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4 ** POURQUOI PAS ? - Page 49

  • TOY STORY de Lee Unkrich **

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    Andy l'heureux propriétaire des jouets Buzz et Woody (on ne présente plus je suppose) a beaucoup grandi et part dans quelques jours pour l'université. L'heure arrive donc où Andy doit débarrasser sa chambre des encombrants. Trois solutions pour faire sont tri : le carton pour l'université, le carton pour le grenier ou le sac poubelle. A la suite d'une fausse manip, le sac de jouets se retrouve à la benne à ordures puis dans une garderie "SunnySunshine". Si la plupart des jouets, abandonnés depuis des années par Andy devenu trop grand, sont ravis de découvrir qu'ils vont de nouveau retrouver leur raison d'être : jouer, Woody toujours fidèle à Andy ne veut absolument pas l'abandonner. D'abord seul, ses autres compagnons le rejoindront rapidement dans ses aventures pour regagner la maison, dès qu'ils se seront aperçus que les moutards de la garderie sont d'affreux morveux qui hurlent, bavent, détruisent et qui les maltraitent. Ajoutons à cela que les jouets de la garderie sont dirigés par Lotso un nounours rose qui sent la fraise qui se montre d'abord accueillant et révèle rapidement sa véritable nature de despote.

    Plein d'aventures donc, et de nouveaux personnages dont Barbie et Ken, respectivement doublés en français par Frédérique Bel et Benoît Magimel, un régal. Tout est parfait, un scenario bourré de rebondissements et d'imprévus, de la rigolade, de l'émotion à revendre, des personnages aux expressions plus qu'humaine. Le seul reproche est la durée du film qui gagnerait à être raccourci d'un bon quart d'heure... quelques "démontages" de Monsieur Patate auraient fait l'affaire. Difficile de bouder son plaisir quand même.

    Je ne l'ai su qu'après avoir vu le film, mais si vous ne l'avez pas encore vu, vous pouvez toujours vous amuser à retrouver ceci :

    Dans le film se cachent :

    - 3 voitures de Cars (Flash McQueen, un tracteur, un camion de pompier),
    - une nouvelle voiture de Cars 2,
    - Sid, le méchant de Toy Story,
    - le logo de Newt, un projet Pixar abandonné
    - 1 carte postale de Carl et Ellie, le couple star de Là Haut,
    - un camion Pizza-Planet,
    - la raie du Monde de Nemo,
    - des piles Buyn N Large (la société au centre de Wall E),
    - Boo de Monstres et Cie,
    - un Totoro.

  • L'AUTRE MONDE de Gilles Marchand **

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    Gaspard a une petite amie, Marion et deux amis dont un très très relou, Ludo, au secours, des boulets pas drôles tels que toi j'extermine, et Yann. Ils passent leurs vacances dans le sud de la France entre les séances à la plage, le boulot d'été de Marion et les blagues assommantes et vulgaires de Ludo... Lorsque Gaspard et Marion trouvent un téléphone portable, ils poussent la curiosité jusqu'à lire les messages et retrouver la propriétaire, non pour lui rendre le portable, mais pour la suivre. Il s'agit d'Audrey, énigmatique jeune femme sombre et belle. Pendant que Marion travaille au péage de l'autoroute, Gaspard s'inscrit sur le même jeu en réseau qu'Audrey : "Black hole". Il la retrouve sous le pseudo de Sam et se crée lui aussi un avatar : Gordon. La vie de tous va s'en trouver très perturbée...
    Il y a de bonnes choses et de moins bonnes. Ce qui m'a énormément gênée dès le début c'est la façon dont Gaspard retrouve Audrey alors qu'il l'a perdue dans des circonstances que je ne peux révéler. Il est évident que la vie est faite de hasards mais une telle coïncidence scénaristique n'est pas cousue de fil blanc mais avec des câbles de marine ! Par ailleurs si Grégoire Leprince-Ringuet grandit mieux que bien (il ressemble de plus en plus à Edward Norton) et est capable de tenir solidement un premier rôle, si Pauline Etienne (une des jeunes révélations de 2010) est parfaite, je n'en dirai pas de même de Louise Bourgoin qui une fois de plus, ne m'a pas convaincue du tout. Censée être une femme fatale qui souffre et manipule, elle manque totalement du plus élémentaire mystère. Un maquillage outrancié charbonneux, une tignasse platine, une chute de reins irréprochable décorée d'un élégant et chicissime tatouage "Heaven" juste au dessus de la raie des fesses... ne me suffisent pas pour incarner un fantasme féminin.
    Le suspens est bien mené et les incursions dans l'univers virtuel du jeu sont vraiment intrigantes au point que dès qu'on le quitte on n'a qu'une envie, y retourner. Pour accéder à une apaisante "plage noire" il faut se suicider. Sam/Audrey impose d'ailleurs aux garçons qu'elle séduit de les y rejoindre. Mais j'aurais aimé que l'addiction aux jeux et ses conséquences et dommages collatéraux sur la vie réelle soient davantage creusés.
    Mais de quoi s'agit-il justement ? D'un film qui évoque et dénonce (ce dont le réalisateur se défend farouchement) les dérives de ces addictions à un monde virtuel ? D'un film noir avec manipulateurs et manipulés ? D'inceste ? De l'entrée dans le monde adulte par des voies dangereuses ? Trop de pistes explorées dont peu aboutissent et surtout une absence totale d'émotion.

  • TWILIGHT Chapitre 3 : HESITATION de David Slade **

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    Eh non, vous ne rêvez pas (attendez mercredi et l'"Inception" pour ça...) et si les deux premiers épisodes avaient eu sur moi l'effet d'une purge, ce troisième volet des més-aventures d'Edward et Bella ne m'a pas déplu. Est-ce l'effet de la chaleur, le fait que j'ai pu constater qu'en dehors de Twilight, Robert Pattinson pouvait faire l'acteur, les quelques traits d'humour qui parcourent l'épisode ou autre chose encore, toujours est-il que pour la première fois, je ne me suis pas ennuyée pendant un chapitre de la saga ?
    Pourtant les décors et les couleurs sont toujours aussi moches (sauf ceux de la ville de Seatle souvent plongée  dans la nuit et  aux prises avec d'étranges disparitions) surtout lorsqu'il s'agit des combats dans une espèce de clairière herbeuse, les effets spéciaux toujours aussi minables et l'héroïne Bella toujours aussi fade, insignifiante et qui continue d'annoner son texte en bégayant. Alors à quoi cela tient-il vraiment, je n'en sais rien mais les faits sont là !
    De quoi est-il question ? Victoria une magnifique vampirette rousse pleine de haine contre Edward qui a tué son chéri entend bien se venger en tuant Bella. Pour ce faire, elle rassemble une armée de "nouveaux-nés" (des vampires fraîchement mordus) pour aller affronter la famille Cullen qui pour l'occasion enterre la hâche de guerre d'avec la famille de Loups de Jacob ! Il faut donc protéger Bella la moldue pas encore transformée en vampire mais totalement mordue d'Edward ! Oui, Bella a choisi de devenir vampire pour passer le reste de son éternité avec son Edward qui l'a demandée en mariage. Bella est très très chaude et se frotte sur son Ed qui reste de marbre car son éducation lui recommande de ne pas faire de boogie woogie avant le mariage. Du coup Bella qui grelotte et claque des dents par une nuit enneigée qu'elle passe dans une tente au sommet d'une montagne, se réchauffe avec son Jacob de loup beaucoup plus thermotactyle comme garçon !!! C'est moche parce qu'Ed assiste à la scène. Il maîtrise sa peine et sa jalousie car il est total mainstream tolérant comme garçon, mais cette fille est plus girouette qu'une ado en pleine révolution hormonale.
    Cela reste encore pour moi la grande énigme du film d'ailleurs. Comment deux chouettes types comme l'enfariné et le musclor qui rêvent en fait d'être potes et d'appporter la paix sur la terre, peuvent-ils se battre pour une nana aussi terne et ennuyeuse que Bella ? La suite au prochain numéro. J'y serai.

  • CARLOS de Olivier Assayas **

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    En 1973, Ilich Ramirez Sanchez est membre du Front Populaire de Libération de la Palestine, il devient Carlos. La même année à Londres il rate l'assassinat du Président des magasins Marks & Spencer. Il revendique plusieurs attentats à Paris. En décembre 1975 il organise la prise d'otages de 11 ministres de l'OPEP à Vienne qui tournera au fiasco. Mais c'est finalement pour le meurtre de deux inspecteurs de la DST qu'il sera condamné à la prison à perpétuité. Il purge toujours  actuellement sa peine dans une prison française où il a épousé son avocate selon le rite musulman.
    Le Soudan, la Syrie, la Lybie, le Yémen où il a vécu dans la clandestinité se refilent comme une patate chaude l'encombrant terroriste. Finalement c'est le Soudan qui le livrera à la police et à la justice françaises alors qu'il était hospitalisé pour une opération de chirurgie esthétique.
    Je ne sais si l'amputation de ce film qui est passé de plus de 5 heures pour la télévision aux 2 h 45 pour le cinéma (qui m'ont paru bien longues) soit responsable de ma profonde déception, en tout cas, je n'ai pas trouvé "la leçon de cinéma" dont j'ai entendu parler et que j'attendais. Le réalisateur fait sans doute trop confiance aux spectateurs tels que moi qui n'ont pas de diplôme en géo-politique et j'avoue que j'ai eu du mal à comprendre notamment toutes les ramifications qui conduisent Carlos d'un pays à un autre. Trop d'élipses et de raccourcis ont fait que je me suis souvent perdue malgré les indications qui précisent dans quel pays on se trouve. Des personnages apparaissent et disparaissent sans qu'on sache ou comprenne pourquoi. C'est frustrant.
    Pourtant le film se fait beaucoup plus intéressant lorsqu'il s'intéresse de près à la personnalité complexe et énigmatique de Carlos. Tantôt il est présenté comme un bouffon manipulé d'autre fois comme un meneur charismatique qui s'est pris un temps pour le Che. Manipulateur, violent, séducteur et instable, il prétendait parfois être un révolutionnaire et d'autres fois ne pouvait dissimuler son goût de l'argent.
    Malgré une scène magistrale (celle de la prise d'otages de l'OPEP) et un acteur prodigieux Edgar Ramirez (bien plus séduisant que son "modèle"...) ce film dense m'a paru confu et c'est une grosse déception.

  • SAWAKO DECIDES de Yuya Ishii** - Festival Paris Cinéma

    FILM EN COMPETITION - JAPON

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    Sawako se considère et est considérée par son entourage comme une loseuse née. Elle a quitté sa province natale pour Tokyo où elle enchaîne les petits boulots, subissant les moqueries de ses collègues et les petites humiliations quotidiennes de ses chefs. Elle entretient en outre une relation très insatisfaisante avec Kenichi un garçon divorcé, équipé d'une gamine très triste dont elle ne parvient pas à se faire accepter. Apprenant que son père, qu'elle n'a pas vu depuis cinq ans, est gravement malade et qu'elle va hériter de la ferme agricole familiale Sawako retourne dans son village où elle est plus que fraîchement accueillie. Chacun lui reproche d'avoir fugué.

    Sawako se referme de plus en plus sur elle-même, boit de plus en plus de bières, décide que des personnes sans attrait comme elle ne peuvent que se contenter de ce qu'ils ont. Jusqu'à ce qu'elle se décide à réagir.

    C'est à nouveau par le biais de l'humour loufoque que ce réalisateur (comme celui de "Sweet little lies" dont je vous parlais récemment, dans une autre vie, quel jour est-on ???) japonais nous donne un instantané pas très rutilant de la société japonaise. La précarité, le chômage, la famille, la transmission d'une génération à l'autre, l'écologie et j'en oublie sans doute... tout cela est traité sur le mode de la comédie délirante. Et j'ai bien ri. Jusqu'à ce que, comme dans l'autre film japonais, un tournant à... plein de degrés s'opère vers le mélodrame humain et que l'émotion surgisse dans le dernier quart d'heure. Le japonais trouverait-il plus trivial ou inavouable d'être sentimental que d'arroser son jardin de caca ? J'ai beaucoup ri et les larmes et la toute dernière image de la jeune actrice (Hikari Mitsushima) vraiment très très bien, qui porte tout le film sur ses frêles épaules ont imprimé ma rétine.

  • SWEET LITTLE LIES de Hitoshi Yazaki ** - Festival Paris Cinéma

    FILM EN COMPETITION - JAPON

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    Le réalisateur et sa scénariste Kyoko Anukaï qui se sont appliqués à nous dire quelques mots en français. Charmants.
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    Ruriko et Satoshi sont mariés depuis trois ans. Ils font l'admiration de leur entourage professionnel et familial tant leur couple semble parfait. Pourtant ce ne sont que des apparences, et même si Ruriko accueille chaque soir Sathoshi sur le pas de la porte, souriante, ce dernier s'enferme immédiatement dans une pièce sans un mot, pour jouer à des jeux vidéos en poussant la musique à fond. Ils en sont même arrivés à communiquer par portable interposé à l'intérieur de leur appartement. Ils font chacun une rencontre qui va remettre définitivement en cause l'équilibre boîtillant de leur couple parfait.

    Le gros défaut de ce film tendre, cruel et souvent très drôle est sa longueur. Les scènes quasi identiques reprenant l'isolement, la solitude et l'éloignement du couple qui s'intensifie, ainsi que la méchanceté avec laquelle ils traîtent leurs amants respectifs,  m'ont semblé trop répétitives et n'apportant rien de nouveau ou d'essentiel. Néanmoins, l'ironie, le burlesque et la cruauté le rendent aussi vraiment intéressant. Ruriko est une nunuche qui semble faire tous ses gestes au ralenti (la très belle actrice  Miki Natakani) définitivement insensible et indifférente à son sort de femme délaissée. Son métier est déjà une curiosité puisqu'elle fabrique chez elle des ours en peluche. Puis à la faveur d'une rencontre avec un garçon qui lui déclare sa flamme, elle osera, en quelques phrases lapidaires assez terribles révéler à son mari avec surprise sa remise en question :

    "ça manque d'amour ici tu ne trouves pas ?" ou encore

    "parfois, je suis près de toi, et je me sens seule".

    C'est sans doute ce qui fera réagir le mari (l'acteur Nao Omori) qui s'enlise dans une relation qui ne semble absolument pas lui convenir. Son absence de réaction et d'expressions le rendent souvent hilarant.

    Mais oscillant constamment entre l'ironie, le burlesque ou la férocité, on ne sait pas trop comment se situer par rapport à ce film esthétiquement impeccable.

  • TOURNEE de Mathieu Amalric **

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    Joachim est un producteur parisien qui est parti aux Etats-Unis et qui en revient accompagné d'une troupe de strip-teaseuses "New Burlesque" à qui il a promis amour, gloire et beauté en France puis à Paris. Le spectacle de ces filles plus très jeunes, pas toutes forcément minces consiste à s'effeuiller de façon humoristique devant un public, hommes et femmes conquis. La tournée débute au Havre, puis viennent Nantes, Bordeaux, Toulon... et toujours l'espoir d'un spectacle parisien. Mais Joachim qui s'est fâché avec tout le monde à Paris, n'y est pas le bienvenu et la chance de trouver une salle est de plus en plus compromise...
    Et bien voilà ce qui arrive parfois quand on attend trop d'un film : la déception à la mesure et proportionnelle à l'attente. Et pourtant, j'ai tout aimé. Mathieu, génial, les filles adorables que j'en veux bien une ou deux comme copines, même si elles boivent trop et que je ne tiendrais pas la route, l'histoire insolite... tout est bien, souvent drôle, parfois émouvant, farfelu, généreux ! Je m'attendais, je sais pas moi, à avoir le coeur qui palpite, des fourmis dans les jambes, des envies d'enlever le haut puis le bas, allez hop, soyons pas vache ! Et puis non rien. J'ai suivi intriguée et intéressée le parcours de ce loser qui triche et ment pour protéger "les filles" qu'il aime et admire. C'est Mathieu Amalric qui est ce Joachim parfois surexcité, parfois abattu, qui dort peu, boit et fume beaucoup. Il est parfait avec son humour, sa loufoquerie et ses excès dans les gestes, dans les paroles, dans les cris et les insultes "je te chie dessus" (j'aime bien, c'est frais !) tout comme dans l'émotion et quand il fait son regard de chien triste et battu, quelle femme peut lui résister ?
    Quant aux filles, elles sont drôles, turbulentes, pittoresques et leur apparence à la limite de la vulgarité (trop de fards, de faux cils, d'imprimés panthère, de cheveux teints...) masquent souvent leur fragilité, leur tendresse, leur besoin d'amour.
    Elles sont loin de chez elles, finissent par avoir le mal du pays, et Joachim ne sait comment s'y prendre avec ses deux fils qui lui sont pratiquement étrangers et qui lui ont été confiés deux jours... Ils ont en commun leur énergie et leurs désillusions.  Chacun a ses problèmes à résoudre alors que le show must go on.
    L'autre aspect intéressant du film est la visite des "coulisses" de ces spectacles itinérants mais aussi les trajets en train, la fatigue, les haltes dans des chaînes d'hôtels très connus où tout est froid, impersonnel et formaté (impossible de diminuer ou même d'arrêter la musique d'ascenceur qui sévit 24 h/24).
    Par contre devant le bordel ambiant, cette tournée qui vire peu à peu au grand porte nawak, le manque d'argent, j'ai ressenti comme une angoisse. J'aime quand c'est bien rangé et bien organisé moi...
    Oui bon, ce film est très bien et alors ?
     
    Et puis si vous trouvez la scène de l'effeuillage du drapeau américain, faites moi signe, moi, je ne l'ai pas vue !!!
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  • SPLICE de Vincenzo Natali **

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    Elsa et Clive forment un couple très amoureux qui déménagera sûrement quand monsieur voudra et qui aura peut-être un enfant quand madame se décidera. En attendant, c'est leur boulot de scientifiques généticiens qui les passionnent. Dans leur labo 4, ces savants fous bidouillent des ADN et créent des monstres visqueux qui font slirp slurp et qui les rendent complètement gagas d'admiration. Evidemment, ils ne vont pas en rester là et lorsqu'ils seront un peu empêchés par les financeurs de continuer leurs recherches, ils vont passer clandestinement à l'étape suivante et bricoler l'ADN animal et l'ADN humain. C'est malin. Une créature hybride va sortir de l'éprouvette qui sera à la fois fille, garçon, oiseau, poisson et dont la croissance accelérée va la mener à l'âge adulte en quelques jours.
    Les ennuis ne font que commencer.
    En manque de bébé, Elsa ne va tarder à prendre la chose qu'elle a baptisée Dren pour sa fille et s'y attacher intensément. D'abord rétif, Clive finira lui aussi par succomber au(x) charme(s) évidents de Dren. Il faut dire que même si la "demoiselle" devient rapidement très agressive, elle est surtout très triste et très seule enfermée dans une grange abandonnée et qu'a un immense besoin d'amour. Comme beaucoup de monstres créés par l'homme en fait.
    Disons le clairement, le début peut embrouiller grave les béotiens de la science et de la génétique tels que moi. Puis, l'apparition d'ailes et de branchies sur la bestiole, son intelligence supérieure et sa force surhumaine, la naissance des sentiments, les traumas du couple qui refont surface et tout le bazar font basculer le film vers le big porte nawak parfois risible, pour se terminer dans une bouillabaisse avec des morts, de l'inceste, un peu d'oedipe et un chouya de viol ! ça fait beaucoup pour un seul film de science-fiction censé faire réfléchir sur les dangers de la manipulation génétique.
    Ce n'est donc pas désagréable à regarder en tant que thriller science fictonnesque et la performance de Delphine Chanéac est tout à fait convaincante. Mais Adrien Brody a l'air de s'ennuyer ferme dominé constamment par Sarah Polley parfois au bord de la folie. Mais en fait de réfléxion, macache bono, même pas peur !
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    N'oubliez pas de jouer ICI.

  • BEBES de Thomas Balmes **

     
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    A l'initiative d'Alain Chabat, ce documentaire suit au jour le jour, pendant à peu près 18 mois, de l'accouchement à leurs premiers pas, 4 bébés nés en même temps mais aux quatre coins du monde : Ponijao en Namibie, Bayarjargal en Mongolie, Mari au Japon et Hattie à San Francisco Etats-Unis.

    C'est un film très doux, très tendre, parfois drôle, plein de joie et d'optimisme. Il fait du bien et je ne cache pas mon plaisir de l'avoir découvert. La grande et bonne idée est de ne pas nous avoir imposé ou infligé de commentaires. Il n'est absolument pas nécessaire qu'une voix off nous commente les images évidentes que nous sommes en train de voir. Il s'agit de quatre petites choses qui découvrent le monde, leur univers, leur entourage et nous qui les observons avec surprise et attention.

    Il faut dire que l'écart est de taille dès la naissance. Celle de Hattie l'américaine est surmédicalisée alors que celle de Ponijao en Afrique a lieu dans une hutte. Ce qui suit est à l'avenant. L'américaine et la japonaise seront sur-stimulées, la mère américaine lisant des livres à son bébé de quelques semaines, fréquentant les "bébés nageurs", multipliant la fréquentation de groupes d'éveil... alors qu'en Namibie et en Mongolie les bébés seront élevés à même le sol, la yourte et la poussière, au milieu des animaux. Le constat est que, bien qu'aux Etats-Unis, au Japon comme chez nous, on ne laisse plus beaucoup aux enfants le temps de prendre leur temps, de rester un peu des bébés et qu'il semble que la course au toujours plus et mieux commence très tôt, les petits enfants d'Afrique et d'Asie marcheront et parleront aussi vite si ce n'est plus tôt.

    Il est amusant d'observer également (est-ce voulu) que le seul bébé à avoir la morve qui lui coule dans la bouche, le seul qui très tôt frappera sa mère qui ne bronchera pas, soit la petite Hattie. La même d'ailleurs, lors d'une séance qui ressemble aux thérapies de groupe pour adultes (Bonjour je m'appelle Pascale, je suis addict...) cherchera à s'échapper en se précipitant vers la porte de sortie au grand désespoir de son père, se retrouvant seul à mimer une chanson indienne !!! Hélas pauvre Hattie, ton destin est tracé, tu feras comme tes parents ont décidé. Alors que Ponijao en Afrique, véritablement collée physiquement à sa mère jour et nuit pendant des mois, ou Bayarjargal en Mongolie souvent laissé seul (une clochette accrochée à son pied), ses parents étant trop occupés à travailler avec le bétail acquièreront la même indépendance, développeront les mêmes velléités de s'affranchir, sans stimulation particulière.

    Le point commun est l'amour absolu, dévorant et exclusif porté par la mère. Les pères sont nettement plus en retrait dans ce film. On n'apprendra pas grand chose de ces cultures si éloignées de la nôtre, voire inconnues. Nous n'avons qu'à regarder les images, souvent sublimes de ces paysages du bout du monde. Mais le message est clair. Quel que soit l'endroit où l'on naît, le potentiel semble être le même pour tous et au niveau du langage, tous les bébés du monde semble pendant un temps parler exactement la même langue. Ensuite, c'est le poids des traditions, de la famille (aïe !), de l'éducation qui fait le reste.

    Il est clair que le réalisateur et le producteur ont choisi quatre enfants particulièrement favorisés même si leurs conditions de vie sont inégales et différentes et qu'on se retrouve un peu ici comme dans une pub United Colors Of Benetton, et qu'ils savent que :

    "On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille
    On choisit pas non plus les trottoirs de Manille
    De Paris ou d'Alger
    Pour apprendre à marcher
    "

    mais franchement, les areu areu tagada bouzou de ces quatre petits sont adorables, charmants, attachants et cromimi.

    Mes deux préférés :

    Ponijao

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    Bayarjargal

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