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Sur la Route du Cinéma - Page 316

  • COMME UN HOMME de Safy Nebou ***

    Comme un homme : photo Charles Berling, Emile BerlingComme un homme : photo Charles Berling, Emile BerlingComme un homme : photo Emile Berling

    Louis a 16 ans. Son père est le proviseur de son lycée. Son meilleur ami Greg est dans la même classe de Première malgré ses 18 ans et pour avoir menacé avec une paire de ciseaux sa jeune prof d'anglais Camille (dont c'est le premier poste), il risque de se faire expulser du lycée. Greg décide de se venger en kidnappant la jeune femme. Louis lui fournit les clés d'une cabane isolée dans une forêt qui appartient à sa famille. Les deux garçons ligotent, bâillonnent Camille et l'abandonnent ainsi seule pour une nuit, pour "lui donner une leçon". Censé la libérer le lendemain, Greg change finalement d'avis et décide de prolonger la séquestration. Greg mais soutient toujours son ami. Un méchant coup du sort va rendre la situation encore plus complexe. Et Louis se retrouve seul à gérer les événements de plus en plus inextricables et à mesure que les jours passent il s'enferme davantage dans le silence.

    A la fois thriller psychologique, presque d'épouvante parfois, tant le conflit entre la victime et le bourreau prend de place peu à peu, et récit initiatique, Safy Nebou réussit son film sur tous les fronts. Dommage une fois encore que le titre ait été modifié car tiré d'un roman de Boileau et Narcejac L'âge bête, le film démontre en effet à quel point l'adolescence porte bien son sobriquet. En effet, ce qui se passe dans la tête d'un ado n'est jamais décevant et ce que cette catégorie d'êtres humains est capable de manigancer dans sa petite cervelle d'incompris est sidérant. La façon de pénétrer dans l'âge adulte prend parfois des directions déconcertantes. Ici, un ado plutôt taciturne issu d'un milieu aisé mais encore bien choqué par la mort de sa mère est en admiration devant un autre ado, un peu plus âgé, plus rebelle et qui tombe sans trop se forcer dans la délinquance. Louis ne veut pas décevoir son ami qui n'hésite pourtant pas à se moquer de lui, parce qu'il ne fume pas par exemple. Et lorsque son père lui dira : "je ne vois pas ce que tu lui trouves ?", Louis répondra simplement : "ben c'est mon ami". Et c'est sans appel. Les relations entre le père et le fils sont affectueuses mais le père ne s'aperçoit pas que son fils lui échappe. Absorbé dans son travail, même le soir lorsqu'il rentre du lycée, il s'étourdit de musique baroque, ne propose à son fils que des plats surgelés et ne partage rien avec lui. Tellement persuadé que son Louis ne déviera pas de la voie de la réussite toute tracée sur laquelle il se trouve. On ne sait pourtant pas toujours si c'est Greg ou son père que Louis cherche à éblouir. Lorsqu'enfin le père réalisera à quel point son fils est en danger, il sera un peu tard. En tout cas, c'est évident, les ados ont de bien étranges façons d'attirer l'attention à eux.

    C'est de manière perverse que Louis s'éveille aux sensations et à la sexualité. Espérons que tous les ados n'en soient pas réduits à se branler devant des films pornos ou à kidnapper une prof (le viol n'est pas explicite mais probable...) pour la tripoter, un peu comme un objet de laboratoire. La scène est surprenante. La réussite du film, la tension qui s'infiltre et émerge, le suspens tiennent également à un personnage hors du commun qui tient une place essentielle ici : la nature. Le marais poitevin n'est qu'un entrelacs de canaux, les branches des arbres des tentacules, les routes des déserts et les éoliennes les témoins majestueux des horreurs qu'elles semblent dominer en silence.

    Sarah Stern est une bien belle, réaliste et convaincante victime. Emile Berling, très beau jeune homme (dont la noirceur et la longueur des cils vont faire rêver beaucoup de filles !) ombrageux et androgyne porte avec une belle profondeur ce personnage de Louis qui se perd dans un imbroglio qui le dépasse rapidement. Les scènes d'affrontement avec son père Charles Berling (qui laisse généreusement toute la place à son petit garçon) font également partie de ces rares et beaux moments de cinéma.

  • VOIE RAPIDE de Christophe Sahr **

    Voie rapide : photoVoie rapide : photoVoie rapide : photo

    Alex n'a qu'une passion dans la vie : sa voiture, un machin jaune citron customisé jusqu'à plus soif ! On ne peut même pas dire que sa compagne, la courageuse et compréhensive Rachel et leur petite fille Jennifer, passent en seconde position ; au mieux, il ne sait comment s'y prendre avec elles, au pire elles ne l'intéressent pas. En outre, exprimer des sentiments est au-delà de ses compétences. Ce dont il est certain, c'est de s'être fait piéger par Rachel qui lui aurait "fait un enfant dans le dos". Par contre il partage ses soirées avec son meilleur ami atteint de la même ivresse du tuning, du barouf des enceintes, de la vitesse et des jeux vidéo (avec des voitures dedans). Mais un soir alors qu'il est lancé à toutes berzingues sur la voie rapide, Alex renverse, tue un piéton et prend la fuite. Il ne parle à personne de son accident mais rapidement taraudé par la culpabilité, son comportement change.

    Avec un tel sujet, le réalisateur aurait pu faire de son héros un loser marginal. Il choisit et c'est tant mieux, d'en faire un type ordinaire qui a un boulot, un logement, vit une relation durable. Le quotidien sans charme ni saveur d'Alex est parfaitement décrit. Et si lui ne rêve que de voitures qui font vroom, Rachel aspire à une vie de famille avec de vraies vacances à la mer. Elle pourrait être le point d'ancrage d'Alex, mais il est aveuglé par sa passion à laquelle il sacrifie tout. L'accident dont il est l'auteur va justement le mettre face à ses responsabilités. Mais dans un premier temps il va choisir d'épier la mère du jeune garçon mort, puis tout faire pour la rencontrer. En se rendant chez ses propres parents, il tentera bien de chercher une oreille compatissante voire attentive. Quelle erreur ! En une scène cruelle, le sort des relations familiales est réglé. Puis Alex rencontrera la mère du jeune homme... Et là, le réalistateur se prend complètement les pieds dans le tapis. Et la partie centrale du film subit une vraie baisse de régime, d'intérêt et de tension à cause de cette improbable rencontre. La scène où Alex rejoint la mère du garçon à l'étage est d'une absurdité et d'une invraisemblance sans nom ! Etant donné le nombre d'années que Christophe Sahr a passé à travailler et retravailler son scenario, comment se fait-il que personne ne lui ait dit que cette scène ne tenait pas la route ?

    Nonobstant cette sortie de piste, il faut reconnaître que la toute dernière scène, inattendue voire inespérée rattrappe les faiblesses. Johan Libéreau fait une nouvelle fois des prouesses dans le rôle d'un petit merdeux, taiseux et maussade qui résiste à voir la lumière. Et Christa Théret est impressionnante en jeune femme amoureuse, responsable, attentive et tolérante.

  • CORNOUAILLE de Anne le Ny **

    Cornouaille : photo Jonathan Zaccaï, Vanessa ParadisCornouaille : photo Vanessa Paradis

    Odile vit une relation compliquée à Paris avec Fabrice. Comprendre que le garçon est très marié et très père de famille. La mort d'une tante qui lui lègue la maison de famille bretonne va éloigner un temps la jeune femme de la capitale. Bien décidée à vendre la jolie bâtisse aux volets qui claquent avec vue sur la mer au plus vite et retourner à la ville, Odile va finalement reprendre contact avec ses racines, revivre ses traumas d'enfance, rencontrer des indigènes, retrouver Loïc son ami d'enfance !

    Et tout cela sans même un petit air de biniou qui aurait pourtant été le bienvenu tant il colle parfaitement au climat, à la faune et à la flore environnantes. Mais Anne Le Ny préfère se concentrer sur l'aspect des contes et légendes qui abondent dans une Cornouaille qu'elle impose délibérément ici comme mythique. Hélas l'aspect fantasmagorique voire fantastique d'une réalisation un peu amorphe ne semble pas maîtrisé. On a du coup un peu de mal à "croire" aux rêves significatifs d'Odile ainsi qu'aux apparitions de fantômes censés apporter des révélations sur l'histoire de sa famille. Dommage, car les bonnes intentions (qui ne font pas forcément les bons films) sont là. Ansi que l'interprétation sensible et efficace de Vanessa Paradis qui porte le film grâce à sa belle et intense présence. Jonathan Zaccaï se sort impeccablement d'un personnage antipathique (preuve qu'il est un excellent acteur !) qui oscille, tergiverse, hésite sans qu'on comprenne toujours bien pourquoi. Quant à Samuel Le Bihan, il est hélas ectoplasmique.

    Et puis les films qui assènent péremptoirement que la famille, les racines sont essentielles et indispensables "on est tous liés les uns aux autres tu ne le savais pas ?" dit le personnage fantôme de la tante, m'agacent un peu !

    Reste qu'Anne Le Ny nous donne la sensation de nous emmener gentiment vers une fin banale, convenue et prévisible et pas du tout. C'est un bon point. Et puis la Bretagne, celle où nous sommes tous frères et soeurs (puisqu'on à Quimper... ah ah ah !) est sublime par tous les temps.

    Mais pour retrouver l'univers humain et hyper sensible de la réalisatrice, mieux vaut se tourner vers ses deux premiers films Ceux qui restent et Les invités de mon père.

  • DENT POUR DENT le retour

    Pour vous faciliter la tâche, voici regroupées, les quenottes dont vous n'avez pas trouvé les propriétaires la semaine dernière. 

    UNE SEULE RÉPONSE À LA FOIS PAR PERSONNE.  

    ON NE REJOUE QUE LORSQUE J'AI VALIDÉ LA RÉPONSE.

    Le début du jeu se trouve ICI.

    GAME OVER. Merci.

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    TAB HUNTER trouvé par marion

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    JUDY GARLAND trouvé par Lara

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    GENE KELLY trouvé par marion

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    FRED ASTAIRE trouvé par Charlotte

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    AVA GARDNER trouvée par Marion

     

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    KIM NOVAK trouvée par julie

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    SAL MINEO trouvé par julie

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    JOAN CRAWFORD trouvée par julie

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    OLIVIA DE HAVILLAND trouvée par julie

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    JOAN FONTAINE trouvée par julie

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  • TOTAL RECALL MÉMOIRES PROGRAMMÉES de Len Wiseman **

    Total Recall Mémoires Programmées : photo Colin FarrellDouglas Quaid est ouvrier à la chaîne. Son métier ne lui plaît pas. La nuit, il fait de vilains cauchemars qui font peur, mais sa gentille femme tente de le rassurer au petit matin en petite culotte. Sauf que tout le monde le sait depuis le Total Recall avec Schwarzie, la femme de Doug c'est rien qu'un fake ! Bon, ça se passe en 2048 (je crois) et le monde est divisé en deux... l'Union Fédérale Britannique dirigée de main de fer dans un gand de velours par une crapule d'un côté et la Colonie où vivent entassés les péquenauds de l'autre ! Un soir de déprime, Doug se rend chez Total Recall. Cette société vend du rêve et consent, moyennant une petite séance de chaise électrique, à vous implanter de beaux souvenirs indélébiles dans la tête. Doug se laisse tenter mais en pleine procédure, la machine s'enraye et notre Doug se trouve propulsé en plein coeur d'un conflit qui oppose la police, l'Etat, de curieux résistants et lui, au milieu est poursuivi et recherché par tout le monde. Son identité n'est pas celle qu'il croit. Il serait agent secret ou double... en tout cas, vraiment de quoi y perdre son latin. Quant à sa femme, elle est bel et bien du côté des méchants mais une autre donzelle très avenante va faire son apparition et semer encore davantage le trouble dans l'esprit perturbé de Doug.

    Après le premier quart d'heure où il nous est offert de contempler Colin Farell torse nu (décidément la saison est aux garçons qui ne pensent qu'à tomber le marcel !), le film passe directement la cinquième et fonce pied au plancher jusqu'à la dernière bobine. Plus une seconde pour respirer et surtout réfléchir. La nature relativement absconse, pour ne pas dire franchement incompréhensible du scenario finit du coup par être accessoire. Dommage que le réalisateur ait choisi l'option de nous en mettre plein la vue (et les oreilles !) sans se préoccuper de laisser une chance à son histoire et à ses personnages. Au bout d'un moment Len Wiseman finit par ne plus être intéressé que par le côté pyrotechnique de son entreprise, et il faut bien le reconnaître, cet aspect est franchement réussi. Les courses poursuites, surtout celles réalisées à pieds, sont exceptionnelles. Les décors futuristes de Londres, crades et pluvieux de la Colonie (très 7ven)sont magnifiques. Les gadgets, notamment un téléphone directement implanté dans la main, les chorégraphies des véhicules en apesanteur impressionnants. Mais au bout d'un moment, trop de bruit et de fureur finissent par lasser et j'ai fini par ne plus du tout me sentir concernée par toute cette agitation sur l'écran et le film devient vraiment fatigant.
    Il est donc permis de s'occuper l'esprit en contemplant la rivalité des deux actrices qui se disputent Colin à grands coups de mandales et dont les visages rivalisent d'étrangeté. Les deux brunettes, jadis bien mignonnes, Kate Beckinsale et Jessica Biel se livrent à un déconcertant concours de duck faces, savant mix entre Lana et Sandra !

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    Dommage pour Colin Farell très convaincant en héros totalement perdu. Avec ses grands yeux d'enfant triste, son regard égaré, affolé, sa fragilité dissimulée sous les muscles, son étonnement réjoui de se découvrir pianiste... ce rôle paranoïaque voire schizo lui convient à ravir ! Et son tout dernier regard inquiet en dit long sur la "guérison" du personnage.

  • MAGIC MIKE de Steven Soderbergh **(*)

    Magic Mike : photo Adam Rodriguez, Channing Tatum, Joe Manganiello, Matt BomerMagic Mike : photo Channing Tatum, Matthew McConaugheyMagic Mike : photo Matthew McConaugheyMagic Mike : photo Alex Pettyfer, Channing Tatum, Joe Manganiello, Matthew McConaughey

    Le jour Mike est couvreur-maçon (le costume lui sied à merveille), la nuit il se métamophorse en Magic Mike (l'effeuillage lui convient parfaitement) ! Il est le "champion", le clou d'un spectacle de strip-tease pour filles orchestré par Dallas, ex strip-teaseur lui-même atteint par la limite d'âge. Il faut dire que dans la profession, afficher 30 ans au compteur est synonyme de has been. Mais le rêve de Mike est de créer sa petite entreprise de "customiser de meubles", sauf que les banques, c'est connu, ne prêtent qu'aux riches. Et Mike a beau chausser ses lunettes d'intello, revêtir un costume du dernier chic et faire du gringue à l'employée de banque pour lui mendier un prêt, l'époque, même sous le soleil de Floride, n'est pas facile, même si vous cumulez idées et talent...  Un jour, sur un toit, Mike rencontre Adam, jeune branleur feignasse de19 ans qui rêve d'argent facile. Mike retrouve en Adam le jeune homme qu'il a été. Il le prend sous son aile, lui fait rencontrer Dallas qui n'a pas de mal à déceler les aptitudes d'Adam pour le grand déballage. Il sera rapidement surnommé Kid et ses 19 ans feront la joie des spectatrices... Hélas, Adam a une soeur aînée étudiée pour gâcher le film pourrir la vie des garçons, ainsi que des prédispositions certaines pour se mettre dans les embrouilles !

    Rien n'est plus différent d'un film de Soderbergh qu'un film de Soderbergh et après le pas bien du tout Piégée, malgré la présence de Michaël Fassbender, cette nouvelle pelloche soderberghienne est beaucoup plus enthousiasmante et pas uniquement grâce aux très beaux garçons payés pour ôter leurs vêtements.

    La question est : pourquoi le réalisateur a t'il boursouflé son intrigue d'une bluette sentimentale uniquement crédible grâce à la force de conviction de Channing Tatum ? Pourquoi cette blonde moralisatrice et donneuse de leçons ? Sans ce personnage insupportable chargé de faire comprendre aux garçons que ce qu'ils font n'est pas bien et cette actrice approximative, le film aurait eu ses *** sans l'ombre d'une hésitation. Soit. Oublions ce personnage superflu dont on a d'ailleurs bien du mal à concevoir qu'elle puisse attirer Mike/Channing dans ses rets.

    L'idée de l'effeuillage du corps des filles offert en pâture comme de la barbaque me révolte et me révulse. Tout comme ces soirées où des filles -souvent d'âge certain- hystériques glissent des billets dans le string des garçons. C'est donc légèrement hésitante et dubitative que je suis entrée en salle. Mais je ne voulais rester sur l'énorme déception de Piégée... J'aurais eu bien tort de ne pas entrer. Car ce qui mène ce film c'est l'enthousiasme et l'humour. Ces garçons aiment leur sublime corps à la folie c'est évident mais leur strip tease ne ressemble en rien à celui des filles qui ont toujours l'air de souffrir mille morts. Ils s'amusent comme des fous et c'est follement communicatif. En fait tout le monde s'amuse, les garçons sur la scène et les filles du public. Donc, oui, les meilleures scènes de Magic Mike sont les shows, très interactifs car chaque soir des filles sont invitées à rejoindre les garçons. C'est tordant et les chorégraphies sexys et acrobatiques vraiment époustouflantes et jouissives réjouissantes. A ce titre Channing Tatum est très très impressionnant. Mais impressionnant à un point que je ne puis vous expliquer et j'en suis d'ailleurs encore bouche bée ! Mais le plus excitant jubilatoire est surtout que ce soit dans un rôle où son incroyable physique dément de G.I. soit son moyen d'expression que Channing Tatum puisse enfin démontrer qu'il est un acteur. Drôle et touchant, il a enfin un personnage à défendre grâce à ce Mike qui rêve d'une autre vie sans pour autant renier ou avoir honte de celle qu'il vit. Et puis, il a quelque chose en lui de... oui je vais oser, Heath-je pleure-Ledger. Très bonne nouvelle donc.

    Quant à Matthew McConaughey, Lone Star forever, en grand manitou du sexe soft, déglingué et dont les yeux crient dollars, il est déchaîné et hilarant. Les grands numéros de cabotinage maîtrisé sont formidables sur grand écran ! Et lui s'en donne à coeur joie.

  • THE SAPPHIRES de Wayne Blair ***

     Les Saphirs : photo Chris O'DowdLes Saphirs : photo Deborah Mailman, Jessica Mauboy, Miranda Tapsell, Shari SebbensLes Saphirs : photo Jessica Mauboy, Shari Sebbens

    Australie - 1968. 3 soeurs, Gail, Julie et Cynthia ont un talent évident pour la musique et le chant. A l'occasion d'une audition, elles sont repérées par Dave, musicien irlandais, alcoolique. Il s'improvise impresario et réussit à leur obtenir une tournée au VietNam pour soutenir le moral des marines. Leur cousine Kay, aborigène comme elles quoique blanche, les rejoint. Leur périple à travers le Delta du Mékong va leur apporter gloire et amour.

    Résumer ainsi cela peut paraître simpliste et fleur bleue. Normal, ça l'est (parfois). Sans doute le fait que le scenario soit tiré d'un roman écrit par le fils d'une des quatre demoiselles n'y est pas étranger, car oui, cette histoire  s'inspire d'une histoire vraie. Mais cela ne nuit pas à la qualité du film et n'empêche en rien de l'apprécier et de passer 1h40 vraiment euphorisante.

    Alors que le quatuor est plutôt versé dans la country américaine, Dave les oriente avec bonheur vers la soul qui convient parfaitement à leurs voix. Cela donne une bande originale excitante et les filles y mettent leur coeur et toute leur énergie pour assurer des interprétations extraordinaires. Par ailleurs, rarement il est donné de voir des actrices si peu à leur avantage au départ devenir de véritables bombes à mesure que le film progresse. Dès qu'elles sont sur scène et avec des chorégraphies pourtant minimalistes et en dehors de leurs qualités vocales, leurs déhanchements et leurs clins d'oeil sont incroyablement sexys.

    Cette success story chaleureuse et optimiste ne serait évidemment pas si séduisante et différente si elle ne se déroulait en grande partie au VietNam. Depuis Good Morning Vietnam, je ne me souvenais plus avoir vu un film évoquer cette étrange guerre au cours de laquelle semblaient cohabiter les pires excès et horreurs et un côté club méd'. Wayne Blair n'élude pas ces deux aspects même s'ils ne sont évoqués qu'en filigrane. Par ailleurs, un film aborigène avec un réalisateur, des acteurs aborigènes est une denrée suffisamment rare pour qu'on s'y intéresse. Et même si c'est sur un ton simpliste et naïf, on apprend des choses assez écoeurantes sur la façon dont ce peuple est traité et même si les problèmes racistes semblent se résoudre comme par l'enchantement d'une baguette magique, ils sont également évoqués.
    Bouder son plaisir serait un tort.

    Vous ai-je dit que l'acteur principal Chris O'Dowd est formidable et les quatre filles aussi Deborah Mailman, Jessica Mauboy, Shari Sebbens, Miranda Tapsell.

  • EFFRACTION de Joël Schumacher °°

    Effraction : photoEffraction : photoEffraction : photo

    Kyle est négociant en diamants. Bonjour le métier tout pourri. Sa femme Sarah ne tient pas une galerie d'art mais est architecte et a conçu leur maison bunker ultra sécurisée. Ils y vivent au milieu de nulle part avec leur fille Avery bien antipathique comme une ado il se doit. Une bande de malfrats cagoulés se présente à la porte et bien sûr, Kyle leur ouvre !!! C'est bien la peine d'avoir des alarmes et des caméras partout si c'est pour ouvrir au premier gus qui se présente et dont il ne voit même pas les visages. Passé ce détail sans lequel il ne pourrait y avoir de film sachez néanmoins que la suite est à l'avenant du prologue et que jusqu'à la dernière seconde on reste médusé par une chose aussi laide et stupide !

    La famille Miller est donc prise en ôtage par quatre voyous qui veulent de l'argent, des diamants, un rein, l'amour... cela fluctue au fur et à mesure que le film avance. Mais Kyle, au lieu d'ouvrir son coffre, résiste et tient tête aux vilains armés jusqu'aux dents.

    Scenario indigent, rebondissements invraisemblables et involontairement risibles, acteurs has been ridicules à la ramasse et que leur réalisateur prend un plaisir certain à torturer, glorification de la légitime défense, célébration de la famille, condamnation de l'adultère... je ne m'éternise pas, j'ai le cerveau liquide ! 

  • DENT POUR DENT

    Et c'est reparti pour un tour, encore plus difficile, revoici votre jeu préféré ! 

    UNE SEULE RÉPONSE À LA FOIS PAR PERSONNE.  

    ON NE REJOUE QUE LORSQUE J'AI VALIDÉ LA RÉPONSE.

    GAME OVER. Merci.

    1

    BETTE DAVIS trouvée par Fred

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    2

    VIVIEN LEIGH trouvée par Lara

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    3

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    4

    AUDREY HEPBURN trouvée par marion

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    5

    INGRID BERGMAN trouvée par Fred

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    6

    KATHARINE HEPBURN trouvée par julie

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    7

    HENRY FONDA trouvé par marion

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    8

    JEAN HARLOW trouvée par Julie

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    9

    RITA HAYWORTH trouvée par Fred

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    10

    DOUGLAS LE KIRK trouvé par Fréd

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    11

    ALAIN DELON trouvé par marion

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    12

    CLARK GABLE trouvé par Lara

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    13

    HUMPHREY BOGART trouvé par julie

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    14

    CATHERINE DENEUVE trouvée par jule

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    15

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    16

    JERRY LEWIS trouvé par Denis

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    18

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    19

    MARILYN MONROE trouvée par Ph

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    20

    PAUL NEWMAN trouvé par Grégoire

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    21

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     22

    WARREN BEATTY trouvé par marion

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    23

    JAMES DEAN trouvé par marion

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    ELIZABETH TAYLOR trouvée par Lara

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    CARY GRANT trouvée par Julie

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  • LADY VEGAS - LES MÉMOIRES D'UNE JOUEUSE de Stephen Frears **(*)

    Lady Vegas - Les Mémoires d'une joueuse : photo Rebecca HallLady Vegas - Les Mémoires d'une joueuse : photo Bruce WillisLady Vegas - Les Mémoires d'une joueuse : photo Catherine Zeta-Jones

    En Floride, Beth exerce le beau métier de strip-teaseuse à domicile. Lassée de tomber sur des clients pas toujours fiables ou bien intentionnés, elle se rend à Las Vegas avec l'ambition de devenir serveuse dans un bar ! Dès son arrivée, de jeunes demoiselles pas farouches la mettent en relation avec Dink, parieur sportif professionnel. La petite entreprise de Dink connaît parfois la crise mais la facilité déconcertante de Beth à prendre les paris met illico Dink en confiance. Il l'embauche et la considère immédiatement comme un véritable porte-bonheur. Alors qu'il considère sa femme qui répond au doux prénom de Tulip, comme un porte-poisse. La dame, furie botoxée, n'apprécie d'ailleurs guère la complicité nouvelle de Dink et Beth qui saute aux yeux instantanément. Par ailleurs, l'aisance de Beth lui donne rapidement de l'assurance, ce qui va l'amener à commettre des erreurs auprès de bookmakers dont l'activité est illégale aux Etats-Unis...

    Après le calamiteux et pas du tout drôle Tamara Drewe avec l'insupportable Gemma Arterton, Stephen Frears nous offre cette petite sucrerie ensoleillée au royaume du bling-bling et de l'argent facile (et de la faillite catastrophique). Evidemment, je n'ai pas compris le début du commencement du fonctionnement de cette activité lucrative et manifestement addictive qu'est le pari mais l'important n'est pas là. Même si les ressorts et rebondissements de l'histoire permettent de rester connecter, ce sont ici surtout les personnages et les acteurs qui valent le déplacement.

    La jolie et pétillante Rebecca Hall (qui craque pour Dink, je comprends à 200 % !!!) est absolument adorable en banlieusarde naïve mais futée qui manie les chiffres et les lettres avec brio. L'apparition de Catherine Zeta-Jones en mégère vulgaire, cupide et jalouse fait d'abord craindre le pire et une impression de déjà vu. Mais finalement le film est plus subtil qu'il n'y paraît et le personnage de Tulip évolue, montre ses failles, parvient à être touchant et Catherine Zeta-Jones démontre son (ou ses) talent(s) comme il y a bien longtemps qu'elle ne l'avait fait. Mais évidemment, c'est Bruce Willis qui monopolise l'attention. Une nouvelle fois il casse son image de gros dur qui sauve le monde et se montre particulièrement fragile en anxieux, parfois colérique et très hypocondriaque. Son look short et chaussettes blanches montantes lui donne une allure de papy un peu abruti. Bien joué Bruce, car dès que la caméra s'approche de son visage, sourire enjôleur et regard qui tue... on voit bien que cte bombasse en a encore et toujours sous le capot. D'ailleurs la petite Rebecca/Beth a bien du mal à contrôler ses élans malgré la différence d'âge. Mais Tulip et un scenario malin sont là pour que les choses ne soient pas aussi prévisibles qu'on aurait pu l'imaginer.
    En outre, il est rare de voir un film énergique, dynamique avec des personnages aussi positifs et on sort de la projection de ce film plein d'entrain et de bonne humeur !

    Et une furieuse envie de revoir Bruce Willis dans un grand rôle à lui tout seul...

    P.S. : Joshua Jackson est très bien aussi !