Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Sur la Route du Cinéma - Page 321

  • TO ROME WITH LOVE de Woody Allen

    grâce à Cinefriends encore je peux vous offrir 5 X 2 places pour ce film qui sort en salle mercredi 4 juillet 2012

    affiche.jpg

    Pour gagner merci de me dire à quels films appartiennent ces images.

    Seules les réponses de 1 à 5 permettent de gagner.

    UNE SEULE RÉPONSE À LA FOIS PAR PERSONNE.

    ON NE REJOUE QUE LORSQUE J'AI VALIDÉ LA RÉPONSE.

    GAME OVER. Merci.

    1

    LA SCANDALEUSE DE BERLIN trouvé par marion

     to rome with love de woody allen,jeu,cinéma

     2

    L'HOMME DE RIO trouvé par Kupee

    to rome with love de woody allen,jeu,cinéma

    3

    INCENDIES trouvé par Gaël

    to rome with love de woody allen,jeu,cinéma

    4

    LE QUAI DES BRUMES trouvé par Ed

    to rome with love de woody allen,jeu,cinéma

    5

    JEFFERSON A PARIS trouvé par Jordane

    to rome with love de woody allen,jeu,cinéma

    6

    TOUT SUR MA MERE trouvé par Martin K

    to rome with love de woody allen,jeu,cinéma

    7

    BIENVENUE A PALERME trouvé par Jordane

    to rome with love de woody allen,jeu,cinéma

    8

    LES NEIGES DU KILIMANDJARO trouvé par zapette

    to rome with love de woody allen,jeu,cinéma

    9

    BONS BAISERS DE BRUGGE trouvé par Fred

    to rome with love de woody allen,jeu,cinéma

    10

    JCVD trouvé par Jordane

    to rome with love de woody allen,jeu,cinéma

  • LA FÊTE DU CINÉMA 2012

    jusqu'au mercredi 27 juin 2012, profitez des séances à 2.50 €uros (après achat d'une place au tarif plein) et voyez un maximum de films.

    FDC%2012%204x3.jpg

    Et pour les plus joueurs d'entre vous, connectez-vous sur le site officiel et participez au concours : "Il s’agit pour le joueur de se mettre dans la peau d’un exploitant et d’inviter ses amis à remplir ses salles. Le gagnant partira une semaine à Hollywood, les spectateurs pourront gagner des places tous les jours."

    Pour vous aider, je vous recommande particulièrement :

    THE DEEP BLUE SEA de Terence Davies

    JOURNAL DE FRANCE de Raymond Depardon et Claudine Nougaret

    LE GRAND SOIR de Gustave Kervern et Benoît Delépine

    LA PETITE VENISE de Andrea Segre

    QUAND JE SERAI PETIT de Jean-Paul Rouve

    COULEUR DE PEAU : MIEL de Jung

    UNE SECOND FEMME de Umut Dag

    WOODY ALLEN : A DOCUMENTARY de Robert B. Weide

    LES FEMMES DU BUS 678 de Mohamed Diab

  • LES INFIDELES de Jean Dujardin et Gilles Lellouche

    A l'occasion de la sortie de ce film en DVD et grâce à Cinéfriends, je peux vous en offrir 3 exemplaires. Je vous parlais du film ICI.

    Pour gagner merci de me dire à quels films appartiennent ces images.

    UNE SEULE RÉPONSE À LA FOIS PAR PERSONNE.

    ON NE REJOUE QUE LORSQUE J'AI VALIDÉ LA RÉPONSE.

    LES GAGNANTS : BatAm, Lor et Martin K (vous patientez car le DVD sort le 4 juillet).

    GAME TERMINE. Merci.

    1

    CHACUN SON CINEMA trouvé par Lor.

    Une belle journée de Kitano précisé par Fred

    les infideles,dvd,jeu cinéma

    2

    PARIS, JE T'AIME trouvé par Martin K

    les infideles,dvd,jeu cinéma

    3

    TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR SUR LE SEXE...SANS JAMAIS OSE LE DEMANDER trouvé par BatAm

    les infideles,dvd,jeu cinéma

    4

    LES MONSTRES de Dino Risi trouvé par Jordane

    les infideles,dvd,jeu cinéma

    5

    NEW-YORK I LOVE YOU trouvé par Jordane

    les infideles,dvd,jeu cinéma

  • THE DICTATOR de Larry Charles °

    The Dictator : photo Anna Faris, Sacha Baron Cohen

    Comme je ne veux pas perdre trop de mon précieux temps à parler de ce film moche, bête, lourd et inutile, je vous livre l'INTERMINABLE synopsis officiel au cas où  vous n'auriez pas entendu parler de cette histoire prétendûment parodique.
    Synopsis donc :
    Isolée, mais riche en ressources pétrolières, la République du Wadiya, en Afrique du Nord, est dirigée d’une main de fer par l’Amiral Général Aladeen. Vouant une haine farouche à l’Occident, le dictateur a été nommé Leader Suprême à l’âge de 6 ans, après la mort prématurée de son père, tué dans un accident de chasse par 97 balles perdues et une grenade !
    Depuis son accession au pouvoir absolu, Aladeen se fie aux conseils d’Oncle Tamir, à la fois Chef de la Police Secrète, Chef de la Sécurité et Pourvoyeur de Femmes.
    Malheureusement pour Aladeen et ses conseillers, les pays occidentaux commencent à s’intéresser de près à Wadiya et les Nations Unies ont fréquemment sanctionné le pays depuis une dizaine d’années. Pour autant, le dictateur n’est pas du tout disposé à autoriser l’accès de ses installations d’armes secrètes à un inspecteur du Conseil de Sécurité – sinon à quoi bon fabriquer des armes secrètes ? Mais lorsqu’un énième sosie du Leader Suprême est tué dans un attentat, Tamir parvient à convaincre Aladeen de se rendre à New York pour répondre aux questions de l’ONU.
    C’est ainsi que le dictateur, accompagné de Tamir et de ses plus proches conseillers, débarquent à New York, où ils reçoivent un accueil des plus tièdes. Il faut dire que la ville compte une importante communauté de réfugiés wadiyens qui rêvent de voir leur pays libéré du joug despotique d’Aladeen.
    Mais bien plus que des expatriés en colère, ce sont des sanctions qui attendent le dictateur dans la patrie de la liberté…

    Mon avis : Je ne sais de quel humour cette nouvelle aventure de Sacha Baron Cohen se rapproche le plus. Je suis fan des Monthy Python, Y'a t'il un pilote dans l'avion ? m'a fait mourir de rire, par contre Benny Hill ne m'a jamais amusée... Et ce film ne m'a pas tiré l'amorce même d'un sourire. Je trouve cette farce lourde, pataude, longue (bien qu'elle ne dure qu'une heure 24), fatigante, répétitive et pas suffisamment  caustique pour réussir une parodie. Pourtant, dédier un film à la mémoire de Kim Jong-Il me paraissait assez audacieux pour espérer le meilleur. Mais The Dictator se prend les pieds dans le tapis d'une intrigue sentimentale prévisible. Quant à la critique des dictateurs en place ou disparus, elle est bien gentillette et surtout pas drôle.

    Dommage car Sacha Baron Cohen qui n'a peur de rien pour dépasser les limites du ridicule, fait preuve d'un talent d'acteur indéniable lors des scènes d'émotion. Il est temps qu'il se dirige vers de vrais rôles au risque de lasser non ?

    Quant à Ben Kingsley, Ed Norton, Gad Elmaleh, John C. Reilly... j'ai honte pour eux !

  • 116 stars réunies pour les 100 ans de Paramount

    "A l’occasion du 100ème anniversaire de Paramount Pictures en 2012, le célèbre studio hollywoodien, dirigé par son président-directeur général Brad Grey, a invité plus de 100 des plus grandes stars mondiales à participer à une photographie historique afin de fêter le passé illustre et l’avenir éclatant du studio centenaire !"

    et il n'y a pas à dire, c'est beau ! Mais il faut de bons yeux, je suis d'accord.

    image002.jpg

    100 ans de paramount,cinéma

  • L'ASSASSINO de Elio Petri ***

    L’ Assassin : photoL’ Assassin : photoL’ Assassin : photo

    Alfredo est antiquaire à Rome. Un matin la police fait irruption dans son appartement et le somme de le suivre au commissariat. Persuadé qu'on l'arrête à propos de ses activités, il est prêt à avouer certaines affaires frauduleuses. Le commissaire lui révèle alors que son ancienne maîtresse Adalgisa a été retrouvée assassinée la veille. Il est le principal suspect et l'une des dernières personnes à l'avoir vue vivante. La garde à vue se prolonge, Alfredo passe plusieurs nuits en cellule. Epuisé, tourmenté, cet enfermement lui donne l'occasion d'évoquer pour lui-même certains épisodes de sa vie qui ne le rendent pas fier de lui. Bien sûr, Alfredo n'a pas toujours eu une attitude exemplaire tant en affaires que dans sa vie privée et sentimentale. Evidemment il était prêt, encouragé par sa maîtresse d'ailleurs, à épouser une idiote oie blanche fortunée. Est-ce pour autant qu'il est un assassin même si tout concourt à faire de lui le coupable ?

    Seuls les chanceux de Paris, Lyon, Aix, La Rochelle, Amiens, Rennes et Tours (+ Lille et Strasbourg à partir du 27 juin) auront la chance de voir ce film de 1961 dans une copie numérique récemment restaurée. L'occasion de voir des films de cette époque, en dehors de certains festivals est rare, profitez-en. Le noir et blanc est superbe, le rythme jazzy lancinant et retrouver Marcello Mastrioianni dans toute la sublime plénitude de ses 37 ans, est excitant un ravissement pour les yeux et les oreilles. Elio Petri dont c'était le premier long métrage, ne se contente pas d'une "simple" enquête policière, il démontre à quel point à l'époque dans son pays (?), avoir affaire à la police pouvait faire de vous un coupable. La scène où de nombreux personnages qui ont croisé Alfredo tout au long de sa vie sont interrogés, est à ce titre vraiment édifiante et effrayante. On peut ainsi remonter jusqu'à une institutrice qui trouvait l'enfant charmant mais quand même déjà un peu effronté ! Par la suite, le réalisateur s'interessera encore à une enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon...

    Marcello Mastroianni est magnifique, cynique et ambigu. Rome, grise et brumeuse devient mélancolique. La toute dernière image, la toute dernière réplique met K.O et anéantit toutes les certitudes.

    NB. : J'ai pu voir ce film en DVD grâce à Carlotta Films qui me l'a fait parvenir.

  • JOURNAL DE FRANCE de Raymond Depardon et Claudine Nougaret ***

     journal de france de raymond depardon et claudine nougaret,cinéma

    journal de france de raymond depardon et claudine nougaret,cinéma

    journal de france de raymond depardon et claudine nougaret,cinéma

    Raymond Depardon et sa femme, complice et associée depuis 25 ans Claudine Nougaret exercent leurs métiers avec passion. Lui à l'image et elle au son. Ce film est double. Il convoque l'espace et le temps. Il est à la fois un road-movie et la résurrection de bouts de films totalement inédits. Il est un  assemblage et s'il est "une somme dont la valeur est bien inférieure à ses composants" (dixit Thomas Sotinel du Monde), il n'en est pas moins ce genre de films qui donne envie de voir ou revoir tous les autres. Parce qu'il est passionnant.

    Depardon est cette espèce d'homme dont on se dit qu'il a déjà sûrement eu plusieurs vies. Il n'a même pas 20 ans lorsqu'il part à la découverte du monde, du Sahara d'abord, armé de son appareil photo. Il en gardera une passion inextinguible pour le désert. Il hésite entre la photographie et le cinéma. A 26 ans, il crée la célèbre Agence de Photographie Gamma. Parfois il se jette littéralement dans la foule parisienne et filme des anonymes qui parfois croisent le "regard" de sa caméra sans rien manifester de surprise ou désapprobation. Depardon aime suivre les jolies filles du bout de son objectif aussi. Il parcourt le monde, là où il peut témoigner de l'état du monde qui va mal... Il fera quelques jours de prison pour avoir filmé le "Printemps de Prague". Il parviendra à interviewer l'archéologue Françoise Claustre, otage au Tchad pendant trois ans. Cette interview diffusée au Journal de 20 h (disparu des archives...) va émouvoir la France, du coup le gouvernement paiera la rançon. Depardon fera encore de la prison, officiellement pour "non assistance à personne en danger". Puis, il témoigne des conditions inhumaines des hôpitaux psychiatriques en Italie, mais aussi filme en 1974 la campagne de Giscard d'Estaing qui sera interdite de projection jusqu'en 2002, pénètre la 10ème chambre du Tribunal Correctionnel de Paris pour des instants d'audience, rend compte du quotidien des paysans de France... Et Mandela lui offre face caméra une minute de silence ! Ce n'est pas uniquement l'histoire de la France mais aussi du monde que les deux cinéastes nous font parcourir en 1 h 40. C'est fluide, évident, plein d'anonymes et de gens connus, célèbres, de "people" même !

    Et depuis quelques années, Depardon s'échappe parfois pour parcourir la France qu'il prétend connaître moins bien que le Sahara. Il s'embarque seul dans son camping-car et photographie à l'ancienne, à la "chambre". Il traverse des villages et attend le coup de coeur qui le forcera à s'arrêter. Il installe alors son appareil sur son trépied, nous explique les réglages et évoque le temps, la patience. Il faut attendre la bonne lumière mais faire attention à ce qu'elle ne soit pas trop belle, trop flatteuse. Et patienter encore qu'il n'y ait ni piéton ni véhicule dans le champ de vision.

    Mille et un détails évoqués par Raymond Depardon et Claudine Nougaret qui posent l'un sur l'autre un regard émerveillé, admiratif. Ah qu'elle était jolie Claudine à 28 ans ! et là, dans ces très longs et très gros plans sur le beau visage de la jeune femme, on entend bien la déclaration d'amour ! Un film somme je vous disais.

  • TRISHNA de Michael Winterbottom **

      Trishna : photoTrishna : photo

    Trishna : photo

    Trishna ne ménage pas sa peine pour aider sa famille défavorisée de la campagne du Rajasthan. Le jour elle trime comme une bête de somme dans les champs avec son père, le soir elle danse dans un hôtel pour touristes anglophones. Jay, un jeune homme fortuné, vaguement dilettante et flemmard la remarque et lui offre une place de serveuse dans l'hôtel de luxe qu'il dirige pour le compte de son père. Le salaire proposé permettra à toute la famille de vivre plus décemment, de rembourser les dettes, d'envoyer ses petits frère et soeurs à l'école. Trishna quitte donc sa cambrousse pour rejoindre Jay qui tente de ne la considérer que comme une employée mais l'attraction exercée par la jeune fille est trop forte. Elle se laisse séduire, en éprouve de la honte, quitte l'hôtel pour retourner dans sa famille qui ne comprend pas son acte (et j'en passe des événements dramatiques...). Son père l'expédie donc cette fois pour travailler dans l'usine de son oncle. Jay retrouve Trishna, l'embarque illico pour Bombay où les jeunes gens vivent une idylle de courte durée avant que ne s'enchaînent à nouveau les catas...

    Si je n'avais lu qu'il s'agissait de l'adaptation du roman de Thomas Hardy Tess d'Uberville, je ne l'aurais pas deviné tant on est loin de l'oeuvre initiale et de l'adaptation que Roman Polanski en avait fait avec Nastassia Kinsky dans le rôle-titre : Tess. Le chef d'oeuvre lyrique et follement romanesque ayant été accompli par Roman, le très prolifique Winterbottom a préféré détourner l'histoire de l'Angleterre du XIXème siècle à l'Inde contemporaine. Soit.

    Je crois le dire à chaque fois, mais dès que sort un film de Winterbottom je me précipite car il est un de mes réalisateurs préférés. Et pourtant j'oublie toujours de le citer tant sa filmo est éclectique et disparate. Il n'est pas de ces réalisateurs dont on peut dire qu'il a un style car il semble en changer à chaque réalisation. C'est d'ailleurs dès Jude (tiré également d'un roman de Thomas Hardy, l'un des plus tristes que j'ai jamais lu) que je suis devenue inconditionnelle.

    Ici son héroïne, comme la Sue de Jude d'ailleurs semble se complaire et s'engloutir inexorablement dans la tragédie et le malheur. Dépendante et soumise à son père, puis à son oncle et enfin à son "amour", elle ne réagit et ne se révolte jamais. Tout juste ose t'elle un "je ne veux plus partir" lorsque sa mère lui annonce ce qui a été décidé pour elle. Dépendante et esclave consentante pour éviter à ses jeunes frère et soeurs de subir le même sort, elle ne cesse de leur répéter d'aller à l'école, son unique leitmotiv, elle sera tour à tour dépucelée (contre son gré ?), avortée, ballotée d'un bout à l'autre du pays, sans réaction et toujours contrainte de travailler. Trishna accepte TOUT et croyant sans doute son cauchemar terminé lorsque Jay s'installe avec elle dans un appartement avec vue sur la mer, elle deviendra finalement son esclave sexuelle. L'épilogue, d'une violence sans nom surgit brutalement mais Trishna garde néanmoins son impassibilité. Avant cela, nous aurons eu une carte postale de l'Inde et l'efferversence de Bombay entre tradition et modernité, quelques scènes bollywoodiennes colorées, chantées, dansées et au final un sentiment mitigé de réussite et donc de ratage.

    Riz Ahmed dans le rôle de Jay est surprenant d'ambiguité. On ne sait jamais réellement s'il aime Trishna, s'il en a honte, s'il se fait à honte lui-même d'être attiré par une fille du peuple et le lui fait payer. Quant à Freida Pinto, belle comme une danseuse de kathak est l'image même de la soumission et de la souffrance.