Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

cinéma - Page 291

  • Ordinary people de Vladimir Perisic ***

     Relja Popovic, Vladimir Perisic dans Ordinary People (Photo) Relja Popovic, Vladimir Perisic dans Ordinary People (Photo)

    Dzoni s’est engagé dans l’armée depuis un mois parce qu’il ne trouvait pas de travail. Au cours d’une journée d’été qui commence comme toutes les autres le jeune homme et ses compagnons vont se transformer en tueurs…

    Le jour n’est pas encore levé quand on vient réveiller énergiquement tous les soldats. S’ensuivent une inspection des dortoirs et des lits faits au carré (comme les garçons sont censés savoir faire… mouaif ! je demande à voir), une toilette sommaire (c’est fou comme les garçons peuvent se laver peu et ne pas oublier de se raser !), un petit déjeuner vite fait puis une voix autoritaire commande aux hommes de la Section 3 de se tenir prêts. Les 7 hommes et leurs chefs montent dans un bus qui les emmène dans une ferme abandonnée au milieu de nulle part.

    L’attente commence en plein cagnard. Lorsque Dzoni demande « qu’est-ce qu’on attend ? », il obtient pour seule réponse : « ne pose pas de question ». En tant que dernier arrivé, il est mis à l’écart, mais les autres ne semblent pas plus proches les uns des autres pour autant. Tout le monde fume, somnole, se rafraîchit à la fontaine, chacun dans son coin.

    Il n’y a que le silence à peine troublé par le bruit du vent dans les arbres, la chaleur accablante qui crame tout et l’ennui, évident.

    Une camionnette arrive. En descendent quelques hommes. On les fait s’aligner, s’agenouiller dos tourné. Un gradé explique la façon dont il faut tirer et à quel endroit. Dzoni dit « je ne vais pas pouvoir faire ça ». Ce refus n’est pas envisageable car il est un soldat qui DOIT obéir. Il tire sans regarder, puis va vomir.

    L’attente reprend. Les hommes boivent et fument, toujours silencieux. Une nouvelle camionnette arrive. Le même rituel s’effectue. Cette fois, Dzoni tire.

    Puis, c’est de nouveau l’attente… une autre camionnette, d’autres hommes dont un qui inspirera remords ou regrets ou compassion de la part de Dzoni. On ne sait pas. Cet homme pourrait être son père. Une autre fois, il accompagnera un garçon de son âge devant le peloton d'exécution.

    Puis l’attente une fois encore… une camionnette… un homme qui refuse de s’agenouiller, de tourner le dos. Un homme qui veut regarder ses bourreaux en face sans un mot. Ce face à face est plus insupportable pour celui qui tient le fusil…

    Il y a longtemps que l’on a compris que cette journée va devenir ordinaire pour ces gens ordinaires à qui l’on ordonne de faire des choses impensables tout en leur faisant comprendre que ces choses ne doivent pas se savoir.

    Dzoni s’isole. On ne sait ce qu’il pense, on ne peut que l’imaginer, l’espérer ou le craindre parfois tant son regard et son attitude se durcissent. Mais peut-être n’est-ce qu’une illusion ?

    Le réalisateur ne nous parle pas d’une guerre précise. On ne sait dans quel pays on se trouve ni de quelle guerre il s’agit. Peu importe, le crime de guerre est universel et les bourreaux ne sont pas des déséquilibrés poussés par la folie ou la vengeance.

    Ils sont d’une banalité sans nom. Ont-ils le choix ? Sont-ils des monstres ? Vladimir Perisic ne répond pas, il nous montre, sans aucun effet mais en pleine lumière comment se mène un massacre organisé.

    Le soir venu, les hommes sont fatigués, ils ont quartier libre...

    Un film puissant, ramassé en une heure vingt. L’horreur, l’incompréhension, insoutenable, incompréhensible…

    C’est con la guerre, et ça fait très très peur !

  • Un prophète

    de Jacques Audiard *****

    un prophète,jacques audiard,tahar rahim,niels arestrup,cinéma

    Avec Tahar Rahim, Niels Arestrup, Reda Kated

    Malik n’est encore qu’un tout jeune garçon quasi analphabète lorsqu'il est condamné à 6 ans de prison. Il est terrifié de découvrir l’univers carcéral, et très seul. Dans le bâtiment où il se trouve, la Mafia Corse fait la loi, avec à sa tête un « parrain » Cesar Luciani aux pouvoirs étendus et incontestés qui règne à la fois sur les détenus et sur les gardiens.

    Lire la suite

  • Les derniers jours du monde de Jean-Marie et Arnaud Larrieu**

     Mathieu Amalric, Arnaud Larrieu, Jean-Marie Larrieu dans Les Derniers jours du monde (Photo) Mathieu Amalric, Arnaud Larrieu, Jean-Marie Larrieu dans Les Derniers jours du monde (Photo)

    La fin du monde est proche. Le gouvernement est parti se planquer dans son abri anti-atomique et la nouvelle Capitale de la France est Toulouse. C'est l'été, tout le monde a chaud et se prélasse à Biarritz en vacances. Robinson a trompé sa femme l'été précédent avec Laé, une grande fille très maigre et très nue qui le hante. Des sirènes apocalyptiques annoncent parfois une pluie de cendres qui cesse comme elle a commencé. Certains portent un masque, d'autres refusent. Et Robinson, dévoré de passion pour sa Laé perdue, part à sa recherche, rejoint sa femme puis la re-perd, devient l'amant d'une ex-maîtresse de son père, retrouve un ami homosexuel qui lui avoue son amour.

    Ce qu'il y a de plus beau dans les films des frangins, ce sont les paysages. Ils l'aiment leur sud-ouest et donnent toujours envie d'aller y faire un tour. En tout cas pas en été, car les soirées de bord de mer biarrots (de Biarritz, pour les nuls) ressemblent au périphérique parisien à 17 h 45 ! Et ici, une fois encore, c'est très beau et la nature que Robinson traverse en France et en Espagne est somptueuse.

    Son périple nous emmènera en Asie et au Canada car Robinson nous conte également en flash-back son histoire avec Laé qui l'a baladé d'un bout à l'autre du monde.

    S'il ne vous restait que quelques heures à vivre, que décideriez-vous de faire, ou qu'aimeriez-vous faire ? Les frères Larrieu n'ont pas l'ombre d'une hésitation : une grande partouze (c’est possible pourquoi pas, mais peut-être pas indiscutable) dans l'abri anti-atomique d'un château. L’idéal pour amener une scène pas terrible qui lorgne vers celle d’Eyes Wide Shut (plus réussie car beaucoup plus flippante) où un Tom Cruise égaré circulait de salle en salle… Ici c’est Mathieu Amalric qui erre de pièce en pièce et refuse même la gâterie d’une très accorte dame qui lui en colle une. Car Mathieu/Robinson est beaucoup plus romantique que les Larrieu et les réalisateurs lui accordent la possibilité d’une île et de chercher jusqu’à le retrouver (ou pas ?) son grand amour !

    Moi, s’il ne me restait que quelques heures à vivre j’aimerais les passer dans les bras de la personne que j’aime… ça tombe bien, je lui ai posé la question ce midi et il a eu la même réponse. C’était beau, on en aurait pleuré.

    Mais revenons-en aux derniers jours ! Qu’est-ce qui fait que ce film n’a pas été le grand choc renversant qu’il aurait dû, qu’il aurait pu être ?

    L’ennui, l’inexcusable, l’impardonnable ennui… qui s’installe hélas trop souvent entre deux scènes, malgré le sujet audacieux (un film français d’anticipation !!!), le traitement (on sait juste qu’il y a une menace mortelle qui s’abat sur le monde mais jamais on ne sait s’il s’agit d’une maladie, du climat, de l’eau…), et la vision du monde qui se termine mais garde encore en partie toute sa magie.

    Hélas aussi et surtout, l’histoire d’amour entre Mathieu Amalric (étrange, drôle, surprenant comme à l’accoutumée mais aussi désorienté et particulièrement disponible…) et Laé ne m’a pas convaincue du tout, du tout… et même je n’y ai pas cru une seconde. Je suis à peu près sûre que supprimer toutes les scènes où apparaît Laé rendrait le film plus cohérent. L’errance du personnage n’en aurait sans doute été que plus fascinante. Hélas, les frèrots ont voulu lui donner corps… et quel corps !!! Celui de Omahyra Mota, sublime et longue liane tatouée, sans pudeur, sans vêtement (et hélas, sans talent d’actrice) qui exerce (dans le film) le doux métier de « chauffeuse de partouze ». Je sais que les garçons sont très énervés par cette grande fille dont certains pensent qu’elle est le fantasme ultime (MDR J)… Aiment-ils savoir aussi que la perfection au féminin fait un caca qui sent bon ??? (c’est dans le film je n’invente rien !).

    Les garçons se trompent, comme souvent.

    Le fantasme ultime serait (éventuellement) une fille qui plairait autant aux garçons qu’aux filles.

    Le fantasme ultime est donc bien Mathieu Amalric, ses grands yeux, sa belle voix… désiré par tout ce qui bouge sur son passage, filles et garçons !

  • DEUX FOIS DEUX PLACES DE CINEMA A GAGNER

    Et oui, tout arrive. Pour une fois, je vous propose un jeu où il y a des places de cinéma à gagner.

    Il s'agit de DEUX FOIS DEUX ENTRéES pour le prochain film de Jacques Audiard qui sort en salle mercredi prochain et qui se promet d'être un nouveau choc si j'en crois les rumeurs...

    Il vous suffit de répondre à DEUX questions très simples :

    - Dans quel film ai-je découvert Niels Arestrup ?

    - Quel est LE point commun avec "Le Prophète" dans lequel il tient l'un des rôles principaux.

    Il faut la réponse aux deux questions que vous pouvez me donner à cette adresse : uupascale@gmail.com

     Jacques Audiard, Tahar Rahim dans Un prophète (Affiche)

  • La femme invisible d’Agathe Teyssier °

     Agathe Teyssier dans La Femme invisible, d'après une histoire vraie (Photo)

    Lili est tellement introvertie, complexée, renfermée, effacée qu’elle en devient parfois invisible pour les autres. Parfois même, les miroirs ne lui renvoient plus son propre reflet. D’abord terrifiée, elle en devient d’abord encore plus repliée sur elle-même puis grâce à un article d’une revue scientifique elle se décide à consulter un spécialiste de ce genre de problème…

    ATTENTION JE VAIS RACONTER LA FIN DU FILM…

    Il paraît qu'on appelle ça "spoiler", mais ce n'est pas drôle !

    Ce film est tellement laid et naïf, voire franchement bêta que je ne peux expliquer la ° au lieu des °°° que par le fait que les cinq dernières minutes sont savoureuses et que ce doit être dû à l’apparition miraculeuse mais hélas trop tardive de Jeanne Balibar qui déboule dans le film avec sa ravageuse fantaisie. Manifestement elle est la seule à avoir compris la tentative humoristique de l’entreprise…

    Le manque de moyens ne peut tout expliquer ni tout excuser. On a souvent vu des films fauchés passionnants. Ici, même Julie Depardieu est mauvaise comme jamais je n’aurais cru qu’elle aurait pu l’être. Moins trash mais tout aussi border line que son génial frangin, elle est certes voûtée et empotée comme son rôle doit l’exiger, mais elle est ridicule, jamais drôle, jamais émouvante. Il faut le voir pour le croire.

    Micheline Dax, quasi mourante fait vraiment peine à voir. Et tous les autres acteurs sont au diapason (sauf Jeanne Balibar), jouent faux et mal, récitent leur texte. Même l’effort de folie douce de Charlotte Rampling vire rapidement au rabâchage.

    Mais ce sont une fois de plus les enfants qui remportent la palme de platine des têtes à claques et qui donnent des envies de meurtres… Pitié les parents : gardez-les chez vous ! Et de grâce les « casteurs » , soyez un peu plus exigeants !

    Que vous dire sur l’état de cette pauvre Lili ? La réalisatrice nous met sur une pseudo fausse piste de malédiction familiale qui tourne court et dont on se fout complètement jusqu’à ce que le médecin révèle quelques minutes avant la fin que Lili est atteinte de méta-pathologie sub-névrotique.

    Ce qui est très réjouissant non ?

    D’autant qu’on apprend également qu’il s’agirait de la pathologie dont sont atteints les super-héros et qui serait à l’origine de leurs super pouvoirs. Génial non ?

    A la lumière de cet élément, on aurait presque envie de revoir le film…

    Mais non !

    En tout cas, Jeanne Balibar en Fantômette c’est du grand art !

    Signé : La Soyeuse.

  • Neuilly sa mère de Gabriel Julien-Lafferrière *

     Chloé Coulloud, Denis Podalydès, Rachida Brakni, Samy Seghir, Gabriel La Ferrière dans Neuilly sa mère ! (Photo)

    Sami 14 ans vit seul avec sa mère dans une téci du 7-1. Et pour lui, la téci, c’est le bonheur : des terrains vagues, des parkings, des entrées d’immeubles et deux amis… tout ce qu’il faut pour être heureux. Hélas, sa mère trouve un travail éloigné et est contrainte de confier Sami à sa sœur qui vit à Neuilly sur seine. Le mari de Djamila est Stanislas de Chazelle et il a eu deux enfants d’un précédent mariage. Cette famille vit dans un hôtel particulier très chic, autant dire un château pour Sami.

    Une nouvelle vie commence pour lui. Il va devoir s’intégrer à sa nouvelle école, et ce n’est pas rose d’entrer dans une école privée fréquentée par des fils et des filles de… tous blondinets à bouclettes comme des enfants de président, quand on est un petit beur. Cela dit le pire pour lui sera de devoir partager la chambre du fils de famille (le deuxième étage du château est en travaux, ça tombe mal), Charles, un merdeux puant et faux-cul du même âge.

    Vous l’avez compris la caricature est forcée à l’excès. Si le réalisateur pensait faire dans la dentelle, c’est raté, mais si son but était de nous faire rire, c’est réussi. Donc j’ai ri, enfin souri surtout. Sami est très mignon, très gentil et c’est lui qui fera craquer la belle Marie que tous les bourges convoitent.

    Dommage que l’enfant qui hérite du rôle de Charles joue aussi mal car on ne croit pas une seconde à son personnage de jeune raciste, borné, fanatique de l’UMP (à 14 ans). Cela dit si un tel gosse existe, il convient de l’empêcher de nuire et surtout de se reproduire, sa chambre ("ma chambre, tu l'aimes ou tu la quittes" dit-il...) est tapissée de posters de celui-dont-je-ne-peux-écrire-le-nom, il écoute les disques de la femme du sus-non-nommé (une chanteuse  de gauche à textes), d’Enrico Macias et rêve de devenir Président de la République.

    Si l’on excepte les apparitions toujours aussi désolantes d’Eric et Ramzy, les autres  adultes s’amusent plutôt bien (mention spéciale au petit décroché d'épaule discret de Josiane Balasko). Un film qui ne fera de mal à personne, sitôt vu, sitôt oublié.

  • Partir de Catherine Corsini ****

     Kristin Scott Thomas, Catherine Corsini dans Partir (Photo) Sergi López, Catherine Corsini dans Partir (Photo) Yvan Attal, Catherine Corsini dans Partir (Photo)

    Tout semblait aller pour le mieux entre Suzanne et Samuel : lui chirurgien, elle souhaitant se remettre à son travail de kiné après avoir élevé leurs deux enfants devenus ados dans une grande maison du sud de la France. Et puis, pour aménager le futur cabinet de Suzanne c’est Ivan, ouvrier espagnol qui intervient. L’attirance réciproque entre la « bourgeoise » et le « prolo » ne tarde guère à se manifester

    Qui aurait cru qu’à partir d’une trame aussi mince, on ne sombrerait pas une nouvelle fois, une fois de trop dans le banal trio amoureux assorti d’une petite historiette de différences de classes sociales ? C’est pourtant le cas et Catherine Corsini réinvente littéralement le triangle improbable où il y a forcément un personnage de trop. Mais elle s’y prend très habilement en ne cautionnant pas l’adultère, en ne faisant pas du mari trompé l’homme monstrueux à abattre, ni de l’amant un parti idéal. La réalisatrice nous parle de l’Amour, le seul, le vrai. Celui qu’on n’attend pas, qui vous foudroie quand on s’y attend le moins, qui bouleverse tout sur son passage, les certitudes, les habitudes, qui transforme la vie, fait rajeunir, rend heureux quand il est partagé. Et c’est le cas ici.

    Hélas, un tel amour ne concerne pas toujours uniquement les deux amants, mais peut également chahuter, ébranler voire détruire l’entourage proche. C’est aussi le cas ici.

    Ne sachant mentir et ne parvenant pas à cacher cette liaison, Suzanne la révèle à Samuel qui dans un premier temps s’effondre de chagrin et multiplie les attentions pour reconquérir sa femme. Manifestement stupéfaite de redécouvrir les sentiments de son mari, elle va promettre de renoncer à son aventure. Provisoirement bien sûr car le manque de l'être aimé va rapidement devenir envahissant.

    Suzanne va finalement décider de vivre sa vie comme elle l’entend, de s’affranchir définitivement de ce mari qu'elle finira par avoir en horreur et dont elle dépend à tout point de vue. Elle va s’imaginer qu’en 20 ans de vie commune elle a acquis quelques biens. C’est compter sans l’habileté machiavélique de Samuel qui va user des seules armes qui lui restent pour tenter de faire à nouveau revenir sa femme. Il va utiliser ses relations, ses influences politiciennes pour couper les vivres à Suzanne, faire en sorte qu'elle et Ivan ne trouvent plus de travail.

    Et c’est bien là toute la nouveauté de ce qui aurait pu n’être qu’un vaudeville de plus avec jalousie exacerbée. C’est beaucoup plus difficile de vivre le parfait amour quand on a plus un sou en poche. Et ici, ce n’est pas la passion elle-même qui détruit ou contrarie les amants mais les conditions et surtout les contretemps et complications pour la vivre.

    Cela dit Suzanne et Ivan s’aiment sincèrement et Suzanne est plus forte que sa frêle apparence le laisse supposer…

    Yvan Attal se tire admirablement du rôle peu enviable du mari trompé qui après le chagrin entend bien ne pas se laisser faire. Il affiche d’abord la belle assurance de celui à qui tout a réussi aussi bien dans la vie personnelle que professionnelle puis se met à vaciller dès qu’une pièce de son bel édifice lui échappe.

    Sergi Lopez discret, fragile et rassurant, a la séduction moelleuse dans son œil de velours et son accent onctueux. Irrésistible.

    Mais c’est Kristin Scott Thomas qui est la lumière chatoyante de ce film bouleversant qui s’embrase au moindre de ses regards. Elle est constamment d’une justesse et d’une crédibilité insensées. Lors d’une de ses rencontres avec Ivan, elle ne parvient pas à le quitter alors qu’elle doit rentrer chez elle, elle lui demande en riant « il faut que tu me chasses, sinon je ne pourrais pas partir ! » ; il finit pas lui dire « va t’en, rentre chez toi ». Le regard implorant, douloureux d’enfant paniqué qu’elle a à cet instant est tout simplement bouleversant et inoubliable. C'est grâce à de tels moments que je comprends pourquoi j'aime autant les acteurs. Comment font-ils parfois pour aller chercher de telles émotions qui traversent l’écran, vous saisissent et vous étreignent le cœur ?

    Kristin Scott Thomas est plus que belle. C’est fou ce que les femmes au sourire triste peuvent être plus belles que les autres ! Elle a une classe folle. Elle est radieuse et bouleversante à l’image de ce film d’amour émouvant.