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michael fassbender - Page 2

  • MICHAEL FASSBENDER EST FÉMINISTE

    • et c'est une bonne nouvelle.
      Je m'explique et je le prouve.
    • Il y a quelque temps... des siècles il me semble, j'étais en vacances et j'ai acheté pour la première fois de ma vie le magazine GQ (Gentlemen's Quaterly) Le magazine qui parle aux hommes sur un autre ton. Je ne l'avais jamais fait car je croyais (comme quoi, quand on sait pas on invente...) que c'était :
    • - soit une revue genre LUI mais pour garçons sensibles,
    • - soit le ELLE version mâle et donc faux cul,
    • - soit le vide sidéral d'un VOGUE !
    • Mais voilà, la couverture du mois de juin, elle est comme ça :
    • gq-france-june-2012-michael-fassbender.jpg
    • et du coup ça attire l'oeil. J'ai feuilleté, j'ai vu une foultitude d'articles sur des garçons, des que j'aime : Fafa donc entre autres, des dont je me fiche : Philippe Sollers mais ça peut intéresser (surtout interviewé par Frédéric Taddeï), et puis une éblouissante séance photos de mode de MON Matthias Schoenaerts. Bon il y a de la pub bien sûr, de la mode, il y a même une fille perdue au milieu de ces garçons, de la musique, du style, des livres, des enquêtes, des reportages... Tout ça et c'est sacrément bien fichu. Donc, je n'irai pas jusqu'à dire que je suis accro mais je crois que le mois prochain, même si je ne suis plus en vacances fuck et fuck je retenterais bien l'expérience.
      Mais revenons-en à MON Fassie.
    • michael_fassbender_3218_north_626x.jpg
    • Voici la phrase absolument étonnante que j'ai lue... ahurissante même puisque franchement, même s'il l'a dite avec son humour et dans un sourire à 48 dents, il l'a dite, et il est un garçon jusqu'à preuve du contraire (dans Prometheus il est un robot...) :
    • "Je suis plutôt mal à l'aise quand je suis à poil devant une caméra. Mais je suis pour l'égalité des sexes. Depuis les débuts du cinéma, la femme se retrouve nue pour de mystérieuses raisons, et le mec garde son pantalon. Je mets fin à cette injustice en donnant de ma personne..."
    • Et là, moi je dis chapeau bas madame la marquise ! Même s'il est évident que Fafa n'a aucun mal à se désaper et à nous rendre adepte du full frontal sans chemise, sans pantalon (merci à Steve McQueen), à rendre jaloux Georges Clooney «Vraiment Michael, honnêtement, vous pouvez jouer au golf avec vos mains derrière le dos »... j'étais épatée que ce soit un garçon qui le dise !
    • Quand j'affirme haut et fort que je déteste les scènes "d'amour" (sic) au cinéma qui sont dans 99,99 % des cas ridicules bien comme il faut, je me justifie en disant que c'est parce que "je suis coincée". Ce que je suis sans doute, et si je le suis tant mieux, tant pis... WTF ! Ce qui est par contre vrai, c'est que j'en ai jusque là (très très haut !!!) des filles à poil, à quatre pattes, de dos, de face, sous la douche, dans leur bain... sans aucune justification et que ces scènes me mettent mal à l'aise parce, comme le dit Fafa, le garçon par contre sort toujours du lit en caleçon, du bain en plan américain et j'en passe. Et que j'aurais toujours honte que les filles acceptent d'offrir leur corps en pâture dans les films et dans les pubs comme des objets !

  • A DANGEROUS METHOD de David Cronenberg °

     A Dangerous Method : photo David Cronenberg, Michael FassbenderA Dangerous Method : photo David Cronenberg, Viggo MortensenA Dangerous Method : photo David Cronenberg, Michael Fassbender, Viggo Mortensen

    Vous connaissez le Père de la psychanalyse, mais connaissez-vous son oncle et sa tante ? Il s'agit de Carl Jung et de Sabina Spielrein une jeune femme qui voulait être médecin mais qui développa une névrose comac à cause des brutalités de son père. La demoiselle devint la première patiente de Carlito qui testa sur elle la fameuse psychanalyse de la chaise qui deviendra plus tard celle du divan. Le malade cause et le thérapeute est assis derrière sur un fauteuil où en général il fait des petits dessins en somnolant. Sauf si la patiente l'intéresse comme c'est le cas ici. Et voilà notre Jung qui tombe amoureux de la Sabina et lycée de Versailles. Ce qui ne se fait pas à cause du transfert / contre-transfert et patin couffin !

    J'ai ouï dire que ce film était didactique. Il n'en est rien car on apprend rien ou peu de choses. Un flot de paroles, d'interprétations des rêves où chacun scrute l'autre jusqu'à l'os et où il en ressort qu'on ne guérit jamais de ses névroses. Au mieux on les accepte, comme Sabina vierge de honte qui va faire remplacer la main menaçante de papa et se faire administrer des fessées orgasmiques par Michael Fassbender Carl Jung. Au pire on devient fou à lier.

    La relation sado (Carl) maso (Sabina) est donc au coeur du film. La fille en question serait un être doté d'une intelligence hors du commun lui permettant de devenir un docteur du même métal. Soit, on veut le croire. Or, le jeu frénétique et nerveux de Melle Keira ne nous rassure pas. Si elle hurle beaucoup moins vers la fin, je ne lui confierais pas ma santé, mes névroses et mes nerfs pour autant..

    Quant au duel, à l'affrontement Jung - Freud, on l'attend encore. A un moment Sigmund dit à Carl : "vous vous rendez compte que notre conversation a duré 13 heures !". A l'écran, c'est sûr on ne peut l'avoir en temps réel mais il n'en reste RIEN. Une autre fois, les deux compères s'en vont à New-York porter la bonne parole. On les voit dans le bâteau (on voit d'ailleurs pratiquement le fond bleu...), on aperçoit la statue de la Liberté et... nothing. Ce qui s'est passé aux States ; "on leur apporte la peste", n'est pas dit dans la chanson. Evidemment Freud met son kiki partout ou plus exactement, il ne le met plus nulle part. Alors ça le chatouille. Le fait qu'il ne baise pas justifierait qu'il explique le moindre des comportements humains par la sexualité. Tandis que Jung qui a une femme très fortunée qu'il embrasse sur le front mais à qui il fait des enfants en batterie et une maîtresse complètement félée des pâtes, s'exprime beaucoup côté libido et aimerait bien mettre un peu d'ésotérisme dans le bousin. En outre, il a des prémonitions et ça énerve Freud qui ne croit pas à toutes ces balivernes. Mais quand Freud s'énerve il reste calme, c'est impressionnant. Ou alors il fait une crise cardiaque en disant calmement "il doit être doux de mourir". Plus tard il commence quand même à être un peu jaloux de Carlito. On ne sait s'il envie ses nouvelles théories ou s'il lorgne du côté de Sabina. A croire qu'il n'y a qu'une meuf entre Vienne et Moscou. Pour tenter de mettre de l'eau dans le gaz, Sigmund dit à Sabina que Carl est un aryen et qu'en temps que juive elle ne devrait pas se mélanger à lui. ça lui fait avancer la machoire, mais pas trop.

    Il y a des scènes étranges. Par exemple quand Sabina reçoit du courrier, elle va le lire en pleurant fort, en tremblant aussi sur le banc situé dans le jardin public en face de chez elle. Ou quand elle entre chez elle, elle laisse la porte ouverte. Bon, je crois qu'en plus d'être folle et d'être interprétée par la pire actrice de tous les temps (la Gérard Butler féminin), cette fille est complètement tarée. J'en sais rien,  je ne suis pas toubib.

    Et ce film est raté.

    Michael Fassbender et Viggo Morgenten sont en service minimum syndical. Je ne vous dis rien des doctes poses de Vincent Cassel, j'ai les lèvres gercées. Mais l'Oscar reviendra sans doute à Keira Knitghley qui joue la folle hystérique toutes dents dehors et yeux exorbités. Mais tout cela n'est que bagatelle en comparaison de ce que cette fille fait avec sa machoire qu'elle avance jusqu'à la limite de la rupture. Une cascade, un exploit, une prouesse. 

  • SHAME de Steve McQueen ****

     Shame : photo Michael Fassbender, Steve McQueen (II)Shame : photo Carey Mulligan, Michael Fassbender, Steve McQueen (II)Shame : photo Michael Fassbender, Steve McQueen (II)

    A première vue Brandon, trentenaire Bo-Bo new-yorkais semble atteint d'une addiction particulière : le sexe. Il ne peut regarder une femme sans l'envisager dans son lit. Et pourtant lorsqu'il sort le soir avec ses amis, il a honte de leur façon lourdaude de draguer. Il est plutôt du genre à ouvrir la porte et s'effacer devant les dames. Il semblerait finalement qu'il ne peut véritablement avoir de rapports que s'ils sont tarifés ou s'il a la certitude que la rencontre sera sans lendemain. Contrairement à certain(s), il parvient néanmoins à tempérer ses pulsions lubriques et envahissantes. Non seulement il se rend régulièrement aux toilettes pour se soulager/contenter seul mais en plus il ne se jette pas sur tout ce qui remue et n'a de relations qu'avec des filles consentantes. Lorsque l'ordinateur qu'il utilise au travail est envoyé en réparation suite à un virus, il flippe un peu Brandon. On saura vite pourquoi et il y a de quoi. Et puis sa soeur débarque et Brandon n'est pas ravi. Il faut dire qu'elle a pas mal de problèmes Sissy et tous les traumas familiaux semblent refaire surface...

    Finalement, on découvre que Brandon ne va pas bien du tout. Il est malade, très, et ça en devient déchirant.

    Dans une ambiance froide et grise, au son d'une musique exceptionnelle où l'angoisse s'insinue peu à peu Steve Mc Queen démontre que la chair est triste et il creuse jusqu'à l'os la douleur de Brandon. MON Michael Fassbender n'y va pas de main morte sous la douche pour exprimer les tourments et la détresse de son personnage. Ses accès de violence et son visage brusquement inquiet le rendent parfois menaçant, pour les autres comme pour lui.  Au-delà de la pudeur, Michaël Fassbender ne s'économise pas et, je suis d'accord, parfois le cinéma c'est vraiment faire faire de vilaines choses à de très jolis garçons...

    Si l'acteur et le réalisateur m'avaient déjà convaincue, je peux affirmer qu'avec ce film difficile, dérangeant mais solide et envoûtant deux stars sont nées. shame de steve mcqueen,michael fassbender,carey mulligan,cinéma

  • Coppa Volpi per la migliore interpretazione maschile

    ça veut dire en gros PRIX D'INTERPRETATION MASCULINE.

    Oui, je sais que le plus important dans un Festival est le Grand Prix, la Palme, l'Ours ou le Lion mais vous savez aussi que depuis 2008 (HUNGERINGLORIOUS BASTERDS, FISH TANK, X MEN : LE COMMENCEMENT) ma nouvelle folie douce est le sublime MICHAEL FASSBENDER que j'ai vu de mes yeux vus IRLpas plus tard que cette semaine et que j'en ai été tant tourneboulée que PAS UNE PHOTO n'est exploitable ni même regardable. Nonostante, je vous annonce que c'est lui qui a obtenu la consécration suprême ce soir même à la MOSTRA DE VENISE pour le film de Steve McQueen "Shame" (il a encore dû montrer toutes ses dents de bonheur) :

    Accessoirement, sâchez que c'est le film "Faust" d'Alexander Sokurov qui a obtenu le LION D'OR

  • MA SEMAINE AU CINEMA

    Pour lire mes articles cliquez sur le titre ou l'affiche. 

    X MEN LE COMMENCEMENT de Matthew Vaughn ***

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    LE CHAT DU RABBIN de Joann Sfar et Antoine Delesvaux **

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    RENDEZ-VOUS AVEC UN ANGE de Yves Thomas et Sophie de Daruvar *

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    UN BAISER PAPILLON de Karine Silla °

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    MES COUPS DE COEUR DE LA SEMAINE

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  • X-MEN : LE COMMENCEMENT de Matthew Vaughn ***

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    Au commencement les X-men ne savaient pas qu'ils en étaient et se pensaient seuls au monde. Surtout Erik Lehnsherr, petit ado juif qui découvre ses pouvoirs dans le camp de concentration d'Auschwitz en 1944 lorsqu'un nazi tue sa mère sous ses yeux. Surtout Charles Xavier (Charles c'est son prénom... contrairement à ce que je croyais !) aristocrate anglais qui à la même époque et au même âge vit dans un somptueux manoir, complètement délaissé par sa maman où il découvre une nuit une charmante créature bleue, Raven. On le sait, le chateau deviendra l'école où pourront se cacher les mutants et Raven deviendra Mystique. En attendant, on découvre ici comment une quinzaine d'années après la fin de la guerre Erik et Charles se rencontrent, deviennent les meilleurs amis du monde pour finalement choisir deux camps opposés. En effet, si Charles est animé des meilleures intentions et dispense un discours pacifiste, Erik est lui hanté par les souvenirs des camps, ce qu'il y a vécu et surtout la vengeance.

    Ce qui rassemble les deux garçons se révèle finalement être la capture de la même personne : Sebastian Shaw, ex docteur nazi du camp et assassin de la mère d'Erik. Cet être malfaisant incarné terriblement et génialement par Kevin Bacon n'a qu'un but, déclencher la guerre nucléaire, débarrasser la terre des humains pour permettre aux mutants de s'en emparer. Faire entrer cette histoire de (science-)fiction dans la réalité de l'époque en faisant de Shaw l'initiateur de "la crise des missiles cubains" est une des entourloupes scénaristiques vraiment réjouissante. C'est lors de cet épisode où les américains et les russes ont failli se tirer dessus à coups de missiles, qu'Erik (bientôt "Magneto") comprit que les humains ne seront jamais les amis des mutants et qu'il choisira le côté obscur de sa force pour les combattre, alors que Charles (Futur "Professeur X") souhaite qu'ils s'intègrent à l'humanité et choisira donc, grâce à sa fortune personnelle de les protéger.

    J'ai toujours aimé les super héros et j'aime les "franchises" quand les nouveautés sont supérieures aux originaux. C'est le cas ici. Cette préquelle est bien meilleure que tout ce que j'ai vu des X jusqu'à présent même s'il manque le plus griffu d'entre tous... quoique !

    Ouvertement mysogyne, les filles sont des "rafraîchissements", le patron de la CIA (dont le "Département X" spécialiste des phénomènes paranormaux aidera à la capture de Shaw) ne cache jamais son mépris et sa répugnance à leur confier des responsabilités, Raven/Mystique semble chercher exclusivement l'amour et j'en passe... il n'en demeure pas moins que ce "commencement" est un pur divertissement en 2 D (ouf et merci). S'il n'y a pas une seule seconde d'ennui et de relâchement ce n'est pas uniquement dû à une profusion de scènes d'action avec effets spéciaux superflus mais bien à un film dont l'histoire solide se tient mieux que bien et des acteurs qui donnent vie et corps (oh oui !) à des personnages de bandes dessinées.

    Si la partie recrutement des X-men qui ne s'appellent encore que mutants est tout à fait réjouissante, le seul dommage est que la bande d'ados chargés de les interpréter soient si peu charismatiques. Evidemment ils ont à discipliner à la fois leur statut d'ados à problèmes avec en plus la lourde charge d'assimiler leurs étranges pouvoirs et de s'accepter comme "différents". Mais hélas, ils sont tous particulièrement transparents. Sauf Jennifer Lawrence qui interprète Raven/Mystique qui cherche absolument à s'accepter telle qu'elle est et échoue maladroitement à attirer l'attention de Charles qui la considère comme sa petite soeur.

    Mais ce qui est au centre de cet épisode et permet la relative indulgence aux seconds rôles trop fades, est la relation forte et profonde qui unit Charles et Erik. Leurs rêves et leur idéologie sont souvent opposés mais ils font ce bout de chemin ensemble animés des mêmes sincères et réciproques sentiments d'amitié et de respect. Forcément c'est beau et c'est fort.

    Et puis, le casting du duo fait le reste. James McAvoy en gentil savant fou, séducteur et plein d'humour fait un Charles/Professeur X philosophe et pacifiste très convaincant. Mais on ne peut nier que tous les honneurs reviennent à Michael Fassbender/Erik qui incarne à merveille avec un charme très "James Bondien" la haine, la colère et évidemment le doute. Il a la chance d'avoir le personnage le plus complet et complexe puisque le plus perturbé mais on ne pouvait rêver mieux que cet acteur polymorphe pour incarner à ce point Magneto tant il hypnotise, fascine et... magnétise par son sourire, ses larmes et sa rage !

  • FISH TANK d’Andrea Arnold ***

     Katie Jarvis, Andrea Arnold dans Fish Tank (Photo)

    L’histoire de Mia commence quand elle cherche à reconquérir la dernière amie qu’il semble lui rester. Mia est une ado très en colère et très énervée qui file un coup d’boule avant de discuter, qui profère une insulte un mot sur trois et qui n’a de parole ou de regard aimable que pour les animaux. C’est une rebelle, sans cause réelle mais avec toutes les bonnes raisons du monde de l’être aussi. Elle vit dans une HLM de banlieue londonienne sordide où les « barres » de logements sinistres font office d’horizon. Dans l’appartement cohabitent également sa petite sœur qui ne partage avec Mia que le langage ordurier et leur (encore) jeune mère, beauté vulgaire qui commence à se faner. Elevées sans père à coups de baffes et d’insultes par cette mère qui ne les a pas désirées, les deux gamines se débrouillent comme elles peuvent. Renvoyée de son école, Mia a pour avenir son entrée prochaine dans une « maison de correction ». En attendant ce jour, elle traîne et surtout s’entraîne à danser seule dans un appartement vide. La seule passion de Mia, c'est le hip hop.

    L’arrivée de Connor, le nouveau petit copain de la mère qui va s’installer dans l’appartement va chambouler tout le monde. Connor va se montrer très attentionné non seulement auprès de la mère mais aussi des deux filles, ne les écartant pas des sorties dominicales que la mère aurait souhaité faire en amoureux. Il va leur accorder la tendresse et l’attention qu’elles n’ont sans doute jamais connues. D’abord incontestablement paternel, Connor va accorder de l’intérêt à Mia et à la passion qui l’anime, la féliciter, l’approuver et l’encourager.

    Mais Connor va finir par succomber au charme de Mia qui n’est plus tout à fait une enfant et Mia ne résistera pas non plus à celui de Connor, charmant comme un prince quoique lâche comme un homme. Il faut dire que Connor c’est Michael Fassbender… dont chaque regard est un appel au meurtre, et chaque sourire une bombe atomique. Cet acteur débarque comme une météorite dans le paysage et déjà on ne peut plus s’en passer. Il est irrésistible. A son palmarès, on compte déjà « Eden Lake », « Inglourious Basterds », « Hunger » et ce film (non, je ne compte pas « 300 »… j’en ris encore !).  Espérons qu’il continue à faire d’aussi bons choix prouvant son éclectisme et son talent (oui, même quand il n’est pas torse nu, je vous vois venir… quoique la réalisatrice a l'extrême bon goût de s'attarder très longuement et très langoureusement sur sa chute de reins irréprochable !).

    Pour le reste, je dirai qu’Andrea Arnold ne s’appesantit pas lourdement sur la misère sociale qui règne mais qu'elle s'applique à suivre pas à pas son actrice (non professionnelle) qui embarque ce film avec son énergie, sa beauté, sa hargne et son naturel déconcertant.

    Dans la dernière partie du film, une scène à haute teneur en angoisse prouve d'ailleurs à quel point cette jeune femme peut alterner les registres...

    A star is born, elle s’appelle Katie Jarvis.