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  • TAD L'EXPLORATEUR : À LA RECHERCHE DE LA CITÉ PERDUE de Enrique Gato **

    Tad l'explorateur : A la recherche de la Cité perdue : Affiche

    Synopsis : Suite à un quiproquo, Tad, ouvrier distrait, est pris par erreur pour un célèbre archéologue et envoyé en mission au Pérou. Avec l’aide de Jeff, son chien fidèle, d’un professeur intrépide, d’un perroquet muet et d’une charmante jeune femme, il tentera de défendre la Cité Perdue des Incas contre l’assaut d’une redoutable bande de chasseurs de trésors.

    Pas grand chose à dire et guère de surprise sur ce petit film gentillet et prévisible qui ne restera sans doute pas dans les annales de l'animation ni son héros dans celle des super héros. Le scénario est balisé et on s'achemine sans étonnement vers LA  fin attendue.

    Néanmoins, Tad est super sympathique. Moqué dès son plus jeune âge pour sa passion de l'archéologie, ce jeune orphelin naïf démontrera toute l'étendue de son courage au Pérou. Et gagnera en prime une super nana gaulée comme Angelina Jolie. Elle est pas belle la vie ?

    Les petits qui n'ont pas encore vu beaucoup de films pourront sans problème s'intéresser à ce personnage positif qui évolue dans de jolis décors du bout du monde !

  • IRON MAN 3 de Shane Black **(*)

    Iron Man 3 : Affiche

    Il paraît que le synopsis c'est ça : "Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. Plus que jamais, son courage va être mis à l’épreuve, à chaque instant. Dos au mur, il ne peut plus compter que sur ses inventions, son ingéniosité, et son instinct pour protéger ses proches. Alors qu’il se jette dans la bataille, Stark va enfin découvrir la réponse à la question qui le hante secrètement depuis si longtemps : est-ce l’homme qui fait le costume ou bien le costume qui fait l’homme ?"

    Je veux bien, mais en fait on s'en fiche un peu. De l'histoire je veux dire. Que d'ailleurs le synopsis n'évoque même pas. Pourtant, il y  a deux super méchants. Un type autoproclamé LE Mandarin au look Ben Laden qui est en route pour détruire la planète à petits feux... à coups d'attentats perpétrés sur des innocents. Et un scientifique autrefois évincé par Tony Stark qui ne l'a pas pris au sérieux et qui revient 15 ans plus tard avec des arguments (Guy Pearce, très très méchant, ce que sa puissante mâchoire laissait supposer). Et puis Pepper Potts vit avec Iron Man. Ils ont une maison... oumpf la maison !!! Mais Iron/Tony ne parvient plus à dormir. Il bricole non stop dans son atelier high tech et il a de super méga grosses crises d'angoisse et Robert simule super bien les crises d'angoisse !

    Je me souviens que le second opus (pour ne pas dire épisode qui ferait trop cheap pour un blog aussi distingué) était décevant. Celui-ci me semble être le meilleur des trois. Pourquoi ? Parce que. La réponse est dans le nom de l'acteur. Non, la réponse c'est le nom de l'acteur. Non, la réponse C'EST L'ACTEUR : ROBERT DOWNEY Jr. Ce type est exceptionnel et si vous ne l'appréciez pas : fuyez en sens inverse pauvres fous ! Car c'est un festival. Lancé en mode "je fais ce que je veux", il lâche les chevaux. Si tant est qu'il les ait retenus un jour ! Drôle, sexy, élégant, amoureux, angoissé, découragé, agacé, désespéré... l'acteur n'a pas besoin de partenaire pour faire le show car il s'adresse souvent à une machine, et qu'il est un effet spécial à lui tout seul. Néanmoins, les trop rares échanges avec sa moitié Gwyneth sont les moments les plus charmants du film. On peut donc être Iron Man et être complètement à côté de la plaque au point d'offrir des fraises à sa chérie qui y est allergique... entre autre balourdise. Et puis, rarement il aura été donné de voir un super héros aussi vulnérable qui se trompe, se fait capturer, prend des bûches et s'écrabouille comme une lavette !

    Cela dit on se demande pourquoi le réalisateur a mis dans les pattes d'Iron un moutard aussi singe savant qu'exaspérant, forcément sans papa et délaissé par sa môman. Y'a vraiment des baffes qui se perdent.
    On pourrait également se demander ce que sa Majesté Ben Kingley vient faire ici en cruel Ben Laden mais on finit par le comprendre... et l'acteur se fend d'une grande performance...

    Quant à Robert/Tony-Iron, il rend cette troisième aventure hilarante et irrésistible.

  • L'ÉCUME DES JOURS de Michel Gondry ***

    L'Ecume des jours : Affiche

    Colin a une belle vie. Il est si riche qu'il n'a pas besoin de travailler. Il passe son temps à créer des machines insensées comme ce pianocktail qui permet de composer des boissons en fonction des accords interprétés. Il vit avec Nicolas, son conseiller, avocat et cuisinier. Son meilleur ami, Chick n'est pas issu du même milieu et doit travailler en usine, d'autant plus qu'il a une passion ruineuse. Fan du philosophe Jean-Sol Partre, il se procure chaque oeuvre, chaque conférence et même l'effigie de son idole grandeur nature. Pour l'aider à assouvir sa passion onéreuse, Colin offre à Chick le quart de sa fortune. Côté coeur, tout va bien. Chick et Alise s'aiment, Nicolas et Isis s'aiment et Colin trouvant injuste de ne pas être amoureux, rencontre Chloé ("avez-vous été arrangée par Duke Ellington ?") et l'épouse. Tout va bien, la vie est belle... mais plus pour longtemps. Chick délaisse Alise au profit de Jean-Sol Partre, Nicolas ne cesse de tromper Isis et le nénuphar qui pousse dans le poumon de Chloé bouleverse tout l'univers. 

    N'en déplaise aux  Inrocks et autres pisse-vinaigre qui un jour peut-être aimeront le cinéma, ça leur déridera peut-être un peu les fesses fera un bien fou, Michel Gondry  a presque tout bon ! Et pourtant j'avais peur. On ne touche pas à l'Ecume des Jours. C'est LE roman de l'adolescence, de la jeunesse. Celui qu'on lit, qu'on relit et qu'on n'oublie jamais. Celui que même ceux qui ne lisent pas ont lu ! C'est un monument, une cathédrale et sans doute réputé inadaptable au cinéma. Et pourtant en regardant le film, on lit le livre en images et on a envie de le re-lire, de fouiller dans la bibliothèque et de retrouver la vieille version toute cornée  découverte en terminale ou avant, celle avec le nénuphar ou la tête de Boris en couverture. Le roman date de 1947.  Et cette histoire est incroyable, extraordinaire, toujours actuelle. J'espère qu'une nouvelle génération de teenagers va dévaliser les librairies et tomber amoureuse de Colin, Chloé, Isis, Nicolas, Chick et Alise, et du style époustouflant de l'auteur !

    Evidemment, il y a deux segments bien distincts. Avant et après le "nénuphar" de Chloé. Et Michel Gondry accomplit la prouesse de nous mettre dans le même état d'esprit que ses personnages. En entrant dans cet univers, celui de Vian animé par Gondry, on passe une heure avec un sourire figé en mode découverte, admiration et émerveillement. Le réalisateur n'oublie rien mais ne se contente pas de faire figurer des gadgets en pagaïe mais bien de rendre vivant le monde surréaliste, onirique où les objets prennent vie, l'influencent ou agissent en fonction des événements. Jamais on aurait cru pouvoir voir le fameux pianocktail, la voiture nuage, la sonnette insecte, la souris, les doublezons, les fenêtres qui repoussent, la chambre qui rapetisse, ou assister à une démonstration de "biglemoi"...

    Lorsque le film commence Colin se taille "en biseau les coins de ses paupières mates, pour donner du mystère à son regard" comme dans le livre. Et toute la fantasmagorie déployée par Vian refait brusquement surface. Et Colin (incarné idéalement par Romain Duris au jeu tellement surréaliste) apparaît, innocent, gentil, superficiel car "Il était presque toujours de bonne humeur, le reste du temps il dormait". Le temps de l'insouciance où les amoureux dansent, vont à la patinoire, boivent, s'amusent est éphémère. Et la seconde partie, dès le mariage de Colin et Chloé, est peu à peu et de plus en plus sombre, menaçante, angoissante. L'appartement si grand, si lumineux  devient lugubre, marécageux. Il rétrécit. Les couleurs s'estompent jusqu'à disparaître. Il ne reste plus qu'un noir et blanc brumeux, dramatiquement chargé.

    Mais Gondry ne se contente pas de la forme, le fond est là aussi. Et le réalisateur, comme Vian, dénonce le monde du travail, l'exploitation, le rendement, les cadences, la médecine impuissante, l'Eglise cupide et mercantile, l'administration, le culte de la personnalité illustré par le personnage de Jean-Sol Partre, l'individualisme... Par ailleurs Colin, à l'instar de Vian est un grand amateur de jazz et pas n'importe lequel. La BO est donc admirable et les apparitions de Duke Ellington un régal.

    Mais curieusement, on est beaucoup plus bouleversé par les modifications de l'environnement, par ce monde qui devient funeste et par Colin misérable, obligé d'accepter des emplois extravagants, (fabriquer des armes à la chaleur de son corps, travailler pour une administration qui prédit les événements) dans des conditions épouvantables que par l'histoire d'amour dramatique. J'avais le souvenir d'un grand roman d'amour triste à mourir, et du film je retiens surtout un profond désespoir provoqué par la perte de l'innocence, la fin de l'insouciance  douloureusement expérimentées par Colin.

    Je n'arrive pas à dire si L'ECUME DES JOURS est un grand film ou un beau film ou les deux (sûrement les deux) mais il est à coup sûr, différent, inventif, subtil... désespéré.

  • DE L'INFLUENCE DES RAYONS GAMMA SUR LE COMPORTEMENT DES MARGUERITES de Paul Newman (DVD) ***

    DE L'INFLUENCE DES RAYONS GAMMA SUR LE COMPORTEMENT DES MARGUERITES de Paul Newman, joanne woodward,

    POTEMKINE est un label indépendant consacré au cinéma sous toutes ses formes. Il a l'excellente idée d'éditer ce film jusqu'alors inédit. Si vous voulez découvrir à quel point Paul Newman n'était pas uniquement un homme exceptionnel, le plus grand acteur de tous les temps que la terre ait porté mais aussi un réalisateur exigeant, je vous invite à découvrir ce film. Il sera en vente dès le 7 mai prochain et je vous invite à le réserver dans la boutique. Il n'y en aura pas pour tout le monde.

    En cliquant sur l'image ci-dessous, je vous invite à découvrir un extrait de la Conférence de Presse Monsieur et Madame Newman (Joanne Woodward) à Cannes en 1973 (de constater à quel point les questions des journalistes étaient déjà débiles à l'époque... et leurs réponses aimables et ironiques)... ainsi que de brefs extraits qui vous donneront peut-être envie de découvrir le film.

    de l'influence des rayons gamma sur le comportement des margueri,joanne woodward

    Synopsis : Béatrice Hunsdorfer, abandonnée par son mari, élève seule ses deux filles et se démène pour faire face au quotidien. Elle oscille entre l'amertume de sa condition, une fantaisie débridée et une émotivité qui la submerge. Ses deux filles, Ruth et Matilda, se protègent à leur manière. L'une, 17 ans, délurée, se rebelle, tandis que la timide Matilda, 13 ans, étudie le comportement des Marguerites exposées aux rayons gamma...

    Paul Newman, plus connu pour sa carrière d'acteur, signe en 1972 un troisième film sensible et rugueux, où la poésie l'emporte à la difficulté de vivre. Joanne Woodward, son épouse à la ville, crève l'écran dans ce magnifique portrait de femme "sur le fil", qui n'est pas sans évoquer Gena Rowland dans Une femme sous Influence (1974) et Barbara Loden dans Wanda (1970).

    Joanne Woodward emporta donc le prix d'interprétation à Cannes cette année-là. Une fois encore Paul Newman offrait à sa femme un rôle de névrosée, fantasque et imprévisible. Elle s'achetait des perruques foldingues, fumait, buvait et mettait une honte XXL à ces deux  filles ado et pré-ado. Difficile d'exister auprès d'une mère qui attire tous les regards et les moqueries.

    La dernière réplique et la dernière image sur le beau visage de Nell Potts (fille de Paul et Joanne...) sont à l'image de ce film... étrange et douloureux.

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    L'occasion m'est offerte ici de vous présenter (aux 3 ou 4 qui ne l'auraient pas encore vue...) l'affiche du prochain Festival de Cannes, superbe hommage à ce couple mythique, l'un des plus solide et beau qu'Hollywood ait connu. Rarement on a vu un homme regarder ainsi une femme pendant 50 ans avec le même amour, la même admiration, le même étonnement ! Et réciproquement.

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    Et en plus, ils avaient toujours l'air de bien se marrer...

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  • PIETA de Kim Ki-Duk ***

    Pieta : affiche

    Kang-do vit dans un taudis et exerce l'exquise profession de recouvreur de dettes. Il met beaucoup de coeur à l'ouvrage et mutile atrocement les personnes qui ne peuvent payer la somme complète les contraignant parfois ainsi au mieux à la mendicité, au pire à un désir de vengeance. Une femme très triste se met à le suivre et bien qu'elle lui assure être sa mère, il la repousse violemment. En effet, Kang-do a été abandonné à la naissance. Il est  depuis plus seul qu'un chien et ne s'exprime que par des insultes, la haine et la violence. Cette femme douce et patiente bouscule néanmoins toutes les certitudes et comportements de Kang-do au point de lui devenir indispensable et révèle en lui des sentiments inattendus et inconnus pour lui car totalement enfouis. 

    D'une violence et d'une noirceur exceptionnelles, le film de Kim Ki-Duk n'épargne pas le pauvre spectateur. Heureusement les scènes de torture et mutilation sont suffisamment préparées pour me permettre de fermer les yeux. Les endettés sont des ouvriers travaillant sur des machines qui coupent, tranchent, écrasent, perforent et ce sadique de Kang-do les utilise sans la moindre émotion pour punir l'insolvable. De préférence sous les yeux d'un très proche, femme ou mère ! Une femme propose t'elle de "payer" Kang-do en nature ? Il la repousse, privilégiant plutôt les plaisirs solitaires et matinaux. Nous apprendrons entre autre raffinement que la cruauté dont Kang-do fait preuve est de sa seule initiative et non de ses commanditaires.

    Le quartier où il officie ressemble à la fois à un souk et à un bidonville destiné à une démolition prochaine. L'avenir de la nombreuse population survivant dans cet endroit est à l'évidence un des... problème de la société coréenne que le réalisateur observe en périphérie de son histoire.

    Un drame dément, sinistre, froid, implacable où se côtoient rédemption, inceste, vengeance.

  • THE GRANDMASTER de Wong Kar-Waï °°

    The Grandmaster : Affiche

    Un vieux maître du nord (ou peut-être du sud) de la Chine, à la tête de l'Ordre des Arts Martiaux sentant sa fin prochaine veut passer la main et trouver lui-même son successeur.

    Un combat amical doit avoir lieu et désigner le meilleur d'entre tous.

    Ip Man (prononcez YipMan), maître du sud (ou peut-être du nord) s'en vient combattre tous les grands maîtres du sud ouest (ou peut-être du nord est) et démontre qu'il est pas mauvais en castagne. Même son chapeau blanc ne tombe pas.

    Ip passe plusieurs ateliers et combat des vieux roudoudous qui ont de jolies ballerines. Il affronte le grand maître très menaçant : "si tu casses mon biscuit, c'est que t'es le plus fort !!! (gros gros fourire entre le Warrior et moi-même... j'ai cru que j'allais devoir quitter la salle ou faire pipi sur place).

    Personne a jamais cassé mon biscuit autant que tu le sâches".

    Il casse le biscuit. Il est fort.

    Puis il se bat contre la fille du grand maître du début. Elle connaît la Botte de Nevers et lui met une râclée. Celui qui casse un meuble est le vainqueur.

    Elle lui montre ses 64 mains et lui ses 8 pieds. Il lui dit "montre moi ta fleur sous ta feuille". Elle dit... elle dit rien en fait, genre "t'es pas celui à qui je montrerai ma fleur". Elle finit assise sur la rampe d'escalier fière comme un bar tabac et lui s'en va avec un sourire en coin. Genre, même pas peur.

    Le vieux du début est assassiné par un traître. La fille veut se venger. Mais ça ne se fait pas. Les filles doivent se marier et faire des enfants. "Tant pis je me vengerai quand même" qu'elle dit. Alors le train passe pendant 10 minutes et elle se venge. Mais elle saigne de la bouche. Du coup, elle fume de l'Opium et écrit des lettres : "avec ma fleur sous ma feuille je rêve de toi".

    Ip Man s'en bat le chifumi, il a une femme et deux enfants en 1936 mais il écrit des lettres : "celui qui se couche avec le..." non pas ça "si tu ne regardes pas en arrière c'est que tu vas de l'avant". Non, "si tu vis dans le présent, c'est que l'avenir te regarde"... Euh, non, "si tu t'intéresses au passé..." Enfin bref.

    Pendant quarante ans, il est très très riche et n'a pas besoin de travailler. Sa vie est un éternel printemps. Joie. Sa femme lui lave le torse avec une éponge, il lui lave les jambes avec un chiffon. Ils se regardent et font des enfants. Mais les filles,  ça sert à rien alors il les laisse crever de faim.

    Après c'est l'hiver. Tout le temps. Il neige.

    Ip va connaître l'impérialisme, la république, l'invasion japonaise, la guerre de sécession pour finir avec un passeport hong-kongais sous la bannière d'Elizabeth deuxième du nom. Il va créer une école de formation de petits scarabées et aura pour élève Bruce Lee. Mais ça, c'est une autre histoire qui nous sera contée dans The GrandMaster II, le retour du KungKungFufu si on est très sages. Je sens que je vais être très très vilaine.

    Pourquoi mais pourquoi ce film ?

    Alors réglons la question du comment. C'est sublime. Tout en ocre et en noir, en ombres et en scintillements. Les ralentis ralentissent admirablement et les accélèrés accélèrent comme des pros. Les combats sont de somptueuses chorégraphies (même si je regrette l'absence de combat dans les bambous) et Monsieur Wong filme comme personne la pluie, les gouttes qui s'écrabouillent dans les flaques et les combats dans la fausse neige. Ses gros plans interminables sur ses deux magnifiques et imperturbables acteurs (enfin surtout Tony Leung je t'aime d'amour Chiu Wai) sont... interminables. Et la musique est sublime, parfois très Ennio Morriconnienne. Ce qui n'est pour me déplaire

    Mais sinon. Why ? Pourquoi ? Perche ?  为什么 ???

    On n'y comprend rien de rien. Les personnages apparaissent et disparaissent. On passe d'une époque à l'autre, sans transition, sans justification. La leçon d'histoire tombe comme un cheveu sur la soupe. Les personnages sans âme ne s'expriment que par citations tarabiscotées de Lao Tseu pour changer la vie. Et un quart d'heure avant la fin, Monsieur Wong nous explique qu'on a failli voir un film d'amour, oh et puis non. Puis il nous somme de nous émouvoir sur le destin de personnages qu'il a fait disparaître sans raison...

    Alors le code de l'honneur, la vengeance et tout le tralala, on s'en cogne un peu. Quand le sublime ressemble autant à un big big porte nawak, on quitte la salle un peu énervé.

  • LES GAMINS de Anthony Marciano **

    Les Gamins : affiche

    Thomas rencontre Lola et boum patatra c'est le coup de foudre. Les deux jeunes gens ont le même humour, alors chabadabada ! Mais Lola présente Thomas à ses parents et là, c'est le drame. Gilbert, le père de Lola, est en pleine déprime et crise de la cinquantaine. Il ne supporte plus sa femme dont il ne voit plus que les défauts. Gilbert parvient à semer le doute et le trouble dans l'esprit pas bien fini de Thomas et réussit à le convaincre que le mariage est un tue-l'amour et qu'il devrait y regarder à deux fois avant de s'engager.

    Les deux gamins du titre, deux ados totalement débridés sont donc ce trentenaire et ce cinquantenaire ingérables, irresponsables, persuadés que la vie n'est qu'une succession de fêtes. Ils vont donc s'en donner à coeur joie car chacun trouve en l'autre son double, son alter ego.

    J'ai ri, mais j'ai ri !!! J'en ris encore tiens. Ce manifeste régressif , cette plaisanterie immature est totalement hilarante pendant une heure. Situations insensées, répliques bas de plafond, délires ados... les deux compères ne craignent pas le ridicule et ne sont pas avares de leur agitation. Et puis deux "guests" en mode parodie viennent achever l'hystérie ambiante.

    Alors pourquoi, mais POURQUOI Anthony Marciano a t'il bifurqué si près du but ? Pourquoi a t'il transformé son délire en rom'com ordinaire en faisant rentrer ses deux zigotos dans le droit chemin ? Pourquoi n'est-il pas allé au bout de cette comédie barrée, pas trop méchante mais un peu quand même, et politiquement incorrecte mais pas trop non plus ??? Dommage. La fin est ratée, complètement. Et la scène lors d'un sommet international (ça vient faire quoi exactement ici ???) où les propos d'un iranien sont "mal" traduits n'est pas drôle du tout. Mais alors pas du tout, du tout !

    En tout cas, le réalisateur peut remercier Alain Chabat. Lancé en mode allumé, fêlé des pâtes, flippé, totalement barré, il est absolument GéNIAL et n'a rien perdu de son humour et son excentricité uniques ! Ce film c'est lui, lui et rien que lui. Le pauvre Max Boublil (que je ne connaissais pas... oups, pardon !) est bien transparent à ses côtés !

  • PROMISED LAND de Gus Van Sant °

    Promised Land : affiche

    Steve Butler (avec un tel patronyme j'aurais dû flairer le guet apens !!!) et sa collègue Sue sont mandés par le grand capital groupe énergétique GLOBAL afin de proposer aux péquenauds d'une petite ville aux sols riches en gaz de shiste de signer un contrat leur permettant de forer. La contrepartie financière sera juteuse. Ces deux personnes au rendement admirable, capable de faire signer un contrat au plus réticent n'en doutent pas, en deux jours, ils auront bouclé l'affaire et pourront repartir vers des contrées plus peuplées. En attendant, ils passent à la Station Service du coin (qui vend aussi des guitares et des armes, lol) se relooker en pedzouilles afin de mieux embobiner le bouseux. Être "couleur locale", ça inspire confiance ! A partir de là, tous les clichés peuvent pleuvoir en rafales...

    Sauf que Steve et Sue vont tomber sur un os et même DES os. En effet, vlà t'il pas qu'un cul terreux a googueulisé le gaz de shiste et qu'il a trouvé que c'était pas forcément bonito pour les cultures et l'avenir de la vache du coin. En plus, le même paysan à chemise à carreaux  (il est temps que Hal Holbrook soigne cette cataracte !) a été jadis ingénieur chez Boeing, c'est dire s'il en connaît un rayon en science et vie de la terre. Sans compter l'arrivée d'un écolo qui va se mettre toute la communauté dans la poche en chantant (très faux, c'est plus lol !) du Bruce Springsteen à la fête du vendredi soir et chiper la bonne amie que Matt... euh Steve était en train de pécho le soir même de son arrivée, en prenant une cuite de permission...Certaines filles trouvent ça sexy un mec qui se torche et finit la nuit dans son vomi. Il faut dire que l'instit' du coin est prête à se donner au premier mec qui passe par là à condition qu'il ne soit pas autochtone. On y croit !!! Et j'en passe et des plus croustifondantes !

    Au secours !!!

    Gus Van Sant qui s'occupe de crise économique et d'écologie c'est OUI OUI au pays des Bisounours ! On aurait bien envie de lui confier l'avenir de la planète parce qu'il a un argument de poids : le gaz de shiste c'est pas bien, l'écologie c'est mieux ! Mais finalement non. De clichés niaiseux en tirades démonstratives et pesantes, d'intrigues secondaires godiches (ah la belle idylle !!! ah le fils de Frances McDormand !!! ah l'organisation de la fête entre les meules de foin !!!) en personnages caricaturaux, Gus nous assène un préchi précha niveau CM2 avec un personnage principal qui se débalonne au premier contre argument. Et ce ne sont pas les divers revirements, rebondissements et le twist final, les effets gnangnans et larmoyants qui peuvent redonner un peu de punch et de crédibilité à cette jolie carte postale des Etats-Unis profonds.

    Néanmoins, il faut reconnaître que Gus promène une caméra amoureuse sur cette petite ville et sa jolie campagne environnante et que Matt Damon est parfait, comme d'hab'.

  • AMOUR ET TURBULENCES de Alexandre Castagnetti *

    Amour & Turbulences : affiche Ludivine Sagnier, Nicolas Bedos

    Julie rentre à Paris après un séjour à New-York. Dans l'avion, elle se trouve placée juste à côté d'Antoine qu'elle a quitté trois ans plus tôt. Antoine bambocheur de première ne s'est pas remis de cette rupture et son meilleur ami lui conseille de mettre à profit les 7 heures de vol pour reconquérir la belle. Mais Julie doit se marier dans une semaine. L'affaire n'est donc pas aisée.

    Comédie sentimentale américaine à la française, ou française à l'américaine, difficile de trancher. En tout cas, tous les ingrédients incontournables tournent en boucle et piétinent. Le réalisateur qui enferme ses personnages dans l'avion choisit le flash-back pour nous faire revivre la rencontre, l'amour puis la rupture des deux tourtereaux, avec parfois les mêmes événements relatés du point de vue de chacun. Rien de bien neuf si ce n'est quelques trucs de mise en scène plutôt sympas et élégants. Et pour une fois le copain relou n'est pas obèse même s'il ne parvient pas à "pécho" et, miracle... il est parfois drôle, merci Jonathan Cohen. Mais je ne parviens pas à comprendre pourquoi les scénaristes se sentent forcément obligés d'humilier un personnage (pauvre Arnaud Ducret !). Au début, Julie téléphone à son fiancé qu'elle couvre de "je t'aime" et "tu me manques, j'ai hâte de te retrouver". Ledit fiancé est alors un type tout ce qu'il y a de plus charmant et fréquentable. Comment se fait-il qu'à l'arrivée, la demoiselle se retrouve face à un connard insupportable ? Est-il indispensable, est-ce drôle de prévoir un mariage pour le faire annuler et faire passer le fiancé pour le dernier des abrutis (pauvre Arnaud Ducret, bis !). Bref.

    Antoine est donc un type qui "drague tout ce qui bouge, et même ce qui ne bouge pas" et est incapable de s'engager plus de quinze jours avec une fille. C'est un mufle un peu lourdingue qui séduit en emmenant ses conquêtes en haut de la Tour Eiffel. Il peut aussi être poète à ses heures perdues : "habille-toi comme une pute, comme j'aime". Evidemment le rôle convient parfaitement à Nicolas Bedos qui endosse avec pas mal d'ironie le costume du pignouf grossier et égoïste. Il nous fait par ailleurs une démonstration croquignolette de "douche à la française". Il est d'ailleurs plus souvent torse nu qu'habillé... et le torse va bien, merci. Le véritable atout du film c'est lui, son charme, son humour, sa dérision. Même si on a un peu de mal à l'imaginer dans un autre registre que la comédie.

    Julie est une jeune femme pas bien finie qui cherche encore sa voie, rêve du grand amour exclusif et vit chez sa maman. Cette dernière est Clémentine Célarié, toujours un verre de champagne à la main comme il se doit et grande classe. Conversation entre la mère et la fille en train de faire un jogging : "accélère t'as pris du cul"... "accélère t'as pris du bide" ! Ludivine Sagnier est vraiment très très mignonne mais sinon  what else ? Elle semble monter sur roulements à billes lorsqu'elle se déplace. Et ses tentatives pour  paraître élégante et distinguée dans ses jolies robes et perchée sur ses hauts talons ne sont pas très naturelles.

  • L'ÉCUME DES JOURS de Michel Gondry

    grâce à Florian de Cinéfriends vous pouvez gagner 

    5*2 Places pour ce film

    Cliquez sur l'affiche pour accéder au site recrée brillamment l’univers et l’esprit du film. Il se découpe en quatre parties, chacune associée à un des personnages. Elles s’organisent et sont décorées pour refléter au mieux la personnalité de Chick, Chloé, Colin ou Nicolas. De même, les contenus sont différents : on peut participer au jeu du nuage chez Chloé, essayer l’appli Pianocktail sur la page de Colin…
    l'ecume des jours de michel gondry,jeu cinéma

    Synopsis : L’histoire surréelle et poétique d’un jeune homme idéaliste et inventif, Colin, qui rencontre Chloé, une jeune femme semblant être l’incarnation d’un blues de Duke Ellington. Leur mariage idyllique tourne à l’amertume quand Chloé tombe malade d’un nénuphar qui grandit dans son poumon. Pour payer ses soins, dans un Paris fantasmatique, Colin doit travailler dans des conditions de plus en plus absurdes, pendant qu’autour d’eux leur appartement se dégrade et que leur groupe d’amis, dont le talentueux Nicolas, et Chick, fanatique du philosophe Jean-Sol Partre, se délite. 

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    Pour gagner, merci de trouver le nom des PERSONNAGES sur une des photos (à peine déformées) ET répondez à la question en vous aidant de vos souvenirs de lecture...

    Une seule réponse à la fois par personne.
    Seuls les cinq premiers gagnants auront deux places, les autres joueront pour la beauté du geste.

    LES GAGNANTS sont : sopel, Ed, Jennifer, Domdom et Ghislaine.

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    ANAKIN et PADMEE trouvés par Domdom

    Que symbolise l'écume dans le roman ?

    L'écume symbolise la mousse et l'humidité, dans l'appartement de Colin qui semble se transformer en marécage

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    2

    ARWEN et ARAGORN trouvés par Mister Loup

    Qui interprète le rôle de Jean-Sol Partre ?

    Philippe Torreton

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    3

    Mrs Muyr et son fantôme trouvés par Fréd

    En quelle année a été publiée l'Ecume des Jours ? 1947

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    4

    LA BELLE ET LA BÊTE trouvées par sopel

    D'où provient le prénom de Chloé ? 

    CHLOE provient d’un morceau dans l’arrangement de Duke Ellington de la chanson appelée Chloe (Song of the Swamp) - soit « Chloé - la chanson du marais »

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    5

    DRACULA et MINA trouvés par Florence

    De qui Nicolas est-il le disciple ? Jules Gouffé

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    6

     Benjamin et Daisy trouvés par Ed 

    Chez qui habite la souris grise à moustaches noires ?

    La souris habite chez Colin

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    7

    CLARK KENT et LOÏS trouvés par Florence

    Qui a réalisé la première version de l'Ecume des Jours ?

    Charles Belmont

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    8

    Sophie et Hauru trouvés par Jennifer

    De qui Alise est-elle amoureuse ?

    De Chick

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    9

    RITA et BETTY trouvées par Ghislaine

    De qui Isis est -elle amoureuse ?

    De Nicolas.

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    10

    Comment s'appelle la maladie de Chloé ?

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