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  • W.E. de Madonna °°

    W.E. : photo MadonnaW.E. : photo MadonnaW.E. : photo Madonna

    Parce qu'il était amoureux comme une foufoute d'une femme deux fois divorcée (ouh la vilaine, elle est américaine !!!), Edward Albert Christian George Andrew Patrick, David pour les intimes a préféré abdiquer et céder sa place à son frère le bègue qui devint roi à sa place après avoir réussi à parler avec des patates chaudes dans la bouche. L'américaine c'est Wallis Simpson, jadis Wallis Spencer, née Bessie Wallis Warfield. ça se passe en 1936 à Londres et c'est un scandale, merde.

    En 1998 à New-York, Wally (en hommage à Wallis... MDR, les parents sont d'un drôle parfois) Winthrop mariée à un mufle de belle envergure et en grosse grosse demande d'enfant non satisfaite passe ses journées à déambuler chez Sotheby's là où sont exposés la vaisselle fine et les bijoux du couple Windsor avant d'être mis en vente aux enchères. Tant pis, je spoliote un ptit coup ça va me soulager, mais de mémoire (j'ai vu ce film il y a pas mal de jours déjà !) je dirai que cette cruchasse de Wally se bagarre et obtient une paire de gants pour 29 000 dollars ! Après on s'étonne que son mari ait les nerfs en vrac !

    Quel est le rapport entre les 2 W ? Aucun et on peut dire sans dénigrer Madame Donna qu'aucun parallèle ne peut être fait entre les deux histoires. Sauf que les deux nanas ont été mal mariées et se sont pris des coups de pieds dans le ventre, surtout quand elles sont enceintes ! Madonna n'aime pas les garçons, ça se voit dans ce film. Ils sont très laids, très bêtes, très faibles ou très violents (ce qui revient au même) avec les dames ! Sauf un.

    Mais par où commencer ? Par la fin. Environ 5 minutes avant la fin donc (une interminable purge de 2 heures !!!) La Madonne nous explique ce que devait être son film. En fait, elle voulait prouver, démontrer, féministe qu'elle est (à propos de féminisme, rappelez-moi que je dois faire une note sur Michael Fassbender fin de la parenthèse) que la vie des meufs c'est pas une tartine de confiture tous les jours. Et donc, les 5 dernières minutes sont consacrées à la lecture de lettres écrites par Madame De Windsor que Wally va chercher à Paris au Bois de Boulogne dans la maison de Mohamed Al Fayed !!! Merci Msieur Al Fayed qu'elle lui dit ! Et lui il dit de rien, normalement je ne laisse personne lire ces lettres qu'elles sont à moi, mais là, vous pouvez. On découvre que la Wallis en fait ne voulait pas du tout passer le reste de ses jours avec un faux roi, mais qu'elle est une femme d'honneur et qu'elle n'osait surtout pas demander à son ex de la reprendre. Elle s'est sacrifiée quoi. Oui, c'est ça le truc, le but, l'enjeu... On croit toujours que c'est David, Edouard VIII quoi, qui s'est sacrifié mais pas du tout ! La Wallis, elle a été malheureuse pire que comme une pierre avec ce mochtron même pas marrant et en plus, exilée toute sa vie. Elle n'a pu rentrer que deux fois en Angleterre. Une fois pour enterrer le blondinet et une autre fois, les pieds devant ! Si c'est pas malheureux ! Mais bon, je ne vois pas pourquoi elle tenait tant à rentrer en Angleterre vu qu'elle était américaine. Passons.

    En parallèle donc, on voit la Wally qui va tous les jours à l'exposition et qui regarde les tasses en porcelaine et elle ferme les yeux et on se retrouve 50 ans en arrière. ça veut dire que Wally imagine la vie de Wallis ! Mais les flash et les foward back sont tellement mal faits que la Ciccone est obligée de mettre des petits écriteaux avec les dates et l'endroit pour pas qu'on se paume. Il faut dire qu'elle n'a pas de chance la Mado, elle a hérité d'une caméra hystérique, frénétique et chaotique montée sur une mobylette et lancée à 80 à l'heure à travers les couloirs et tout ça. Ce film fout le tournis.

    Madonna veut nous présenter deux femmes fortes qui résistent à l'adversité mais surtout aux hommes. Et que voit-on? Une Wallis follette, exclusivement préoccupée de ses toilettes et de ce qu'elle va pouvoir ingurgiter comme cocktails. Organiser des fêtes ou y participer en faisant des jeux de mots laids pour épater la galerie et séduire les garçons.

    Quant à la Wally, à quoi renonce t'elle ? A un homme (Môssieu est psychiatre) plus goujat tu meurs qui la trompe à couilles rabattues et lui file des trempes quand il est un peu plus bourré que les autres jours. Chaque soir, après être allée voir l'expo, Wally rentre dans son appartement si grand qu'on peut y faire du skate board (oui, j'aime faire du skate board dans les grands appartements), elle se contemple indéfiniment devant son miroir son beau miroir, elle se met en nuisette et porte-jarretelles noirs pour attendre et séduire le mufle dont elle veut un moutard. Le butor la traite immanquablement de pute et l'envoie sur les roses ou plus loin suivant le mélange absorbé. Et le lendemain, elle recommence le protocole. Comme quoi la pédagogie c'est pas toujours à base de répétition. Heureusement, à l'expo sévit un joli surveillant d'expo avec oreillette. Il a un joli sourire et un regard triste. Il est veuf et ça tombe bien. C'est sans doute ce qui lui donne cet air triste. Il comprend les femmes malheureuses. C'est un intellectuel russe mais il n'a trouvé que cet emploi de vigile aux States. Parfois il se met en jupe et joue du piano (ça plaît aux filles... pas la jupe pour garçon, le piano !) et recueille la Wally quand elle a un oeil au beurre noir. Donc Wally quitte un pignouf dans un appartement à skate board pour un joli russe (trop petit pour elle, mais elle n'est plus trop regardante) dans un super loft sur Central Park. Vlà l'abnégation tiens !

    Superficiel, chichiteux, pompeux, prétentieux, sans intérêt, mal filmé, ridicule... ce film ressemble beaucoup un peu à sa réalisatrice.

    Les actrices Andrea Riseborough et Abbie Cornish sont très à plaindre... même si la première est quand même un peu mieux "servie" que la seconde !

  • LES RÉVOLTES DU BOUNTY - mai 2012

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    Bonjour les aminches,

    pour ceux qui se désolent (et vous êtes nombreux !) de l'absence d'articles sur ce blog, sachez que je suis toujours en vacances et que c'est bien bon. Même si, pour cause d'intempéries au début, j'ai vu deux films dont je vous parlerai, si un jour je rentre. Un formidablement beau, drôle, et un peu triste "Moonrise kingdom" de Wes Anderson, et une horreur dont je me ferai un plasir de tailler un short XXL tant ce film est lamentable : "W.E." de Madame Madonna. Mais "pour l'heure" comme ils disent dans le poste (expression que je déteste), laissez-moi vous mettre en garde...

    Ah non, avant cela je tiens à remercier chaleureusement celles et ceux qui se sont inquiétés de savoir comment j'avais vécu les catastrophiques intempéries de la semaine dernière étant donné que je vis à précisément 3 kms de l'épicentre des horreurs. Effectivement, l'eau a pénétré notre humble logis et s'est évacuée (presque) toute seule. Nous n'étions pas là, c'est un ami à qui nous confions les clés qui nous l'a signalé. Dans notre "malheur" il semblerait que nous ayons été assaillis par le l'eau propre et non des torrents de boue. Nous constaterons l'étendue des dégâts à notre retour car nous avons décidé de nous inquiéter plus tard. Merci donc à Jordane, Loreal, Aifelle, La Pyrénéenne, Fred, Mister Loup, Chomb que les autres aillent crâmer en enfer.

    Mais voilà enfin où je voulais en venir. Si vous passez dans le coin du Sud dans le département 66 des Pyrénées je vous mets en garde : PASSEZ BIEN AU LARGE de ce restaurant

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    Ce restaurant qui semble tout à fait respectable au premier abord est sis

    8 Quai Arthur Rimbaud, 66750 St Cyprien.

    Sauf que dès l'arrivée on a eu l'impression de déranger. Les deux portes avant et arrière étaient ouvertes et je n'avais pas envie d'être en plein courant d'air (je déteste, même quand il fait 30° à l'ombre être en plein zéphir artificiel). J'ai donc hésité avant de trouver une bonne place dans un petit coin... mais HELAS !!! pas loin d'un chien qui devait faire 3 mètres de hauT et je ne dirai jamais à quel point je trouve cela inadmissible que n'importe quelle bébête à sa mémère ou à son pépère soit installée dans un restaurant. Mais j'ai tort sur ce point, donc je m'écrase. Il nous a fallu pas loin d'une demi heure avant que le "garçon" (il était seul pour le service) vienne prendre notre commande. Moules frites au bord de la mer (l'immunité du Warrior ne lui permettant pas encore de s'attaquer au plateau de fruits de mer son régal !!!) ça paraît simple, mais pas du tout. Les moules sont arrivées, elles étaient orange vif et pour la plupart au fond de la casserole. Ce qui est, de l'avis de mon cuisinier attitré (moi j'y connais queud') la certitude qu'elles avaient été cuites (au mieux le midi) et donc cuites, recuites et ratacuites ! Nous avions faim, il était tard, on a mangé ! Les frites ont laissé un goût d'huile dans la bouche pendant un long temps. Quant au vin... nous sommes adeptes du Collioure et même là... ils ont réussi à en trouver un qui avait le goût ordinaire du Côte du Rhône en pichet !

    En résumé, l'accueil, le service et la cuisine : TOUT EST DEPLORABLE dans ce restaurant. Je trouve ça honteux et c'est pourquoi je ne me gêne pas pour le dire. Je suis allée voir quelques avis ici et là, et j'avoue que j'ai bien RI.

    Pour nous remonter le moral, nous sommes allés voir ROMAIN :

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    Jusqu'à pas d'heure cet adorable garçon de 23 ans qui est fabricant de ses produits vous accueille juste en face de la plage, avec l'accent, le sourire et la qualité de ses glaces au

    1 avenue Méditerranée 66140 Canet en Roussillon.

    INTERDICTION d'aller ailleurs si vous êtes dans le coin.

    Et pour en finir avec cette note gastronomique. Il faut que je vous parle du

    Restaurant l'Escale au Quai Jacques Cartier 66700 Port Argelès.

     Et là c'est l'exacte et parfaite antinomie du bounty caca beurcque. Véronique vous accueille comme si elle vous attendait et était contente de vous voir, déplace les tables pour que nous ayons tous les deux la même vue sur les jolis bateaux du port. Elle est gentille, drôle et d'une amabilité non feinte. Elle tourbillonne entre les tables et plaisante et s'amuse avec chacun. Mais évidemment ce ne serait pas suffisant, même si c'est rare (je trouve) et très appréciable. Ce que nous avons mangé était tout simplement à tomber par terre et nous avons bien regretté de ne pas y être retournés le lendemain. Le Warrior avait pris ceci (une parillade ça s'appelle) :

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    Et sous vos applaudissements et pour votre plus grand plaisir :

     

  • DE ROUILLE ET D'OS de Jacques Audiard *****

    De rouille et d'os : photoDe rouille et d'os : photo Matthias SchoenaertsDe rouille et d'os : photoDe rouille et d'os : photo

     De rouille et d'os : photo

    Ali et son fils de 5 ans Sam quittent le Nord ou peut-être la Belgique (j'ai vu des plaques d'immatriculation rouge moi). Ils se connaissent à peine pour n'avoir jamais vécu ensemble. Entre autres réjouissances, le petit garçon était utilisé comme « mule » par sa mère pour faire passer de la drogue aux Pays-Bas. Sans argent et sans logement, le père et l'enfant voyagent en stop, trouvent leur nourriture dans les poubelles de train. Ils traversent la France pour rejoindre la sœur d'Ali à Antibes. Elle les héberge dans son garage, s'occupe de Sam quand elle n'est pas au travail. Ali trouve des emplois de surveillant de nuit ou de videur dans une boîte. Et c'est une nuit qu'il fait la connaissance de Stéphanie belle et libre jeune femme légèrement blessée dans une bagarre. Il la ramène chez elle et c'est rien de dire que le courant ne passe pas entre les deux. Ali laisse néanmoins son numéro de téléphone à Stéphanie au cas où... Elle ne le rappelle que quelques mois plus tard. Amputée des deux jambes, la jeune femme désespérée vit désormais recluse dans un appartement sale et puant. Dresseuse d'orques au Marineland d'Antibes, elle a été victime d'un grave accident lors d'un spectacle. Sans poser de questions, sans s'apitoyer, avec fermeté et délicatesse, Ali emmène Stéphanie à la plage et va peu à peu lui redonner espoir et goût à la vie.

    Délicatesse, voilà bien le mot qui va être la clé des relations entre Stéphanie et Ali même si elles feront régulièrement l'objet de doutes et d'incompréhension. Entre ce garçon qui s'exprime peu, se pose peu de questions, mais a dû en baver, entre cette force de la nature et Stéphanie jadis sûre d'elle et aujourd'hui diminuée dans tous les sens du terme, naît progressivement, aux termes d'épreuves que la vie ne va cesser de leur imposer, un sentiment qui va les mener vers la lumière. Les événements, les hasards, les coïncidences et une mouise infernale qui leur colle aux basques vont constamment mettre des bâtons dans les roues de ces survivants. Comme s'il fallait toujours davantage d'épreuves pour s'en sortir quand déjà tout va mal.

    On se croirait chez Ken Loach ou chez les Dardenne tant la fatalité semble s'acharner sur des êtres déjà bien éprouvés mais aussi eu égard au contexte social qui s'impose régulièrement, notamment avec les personnages de Corinne Masiero (la Grande Louise Wimmer) et Bouli Lanners toujours justes. Cela pourrait être mélo, sombre et insupportable, vraiment too much si Jacques Audiard ne donnait à ces anti-héros pas immédiatement sympathiques et qui s'endurcissent au fil des calamités une obstination et un charisme insolents, époustouflants.

    Ali parle peu, ne s'explique pas, ne se justifie pas, il agit. Le handicap de Stéphanie n'est un obstacle à rien. Ali est disponible, généreux, « opé ». Jusqu'à proposer ses services au cas où Stéphanie souhaite vérifier sa libido. « Tu veux baiser ? »... et elle le voudra de plus en plus. Et puis Ali est drôle parfois, involontairement peut-être : « elle est où ta poussette ? », « il faut que tu arrêtes de parler maintenant », « ça va Robocop ?»... mais nature et sans tabou. Stéphanie ne veut pas qu'il la voit dans telle ou telle situation (elle doit ramper pour aller aux toilettes !), il la porte sans lui demander son avis. Il n'explique rien, il prouve. Il est là ! Et elle finira par véritablement exhiber ses prothèses comme un défi.

    Et Ali pour arrondir les fins de mois participe à des combats clandestins à mains nues dans lesquels tous les coups sont permis. Stéphanie assiste aux combats, se met à trembler et toujours sans un mot galvanise son champion.

    Audiard filme Stéphanie et Ali, meurtris dans leur chair. Les os se brisent, les corps s'empoignent, transpirent et souffrent. Et il va au-delà de tout ce qu'un mélo peut proposer. Même le petit Sam (adorable Armand Verdure) aura sa part d'horreurs. Et si vous retenez vos larmes lorsqu'Ali verse les siennes, ou lorsqu'il murmure les mots suprêmes... bravo !

    Ce film mériterait le prix de la mise en scène à Cannes (je n'ose envisager la Palme d'Or) parce qu'Audiard est ici encore, une fois de plus virtuose et inspiré. Il va toujours plus loin et montre tout. Ses effets spéciaux sont sidérants. On se dit que non il ne va pas oser... et si, il ose ! Mais on peut imaginer sans les surestimer, un prix d'interprétation pour Marion Cotillard ou Matthias Schoenaerts (car je sais de source sûre qu'on ne peut attribuer qu'un seul prix à un film). Marion Cotillard est tout simplement plus que parfaite. Elle peut être princesse séductrice et finalement totalement « trash ». C'est lors de « La scène Robocop » au ralenti (pour qu'on en profite bien) que pour moi elle obtient sa Palme d'interprétation, son César... Elle traverse impériale et à nouveau debout une haie de malabars aux tronches patibulaires ! Mais elle est de bout en bout exceptionnelle avec son visage défait où s'inscrivent ses épreuves. A l'instar de Matthias Schoenaerts qui renouvelle avec subtilité, profondeur et intensité son rôle animal de boxeur déchirant et y ajoute une touchante dimension sentimentale. Cet acteur époustouflant peut être un ami, un amoureux, un amant, un père. Son regard s'embrume, s'illumine et nous bouleverse. La caméra est inconditionnellement amoureuse et pas seulement la caméra de son corps, de son visage, de son regard et de ses rares sourires !

  • 11 JOURS

    de strass, de paillettes, de glamour, de tapis rouge...

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    mais surtout 11 jours de rêve à attendre les films qui éclaireront nos écrans noirs demain.
    Et pour TOUT savoir durant ces 11 jours, ne vous égarez pas n'importe où, c'est chez

    Sandra -IN THE MOOD FOR CANNES-

    festival de cannes 2012 

    qu'il faut vous rendre, car elle sait comme personne parler des films, nous donner envie de les découvrir et recréer l'ambiance comme si nous y étions.

    Et pour patienter et vous distraire, vous pouvez aussi aller jouer à cache-cache ici :

     

    festival de cannes 2012

     

    A bientôt...

  • 11 FLEURS de Wang Xiaoshuai ***

    11 fleurs : photo

    11 fleurs : photo

    11 fleurs : photo

    Pas le temps de vous en dire long sur ce film, mais si vous hésitiez, n'hésitez plus. Il est magnifique. Calme, lent et profond. 

    Je vous propose le synopsis officiel qui pour une fois n'en dit pas trop : "En 1974, au cœur de la révolution culturelle chinoise, un garçon de 11 ans observe le monde des adultes et n’y comprend pas grand-chose. La rencontre avec un meurtrier en fuite le pousse au secret et au mensonge. Cette confrontation signera la perte de son innocence."

    Personnellement je ne trouve pas que le petit héros perd son innocence. Il grandit, voilà tout. Mais bon, je ne vais pas faire ma savante. Il s'agit d'une plongée dans la Chine de Mao qui vit ses dernières heures. Mais l'originalité tient au fait que c'est le point de vue de quatre enfants qui est adopté, mais surtout celui de Wang Han. Il a 11 ans. Il veut une chemise neuve. Il l'obtient, il se la fait "voler". Il rencontre un assassin. Il ment à sa famille. Et voilà, c'est simple et sublime. Et l'on découvre la vie autour d'une usine et d'une école. On entend les hauts parleurs qui diffusent la musique ou annoncent certains événements. On s'étonne des relations entre la mère et ses enfants et on s'éblouit de celles entre un fils et son père. On est encore stupéfait par la vie quasi communautaire et le partage...

    Tout est parfait, les images, les décors, les paysages, les enfants, l'histoire. Courez.

  • CHERCHER LE GARÇON de Dorothée Sebbagh ***

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    Emilie se prépare pour la soirée du 31 décembre. Elle se coiffe, se maquille, met son joli collier... et s'installe devant son ordinateur. Il faut dire qu'une fois encore et malgré ses 35 ans, Emilie va passer ce réveillon toute seule. Mais ce que veut Emilie, c'est un amoureux, des enfants peut-être et surtout vivre une belle histoire. Alors ce soir là elle s'inscrit sur le site de rencontre Meet Me, prend un pseudo de fée et entame rapidement le grand tourbillon des rencontres.

    Et c'est drôle, instantanément. Et pour une fois ce n'est pas un catalogue de filles toutes plus ou moins semblables, accros au shopping et à l'épaisseur de leur taille, mais de garçons bien typés qui ne trahissent pas les pseudos qu'ils ont choisis. Le premier "Les yeux bleus" a effectivement les yeux très bleus et tous les prétendants porteront plus ou moins les stigmates de ce qu'ils veulent montrer en se dissimulant sous un pseudo (oula, il est temps que je parte en vacances moi !).

    Ce film est bourré de qualités : sa durée (une heure 10), même si du coup l'épilogue singulier arrive abruptement, sa délicatesse (les garçons sont moqués sans misandrie), le charme XXL de son interprète principale Sophie Cattani (vue récemment en mère qui lâche son bébé dans Polisse...). Emilie/Sophie a un talent incontestable et se donne un mal de chien pour s'adapter à ce panel de garçons qui se la racontent. Il faut dire qu'elle est très motivée et qu'on peut lui reconnaître la qualité de n'être ni très exigeante ni forcément troublée par le physique des candidats. Nous aurons le romantique relou qui ne s'exprime que par poésie empruntée aux auteurs, le gossbo fan inconditionnel de Hugh Grant (son pseudo Yough, mdr !) totalement déconcerté parce qu'Emilie est plus sensible aux charmes de Johnny Depp, le motard survolté, l'éducateur sportif qui se présente de 3/4 pour éviter de montrer son profil de boxeur, Monsieur X qui joue aux playmobils, le danseur qui danse, celui qui veut trouver SA "relation bonobo", le tunisien timide qui... Mais je ne vais pas tout vous révéler. Il y aura aussi de jolies rencontres impromptues et au final un film formidable, adorable comme son actrice.

  • SUR LA ROUTE de Walter Salles

    A l'occasion de la sortie de ce film en salle le mercredi 23 mai, vous êtes gâtés. MK2 me propose de vous offrir :  

    - 4 places de cinéma (valables à partir du 30/05)

    - 2 Hors-Série Trois Couleurs Sur la Route

    - 2 affiches.

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    "De l’homme au livre, du livre au film, le hors-série n°8 de Trois Couleurs se plonge dans l’histoire de Sur la route, roman phare de Jack Kerouac et emblème de la beat generation. A l’occasion de la sortie de son adaptation par Walter Salles, le 23 mai en salles et en compétition officielle au festival de Cannes, la rédaction a pris la tangente pour retourner aux origines de ce mythe littéraire. Glanés entre la Bretagne et la Californie, des archives, reportages et témoignages inédits permettent de comprendre la genèse de ce livre-monument, ainsi que son influence sur la littérature américaine du XXe siècle. Un aperçu de l’ampleur du défi auquel Walter Salles a dû faire face… Photos de tournage, extraits du scénario, croquis préparatoires retracent les étapes de cette aventure cinématographique, sans oublier la contribution exceptionnelle de toute l’équipe du film, du réalisateur à ses comédiens (Garret Hedlund, Sam Riley, Kristen Stewart, Kirsten Dunst, Viggo Mortensen), en passant par les techniciens et les producteurs. Un document unique, et un parfait complément au « dossier Cannes » de notre numéro 101, disponible cette semaine dans les salles MK2 et sur issuu."

    Ce hors série est passionnant, un parfait complément au roman (et sans doute au film), une mine d'archives et de photos.

    196 et 244 pages (collector) en kiosques et librairies ou sur Amazon.

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    Synopsis : Au lendemain de la mort de son père, Sal Paradise, apprenti écrivain new-yorkais, rencontre Dean Moriarty, jeune ex-taulard au charme ravageur, marié à la très libre et très séduisante Marylou. Entre Sal et Dean, l’entente est immédiate et fusionnelle. Décidés à ne pas se laisser enfermer dans une vie trop étriquée, les deux amis rompent leurs attaches et prennent la route avec Marylou. Assoiffés de liberté, les trois jeunes gens partent à la rencontre du monde, des autres et d’eux-mêmes. 

    Je voulais innover et vous faire deviner des musiques de films mais ça m'a grave pris la tête ce sera pour une autre fois.podcast

    Alors du coup, j'en suis revenue au classique. J'ai découpé des affiches.

    Pour gagner, merci de me dire de quels films sont tirés ces morceaux.

    Précisez pour quel cadeau vous jouez et donnez moi votre adresse si je ne l'ai déjà.

    UNE SEULE RÉPONSE À LA FOIS PAR PERSONNE. ON NE REJOUE QUE LORSQUE J'AI VALIDÉ LA RÉPONSE.

    SEULES LES IMAGES DE 1 à 8 PERMETTENT DE GAGNER.

    GAME OVER.

    1

    LE GUEPARD trouvé par Sploutche (1 place de ciné)

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    2

    LES QUATRE FILLES DU DOCTEUR MARCH trouvé par Marion (1 hors série)

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    3

    UN SINGE EN HIVER trouvé par Kupee (une affiche)

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    4

    BARRY LYNDON trouvé par Aifelle (1 place de ciné)

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    5

    LA FEMME DU Vème trouvé par Yan (une affiche)

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    6

    BRIGHTON ROCK trouvé par Ed (1place de ciné)

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    7

    LES NOCES BARBARES trouvé par Marine (un hors série)

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    8

    LE PATIENT ANGLAIS trouvé par zapette (1 place de ciné)

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    9

    REBECCA trouvé par marion

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    10

    PLEIN SOLEIL trouvé par marion

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    11

    DE ROUILLE ET D'OS trouvé par Yohan

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    12

    L'AMANT trouvé par caro

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    13

    MARY REILLY trouvé par L u X

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    14

    THE GHOST WRITER trouvé par marine

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    15

    LE CHOIX DE SOPHIE trouvé par Fred

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    16

    AUTANT EN EMPORTE LE VENT trouvé par Maryne

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    17

    WE NEED TO TALK ABOUT KEVIN trouvé par Maryne

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    18

    LES HOMMES QUI N'AIMAIENT PAS LES FEMMES trouvé par Maryne

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    19

    SHUTTER ISLAND trouvé par Silice

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    20

    LA SOLITUDE DES NOMBRES PREMIERS trouvé par PH

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  • STUDIO CINÉ LIVE : SPÉCIAL CANNES 2012

     DEUX EXEMPLAIRES DE CE NUMÉRO À GAGNER :

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    dans lequel vous trouverez tout ce qui fera Cannes et le Festival cette année : les petits et grands secrets de la prestation de Marion Cotillard dans le film tant attendu de Jacques Audiard De rouille et d'os, une rencontre avec Jacques Audiard avant la grande aventure cannoise,

    - les explications de David Cronenberg qui a engagé la star de Twilight Robert Pattinson pour être un golden boy dans son film Cosmopolis,

    - le business de Cannes,

    - Gilles Jacob face aux lecteurs,

    mais aussi :

    - le tournage de Gatsby le Magnifique de Baz Luhrmann,

    - l'interview de Ridley Scott et Michael Fassbender à propos de Prometheus,

    - et tous ceux qui font l'actu : Ryan Gosling, Alain Resnais, Leos Carax, Wes Anderson...

    Pour gagner, merci de me dire à qui appartiennent ces jolies moues.

    UNE SEULE RÉPONSE À LA FOIS PAR PERSONNE. ON NE REJOUE QUE LORSQUE J'AI VALIDÉ LA RÉPONSE.

    GAME OVER.

    1

    SEAN PENN trouvé par Fred

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    2

    PENELOPE CRUZ trouvée par marion

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    3

    ROMY SCHNEIDER trouvée par marion

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    4

    EMMANUELLE BEART trouvé par Ph

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    5

    ISABELLE ADJANI trouvée par jane

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    6

    MEL GIBSON trouvé par marion

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  • DARK SHADOWS de Tim Burton *

    Dark Shadows : photo Johnny DeppDark Shadows : photo Eva GreenDark Shadows : photo Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, Tim Burton

    En 1772, pour avoir brisé le coeur d'une sublime mais cruelle sorcière, Barnabas Collins industriel chanceux en affaire comme en amour, est transformé par la jalouse en vampire et condamné à "non-vivre" enterré et enchaîné dans un cercueil. Brrrrrrrrr. Deux ans cents plus tard le cercueil est ouvert malencontreusement par des ouvriers et notre vampire assoiffé par deux siècles d'abstinence zigouille sans autre forme de procès ses libérateurs. Il s'empresse de rejoindre son domaine tout surpris de le découvrir en bien piteux état. Il y retrouve quelques-uns de ses descendants vaguement décadents et en tout cas ruinés mais tout contents de voir leur ancêtre apparaître. D'autant plus qu'il promet de leur rendre la splendeur d'antan et de faire revivre l'entreprise familiale. C'est compter sans la haine inapaisée d'Angélique (la sorcière) qui est responsable de la faillite des Collins et ne cesse de se venger d'avoir été abandonnée.

    Quel ennui, quelle mollesse, quelle nonchalance ! Alors oui, l'univers baroque, gothique, fantastique et féérique de Tim Burton est là et on ne peut nier la splendeur des décors. Mais un film ne peut se limiter à cela. Et les mésaventures de Barnabas s'étirent de façon bien monotones malgré le déploiement d'intrigues multiples et de personnages d'une fadeur exceptionnelle. Sans parler de la prestation de certains acteurs à la limite de l'amateurisme (Chloé Moretz exaspérante, Jonny Lee Miller fadasse et inutile, Jackie Earle Haley grotesque, Michelle Pfeiffer grimaçante...).

    On rit aussi et marier vampirisme et humour n'est pas commode sans tomber dans la parodie, mais je suis d'accord avec cette dame qui lit dans les bande-annonces, TOUT, absolument TOUT est montré dans la BA, les meilleurs moments et notamment ceux où l'on rit. Alors à ceux qui n'ont pas de CARTE ILLIMITEE, je recommande la bande-annonce, très bien faite, très attirante mais totalement mensongère puisque si prometteuse et vous fais ainsi économiser entre 9 et 11 euros (suivant les régions et les cinémas)

    Je ne vais donc pas m'éterniser à parler d'un film aussi décevant parce que ça me rend malade que Tim Burton dégringole ainsi avec un opus aussi misérable ! Bien sûr, il y a une scène hot entre Johnny/Barnabas (on se demandait d'ailleurs si cet acteur était encore sexué !) et Eva/Angélique, le vampire tue pour se nourrir (audacieux non ?), néanmoins rendez-nous Sweeny Todd, Sleepy Hollow, Edward, Charlie ou les Noces Funèbres ! Rendez-nous Tim Burton !
    Quid de Johnny Depp allez-vous me dire ? Peu de choses. Son maquillage, son costume, son allure sont splendides. Mais il n'est plus qu'une créature abandonnée consentante à son créateur. Et ses mimiques indignes du grand acteur qu'il m'avait semblé qu'il était. C'était quand déjà ?

    P.S. : Eva Green est sublime, vénéneuse, cruelle, belle, drôle. Vivement un GRAND rôle !