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29/06/2012
STARBUCK de Ken Scott ***(*)



A la fin des années 80 au Québec, non pour se faire un peu d'argent de poche mais pour une très jolie cause..., David Wosniak a été donateur très prolifique pour une banque de sperme. Pour chaque don il remportait 35 €uros. Il a complètement oublié cet épisode jusqu'à ce que 20 ans plus tard, un avocat lui annonce que sur ces 600 et quelques offrandes, 533 ont été suivies d'une naissance. Aujourd'hui 130 de ses rejetons se sont associés pour rechercher leur géniteur. David apprend en même temps que son amie est enceinte. Consciente que cet éternel ado est incapable d'élever un enfant, elle entend bien le faire seule. De son côté David fait intervenir son meilleur ami avocat pour que la justice lui reconnaisse le droit de continuer à préserver son anonymat.
Le titre n'a rien à voir avec une certaine marque de breuvage. Il s'agit du nom d'un légendaire taureau canadien à la génétique parfaite qui a révolutionné le monde de l'insémination artificielle. C'est aussi le pseudo choisi par David à chaque fois qu'il a donné son sperme. David n'entend pas donner suite à la requête de sa nombreuse descendance mais la curiosité lui fait ouvrir le dossier contenant la fiche de chacun de ses "enfants". C'est ainsi que l'un après l'autre David va rencontrer, avec un art consommé de la ruse, ces jeunes gens auxquels il va s'attacher au point de devenir pour eux un ange gardien, à défaut d'avoir pu être un père.
Quand on découvre ce genre de pépite improbable on se dit que l'imagination des scénaristes et réalisateurs est un puits sans fond et qu'on peut leur faire confiance pour continuer à nous surprendre. Quelle façon incroyablement insolite de traiter de la paternité ! Car malgré les contours épais mais hilarants de la grosse farce, c'est bien de cela qu'il s'agit. Comment être, devenir, rester père ? Les femmes ou plus exactement les mères sont curieusement absentes, même si dans une scène à la fois cocasse et terriblement réaliste, la future maman fait part de ses angoisses. Pourtant sans elles rien n'est possible, mais sans eux non plus finalement. Et c'est ce qui est bon ici, voir et comprendre comment ces garçons vivent et appréhendent cette paternité qu'ils n'ont pas la possibilité d'expérimenter au même titre qu'une femme, forcément. Un jour la petite bestiole apparaît et ils doivent se déclarer père de cet enfant !
Mais revenons-en à notre David, ce grand gamin mal dégrossi qui se fourvoie dans d'impossibles situations au point de devoir 80 000 dollars à des revendeurs de drogue qui viennent régulièrement lui faire goûter le fond de sa baignoire et le menacer de s'en prendre à sa famille. David comme ses frères travaille dans la boucherie familiale et même si son père lui assène : "tu repousses chaque jour les frontières de l'incompétence", il ne peut qu'ajouter : "malgré ça, on t'aime". Car oui, David est quelqu'un d'aimable, une espèce de gros nounours irrésistible, séduisant, charismatique. Un quarantenaire indécis, insouciant et irresponsable qui provoque les pires situations mais à qui on ne peut jamais en vouloir. Alors évidemment, il y a de bons sentiments, des pleurs, des étreintes mais à aucun moment ce n'est gnangnan. Bien sûr David va se révéler profondément bon, lui qui n'était jusque là qu'égoïsme et légèreté, son coeur va se multiplier au fur et à mesure des rencontres, mais les situations sont réalistes, intelligentes, tendres, émouvantes, fortes ! Et comme tout le monde, le spectateur ne peut que tomber dans le panneau, rire, être ému et finalement céder à David, attachant comme rarement un personnage peut l'être au cinéma.
Patrick Huard est David et c'est une révélation.
11:01 Publié dans 2 **** INDISPENSABLE | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
28/06/2012
UN BONHEUR N'ARRIVE JAMAIS SEUL de James Huth *



Sacha est pianiste de jazz dans un club le soir. Le jour, il compose des musiquettes pour des publicités. Chaque soir une fille différente est dans son lit. Sa maman lave son linge et lui fait ses courses. Ses amis sont évidemment indispensables. Rien ne peut venir rompre cette parfaite harmonie et ce qu'il considère comme la liberté. Sauf Charlotte, jeune femme sublime et maladroite, deux fois séparée et trois fois mère, qui lui tombe littéralement dans les bras un jour de pluie. Coup de foudre réciproque et le soleil se remet à luire. Contrairement à la romcom traditionnelle où les tourtereaux doivent patienter plus ou moins deux heures avant de tweeter sous la même couette, Charlotte et Sacha s'aiment très... activement avant que les ex et les amis viennent leur mettre des bâtons dans les roues !
L'appartement de Sacha, musicien donc bohême donc montmartois est tapissé d'affiches de films dont celle de Casablanca, qui orne également, que la vie est bien faite !, la chambre de Charlotte. En fond sonore As time goes by à intervalles réguliers, et même Billie Hollyday et des références aux comédies chics et smarts de Capra ou Hawks. Preuve qu'on est cinéphile. Sauf qu'ici on a plus affaire à une version humaine des Aristochats (le dessin animé) qu'à une élégante comédie (malgré les robes renversantes de Sophie Marceau). Charlotte est l'artistrocratique Duchesse et ses trois chatons, Sacha le chat de gouttières O'Maley qui va s'enticher (et réciproquement) des moutards bien qu'il ait dit un quart d'heure plus tôt "je hais les enfants".
A quoi ça tient que ça ne fonctionne pas ? Au couple vedette, mal assorti, définitivement. Au mis-casting irrémédiable. Gad Elmaleh est très sympathique et sans doute l'un des rares humoristes qui m'amuse vraiment. Mais jouer l'amoureux, il ne sait pas faire. Pourtant le réalisateur se préoccupe davantage de son acteur (que de sa sublime actrice) en lui offrant de multiples occasions de faire le show et divers sketches. Et là, on reconnaît son talent de one man showiste !
Mais quand cessera t'on de mettre des humoristes entre les pattes de Sophie Marceau ?
Une fois de plus, abandonnée à un rôle où elle démontre quelle reine de comédie elle est, elle se retrouve seule face à un partenaire pas à la hauteur. On souffre pour elle des centaines de litres d'eau qu'elle se prend sur la tête et des gadins en cascade qui finissent par ne plus faire rire !
08:03 Publié dans 5 * Bof ! Mais pourquoi pas ? | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : un bonheur n'arrive jamais seul de james huth, sophie marceau, gad elmaleh, maurice barthélémy, françois berléand, cinéma
27/06/2012
ADIEU BERTHE OU L'ENTERREMENT DE MÉMÉ de Bruno Podalydès **



Armand apprend par un SMS que sa grand-mère vient de mourir. Il est presque surpris de découvrir que la vieille dame distraitement oubliée dans une maison de retraite n'était pas encore morte. Il faut cependant organiser les obsèques et il entend bien se charger de cette tache. Mais la vie d'Armand est déjà très compliquée. Il se dépatouille difficilement d'une vie qu'il emberlificote à souhait, incapable de prendre la moindre décision et navigue à vue entre une femme et une maîtresse qu'il aime (presque) autant l'une que l'autre, une belle-mère qui le déteste, un ado de fils qui le méprise.
En brassant profond et ratissant large, Bruno Podalydès effleure mille thèmes et finalement n'en traite aucun véritablement, c'est dommage mais on ne peut nier et bouder ce plaisir rare de rire souvent, sourire beaucoup et parfois se laisser emporter par l'émotion .Et puis dans la vraie vie aussi il arrive que l'on ait mille choses à "gérer" simultanément. C'est souvent à l'occasion d'un enterrement que certains secrets familiaux font surface. D'autant que Berthe semblait être une grand-mère très discrète qui avait une malle des Indes pour dissimuler des souvenirs dont personne n'avait eu vent... Les frères Poda déploient ici encore toute la fantaisie et l'originalité dont on les sait capables aidés par un casting qui ne ménage pas sa peine pour laisser s'exprimer ses penchants de doux dingos.
Le choix des pompes funèbres réserve de bien bons moments. Les Pompes Funèbres "Définitif" dont le slogan parle pour elles "Avec Définitif c'est définitif", offrent des prestations all-included aux thèmes divers et variés, "Twilight" ou "Arc en ciel" avec grandes orgues, son et lumière et mines de circonstance. Michel Vuillermoz assure en croque-mort. Quant aux Pompes Funèbres "ObséCool", elles proposent également des cérémonies adaptées au style et au budget des organisateurs, avec mise en bière au son d'une chanson de Georges Moustaki, guitare comprise, par exemple.
Les indécisions chroniques d'Armand face à ses deux femmes également aimables, son incapacité à grandir pourraient lasser mais Denis Podalydès excelle dans le rôle de Pierrot lunaire à qui l'on pardonne tout. Cela dit, évoquer la mort, l'abandon des personnes âgées, celle qui s'inscruste et régente la vie de ses enfants, l'alzheimer d'une autre, les ados qui jugent sans communiquer, le couple qui s'use, les bévues que font commettre l'abus de SMS... c'est beaucoup pour un seul film qui laisse en plan certains personnages...!
17:24 Publié dans 4 ** INTERESSANT | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : adieu berthe ou l'enterrement de meme de bruno podalydès, denis podalydès, valérie lermercier, isabelle candelier, pierre artidi, judith magre, michel robin, michel vuillermoz, catherine hiegel, cinéma
25/06/2012
TO ROME WITH LOVE de Woody Allen
grâce à Cinefriends encore je peux vous offrir 5 X 2 places pour ce film qui sort en salle mercredi 4 juillet 2012

Pour gagner merci de me dire à quels films appartiennent ces images.
Seules les réponses de 1 à 5 permettent de gagner.
UNE SEULE RÉPONSE À LA FOIS PAR PERSONNE.
ON NE REJOUE QUE LORSQUE J'AI VALIDÉ LA RÉPONSE.
GAME OVER. Merci.
1
LA SCANDALEUSE DE BERLIN trouvé par marion

2
L'HOMME DE RIO trouvé par Kupee

3
INCENDIES trouvé par Gaël

4
LE QUAI DES BRUMES trouvé par Ed

5
JEFFERSON A PARIS trouvé par Jordane

6
TOUT SUR MA MERE trouvé par Martin K

7
BIENVENUE A PALERME trouvé par Jordane

8
LES NEIGES DU KILIMANDJARO trouvé par zapette

9
BONS BAISERS DE BRUGGE trouvé par Fred

10
JCVD trouvé par Jordane

12:56 Publié dans LE LUNDI C'EST JEU | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : to rome with love de woody allen, jeu, cinéma
LA FÊTE DU CINÉMA 2012
jusqu'au mercredi 27 juin 2012, profitez des séances à 2.50 €uros (après achat d'une place au tarif plein) et voyez un maximum de films.

Et pour les plus joueurs d'entre vous, connectez-vous sur le site officiel et participez au concours : "Il s’agit pour le joueur de se mettre dans la peau d’un exploitant et d’inviter ses amis à remplir ses salles. Le gagnant partira une semaine à Hollywood, les spectateurs pourront gagner des places tous les jours."
Pour vous aider, je vous recommande particulièrement :
THE DEEP BLUE SEA de Terence Davies
JOURNAL DE FRANCE de Raymond Depardon et Claudine Nougaret
LE GRAND SOIR de Gustave Kervern et Benoît Delépine
LA PETITE VENISE de Andrea Segre
QUAND JE SERAI PETIT de Jean-Paul Rouve
COULEUR DE PEAU : MIEL de Jung
WOODY ALLEN : A DOCUMENTARY de Robert B. Weide
LES FEMMES DU BUS 678 de Mohamed Diab

01:42 Publié dans JE DOIS VOUS EN PARLER | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : la fÊte du cinema 2012
24/06/2012
LES INFIDELES de Jean Dujardin et Gilles Lellouche
A l'occasion de la sortie de ce film en DVD et grâce à Cinéfriends, je peux vous en offrir 3 exemplaires. Je vous parlais du film ICI.
Pour gagner merci de me dire à quels films appartiennent ces images.
UNE SEULE RÉPONSE À LA FOIS PAR PERSONNE.
ON NE REJOUE QUE LORSQUE J'AI VALIDÉ LA RÉPONSE.
LES GAGNANTS : BatAm, Lor et Martin K (vous patientez car le DVD sort le 4 juillet).
GAME TERMINE. Merci.
1
CHACUN SON CINEMA trouvé par Lor.
Une belle journée de Kitano précisé par Fred

2
PARIS, JE T'AIME trouvé par Martin K

3
TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR SUR LE SEXE...SANS JAMAIS OSE LE DEMANDER trouvé par BatAm

4
LES MONSTRES de Dino Risi trouvé par Jordane

5
NEW-YORK I LOVE YOU trouvé par Jordane

23:47 Publié dans LE LUNDI C'EST JEU | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : les infideles, dvd, jeu cinéma
23/06/2012
THE DEEP BLUE SEA de Terence Davies ****



Hester prépare son suicide. D'une voix vibrante jusqu'à la brisure elle lit la lettre désespérée qu'elle rédige à son amant, son amour, avant d'avaler des comprimés et d'ouvrir le gaz. Pendant qu'elle glisse doucement, calmement vers le sommeil, Hester se souvient des bons moments, des moments fous, de la rencontre avec Freddie... La jeune femme est mariée à Sir William Collyer, un avocat qui l'aime profondément mais qui pourrait être son père. Ils mènent une vie aisée et Hester s'ennuie et dépérit car sa nature romanesque et passionnée est totalement bridée par les convenances et une éducation rigide. Puis la bienveillante gardienne de l'immeuble intervient et Hester est sauvée. Lorsque Freddie découvre cette tentative de suicide il entre dans une soudaine et incompréhensible colère. Tandis que William l'époux, qui avait d'abord refusé le divorce et promis de rendre la vie d'Hester impossible, essaie de lui porter secours mais la jeune femme totalement dépendante de son amour pour Freddie, ancien pilote de la Royal Air Force est incapable d'accepter la moindre aide.
Ce Deep blue sea est la quintessence du film d'amour romantique. Un film comme on n'en fait plus. Il donne ainsi l'impression de dater de l'époque où se situe l'action tant ce classicisme, ces sentiments exacerbés semblent venir d'un autre âge. En 1950 donc, quelques années après la fin de la guerre et l'on voit en arrière plan quelques décombres et vestiges d'une ville, Londres, en pleine reconstruction. La guerre a laissé beaucoup de plaies, de traces et de souvenirs indélébiles. Des blessures qui ne se referment pas et des traumatismes qui ne s'expriment pas. Hester n'oublie pas les bombardements où elle se réfugie avec son mari dans le métro. Freddie ne parvient pas à "faire son deuil" de ses années d'aviateur. C'est sans doute pourquoi il ne peut comprendre l'acte d'Hester de vouloir mettre fin à ses jours. Comment la vie peut-elle avoir si peu de valeur pour elle alors que lui a vu la mort de si près ? Comment peut-elle renoncer à vivre à cause de sa demande perpétuelle d'amour jamais assouvie alors que lui est déjà reconnaissant d'être encore en vie ? Même sa logeuse, totalement dévouée à son mari mourant, lui dira "aucun homme ne mérite qu'on meure pour lui". Mais Hester est sourde à tout argument raisonnable. Justement, plutôt mourir que d'être raisonnable. Freddie est TOUT pour elle. Elle n'en est pas heureuse, c'est juste une évidence. Mais le jeune homme ne partage pas cette passion destructrice. Il aime Hester, simplement peut-on dire. Il est triste de lui faire du mal "je ne suis pas sadique" lui dit-il, mais il est incapable de répondre à ces suppliques permanentes et ne veut en aucun cas porter la responsabilité de la mort d'Hester. C'est pourtant lui qui après une dispute lancera "tu m'aimes encore ?".
Plus que la passion, ce sont ses effets et conséquences sur l'équilibre d'une jeune femme qui sont décortiqués ici. Lorsqu'Hester rencontre Freddie elle ne le regarde pas, elle le dévore des yeux. Son regard fasciné, émerveillé semble vouloir pénétrer l'âme du garçon dont l'amour n'atteindra jamais l'ampleur qu'elle quémande.
La toute première étreinte, magnifique comme rarement au cinéma tant ce genre de scènes est le plus souvent au mieux inutile, au pire ridicule, est filmée comme un entrelacs de cuisses, de jambes, de bras. On ne distingue plus la peau de l'un ou de l'autre, ni où commence l'un et où finit l'autre. L'homme est le prolongement de la femme et réciproquement. Les corps s'emboîtent et s'enchevêtrent si bien qu'on ne peut douter : ces deux là sont faits l'un pour l'autre. Sauf que non. Les exigences, le sérieux, la culture de l'une se heurtent à la puérilité, la vulnérabilité, la simplicité de l'autre.
On n'est pas ému comme j'aurais aimé l'être (plus je pleure au cinéma, plus j'aime !!! c'est ainsi !), mais les sensations se situent ailleurs que dans l'observation et le délitement d'une passion cinématographique. La quête éperdue d'Hester, son hystérie parfois, les humiliations qu'elle s'inflige et dont elle a parfaitement conscience installent un climat de tension, de malaise et d'inquiétude qui frôle parfois l'angoisse. On se demande jusqu'où Hester s'abaissera pour tenter d'obtenir l'amour qu'elle réclame, jusque quand et de quelle façon Freddie le lui refusera !
On comprend que Vivien Leigh ait interprété ce rôle d'un romantisme délirant dans la version d'Anatole Litvak en 1955, mais Rachel Weisz est magnifique en héroïne tragique, parfois furieuse, parfois soumise et anéantie, consciente toujours de vivre la version la plus (auto)destructrive de l'amour. Tom je t'aime d'amour Hiddleston hérite du rôle peu aimable de celui chargé de dire non et de faire souffrir cette femme amoureuse. Il est beau, suffisamment ambigü pour qu'on ne sache s'il est conscient du mal qu'il fait, s'il aime ou pas, s'il va fuir ou céder...
même si sa prestation manque évidemment de "hé hé hé !!!". Et je vous dispense de vos réflexions sur mon coeur de midinette, merci ! Si certaine (en râlant bien sûr) peut me redonner la version sonore du hé hé hé, je lui en saurais gré !




14:50 Publié dans 4 ** INTERESSANT | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : the deep blue sea de terence davies, rachel weisz, tom hiddleston, simon russell beale cinéma
22/06/2012
THE DICTATOR de Larry Charles °

Comme je ne veux pas perdre trop de mon précieux temps à parler de ce film moche, bête, lourd et inutile, je vous livre l'INTERMINABLE synopsis officiel au cas où vous n'auriez pas entendu parler de cette histoire prétendûment parodique.
Synopsis donc : Isolée, mais riche en ressources pétrolières, la République du Wadiya, en Afrique du Nord, est dirigée d’une main de fer par l’Amiral Général Aladeen. Vouant une haine farouche à l’Occident, le dictateur a été nommé Leader Suprême à l’âge de 6 ans, après la mort prématurée de son père, tué dans un accident de chasse par 97 balles perdues et une grenade !
Depuis son accession au pouvoir absolu, Aladeen se fie aux conseils d’Oncle Tamir, à la fois Chef de la Police Secrète, Chef de la Sécurité et Pourvoyeur de Femmes.
Malheureusement pour Aladeen et ses conseillers, les pays occidentaux commencent à s’intéresser de près à Wadiya et les Nations Unies ont fréquemment sanctionné le pays depuis une dizaine d’années. Pour autant, le dictateur n’est pas du tout disposé à autoriser l’accès de ses installations d’armes secrètes à un inspecteur du Conseil de Sécurité – sinon à quoi bon fabriquer des armes secrètes ? Mais lorsqu’un énième sosie du Leader Suprême est tué dans un attentat, Tamir parvient à convaincre Aladeen de se rendre à New York pour répondre aux questions de l’ONU.
C’est ainsi que le dictateur, accompagné de Tamir et de ses plus proches conseillers, débarquent à New York, où ils reçoivent un accueil des plus tièdes. Il faut dire que la ville compte une importante communauté de réfugiés wadiyens qui rêvent de voir leur pays libéré du joug despotique d’Aladeen.
Mais bien plus que des expatriés en colère, ce sont des sanctions qui attendent le dictateur dans la patrie de la liberté…
Mon avis : Je ne sais de quel humour cette nouvelle aventure de Sacha Baron Cohen se rapproche le plus. Je suis fan des Monthy Python, Y'a t'il un pilote dans l'avion ? m'a fait mourir de rire, par contre Benny Hill ne m'a jamais amusée... Et ce film ne m'a pas tiré l'amorce même d'un sourire. Je trouve cette farce lourde, pataude, longue (bien qu'elle ne dure qu'une heure 24), fatigante, répétitive et pas suffisamment caustique pour réussir une parodie. Pourtant, dédier un film à la mémoire de Kim Jong-Il me paraissait assez audacieux pour espérer le meilleur. Mais The Dictator se prend les pieds dans le tapis d'une intrigue sentimentale prévisible. Quant à la critique des dictateurs en place ou disparus, elle est bien gentillette et surtout pas drôle.
Dommage car Sacha Baron Cohen qui n'a peur de rien pour dépasser les limites du ridicule, fait preuve d'un talent d'acteur indéniable lors des scènes d'émotion. Il est temps qu'il se dirige vers de vrais rôles au risque de lasser non ?
Quant à Ben Kingsley, Ed Norton, Gad Elmaleh, John C. Reilly... j'ai honte pour eux !
08:03 Publié dans 6 ° Que suis-je allée faire dans cette galère ? | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : the dictator de larry charles, sacha baron cohen, anna faris, ben kingsley, cinéma
21/06/2012
116 stars réunies pour les 100 ans de Paramount
"A l’occasion du 100ème anniversaire de Paramount Pictures en 2012, le célèbre studio hollywoodien, dirigé par son président-directeur général Brad Grey, a invité plus de 100 des plus grandes stars mondiales à participer à une photographie historique afin de fêter le passé illustre et l’avenir éclatant du studio centenaire !"
et il n'y a pas à dire, c'est beau ! Mais il faut de bons yeux, je suis d'accord.






21:28 Publié dans JE DOIS VOUS EN PARLER | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : 100 ans de paramount, cinéma
L'ASSASSINO de Elio Petri ***



Alfredo est antiquaire à Rome. Un matin la police fait irruption dans son appartement et le somme de le suivre au commissariat. Persuadé qu'on l'arrête à propos de ses activités, il est prêt à avouer certaines affaires frauduleuses. Le commissaire lui révèle alors que son ancienne maîtresse Adalgisa a été retrouvée assassinée la veille. Il est le principal suspect et l'une des dernières personnes à l'avoir vue vivante. La garde à vue se prolonge, Alfredo passe plusieurs nuits en cellule. Epuisé, tourmenté, cet enfermement lui donne l'occasion d'évoquer pour lui-même certains épisodes de sa vie qui ne le rendent pas fier de lui. Bien sûr, Alfredo n'a pas toujours eu une attitude exemplaire tant en affaires que dans sa vie privée et sentimentale. Evidemment il était prêt, encouragé par sa maîtresse d'ailleurs, à épouser une idiote oie blanche fortunée. Est-ce pour autant qu'il est un assassin même si tout concourt à faire de lui le coupable ?
Seuls les chanceux de Paris, Lyon, Aix, La Rochelle, Amiens, Rennes et Tours (+ Lille et Strasbourg à partir du 27 juin) auront la chance de voir ce film de 1961 dans une copie numérique récemment restaurée. L'occasion de voir des films de cette époque, en dehors de certains festivals est rare, profitez-en. Le noir et blanc est superbe, le rythme jazzy lancinant et retrouver Marcello Mastrioianni dans toute la sublime plénitude de ses 37 ans, est excitant un ravissement pour les yeux et les oreilles. Elio Petri dont c'était le premier long métrage, ne se contente pas d'une "simple" enquête policière, il démontre à quel point à l'époque dans son pays (?), avoir affaire à la police pouvait faire de vous un coupable. La scène où de nombreux personnages qui ont croisé Alfredo tout au long de sa vie sont interrogés, est à ce titre vraiment édifiante et effrayante. On peut ainsi remonter jusqu'à une institutrice qui trouvait l'enfant charmant mais quand même déjà un peu effronté ! Par la suite, le réalisateur s'interessera encore à une enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon...
Marcello Mastroianni est magnifique, cynique et ambigu. Rome, grise et brumeuse devient mélancolique. La toute dernière image, la toute dernière réplique met K.O et anéantit toutes les certitudes.
NB. : J'ai pu voir ce film en DVD grâce à Carlotta Films qui me l'a fait parvenir.
08:27 Publié dans 3 *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : l'assassino de elio petri, marcello mastroianni, micheline presle, cinéma

