MA SEMAINE AU CINEMA
CÉRÉMONIE DE CLÔTURE – FESTIVAL LUMIÈRE 2009 GRAND LYON FESTIVAL CINÉMA*****
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MADEMOISELLE CHAMBON de Stéphane Brizé *

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MADEMOISELLE CHAMBON de Stéphane Brizé *



Environ un an avant la première guerre mondiale, quelques personnages : un baron et sa femme, un médecin, un instituteur, une sage-femme, des paysans mais aussi et surtout leurs enfants, au prise avec des faits étranges et inexpliqués : une chute de cheval qui blesse son cavalier, l’accident mortel d’une paysanne, l’incendie d’une grange, le fils du baron retrouvé attaché et brutalisé, un jeune handicapé torturé…
Qui sont les coupables ?
Haneke ne donne pas la réponse, il la suggère en la laissant à l’interprétation du spectateur qui se doit d'être glacé d’effroi !
Ah bon ?
Le voici donc le film qui a ravi la Palme d’Or à celui qui la méritait au centuple « Un prophète » de Jacques Audiard, pour cause de copinage entre la Présidente du Jury et le réalisateur. Et ben dis donc, quelle affaire !
On nous promet une histoire qui évoque la naissance du mal absolu à l’origine de la barbarie suprême du XXème siècle en nous présentant quelques enfants de 1913 qui seront les futurs adultes nazis 20 et 30 ans plus tard, et on se retrouve à se dire : ah bon ? les nazis ont été des enfants ??? Pourquoi pas tenter de nous faire croire aussi qu’ils ont eu une mère tant qu'on y est ?
Je pense que je n’ai strictement rien compris, car moi j’y ai vu la chronique extraordinaire d’un village allemand pas si ordinaire, et réciproquement.
Des adultes frustrés, mal dans leur peau, libidineux, engoncés dans un puritanisme hypocrite et d’apparentes bonnes manières tentent de soulager leur insatisfaction chronique et passent leurs nerfs à vif sur leurs enfants à coup de gifles, de fouets, de pieds, punitions, inceste ou les obligent à porter un ruban blanc comme châtiment pour avoir perdu leur innocence.
Filmé dans un noir et blanc très beau, très chic, soutenu par une interprétation irréprochable y compris de tous les enfants, ce film censé être implacable et dérangeant ne recèle finalement qu’une seule scène vraiment insupportable… celle d’une pourriture de père qui « aime » trop sa petite fille de 14 ans !


Jean est un maçon consciencieux dans son travail, tendre avec sa femme et son fils, aux petits soins avec son vieux papa. Jean est un mec bien.
Un beau jour il croise le regard et les taches de rousseur de Véronique la jolie et gentille institutrice de son fils.
Que va-t-il se passer ? Rien, ou pas grand-chose sauf que l’équilibre rassurant de la famille va vaciller mais pas trop et tout le monde va être malheureux.
Jean/Vincent Lindon maçonne, on y croit. Cet acteur peut tout faire de toute façon.
En pique-nique avec son fils et sa femme (Aure Atika, très juste, à sa place, évidente), Jean s’interroge sur le complément d’objet direct. C’est drôle, c’est touchant, on y croit. Quand il dit « relis un peu l’énoncé des fois ? », c’est à la fois à se tordre et poignant. Il sait faire ça Vincent Lindon, passer plusieurs sensations, plusieurs émotions dans une seule réplique.
Jean/Vincent lave les pieds de son vieux père (même si c’est un crève-cœur de voir Jean-Marc Thibault tout vieux), il élève la voix pour se faire entendre sans jamais s’agacer de devoir tout répéter, et on y croit toujours.
Lorsqu’il rencontre Melle Chambon, on y croit encore ou plutôt les incorrigibles romantiques sentimentaux (comme moi) qui sont venus voir une histoire d'amour y croient.
Ah l’amour difficile, l’amour contrarié ou impossible, les jamais, les toujours ; au cinéma ça peut même donner la merveille des merveilles… dont le bruit court que Stéphane Brizé l’avait en tête ! Je n’ose le croire.
Mademoiselle Chambon c’est Sandrine Kiberlain, très jolie, très douce (trop !) mais presque sans réactions parfois, sans énergie. Elle est l’institutrice itinérante dont on sent qu’elle est le vilain petit canard de sa famille. Elle poserait bien un peu ses valises puisqu'elle s'imagine qu'avec Jean dont elle fait chavirer le coeur, ça va être possible.
Donc Jean et Véronique se plaisent. Donc, ils se regardent, s’effleurent, soupirent, se regardent, se tournent le dos, s’évitent, se regardent… Leurs yeux sont souvent humides mais pas les nôtres car s’il ne se passe rien entre eux, et qu’ils sont même maître dans l’art de l’intériorisation, il ne se passe rien non plus dans le regard et le cœur de la spectatrice que je suis. A un moment, j’ai eu envie de me lever et de leur dire « bon sang, PARLEZ-VOUS, deux grandes personnes consentantes comme vous devraient parler… ça peut aider !!! ».
Je me disais aussi (un film où on a autant le temps de réfléchir c’est pas bon signe !) que je ne comprenais sûrement rien au désir, à la sensualité, tout ça. Est-ce que Mademoiselle Chambon a envie de sentir les grosses mains calleuses de Jeannot sur sa peau douce ? Est-ce que Jean veut apprendre le violon ? Rien, on ne sait rien, on ne comprend rien ! Je dois dire que s’il y a bien un endroit où cela ne me dérange pas de ne pas savoir c’est bien au cinéma. Mais entre ne rien savoir/comprendre de ce qui (ne) se passe (pas) entre les personnages et ne rien ressentir, il y a un monde non ?
Si.
Plus languissant que langoureux ce film décevant, sans émotion sur une rencontre ratée est raté.
PLUS QU'UN POUR VOTER.
VOUS SAVEZ QUE POUR MOI LE BUT N'EST PAS DE GAGNER MAIS DE BATTRE LE DADA QUI SE PRETEND GENTILLE ET QUI CRIE PARTOUT QUE JE SUIS MéCHANTE.
Cette opération je l'appelle :
L'OPERATION C'EST TELLEMENT PLUS BEAU QUAND C'EST INUTILE...

POUR CELA IL VOUS SUFFIT DE CLIQUER SUR LE
PUIS SUR LE COEUR PRES DE "SUR LA ROUTE DU CINEMA".
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Bruno s’invite dans des propriétés privées dans lesquelles il n’est pas convié (comme disent les flics…). Il vivote de ces cambriolages dans une banlieue grisâtre. Isabelle est prof d’allemand dans un lycée de cette même triste banlieue parce qu’il faut bien vivre. Tous les deux semblent résignés et c’est à peine s’ils osent rêver d’autre chose. Lorsqu’ils se rencontrent, ils s’aiment comme une évidence sans mots pour le dire. En voulant échapper à la police qui le recherche, Bruno entraîne Isabelle, plus que consentante, dans sa fuite. Les deux tourtereaux vont se laisser glisser au fil de l’eau dans une barque, comme deux Robinson, au cœur d’une nature tantôt accueillante, tantôt rassurante, tantôt inquiétante…
Ce premier film différent, atypique, singulier, audacieux par son atmosphère, sa bande-son originale est une curiosité parfois étourdissante qui lorgne du côté de Terrence Malick époque « Badlands ». Son gros défaut est de souffrir d’un scénario d’une maigreur décevante l’empêchant d’être le grand film qu’il aurait pu.
Cela dit, cette frustration est largement compensée par la présence affolante de deux acteurs qui forment un beau couple d’une crédibilité et d'une complicité criantes et incontestables : Florence Loiret-Caille et Guillaume Depardieu.
Evidemment il est commode de dire que Guillaume Depardieu d’une maigreur et d’une pâleur effrayantes semble déjà ailleurs. Mais son absence/présence à l’écran au-delà de toute composition d’acteur, sa douleur manifeste, sa démarche border line, sa douceur désespérée, sa nonchalance inquiète, son détachement nerveux donnent à ce film testamentaire une allure de document sur un bel acteur unique et irremplaçable qui ne ressemblait à aucun autre.
Un clin d’œil discret, un sourire apaisé… et évidemment comme Isabelle/Florence, à la fin, on pleure…
C'est très frustant...
mais c'est mieux que rien. Je croyais que mon appareil ne fonctionnait pas et tout et tout...
Filmé avec mes doigts, caméra à l'épaule :
Guest star à la fin : mon rire sans doublure ni trucage (et celui de Gaël)...
Tâtez lui le biceps en cliquant dessus.
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C'EST SIMPLE ET çA ME REMONTERAIT LE MORAL CAR JE ME SENS SEULE SANS CLINT. MERCI.
Je n'aurais jamais pensé, lorsqu'il y a plus de trois ans j'ai décidé de "baptiser" ce blog "Sur la route du cinéma" qu'un jour je rencontrerai celui qui m'en a inspiré le titre, celui que je considère comme un géant, une légende vivante, acteur, réalisateur, musicien, idéal !
Clint Eastwood n'a pas fait que nous honorer de sa présence, il nous a fait ce cadeau inestimable de nous présenter trois minutes de son prochain film qui sortira bientôt aux Etats-Unis, et début 2011 en France "Invictus" avec Morgan Freeman et Matt Damon. Ces quelques minutes évidemment prometteuses donnent forcément envie...
Aujourd'hui, j'avais de nouveau (avec quelques 5 000 autres privilégiés) rendez-vous avec Clint et c'est, manifestement ému qu'il est venu nous remercier et nous redire son bonheur d'être en France où il se sent désormais chez lui, d'y tourner une partie de son nouveau film et son envie de revenir à ce merveilleux festival.
Avant cela, le maître de cérémonie, visiblement et tellement épuisé par cette semaine (et sans doute celles qui ont précédé) qu'il en avait oublié de se raser, a tenté, avec son désormais légendaire humour de contenir l'impatience de la salle. Il a remercié les 200 bénévoles dont je peux confirmer qu'ils étaient absolument tous adorables et les a faits monter sur scène.
Nous avons dû subir un discours sans intérêt du maire de Lyon... obligeant Bertrand Tavernier nettement plus intéressant et au fait de l'événement, à faire court.
Mais c'est de toute façon Clint et personne d'autre que tout le monde attendait. Il est apparu parfaitement décontracté, en ti-shirt blanc et blouson, de sa démarche chaloupée à nulle autre pareille et il est monté sur scène pour présenter le film qui allait suivre. Et c'est dans le plus grand cinéma et sur le plus grand écran du monde que nous avons pu redécouvrir en scope le sublime film de Sergio Leone "Le bon, la brute et le truand". Inutile de vous dire (mais je vous le dis quand même) que la mythique et grandiose scène finale au cimetière de Sad Hill a pris toute son ampleur dans cette grande halle où l'on sentait la ferveur décuplée par la géniale musique qui occupait tout l'espace.
Un tonnerre d'applaudissements a jailli sur les mots "The end", destiné à celui qui confiait qu'il avait été accueilli ici comme une rock star !
Aujourd'hui, j'espère que vous ne vous plaindrez pas de la "floutitude" de mes photos, j'étais à un mètre cinquante (on fait moins les malins à présent ???) : INRATABLE !!!
Voilà,
c'est fini,
depuis une semaine je suis comme déconnectée de la réalité, comme si Lyon et son Festival Lumière avaient été une rupture, un intermède hors du temps, une semaine comme un mirage qu'il va falloir que j'assimile pour réaliser que je n'ai pas rêvé. Mais me croirez-vous si je vous dis qu'après cette semaine que j'aurais tant aimé partager avec d'autres (Merci Gaël, Marianne et Patrick d'avoir été là hier), j'aime encore plus le cinéma, et Clint ???
Je terminerai par les mots de Thierry Frémaux qui, par ce festival souhaite "qu'on arrête de parler de “vieux films” et de dire que c'est passéiste d'aimer les films de John Ford, de Maurice Pialat ou les comédies de Woody Allen, Georges Lautner ou Ettore Scola...". Et qui justifie son choix incontestable de Clint Eastwood en tant que premier invité à recevoir le Prix Lumière pour "l'ensemble de son oeuvre mais aussi pour le lien qu'il entretient avec l'histoire du cinéma" parce que "Clint Eastwood a une oeuvre de cinéaste et d'acteur incomparable et qu'il est animé par un magnifique esprit d'admiration et de fidélité à ses aînés. En même temps, c'est un cinéaste actif, qui vient de terminer un film en Afrique du Sud et qui en commence un autre bientôt. Rien de passéiste, donc. On ne pouvait guère rêver mieux. Quand il a accepté, nous étions fous de joie. Je sais que nous ne sommes pas les seuls !"
Certes.
Etant donné qu'hier... enfin la nuit dernière, je n'étais pas dans un état émotionnel me permettant d'aligner trois mots écrits (je ne vous parle même pas des mots parlés !), je reviens ce soir pour une petite explication de texte concernant les photos de la soirée d'hier car manifestement vous vous êtes emmêlés les pinceaux !
La belle jeune femme blonde et frisée c'est bien Cécile de France (ce n'est pas un jeu, et il n'y a rien à gagner) et le beau jeune homme,,un peu plus bas un peu moins blond mais tout aussi talentueux c'est Kyle Eastwood, fils de. venu nous enchanter d'un mini-concert, il nous a ravi les oreilles (oui Fred, et les yeux aussi !) avec les musiques de certains films de papa et un morceau de jazz de sa composition. C'était une merveilleuse soirée suivie de la projection de "Sur la route de Madison"... Je n'oublierai jamais cette soirée, ces soirées et cette semaine toute entière.
PROGRAMME DU JOUR


Etait également présent Michael Henry Wilson dont le film "Clint Eastwood, le franc-tireur" dans lequel il convie le cinéaste à revisiter son œuvre à partir de son diptyque sur la bataille d’Iwo Jima est projeté à Lyon. Il travaille auprès de Clint Eastwood depuis de longues années et ses Entretiens avec Clint ont été publiés en novembre 2007.
No photo (floue... quand je suis émue, je tremble !) de ces deux là car ils étaient de dos. Ils ont un très joli dos mais je préfère remettre un peu du regard qui tue... :





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Événement
Remise du prix LumièreSamedi 17 octobre à 19h45
À L'Amphithéâtre du Centre de Congrès |
