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Sur la Route du Cinéma - Page 548

  • Dangereuse séduction de James Foley °°

     

     

    Rowena, journaliste d’investigation qui rêve de Pulitzer (avec ses méthodes de félonne, elle peut rêver…). Un jour, elle décide de s’attaquer à Harrisson Hill, surpuissant publicitaire qu’elle décide coupable du meurtre de son …. amie ???

    Des intrigues cousues de (gros) fil blanc, on en voit, mais des âneries de cet acabit ça hisse la niaiserie au niveau de grand art. Quand je pense que James Foley est le réalisateur du fiévreux « Comme un chien enragé » avec les deux géants Christopher Walken et Sean Penn !!!

    Bon, ici, il s’agit de voir deux….. hum, hum stars, se tourner autour en papillonnant et en se faisant des mines de crapauds morts d’amour. C’est drôle, c’est comique, c’est même tordant. Est-ce que des mecs osent draguer comme ça ? Est-ce que des filles remuent les fesses comme ça (aaaaaaaaaah ! les gros plans fixes sur les fesses d’Halle Berry… James Foley est amoureux c’est sûr) ?

    Bruce Willis a cette particularité de porter le costume-cravate haut de gamme et le marcel crasseux avec la même élégance. Pourquoi je dis ça ? Parce que ce film est un défilé haute couture ! Voilà pourquoi. Sinon, ses petits yeux plissés, sa narine frémissante et sa mâchoire palpitante font un délicieux comique de situation.

    Quant à Halle Berry… djizeuse craïste ! je pense qu’elle peut concourir cette année encore aux Razzie Awards. Ne compter et ne capitaliser QUE sur son physique de rêve (la taille la plus fine d’Hollywood je pense) va finir par se savoir ou se remarquer. L’œil humide alterne avec des sourires ultra brite (ne pas oublier de se munir de lunettes écran total, protection maximale) aussi insupportables les uns que les autres. Elle change de robe à chaque plan en dévoilant ou exposant successivement sein, jambe ou fesses !!! La raideur du brushing varie suivant l’humeur et Halle n’oublie pas de traîner en culotte petit bateau et peignoir informe quand elle est chez elle… histoire de nous dire : « regardez les filles, je suis comme vous ! ». Non Halle, tu n’es pas comme nous, tu es d’une beauté à tomber, tu es une gravure de mode, une pub ambulante pour le corps parfait, le sourire blancheur irréel, les cheveux volent au vent parce que tu le vaux, toi… mais comme nous, tu n’es pas actrice !

    Bon, l’histoire, on s’en cogne. La chute réserve une surprise… mais il faut tenir jusque là. Et s’il y avait une jolie musique au générique… j’en sais rien, j’étais partie !

  • Sunshine de Danny Boyle ****

    Le soleil est en train de mourir et en conséquence, la terre, gelée dans un hiver solaire. Pour relancer l’activité de l’astre suprême une équipe d’astronautes est chargée d’aller y faire exploser une charge nucléaire. Mais qui peut s’approcher si près du soleil sans se brûler ? La réponse est dans ce film et dans l’espace où comme d’habitude, personne ne vous entendra crier.

    Voici donc le bébé de « 2001, l’Odyssée de l’espace », d’ « Alien » et de « Solaris » que Danny Boyle a dû regarder en boucle. Merci à lui d’en avoir extrait ce rejeton. C’est une totale réussite bien que ni Strauss ni Zarathoustra n’aient  été convoqués et que l’ordinateur de bord ne s’appelle ni Carl ni Al mais Icarus. Magnifique et passionnant de la première à la dernière minute, de palpitants moments d’émotion et d’aventure nous sont offerts avec en prime des images de l’espace à couper le souffle ainsi qu’une fascinante serre tropicale qui donne un peu d’oxygène à cette ambiance confinée et claustro.

    Ce film est typiquement le genre de film qui illustre le fait qu’on n’est pas obligé de comprendre pour aimer. Et j’ai adoré dans l’exacte proportion où je n’ai rien compris car à moins d’avoir un Bac S. suivi de solides études (8 ans minimum sont requis) en physique nucléaire, d’avoir été astronaute dans une vie antérieure ou d’être un génie en informatique, les raisons des déboires des astronautes sont souvent obscures. Mais on s’en fout car l’équipe est humaine et de l’humanité, on en trouve à revendre ici. Entre matériel défectueux, défaillance des hommes, les 8 membres de l’équipe ont pas mal de soucis à gérer. Quand les états d’âme dépressifs ou carrément suicidaires s’en mêlent, il faut prendre des décisions et fissa, même s’il faut en passer par le sacrifice humain. Que faut-il faire quand vous êtes 8 et qu’il ne reste de l’oxygène que pour 4 et qu’en plus un mystérieux passager s’est invité ???

    Danny Boyle envoie toute son équipe au sacrifice et bien qu’il ait beaucoup de mal à détruire sa créature (Cillian Murphy, intense, toujours en première ligne pour défendre les causes perdues…), il mène tout ceci tambour battant avec de vrais pics d’intensité où le cœur bat plus fort et plus vite. Trembler pour des héros qui sauvent le monde, c’est ça aussi le cinéma. Le casting est impliqué sans faille, il permet de bien beaux moments à Cillian Murphy (évidemment) mais aussi Rose Byrne et Michelle Yeoh en tête.

    Un film de science-fiction sublime et subtil comme je n’en ai pas vu depuis… une éternité, plus un jour !

    Quant à la musique… J’offre un œuf en chocolat (il m’en reste) à qui me trouve la chanson du générique de fin !!!

    Ladies and gentlemen : MERCURE !

  • Les enfants stars

    Les prometteurs :

    Abigail Breslin (Little Miss Sunshine)

    Jean-Baptiste Maunier (Les Choristes, Le Grand Meaulnes, Hellphone)

    Dakota Fanning (Man on fire, La guerre des mondes)

    Freddie Highmore (Charlie et la Chocolaterie, Une grande année, Arthur et les Minimoys)

    Les déceptions :

    Macaulay Kulkin (Maman j'ai raté l'avion)

    Jackie Coogan (The Kid)

    Brooke Shields (La petite, le Lagon Bleu)

    Haley Joël Osment (Sixième sens, A.I.)

    Sue Lyon (Lolita)

    Jack Llyod (le plus tête à claques... La menace fantôme)

    Linda Blair (l'Exorciste)

    Les confirmés :

    Benoît Magimel (La vie est un long fleuve tranquille...)

    Brigitte Fossey (Jeux Interdits...)

    Drew Barrimore (E.T...)

    Kirsten Dunst (Entretien avec un vampire...)

    Christian Bale (L'Empire du Soleil...)

    Jodie Foster (Taxi Driver...)

    Shirley Temple

    Sean Astin (Les goonies... Le Seigneur des Anneaux)

    Charlotte Gainsbourg (Paroles et musique, l'Effrontée...)

    Jamie Bell (Billie Elliot...

     

  • Anna M. de Michel Spinosa **(*)

    Anna travaille dans un sublime endroit et est toute dévouée à ses collègues. Elle est douce et souriante mais solitaire et malade. Un soir elle se précipite sous une voiture. C’est lors de son séjour à l’hôpital qu’elle jette son dévolu sur le charmant Docteur Zanevsky qui s’est occupé d’elle. Anna M. souffre d’érotomanie qui est l’illusion délirante d’être aimée. Cette maladie se déroule en quatre phases qui découpent le film : illumination, espoir, désillusion, haine.

    Accrochez-vous au fauteuil vous entrez dans le labyrinthe oppressant d’un cerveau malade que n’aurait pas renié Hitchcock lui-même (le chignon d’Anna Consigny rappelle d’ailleurs celui de Kim Novak dans « Vertigo »). Le médecin persécuté (extraordinaire Gilbert Melki) passe par plusieurs phases lui aussi : l’écoute, la surprise. Il tente des explications. Il imagine pouvoir faire entendre raison à Anna. Mais la raison, c’est bien de cela dont elle manque le plus. Devant l’obsession extravagante de sa patiente, il en vient au rejet pur et simple : « c’est une folle ».

    Le film est construit comme un thriller palpitant et on se demande à chaque instant quel stratagème supplémentaire Anna va trouver pour tenter de se faire aimer. On tremble à de nombreuses reprises : la scène avec les deux enfants donne vraiment des sueurs froides. On frissonne encore lorsqu’elle s’empare d’objets contondants. Cette frêle jeune femme est comme une machine de guerre implacable que rien n’arrête.

    On peut juste regretter que le réalisateur ne creuse pas plus profond les causes ou les origines de la maladie d’Anna. Il ouvre quelques pistes et les referme aussitôt. Il semble nous faire comprendre que la mère (une fois de plus…) est responsable, que l’absence de père (Anna est née sous X) est prépondérante, qu’Anna recommence les mêmes erreurs que sa mère… mais les questions restent sans réponse ni explication. Ou alors doit-on justement, à la vision de la dernière scène, appelée « le refuge » et comme miraculeusement apaisée... le remercier de ne pas nous prendre par la main et nous laisser sans réponse ???

    La grande force de ce film est évidemment Isabelle Carré (la troisième étoile est pour elle Jo) qui EST Anna M., qui aime, mais mal. L’actrice prodigieuse est de pratiquement tous les plans. Son apparence fragile et diaphane, sa petite voix d’enfant sage, ses grands yeux humides, ses suppliques tremblantes… tout concourt à faire d’elle une victime qui souffre. Mais le bourreau, c’est elle. Et il faut la voir avancer de sa démarche saccadée de robot. Il faut voir son regard démesuré se fixer alors qu’elle entre en phase de délire verbal. Il faut repérer ce tic de s’arracher les cils. Cette actrice et ce rôle sont remarquables. Anna M…. on a parfois envie de la prendre dans ses bras pour la protéger et la consoler et l’instant d’après on n’a surtout pas envie de la croiser en bas de chez soi ! Extraordinaire et saisissant.

    P.S : je tiens à noter la présence d’un acteur (trop) rare dans un petit rôle mais d’une intensité tout aussi rare, Francis Renaud.

     

  • Dans les cordes de Magaly Richard-Serrano **

    Joseph (Richard Anconina) est responsable d’une salle de boxe dans laquelle il entraîne sa fille Angie et sa nièce Sandra qu’il a adoptée. L’amour que se portent les deux jeunes filles et leur complicité vont être mis en péril le jour où l’une remporte le championnat de France et l’autre pas…

    Il y a beaucoup de choses dans ce premier film et il en manque énormément aussi. C’est difficile à expliquer. La rage et l’ambition des deux boxeuses sont impressionnantes même si certaines aberrations m’ont laissée sans voix : la scène où Angie casse la cheville de sa cousine pour l’empêcher de boxer !!! Où sont les sacro-saintes valeurs du sport dont on nous rebat les oreilles régulièrement ? Le mutisme d’Angie, son regard buté et son coup d’éclat final ne sont pas toujours très explicites même si des révélations familiales nous sont annoncées aussi abruptement qu’aux personnages.

    Par contre, côté casting et interprétation, c’est un sans faute à consommer sans modération. Richard Anconina, père aimant et attentif, mari paumé, coach impliqué, est à sa place, parfaitement, sans esbroufe, tout en présence et en intensité. Difficile de dissocier Louise Szindel et Stéphanie Sokilinski qui alternent la grâce et la fureur comme on respire. A noter aussi, Maria de Medeiros, parfaite, émouvante en poupée de banlieue blessée, péroxydée et vulgaire.

  • Le prix à payer d’Alexandra Leclère **

     

    Jean-Pierre Ménard (Christian Clavier), richissime homme d’affaires travaille et sa femme (Nathalie Baye), fashion victime atteinte (par ennui) de fièvre acheteuse dépense l’argent. Il déprime, solitaire, en manque d’amour. Sur les conseils pas très malins de son chauffeur (pas plus malin), il met le contrat entre les mains de sa femme : « pas de cul, pas de fric ».

    Dommage que l’affiche annonce si vulgairement l’affaire pour un film qui ne l’est (pratiquement…) pas. Les chiffres sur les billets vus à l’écran dépassent tellement l’entendement qu’il vaut mieux prendre le parti d’en rire ! Ce qu’on nous présente comme un chahut conjugal rance et misogyne n’est à mes yeux qu’une bluette sentimentale car finalement c’est d’amour dont tout le monde manque ici, et le pari cul/argent n’est finalement qu’anecdotique. Celles qui veulent brandir le drapeau MLF perdront leur temps, l’essentiel est de ne pas généraliser et de ne pas considérer cette histoire comme un manifeste.

    Le couple (middle-class) formé par Géraldine Pailhas et Gérard Lanvin est beaucoup moins convaincant car on ne sait jamais si elle triche, ment et/ou profite. Quant au personnage de Lanvin (le physique carbure au super, le cerveau au sans-plomb !!!), il finit par être violent et là, on ne peut que lui souhaiter de finir seul.

    Nathalie Baye est évidemment sublime. Tour à tour mutine, fragile ou harpie, elle garde une grande classe en toute circonstance et balance des répliques qu’on n’aurait jamais pu imaginer dans sa bouche. Christian Clavier ne « claviérise » à aucun moment et il est même d’une sobriété exemplaire, quasiment méconnaissable (même en « faux gros mou »…) et il parvient même à plusieurs reprises à être franchement touchant. Il faudrait qu’un réalisateur lui offre son « Tchao Pantin »… il est prêt.

     

  • Y'a pas d'hélice hélas, c'est là qu'est l'os

     Petit florilège de répliques cultes. Je ne m'en lasse pas et vous ?

     

    - Are you ? - You are ? - Yes. Happy.

    -Glad.
    - Where is the big moustache ?

    - I don't know. And if you don't know, I don't know, no !

    - I don't understand !
    - You come with me to pick up Peter.
    - No, you come with me to pick up MacIntosh
    - I beg your pardon ?
    - And if you don't come, I... Oh merde alors comment on dit ça... ?
    - Comment ça "merde alors" ? But alors, you are French !
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    - À propos, je voulais vous demander, comment vous me trouvez physiquement ?
    - Bon euh... il est tard, il faut dormir !
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    - If I go to the turquish bath, I risque, I risque énormément !
    - Yes !
    - But ! If you, you go out, si vous sortez, the germans, les allemands, ils vont vous attraper, Crick,crick,crick ! Vous parlez et moi, I risque encore plus !
    - Yes !
    - Donc, I risque on the two tableaux !
    - Yes !
    - Oui mais enfin, vous dites toujours "yes"
    - Yes !
    - Bah oui ! Alors écoutez, do you promesse me, que if I bring ici the Big Moustache, you partez avec lui ?
    - Yes !
    - Mais définitivement ?
    - Yes !
    - Bon, alors, I accepte to go to the turkish bath, I accepte the moustache, I accepte tout et puis... et puis you, attendez, you, you go là dedans... You go là-dedans ! Là-dedans ! Immediatly ! Voilà. Don't move. Je reviens, I come back ! Wait and see, please !
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     Ils peuvent me tuer, j'parlerai pas ! - Mais moi non plus ! Ils peuvent vous tuer, je n'parlerai pas !

    - J'savais qu'on pouvait compter sur vous...

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  • Demandez la permission aux enfants d’Eric Civanyan °

    J’ai un peu hésité à vous parler de ce… hum, hum, film… mais comme je sais que certains apprécient quand je sors le rouleau compresseur : allons-y !

    Trois couples, sept enfants et d’emblée on se demande qui sont les plus insupportables et têtes à claques. Les enfants parlent à leurs parents comme des chiens et les parents consternés, dépassés ou carrément plus gosses que les gosses (mon Dieu le numéro d’Anne Parillaud en femme enfant anorexique !!!) se plient aux quatre volontés de ces petits rois.

    Sur un sujet bien dans l’air du temps : la tyrannie des enfants face aux parents démissionnaires, on pouvait s’attendre à une comédie qui au moins si elle ne fait pas rire (ce qui est largement le cas ici), aiderait à réfléchir sur le sujet. Il n’est pas obligatoire d’être sérieux pour être profond ! Or ici on ne rit pas et les gags répétitifs (ah le gosse qui pète… ah le père qui dit « lol »…) finissent très rapidement par lasser. Quand on n’a rien à dire ni à montrer, c’est pas simple de tenir une heure et demi.

    Un beau jour, les parents décident que trop c’est trop. Ils consultent une psy (charmante Marie Bunel) qui prodiguent de bons conseils : il faut donner des limites aux enfants, savoir leur dire non… les enfants doivent respecter leurs parents etc !!! Evidemment, personne ne comprend rien à rien et les adultes décident d’unir leurs forces pour contrer leur progéniture.

    Et là ! si le comportement des enfants étaient déjà passablement lamentables, celui des parents va atteindre des sommets de bêtise et de méchanceté : entre la confiscation des chaussures griffées, le changement sans préavis de la marque de céréales, la pose par la force d’appareils dentaires… rien ne nous est épargné et l’escalade dans les âneries va crescendo. Le clou de cet affligeant spectacle restant quand même l’enfermement des 7 moutards pendant une heure dans un centre d’hébergement pour délinquants qui ressemble comme deux gouttes d’eau au Château de Dammarie les Lys. Le grand porte nawak est définitivement atteint au moment où même le petit garçon de 5 ans, sage comme une image pendant tout le film subit aussi ce traitement : « par mesure préventive » dit le père !!! ça ne vous rappelle rien ou quelqu’un ???

    Consternant.