THX 1138 (Director”s cut)
de George Lucas ***
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
de George Lucas ***

Malo tourne en rond. Il écoute des chansons tristes en fumant des cigarettes et en buvant des verres de vin d’Anjou tout seul dans son appartement. En instance de divorce, ses enfants lui manquent. Au retour d’une soirée chez des amis il visite une maison de campagne aux volets bleus mise en vente par adjudication dans laquelle il trouve la lettre d’une petite fille adressée à son père. Il va rencontrer les deux sœurs qui vivent la vente de cette maison comme un crève cœur.
Comme toujours Manuel Poirier s’attache et nous attache aux êtres, aux amis, aux lieux et laisse une place considérable aux enfants. C’est incroyable, on dirait que Manuel Poirier est un réalisateur qui a une « vraie » vie comme les « vrais » gens ! Pour évoquer cette histoire triste et banale il s’entoure de Bérénice Béjo et Barbara Schultz plus sœurs, sensibles et adorables que jamais et de Sergi Lopez. Qu’il soit triste, gai, qu’il titube, qu’il pleure, qu’il hurle de colère, qu’il éclate de rire… cet acteur est constamment juste et crédible.
Ceux qui ont connu ce déchirement de devoir se séparer un jour de la maison de leur enfance entreront sans difficulté dans l’intimité de ces cœurs brisés…
Les autres pinailleront… tant pis pour eux !


Tracy ne rêve que d’une chose : danser dans le célèbre show quotidien télévisé de Carry Collins. Le problème est que son physique n’entre pas dans les critères qui sévissaient déjà dans les années soixante (elle n’est ni blonde, ni rachitique…). Elle est exclue lors d’un casting jusqu’à ce qu’elle soit repérée par hasard. Encouragée dans son rêve par des parents farfelus puis témoin d’une injustice raciale, la vie de la jeune Tracy va changer…
Rien à dire quand on s’approche à ce point de la perfection. Ce film est un pur moment de rock’n’roll où le bonheur ressenti va crescendo au rythme d’une musique qui donne des fourmis dans les jambes. On trépigne, on se trémousse…
Film rare où sans mièvrerie toutes les différences (ou presque) sont balayées d’un coup de laque. Les grands, les petits, les gros, les maigres, les noirs, les blancs se mélangent en un joyeux et trépidant ballet.
Les acteurs heureux rendent heureux avec en point d’orgue un moment sublime, inoubliable : John Travolta (étonnamment juste et touchant) et Christopher Walken (toujours magnétique) dansent…
M.A.G.I.Q.U.E.


Je n'aurai pas de nouveaux films à vous proposer avant plusieurs jours donc je vous invite à me dire de quels films sont extraits ces morceaux d'affiches.
I -


II -

III -
IV -


V -
VII -


C’est l’été et il fait beaucoup soupirer trois jeunes filles de 15 ans qui font la tronche, s’étonnent et s’impatientent sur leurs premiers émois. Il y a Floriane, la jolie qui a du succès (quel cauchemar d’être belle !), Anne, la boulotte (quel cauchemar d’être ronde !) et Marie qui n’est pas finie (quel cauchemar d’avoir 15 ans et d’en paraître 12 !). Comme Floriane est championne de nage synchronisée (sport tout en contraintes et en séduction), ça se passe beaucoup dans l’eau de la piscine.
J’avoue que passer une heure et demie en compagnie de ces trois demoiselles ronchons, bougons, grognons ne m’a pas passionnée. Par ailleurs l’abondance de gros plans sur leurs visages, leur respiration haletante en fond sonore quasi permanent et les voir faire la gueule non stop m’ont franchement irritée par moments !
Le film qui nous permettrait d’entrer dans la tête d’une fille de 15 ans reste à faire je pense.
Ne tenez pas compte de cet avis… ce n’est que le mien. C’est un premier film, il est donc essentiel de le voir et le concert de louanges qui l’entoure doit être justifié…

Le quotidien de quelques femmes à Beyrouth qui travaillent ensemble ou se croisent dans un salon de beauté. Elles se parlent, se confient, s’écoutent, s’entraident.
On quitte à peine le salon et le quartier où ces Vénus beauté tentent de vivre et surtout d’aimer. On ne voit pas les séquelles des guerres et les contextes politiques et religieux sont à peine évoqués. Les hommes, même s’il est beaucoup question d’eux, sont pratiquement absents. C’est le regard d’une jeune femme d’aujourd’hui sur des femmes d'aujourd'hui, une histoire banale et extraordinaire comme le quotidien. Plein de douceur, de bienveillance, malgré quelques stéréotypes, parfois drôle et émouvant, ce film est évidemment une sucrerie.

Que dire ? C’est du Rodriguez/Tarantino pur jus. Ceux qui aiment, aimeront… Moi j’adore, j’en ai les zygomatiques tout musclés et j’ai même pas eu peur. Les filles sont toujours aussi bavardes et déterminées. Les garçons baragouinent aussi et se prennent très au sérieux. Tarantino joue comme personne les gros connards (désolée, je ne vois pas d’autre terme). Bruce Willis est toujours fin prêt pour sauver le monde (je vous laisse le plaisir de découvrir…). Et dans tout ce joyeux bordel où Rodriguez fait tout péter, tout exploser, il y a même une intrigue sentimentale qui tient la route, car on a beau aimer les films de série Z où l’écran dégouline d’hémoglobine, on en n'est pas moins sentimental. Grand gamin va ! Ne ratez pas, avant le film, la fausse/vraie bande annonce d’un film qui s’assume débile : « La Machette »…
C’est bon d’aimer tous LES cinémas !


« Un courage indompté, dans le cœur des mortels, fait, ou les grands héros ou les grands criminels ». Voltaire.
« Toute recherche d’un héros doit commencer par ce qui est indispensable à tout héros : un ennemi ». John Woo.
Et vous, quel est votre super héros préféré ?
Je pense que le « mien », (malgré un gros faible pour Batman), est Superman.


Pourquoi ?
Je n’en sais rien mais peut-être parce que :
• il est le premier,
• j’avais 18 ans quand il est arrivé sur terre et j’en avais bien besoin,
• il est super fort, super rapide, super invulnérable, super beau,
• il peut être super vulnérable face à la kryptonite et le jour de son anniversaire kryptonien,
• il est super amoureux de la fille la plus tarte de la terre (j’ai toujours pensé que j’avais mes chances),
• et puis aussi parce que Christopher Reeve…


De nouveaux super héros vont apparaître sur les écrans prochainement :
• Iron Man au printemps 2008 avec Robert Downey Jr (waaaaouououh !),

• L’Incroyable Hulk à l’été 2008 avec Edward Norton (oulala !),

• Wolverine peut-être à l’été 2008 avec Hugh Jackman (aïe, aïe, aïe),

• Hellboy II avec Ron Perlman (la beauté intérieure… c’est du lourd aussi),

• Magneto à l’été 2009 avec Ian Mc Kellen (il en faut pour tout le monde),

20 juin 1953 – 22 juillet 2007
Voyez ou revoyez l’extraordinaire La vie des autres de Florian Henkel Von Donnersmark l’un des plus beaux et grands films de cette année dans lequel Ulrich Mühe était fascinant. Il y incarnait un agent de la Stasi qui s'humanise en surveillant un couple d'intellectuels. Pour ce rôle il remporta le Prix du Meilleur Acteur aux European Film Awards et le Prix du meilleur Acteur aux German Awards (l'équivalent de nos César).
C'est par ce film acclamé par le public et la critique, qu'il connaît une consécration internationale.
Hélas, c'est son dernier film.


Gabrielle présente la météo à la télé. Elle rencontre Charles, écrivain à succès, très séducteur et très marié, de plus de 30 ans son aîné, et Paul, jeune oisif très perturbé, rentier de la fortune familiale. Elle va tomber amoureuse de Charles qui le lui rendra (peut-être !) un temps, et repousser Paul qui lui, est fou d’elle. Elle l’épousera, par dépit et tout se compliquera.
L’évocation de ce fait divers réel est pour Chabrol l’occasion de dépeindre et d’épingler une nouvelle fois les travers de la bourgeoisie, d’y ajouter une petite prolo partie de rien pour arriver pas bien haut (quoique… la télé tout de même !!!). C’est brillant forcément, plein de mensonges, de faux-semblants, de tromperies et d’apparences. On y visite de grandes et improbables demeures, des voitures sans prix, des restaurants incroyables (le bourgeois a plein de sous et souhaite que ça se voit), des pince fesses mondains et puants, des boîtes à partouzes qui se donnent l’illusion d’être chics (le bourgeois est libidineux, érotomanes et pervers). Le bourgeois est aussi méprisant mais frétille quand il apprend que Marc Lavoine participera à une soirée de bienfaisance… C’est donc drôle, pathétique et écoeurant à la fois. Si l’ensemble n’est pas passionnant, il se regarde néanmoins sans ennui et vaut surtout pour son défilé d’acteurs, dont certains sont vraiment trop rares sur les écrans.
Ludivine Sagnier dodeline gentiment sa jolie petite tête (c’est léger-léger…). Mais, Berléand endosse le rôle de l’écrivain à qui tout réussit mais qui redoute la vieillesse avec élégance. Mathilda May, Caroline Sihol, Jean-Marie Winling, Etienne Chicot et Marie Bunel (ce sont eux, les trop rares) sont parfaits. Mais le plus surprenant est bien Benoît Magimel, encore une fois et singulièrement incroyable dans un rôle plutôt antipathique schizophrène et imprévisible jusque dans ses tenues et ses coiffures… C’est lui le véritable et seul mystère du film !
