ouazani, Marc Barbé, Nicolas Giraud

    Synopsis : Manuel et Driss ont grandi comme deux frères inséparables dans la même cité. Mais aujourd’hui tout les oppose. Manuel est à la tête d’un trafic de drogue, alors que Driss est devenu flic. Quand celui-ci est promu aux Stups, son retour bouleverse les équilibres et met Manuel en danger.

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  • LES OGRES de Léa Fehner *

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    Avec : Adèle Haenel, Marc Barbé, François Fehner

    Synopsis : Ils vont de ville en ville, un chapiteau sur le dos, leur spectacle en bandoulière.Dans nos vies ils apportent le rêve et le désordre. Ce sont des ogres, des géants, ils en ont mangé du théâtre et des kilomètres. Mais l’arrivée imminente d’un bébé et le retour d’une ancienne amante vont raviver des blessures que l’on croyait oubliées. Alors que la fête commence !

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  • LA FOLIE ALMEYER de Chantal Akerman **(*)

    Almayer un européen, a épousé sans amour une femme en Malaisie contre la promesse faite par son père adoptif le capitaine Lingard, de faire fortune grâce à l'or qu'il cherche dans les montagnes. Mais l'or n'arrive pas. Almeyer s'ennuie et déperrit. Cela prend des proportions inhumaines lorsque Lingard lui enlève sa fille Nina encore petite pour la placer dans un pensionnat où elle sera éduquée. Nina revient des années plus tard, elle est devenue une jeune fille d'une beauté étourdissante mais les relations avec son père sont assombries par un mur infranchissable d'incompréhension. Nina lui reproche de ne pas être venu la chercher pendant toutes ces années, alors que métis, elle était la proie du racisme et de la cruauté de ses camarades et professeurs. Sentant sa fille lui échapper définitivement, notamment lorsqu'elle rencontre un étrange "rebelle", Almeyer sombre peu à peu dans la folie. 
    Voilà un film que je ne voulais manquer sous aucun prétexte et je ne le regrette pas tant il donne envie de lire le roman de Joseph Conrad dont il est tiré pour en prolonger l'expérience asphyxiante voire traumatisante. Dommage que Chantal Akerman abandonne parfois son spectateur au profit de sa caméra qui s'enfonce dans la jungle humide et étouffante. Les images et les ambiances, les couleurs, les sons sont en effet d'une beauté remarquable. La maison, la véranda, le fleuve alentour, tout est beau. Mais d'une beauté inquiétante et sombre. Et on s'installe dans chaque long plan fixe avec extase. Le cinéma de Chantal Akerman est à l'opposé du cinéma frénétique qui change d'image toutes les cinq secondes et c'est infiniment bon. Mais cette histoire d'amour inhabituelle (un père pour sa fille), de fautes graves, d'erreurs irréparables et de folie aurait dû être bouleversante. Elle ne l'est jamais et c'est là que j'en veux à Chantal Akerman. Jamais l'émotion n'affleure et les personnages semblent parfois réciter leurs textes intenses et profonds sans manifester la moindre fièvre. Sans doute est-ce la chaleur moite qui les anesthésie !
    Il n'en reste pas moins la performance d'un acteur tellement rare qu'il a atteint ses 40 ans sans qu'on ait  eu le temps et la possibilité de le voir vieillir à l'écran : Stanislas Merhar. Il est d'une beauté, d'une intensité et d'une puissance tout simplement hallucinantes. Certaine a prétendu qu'il parlait à son bonnet dans ce film, c'est absolument faux, il parle aux insectes ! En tout cas, voir un acteur devenir fou sous nos yeux ébahis est une expérience et un grand moment de cinéma. La toute dernière scène, le dernier plan et l'une des dernières répliques, "le soleil est froid", sont de ceux qu'on n'oublie pas.
  • MA SEMAINE AU CINEMA

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    LOLA de Brillante Mendoza ***

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    MES COUPS DE/AU COEUR
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    LE COIN DU COPINAGE
    copié sur le best of big de Jérôme c'est lui.
    Un blog en pleine résurrection, ça fait du bien puisqu'il y a de l'humour, de la connaissance de son sujet et plein d'amour pour les beaux garçons qui prennent leur bain.
    Et puis le blog de la blogueuse sans qui cette route n'aurait pas été construite.
  • NANNERL, LA SOEUR DE MOZART de René Féret ****

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    Le divin Mozart, Wolfie pour les intimes, avait une soeur de presque cinq ans son aînée. Avant lui elle fut une musicienne prodigieuse qui commença la musique dès l'âge de trois ans, formée par son père Léopold à la composition, au chant, à l'orgue et au violon. Et c'est sans doute sa virtuosité qui est à la base du talent de Wolfgang qui dès la naissance fut abreuvé de musique. Elle dit de lui "jamais il ne fallait le contraindre pour composer ou pour jouer, au contraire, il fallait toujours l'en distraire". Hélas pour Nannerl, Léopold lui aussi musicien et compositeur chevronnés, s'aperçoit rapidement du génie de l'enfant. Il délaissera sa fille pour se consacrer à la "carrière" de son fils. Ce père, avide de gloire, parcourera l'Europe dans des conditions parfois difficiles sur les routes pavées, dans le froid de l'hiver, craignant de manquer d'argent souvent, faisant passer sa famille de tristes auberges où ils dorment à 4 dans le même lit au luxe de Versailles, pour présenter le fils prodige à toutes les cours et reléguant la docile Nannerl au rang d'accompagnatrice. Léopold ira jusqu'à lui interdire de jouer du violon, instrument réservé aux garçons, et de composer une seule partition. Jamais son talent ne fut reconnu et elle passera sa vie à obéir à ce père qu'elle vénère tout en continuant d'essayer d'attirer son attention, puis se consacrera à rassembler puis à faire découvrir les oeuvres de son frère qu'elle a toujours adoré.
    C'est donc du drame d'une vie gâchée dont il est question mais pas seulement. Ce film est d'une richesse tellement insensée que je m'y perds pour l'évoquer. Les plus blasés parleront peut-être d'un style vieillot, on est effectivement loin de la flamboyance de l'Amadeus de Forman (que j'adore) et les plus polis d'un film "classique". J'y ai vu moi une oeuvre audacieuse, d'une cohérence inouïe, moderne dans les sujets qu'il traite, d'une beauté indéniable, paré d'une musique "à la manière de" (pas une seule oeuvre de Mozart mais des compositions de Marie-Jeanne Serano qui a écrit "en musicienne d’aujourd’hui une musique d’hier, celle de la sœur de Mozart") et doté, je dirais presque "orné" d'une interprétation sensible qui m'a absolument enthousiasmée, transportée et bouleversée.
    Suite à la rupture d'un essieu, la famille Mozart est obligée de faire halte à L'Abbaye de Fontrevaud où se trouvent "séquestrées" les trois dernières filles du Roi Louix XV ainsi mises à l'écart des frasques de leur père. La rencontre entre Nannerl et Louise la plus jeune qui va se transformer en un regard en une amitié ardente donne lieu à des scènes d'une douceur, d'une mélancolie et d'une intelligence insensées. Les deux jeunes filles (toutes deux interprétées de façon magistrale avec abandon par les propres filles du réalisateur (et j'espère que papa Féret est conscient de ce que ses filles lui ont offert là)) n'ignorent aucunement qu'elles sont sacrifiées au profit de leurs frères qu'elles continuent néanmoins à aimer. Elles acceptent leur sort avec lucidité, dignité et une résignation noble et bouleversante, toujours droites et fières. Il y a en elles infiniment de tristesse mais jamais d'aigreur ou de rancoeur à l'égard de quiconque. Et c'est beau de les voir, et douloureux aussi. Louise dira à Nannerl : "Si nous avions été des garçons, vous seriez votre frère et je serais le mien : nous règnerions toutes les deux : vous sur la création et moi sur les hommes...".
    A partir de cette rencontre qui a réellement existé, le réalisateur en imagine une autre, encore plus romanesque, celle de Nannerl jeune adolescente de 14 ans, presque 15 et qui en paraît 16 (comme elle le fera remarquer à son père qui continue de la présenter comme une petite fille) qui s'ouvre aux premiers émois amoureux et du Dauphin de France, jeune veuf de 17 ans tout juste papa, inconsolable, honteux de la vie dissolue de son père, dévot et musicien mélomane. C'est la musique qui les rapprochera d'abord mais le destin du jeune homme n'est pas non plus entre ses mains.
    Quant au clan Mozart composé des parents et des deux enfants, il est en tous points fascinant. A la fois monstrueux en ce que ce père exigeant, obsédé par la gloire et bourreau de travail fait de Nannerl et Wolfie deux petits monstres de foire, des singes savants, et attirant tant l'amour qui va des uns aux autres est indéniable et éclatant. Voir Wolfgang chahuter avec son père à coup de polochons est assez délectable. Marc Barbé, magistral, incarne à la perfection ce père terrible, injuste et complètement fou de ses enfants. La mère est interprétée toute en douceur, en adoration et en dévouement à son mari et ses enfants par la très jolie Delphine Chuillot. Et les dialogues précis, sensibles, raffinés sont prononcés, surtout par les jeunes acteurs, avec beaucoup de décalage entre le désenchantement qu'ils expriment, la fièvre qui les consume et le détachement qu'ils affichent.
    C'est un film plein de grâce qui parle d'enfances confisquées, de vies ratées avec beaucoup de délicatesse et d'intelligence.  2

  • MA SEMAINE AU CINEMA ET MES COUPS DE COEURS

    LE PERE DE MES ENFANTS de Mia Hansen-Love****

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    QU'UN SEUL TIENNE ET LES AUTRES SUIVRONT de Léa Fehner****

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    MES COUPS DE COEUR
    Qu'un seul tienne et les autres suivront
    Qu'un seul tienne et les autres suivrontQu'un seul tienne et les autres suivrontQu'un seul tienne et les autres suivrontLe Père de mes enfants19195105_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20091106_031613.jpgLe Père de mes enfantsArthur et la vengeance de Maltazard