TOURNAGE : RIMBAUD VERLAINE, UNE SAISON EN ENFER
Formidable journée sur le tournage de la série Rimbaud Verlaine : une saison en enfer, réalisée par Jean-Pierre Améris.
J'étais invitée VIP.
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Formidable journée sur le tournage de la série Rimbaud Verlaine : une saison en enfer, réalisée par Jean-Pierre Améris.
J'étais invitée VIP.
de Jean-Pierre Améris ***(*)
FRANCE
Un film qui mérite toute votre attention. (Je l'ai revu hier).
Avec Anaïs Demoustier, Swann Arlaud, Marianne Basler, Jean-François Balmer
Pauline n'a que dix ans lorsqu'elle devient orpheline et est recueillie par sa tante et son oncle.
de Jean-Pierre Améris ***
Avec Louane Emera, Michel Blanc, Victor Belmondo, Philippe Rebot, Nathalie Richard
Marie-Line a une vingtaine d'années et vit au Havre. C'est une jeune femme dynamique et joyeuse. Serveuse dans un bar elle s'occupe de son père dépressif et agoraphobe depuis qu'il a été victime d'un terrible accident du travail qui lui a fait perdre une jambe sur les docks.
de Jean-Pierre Améris ***
AVANT PREMIERE EN PRESENCE DU REALISATEUR
SORTIE EN SALLE LE 11 OCTOBRE 2023
Avec Louane Emera, Michel Blanc, Victor Belmondo, Philippe Rebot, Nathalie Richard
Marie-Line a une vingtaine d'années et vit au Havre. C'est une jeune femme dynamique et joyeuse. Serveuse dans un bar elle s'occupe de son père dépressif et agoraphobe depuis qu'il a été victime d'un terrible accident du travail qui lui a fait perdre une jambe sur les docks.
Le film de clôture que je verrai donc tout à l'heure est "L'Homme qui rit" de Jean-Pierre Améris (tiré du roman de Victor Hugo) et pour ceux qui suivent ce blog depuis des années, ils savent qu'entre Jean-Pierre et moi c'est une longue et belle histoire. Il était le Président du Jury du Festival d'Annonay lorsque j'en étais un des huit membres cinéphiles. Quand je vous dis et répète chaque année qu'il faut tenter votre chance... Cela dit, je ne pense pas que tout le monde puisse avoir la chance de "tomber" sur un Président aux qualités humaines hors normes, fidèle en amitié, attentionné... tel que Jean-Pierre Améris (j'en ai testés d'autres depuis... non, je ne citerai pas de nom). Depuis nous sommes restés en contact. Nous nous voyons une ou deux fois par an en fonction de certains événements cinématographiques. Il m'a invitée sur le tournage d'un de ses films "Maman est folle"... Bref, pour faire court... aujourd'hui, grâce à Jean-Pierre et à Audrey, secrétaire de production, j'ai pu assister à la Conférence de Presse, au cocktail... ! C'est pour ce genre de moments aussi que le cinéma est formidable. Je vous donnerai davantage de détails lorsque j'aurai vu le film et surtout lorsqu'il sortira en France en fin d'année. Les thèmes de la monstruosité, de l'apparence, de l'amour sont abordés, ainsi que la gloire, la déchéance, le théâtre, la solitude...
En attendant, voici quelques photos. En vrac, Jean-Pierre Améris, Christa Théret, Marc-André Grondin, Emmanuelle Seigner et des inconnus sur le tapis du photo call :-)
Vous le savez tous, le Festival a démarré vendredi soir avec en ouverture, un film de haute tenue, "Complices" en présence du réalisateur Frédéric Mermoud et de l'actrice principale Nina Meurisse. Je vous recommande plus que vivement ce film que j'ai eu le bonheur de découvrir récemment, et qui est encore à l'affiche.
Gaël le Directeur artistique et Marianne la Directrice du Festival m'ont assuré que le week end en présence de Jonathan Zaccaï avait été très intense et chargé en émotion tant l'acteur s'est impliqué dans l'"animation" de ces deux jours qui lui étaient en partie consacres et où il a pu présenter certains de ses films dont le déroutant, atipyque et formidable "Simon Konianski". Paré de son humour, de sa rêverie, de l'amour de son métier, de son goût des rencontres avec le public, Jonathan, irrésistible a charmé et conquis tout le monde.

Lorqu'on arrive au Palais du Festival (n'ayons pas peur des mots, rebaptisons le Théâtre pour quelques jours) on découvre qu'il s'est paré des oripeaux en relation avec le thème de cette année entre

J’ai donc pu (privilégiée consciente et ravie de sa chance) assister à une journée du tournage de ce film. Vous trouverez un résumé de l’histoire à la fin de cette note. Mes réactions d’observatrice seront plus « émotionnelles » que techniques évidemment… mais une gentille amie blogueuse m’a dit que c’était « ça » ma différence !
Ce que je retiens avant tout de cette journée riche et passionnante est la surprise devant l’ignorance que j’avais de l’abondance de détails à régler.
D’abord, les horaires de travail ne sont pas ordinaires. La scène à tourner devant être filmée en partie la nuit, l’équipe est présente de 17 heures à 2 heures du matin. Ce Quai de la Colonne Louis XVIII à Calais est vide et l’installation des décors pour la distribution de repas aux migrants, ne prend que quelques minutes. Le rail pour les travellings est installé ainsi que l’écran de moniteur d’où le réalisateur observe attentivement et précisément le tournage effectué par une « cadreuse » (soit juchée sur le rail, soit caméra à l’épaule). Une centaine de figurants arrive en bus.
Jean-Pierre Améris, pour chacun de ses films, s’entoure toujours d’acteurs non professionnels. Une partie des bénévoles sont donc de vrais bénévoles, quant aux migrants, ils sont tous de « vrais » réfugiés, mais régularisés afin de pouvoir être déclarés et payés. Tous sont consciencieux et appliqués et certains, pas peu fiers d’être « dans un film » crânent véritablement. Je suis stupéfaite de leur implication attentive.
Les acteurs sont là : Isabelle Carré, Christine Murillo, Christian Bouillette, Nazmi Ridic…
Pour la première scène, la distribution de repas, une longue file de migrants doit mimer une bousculade pour accéder à la table où les bénévoles leur offrent à chacun un repas chaud, du pain, une pomme et de l’eau. Sylvie (Isabelle Carré) adresse un mot aimable à chacun d’entre eux sous l’œil mi agacé/mi amusé d’Isabelle (Christine Murillo) qui le lui reproche. La scène est d’abord répétée puis « tournée », 5, 10, 15 fois. Jean-Pierre Améris souhaite toujours multiplier les prises.
Les mots mythiques résonnent : « moteur !»… « action !»… « coupez !».
5, 10, 15 fois… toute l’équipe (acteurs, figurants, techniciens) se remet en place inlassablement et recommence la même scène. Chaque fois la même scène, oui, mais chaque fois différente, toujours plus, toujours meilleure. Contrairement à toute attente, ce n’est pas la lassitude qui s’installe mais l’application, l’euphorie, l’excellence.
Les quatre saisons s’invitent sur ce quai d’où les ferrys partent et reviennent sans interruption… le soleil, puis un vent violent, la pluie et enfin le froid. Personne ne bronche. On protège le matériel le plus fragile et on continue… jusqu’à la coupure de 21 h à 22 h pour se rendre à la cantine installée près de la merveilleuse église de Calais qui ressemble un peu à Poudlard… En un instant, et c’est très impressionnant, le quai redevient désert sans personne ni matériel. Incapable de manger, je suis à la table de Jean-Pierre et des acteurs qui discutent de certaines scènes à préciser puis de tout à fait autre chose, de leur vie si peu commune et si ordinaire à la fois ! Isabelle Carré est bien telle qu’on l’imagine : charmante, aimable, souriante, bavarde, disponible, très jolie, très vive et... cinéphile. On papote des quelques derniers films que nous avons vus et aimés. Quand je lui dis que j’ai vu « Anna M. », sa première question est : « tu as eu peur ? ». Oui, évidemment, elle est terrifiante dans ce film !
Christine Murillo (plus connue au théâtre, sociétaire de la Comédie Française, Molière de la meilleure comédienne en 2005) est gentille, drôle et très dynamique.
A 22 heures, retour sur le lieu de tournage… Le nouveau décor est installé avec projecteurs cette fois. Il fait nuit : la scène (un plan séquence ?) enchaînera un plan sur un groupe de réfugiés qui se réchauffent et s’occupent en jouant au foot, Isabelle qui distribue du thé, un début de bagarre pour un vol de couvertures et un échange plus intime entre Isabelle Carré et l’acteur kurde Nazmi Ridic. La mise en place est plus délicate que pour le tournage de l’après-midi… le retard s’accumule, la tension monte un peu mais chacun reste concentré et professionnel…
Je passe les détails… il y a tant à dire et je ne veux pas faire trop trop long.
Pour ces neuf heures de travail intenses et ininterrompues : 3 minutes « utiles » de film. Je n’en reviens pas. Quand le film sortira-t’il ? Sortira-t’il ??? Le sujet n’est pas très « glamour ». Les administrés n’apprécient guère la mauvaise image qui sera donnée de leur ville (on ne voit pas bien en quoi… tant de bénévoles se mobilisent !).
Et qui a ordonné la fermeture du Centre de Sangatte en décembre 2002 laissant les clandestins errer... Un ministre devenu président non ???
Deux mots me sont venus et me restent en tête sur ce tournage : magie et énergie ! Un film est donc cette entreprise, cette aventure intense et implacable si facile à aimer, si facile à détester, à démolir en quelques mots. Certains critiques devraient faire plus attention… mais c’est une autre question…
Avoir l’estime de Jean-Pierre Améris est un honneur et un bonheur. Le cinéma est sa vie mais humainement, c’est aussi un être solaire, disponible, généreux et chaque personne qui le croise est de cet avis.
M.E.R.C.I.
Synopsis : Sylvie, la trentaine, est une mère au foyer pas tout à fait comme les autres… fantasque, «différente». Elle a quelque chose d’une petite fille exilée au pays des adultes. Pleine de fantaisie, elle s’est inventée un monde imaginaire bien à elle, où la violence de notre société ne peut l’atteindre. Un amour fusionnel la lie à ses enfants, Antoine et Manon, qu’elle ne cesse d’entraîner dans ses jeux et ses inventions. Son mari, Marc, chauffeur de bus scolaire, s’efforce vaille que vaille d’assumer la réalité de la vie matérielle. Pendant que les enfants sont à l’école, Sylvie fait la rencontre d’Isabelle, une femme qui, avec d’autres bénévoles, assure chaque jour une distribution de repas pour les réfugiés (d’Irak, d’Afghanistan, d’Iran, du Soudan ou des pays de l’Est) nombreux dans cette cité portuaire. Ils ne peuvent ni retourner chez eux ni passer en Angleterre en raison des contrôles de plus en plus stricts. Ils subissent l’animosité de la plupart des habitants et la pression de la police qui les harcèle sans cesse. Ils se terrent dans des cachettes de fortune et n’en sortent que pour venir prendre un repas au bungalow tenu par les bénévoles. Parmi eux et les migrants, Sylvie trouve enfin sa place, elle qui s’est toujours sentie «à part». Elle y consacre tout son temps, est prête à donner le peu qu’elle possède. Elle fait la connaissance de Jallal, un clandestin qui a fui son pays où sa vie était menacée, laissant là-bas femme et enfants.
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Je pars en tournage... oui messieurs, dames !!!
Lui, c'est Jean-Pierre Améris, moi c'est moi.

Le sujet du film "Maman est folle" :
Sylvie est une jeune mère de famille qui vit à Calais. Un jour, le hasard l'amène à croiser Jallat, un réfugié kurde. Une histoire d'amitié se noue entre eux et va l'amener à s'engager comme bénévole...
Et elle, c'est Isabelle :

Isabelle Carré, Nazmi Kiri, Marc Citti, Christine Murillo...
Le sujet n'est ni banal, ni anodin et rappelle que :
"Le 5 novembre 2002, le gouvernement français ordonne la fermeture du centre de la Croix Rouge qui accueillait à Sangatte les migrants présents dans le Calaisis.
La plupart d'entre eux se retrouvent jetés à la rue à l'aube de l'hiver.
Des bénévoles se rassemblent alors pour organiser des distributions de nourriture et de vêtements et décident après quelque temps de se donner une existence juridique en fondant l'association SALAM. "
Vous dire que je suis fière, heureuse et impatiente... est-ce utile ?