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Sur la Route du Cinéma - Page 319

  • DENT POUR DENT

    Et c'est reparti pour un tour, encore plus difficile, revoici votre jeu préféré ! 

    UNE SEULE RÉPONSE À LA FOIS PAR PERSONNE.  

    ON NE REJOUE QUE LORSQUE J'AI VALIDÉ LA RÉPONSE.

    GAME OVER. Merci.

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    BETTE DAVIS trouvée par Fred

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    VIVIEN LEIGH trouvée par Lara

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    AUDREY HEPBURN trouvée par marion

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    INGRID BERGMAN trouvée par Fred

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    KATHARINE HEPBURN trouvée par julie

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    HENRY FONDA trouvé par marion

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    JEAN HARLOW trouvée par Julie

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    RITA HAYWORTH trouvée par Fred

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    DOUGLAS LE KIRK trouvé par Fréd

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    ALAIN DELON trouvé par marion

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    CLARK GABLE trouvé par Lara

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    HUMPHREY BOGART trouvé par julie

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    CATHERINE DENEUVE trouvée par jule

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    JERRY LEWIS trouvé par Denis

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    MARILYN MONROE trouvée par Ph

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    PAUL NEWMAN trouvé par Grégoire

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    WARREN BEATTY trouvé par marion

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    JAMES DEAN trouvé par marion

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    ELIZABETH TAYLOR trouvée par Lara

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    CARY GRANT trouvée par Julie

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  • LADY VEGAS - LES MÉMOIRES D'UNE JOUEUSE de Stephen Frears **(*)

    Lady Vegas - Les Mémoires d'une joueuse : photo Rebecca HallLady Vegas - Les Mémoires d'une joueuse : photo Bruce WillisLady Vegas - Les Mémoires d'une joueuse : photo Catherine Zeta-Jones

    En Floride, Beth exerce le beau métier de strip-teaseuse à domicile. Lassée de tomber sur des clients pas toujours fiables ou bien intentionnés, elle se rend à Las Vegas avec l'ambition de devenir serveuse dans un bar ! Dès son arrivée, de jeunes demoiselles pas farouches la mettent en relation avec Dink, parieur sportif professionnel. La petite entreprise de Dink connaît parfois la crise mais la facilité déconcertante de Beth à prendre les paris met illico Dink en confiance. Il l'embauche et la considère immédiatement comme un véritable porte-bonheur. Alors qu'il considère sa femme qui répond au doux prénom de Tulip, comme un porte-poisse. La dame, furie botoxée, n'apprécie d'ailleurs guère la complicité nouvelle de Dink et Beth qui saute aux yeux instantanément. Par ailleurs, l'aisance de Beth lui donne rapidement de l'assurance, ce qui va l'amener à commettre des erreurs auprès de bookmakers dont l'activité est illégale aux Etats-Unis...

    Après le calamiteux et pas du tout drôle Tamara Drewe avec l'insupportable Gemma Arterton, Stephen Frears nous offre cette petite sucrerie ensoleillée au royaume du bling-bling et de l'argent facile (et de la faillite catastrophique). Evidemment, je n'ai pas compris le début du commencement du fonctionnement de cette activité lucrative et manifestement addictive qu'est le pari mais l'important n'est pas là. Même si les ressorts et rebondissements de l'histoire permettent de rester connecter, ce sont ici surtout les personnages et les acteurs qui valent le déplacement.

    La jolie et pétillante Rebecca Hall (qui craque pour Dink, je comprends à 200 % !!!) est absolument adorable en banlieusarde naïve mais futée qui manie les chiffres et les lettres avec brio. L'apparition de Catherine Zeta-Jones en mégère vulgaire, cupide et jalouse fait d'abord craindre le pire et une impression de déjà vu. Mais finalement le film est plus subtil qu'il n'y paraît et le personnage de Tulip évolue, montre ses failles, parvient à être touchant et Catherine Zeta-Jones démontre son (ou ses) talent(s) comme il y a bien longtemps qu'elle ne l'avait fait. Mais évidemment, c'est Bruce Willis qui monopolise l'attention. Une nouvelle fois il casse son image de gros dur qui sauve le monde et se montre particulièrement fragile en anxieux, parfois colérique et très hypocondriaque. Son look short et chaussettes blanches montantes lui donne une allure de papy un peu abruti. Bien joué Bruce, car dès que la caméra s'approche de son visage, sourire enjôleur et regard qui tue... on voit bien que cte bombasse en a encore et toujours sous le capot. D'ailleurs la petite Rebecca/Beth a bien du mal à contrôler ses élans malgré la différence d'âge. Mais Tulip et un scenario malin sont là pour que les choses ne soient pas aussi prévisibles qu'on aurait pu l'imaginer.
    En outre, il est rare de voir un film énergique, dynamique avec des personnages aussi positifs et on sort de la projection de ce film plein d'entrain et de bonne humeur !

    Et une furieuse envie de revoir Bruce Willis dans un grand rôle à lui tout seul...

    P.S. : Joshua Jackson est très bien aussi !

  • À COEUR OUVERT de Marion Laine °

     À cœur ouvert : photo

    À cœur ouvert : photo

    À cœur ouvert : photoDès qu'on franchit le seuil de l'appartement de Mila et Javier, on est tout de suite renseigné, nous sommes ici chez un couple qui ne laisse de place à personne d'autre. Il semblerait qu'il s'agisse de fusion, passion, fascination, un truc en ion. On peut y voir aussi beaucoup d'addiction, domination et soumission ! Un truc en ion de toute façon. Mais bon, en même temps, comme le sujet n'est pas traité, on s'en fiche un peu de la façon dont ils s'aiment et vont se démolir. Je spoile et alors ? Les films ratés ne risquent rien !

    Une maxime ? Pensée ? Devise ? Réflexion mouarf ? nous accueille dans l'appartement. Sur une ardoise accrochée dans l'entrée au milieu de photos du couple qui respirent la joie, le bonheur et l'allégresse, on peut lire : "Je t'ai tellement rêvé, que tu en perds ta réalité." Comme on a environ une bonne dizaine de fois l'occasion de la lire pendant le film au point de s'en souvenir plus tard... et qu'on voit tout aussi nettement vers la fin que certains mots s'effacent progressivement... c'est qu'elle a son importance capitale voire majuscule. Amis de la poésie donc, bonjour !

    Cela dit Mila et Javier ne sont pas poètes, oh que non ! Ils sont même très scientifiques puisqu'ils exercent le beau métier de chirurgiens. Du coeur évidemment ! Bon d'accord E. Ramirez et J. Binoche en chirurgiens, on s'accroche, on se motive et on y croit ! D'autant qu'il semblerait qu'ils soient des sommités dans la pratique de leur art. En tout cas, il n'est pas interdit de faire semblant (d'y croire) car les deux acteurs mettent la main dans le cambouis (façon de parler) et pétrissent du coeur défaillant à même la poitrine béante de leurs patients !  Et lorsqu'ils opèrent conjointement, face à face, quasiment cheek to cheek, il leur arrive de se donner un ptit coup de boule par dessus l'opéré ! Le boulot terminé, ils vont faire la fête avec leurs collègues, se mettent minables, dansent frénétiquement jusqu'au bout de la nuit, boivent des coups et rentrent chez eux sur leur moto ivres morts en zigzaguant, hilares pour se finir au lit et se malaxer mutuellement leurs chairs encore fermes. Une seule scène de sexe, bien soft et bien ridicule comme il se doit (pas un sein, pas un cul visible !!!) suffit à nous faire comprendre que Monsieur et Madame s'entendent bien au plumard et que ça cimente le reste. Quoique.

    Sauf que non, ça ne prend pas. On n'y croit pas. Et ce n'est pas l'accumulation de problèmes qui va leur tomber dessus qui rendent perplexes mais l'absence totale d'alchimie entre les deux éléments du couple, disons les acteurs, qui jouent chacun pour soi. J'y reviendrai.

    En attendant, il est évident que Monsieur a "un problème avec l'alcool" comme on dit sobrement. En gros, pour monter sur scène et opérer à coeur ouvert, Javier a besoin d'un petit remonte pente. Sujet tabou à la maison car pour Mila : "c'est sa vie, il fait ce qu'il veut". On continue d'y croire... Sauf que lorsque le directeur de l'hôpital (je vous la fais courte) met Javier sur la touche, le problème avec l'alcool se transforme en alcoolisme profond et le pauvre Javier se retrouve à attendre dans leur appart' avec vue sur la mer, que Mila rentre du boulot. Laquelle découvre qu'elle est enceinte, s'empresse de prendre rendez-vous pour une IVG, ce qui semble être une décision de la plus haute sagesse. Sauf que, sous l'emprise de l'alcool sans doute, Javier se met à développer une fulgurante fibre paternelle et pour garder son homme Mila décide de ne finalement pas se débarrasser du moutard. Voyant son mec sombrer inexorablement dans l'alcool au point de vider l'appartement de tous les meubles (normal) puis de casser les murs à coups de pioche (normal bis), Mila s'inquiète mais le traite comme un marmot, ce qui a tendance à taper sur le haricot du Javier, qui est un homme quand même, merde ! Mais Juliette est là, face à Edgar, "droite comme le reproche". Et ça gave rapidement. Instantanément.

    Crise dans le couple donc qui jusque là était habitué à TOUT maîtriser, même et surtout le bonheur.

    Le couple sombre dans la déprime, l'angoisse, la méfiance et l'hystérie. Quelques souvenirs du bon vieux temps les poussent à continuer à s'appeler "Monkey" (lol) (ah le tatouage de Juliette !!!) et à entrer par effraction au zoo pour s'extasier devant les bonobos et boire des canons sur un lac... Bref.

    RIEN ne fonctionne.

    Les acteurs ? Ils atteignent le degré zéro de la connivence et de la complicité. Chacun cabotine à souhait et singent (c'est le cas de le dire) les effets de la passion. A moins d'un miracle, Juliette Binoche confirme l'impression laissée par Copie conforme de Kiarostami, elle n'a plus rien de naturel. Même son jadis célèbre et si spontané éclat de rire n'a plus rien de sincère. On ne voit plus un personnage mais Juliette Binoche qui s'exprime : "regardez quelle grande actrice je suis !" Sauf que non, Juliette est seule au monde et ne laisse aucune place à ses partenaires qui s'agitent autour d'elle pour essayer d'exister ! Fatigante, elle surjoue en permanence et ne convainct ni dans la joie ni dans la peine !

    Et alors que l'exaspération avait cédé le pas à l'agacement (ou l'inverse), une scène survient, étonnante et plutôt ambitieuse voire réussie où une opérée inconsciente "vit" métaphoriquement son opération... mais il est trop tard et les dix dernières minutes aberrantes font définitivement sombrer le film et ses acteurs.

    Dommage pour Edgar Ramirez, pas mal, et surtout les seconds rôles : Hippolyte Girardot, Amandine Dewasmes, Aurélie Petit qui méritent mille fois mieux que de tenir la chandelle à Mademoiselle BInoche.

  • JUSQU'À CE QUE LA FIN DU MONDE NOUS SÉPARE

    de Lorene Scafaria **

    jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare de lorene scafaria,steve carell,keyra knightley,cinéma

    Avec Steve Carell, Keyra Knightley

    Dans 21 jours un astéroïde percutera la terre. Bruce Willis étant occupé à Vegas, le monde, qui se limite aux Etats-Unis d'Amérique évidemment, n'a plus qu'à commencer le décompte et s'en remettre à Dieu ou à Oprah ! La télé qui émet encore, affiche le compte à rebours et c'est un peu flippant de voir les jours, les heures, les minutes avancer à reculons.

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  • CONCOURS DU PLUS BEAU SAUT !

    Je ne suis pas allée au cinéma depuis jeudi dernier. Ce doit être pour ça que je m'étiole... Comme il ne se passe rien sur ce blog, je vous propose donc de voter pour le plus beau saut (Concours organisé par ailleurs par Télérama). Il s'agit de Marion qui m'épuise à sauter ainsi en permanence. Elle est jeune, elle ne sait pas... Marion je la connais depuis... oh et puis ce serait trop long à vous raconter. Je peux quand même vous dire qu'elle revient de chez les kiwis ! Et je vous recommande d'aller faire un tour sur son blog, il y a des photos waouh !

    Mais revenons à nos moutons qui jumpent.
    Pour que Marion, qui ne sait laquelle choisir, envoie sa photo la plus sautillante et participe au concours, je vous demande :

    - de voter pour la photo qui vous saute le plus à la figure !

    Et comme je vous sais joueur, profitez-en pour tenter de trouver quelle photo j'ai choisie moi.

    LE NUMERO EST AU-DESSUS DE LA PHOTO.

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  • OEIL POUR OEIL

    voici votre jeu préféré ! Il y en a de vraiment difficiles à trouver et d'autres d'une facilité déconcertante, mais vous êtes tellement forts !

     UNE SEULE RÉPONSE À LA FOIS PAR PERSONNE.  

    ON NE REJOUE QUE LORSQUE J'AI VALIDÉ LA RÉPONSE.

    GAME OVER. Merci aux quelques acharnés.

    1

    JOAN CRAWFORD trouvée par Julie

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    2

    LANA TURNER trouvée par Julie

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    3

    GENE KELLY trouvé par Julie

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    4

    SOPHIA LOREN trouvée par Fréd

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    5

    MON PAUL NEWMAN trouvé par Lara

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    6

    ORSON WELLES trouvé par Julie

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    7

    AUDREY HEPBURN trouvée par marion

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    8

    AVA GARDNER trouvée par Lara

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    9

    MARILYN trouvée par Lara

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    10

    BARBARA STANWICK trouvée par marion

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    11

    KATHARINE HEPBURN trouvée par Julie

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    12

    MIA FARROW trouvée par Marion

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    13

    JAMES STEWART trouvé par Julie

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    PETER O'TOOLE trouvé par Fréd

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    CLARK GABLE trouvé par julie

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    TYRONE POWER trouvé par Julie

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    VIVIEN LEIGH trouvée par Lara

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    18

    ROCK HUDSON trouvé par Julie

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    JUDY GARLAND trouvée par Lara

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    SUSAN HAYWARD trouvée par Lara

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    BUSTER KEATON trouvé par Julie

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    LAURENCE OLIVIER trouvée par Fred

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    CATHERINE DENEUVE trouvée par Lara

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    CARY GRANT trouvé par Yohan

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    GENE TIERNEY trouvée par Julie

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    ROBERT REDFORD trouvé par julie

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    DOUGLAS FAIRBANKS trouvé par Lara

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    KIM NOVAK trouvée par Fréd

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    CHRISTOPHER PLUMMER trouvé par marion

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    BETTE DAVIS trouvée par Lara

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  • ANNALISA de Pippo Mezzapesa **

    Annalisa : photo Cosimo Villani, Luca Schipani, Nicolas Orzella

    Annalisa : photo Aylin Prandi

    C'est l'été, il fait très chaud dans ce village du Sud de l'Italie et forcément les ados s'ennuient. Après une scène de torture inaugurale, Veleno "Poison" le torturé, et Zazà le sauveur, deviennent amis. Et pourtant tout les sépare, notamment leur milieu social. Zazà joue au foot et son entraîneur l'a convaincu qu'il pourrait se faire remarquer par le sélectionneur de la Juve. Il rêve de se sortir des quartiers populaires où il croupit, parfois "utilisé" par son frère aîné pour ses traffics en tout genre. Quant à "Poison", il aimerait s'émanciper, se libérer de son milieu bourgeois où il ne s'épanouit pas non plus.

    Les matchs de foot, les baignades, la drague rythment mollement la vie des amis jusqu'au jour où ils aperçoivent en haut d'un bâtiment, une jeune fille prête à se jeter dans le vide. Libre, belle, sensuelle et énigmatique, Annalisa devient l'objet de tous les fantasmes et l'imagination des garçons va bon train. La légende qui entoure la jeune fille donne aux garçons un peu d'audace et pas mal de crétinerie.

    Parallèlement aux divagations des jeunes gens, les élections municipales se préparent. Et à force de multiplier les pistes, le réalisateur nous égare, on ne sait plus trop où il veut en venir et l'attention se détourne un peu d'une histoire insaisissable. Dommage car il parvient par moments à imprégner son film de troublants battements de coeur. On peut également regretter, comme il arrive fréquemment, qu'un traducteur fou (restons bien élevé) ait choisi de remplacer le titre initial Il paese delle spose infelici (Le pays des épouses malheureuses) par Annalisa... 

    Cela dit, le film est visuellement très beau. L'écran est constamment écrasé de soleil dans des tons ôcres très élégants. L'utilisation des ralentis appuyés de musique classique surprennent par la rupture insolite qu'ils imposent soudain. Mais cette éloquence, cette virtuosité maladroites et déconcertantes laissent néanmoins présager d'un avenir pour Pippo Mezzapesa dont il ne nous reste plus qu'à attendre un deuxième film plus convaincant.

  • LE TEMPS QUI RESTE de François Ozon (DVD) ****

    C'est l'été et j'ai décidé de me faire une cure de Melvil, car s'il est Laurence Forever et Anyways... ce garçon, malgré une filmographie impressionnante, a peu de premiers rôles à son actif. En voici un qui m'avait bouleversée en 2005. Si vous n'avez jamais vu ce crève-coeur de François Ozon, précipitez-vous sur le DVD.

    Le temps qui reste : photo François Ozon, Melvil Poupaud

    Le temps qui reste : photo François Ozon, Jeanne Moreau, Melvil Poupaud

     Un jeune homme, mourant, choisit de refuser tout traitement et de vivre les quelques jours qui lui restent seul, absolument seul. Il choisit de faire le deuil des vivants, il s’applique à se montrer antipathique à tout son entourage pour ne leur laisser que remords et culpabilité. Ce jeune homme n’est pas sympathique.

    C’est le monde à l’envers. Dans une telle situation « on »cherche l’amour, la compassion, à laisser de soi une belle image ou à vivre « le temps qui reste » dans l’urgence en réalisant tout ce qu’on n’a pas pu faire… Romain est différent et au fond peut-être a-t-il raison, quand rien ne va plus, quand la fin est proche, c’est sûrement l’enfance qui nous appelle vers des plages bretonnes… Romain c’est Melvil Poupaud, beau et athlétique au début puis beau et squelettique à la fin, un sourire d’ange, une démarche de plus en plus incertaine et chancelante, il se révolte à peine sinon par quelques larmes, quelques sanglots et un long cri déchirant, à se claquer la tête contre les murs.

    Malgré la progression implacable de la maladie, malgré la fin qui se rapproche inéluctable, le film ne déploie ni pathos ni scène racoleuse. Après l’exécrable « 5X2 » François Ozon réussit l’exploit de nous tirer les larmes sans violon et sans tirade explicative. Cet anti-héros avance jusqu’à cette plage de sable où il s’offre une dernière glace au chocolat qu’il savoure des yeux avec gourmandise, mais les métastases au foie l’empêchent d’aller au bout de cet ultime plaisir qui le ramenait aux douceurs de son enfance. Avant ce plongeon dans la mer, il aura essayé de dire au revoir à ceux qu’il aime malgré tout… mais lorsqu’il dit « pardon », il est seul et personne ne l’entend. 

    Seule sa grand-mère aura droit à ses confidences Et la grand-mère c’est Jeanne Moreau, capable d’entendre qu’elle est la seule à pouvoir le comprendre puisque comme lui « elle va mourir bientôt ». Jeanne Moreau est sublime et magnifique, belle et magique, émouvante et consolante. En deux scènes, elle nous rappelle ce qu’est une actrice : une présence indiscutable…et lors de ces deux scènes on n’a aucun doute : Jeanne Moreau et Melvil Poupaud sont une grand-mère et un petit-fils. Entre ces deux-là il s’est vraiment passé quelque chose et là, notre plaisir de spectateur est à son comble et à travers le brouillard qui embrume le regard on se prend à rêver d’une grand-mère comme elle, qui ne juge pas, qui ne conseille pas, qui dit « je t’aime ».

    Voilà, des acteurs magnifiques, une histoire forte racontée simplement, c’est le cinéma.