28.01.2012
EN ATTENDANT Denis, Pierre et les autres
FESTIVAL INTERNATIONAL DU PREMIER FILM D'ANNONAY
deux filles formidables Corinne Masiero, Anaïs Demoustier et un garçon en bonnet :
12:30 Publié dans FESTIVAL ANNONAY 2012 | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : festival annonay 2012, corinne masiero, anaïs demoustier, cinéma
17.11.2011
LES NEIGES DU KILIMANDJARO de Robert Guédiguian ****


Guédiguian revient à ses premières amours et c'est ainsi que je l'aime. Lorsqu'il parle de presque rien mais de tout en fait. De la vie qui va, des petits soucis quotidiens et des grands malheurs qui surprennent en plein bonheur. Il s'entoure sans la changer de son équipe qui gagne : Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan mais ajoute à ce trio des nouveaux venus qui trouvent leur place : la fabuleuse Marilyne Canto mais aussi des petits jeunes, Grégoire Leprince-Ringuet, Anaïs Demoustier, Robinson Stévenin, Adrien Jolivet et le craquantissime Pierre Niney, adorable et très particulier serveur de café comme on aimerait en rencontrer dans la vraie vie...
Ancrée dans la réalité brutale cette nouvelle chronique marseillaise nous met en présence de Michel super héros ordinaire adorateur de Jaurès et des "comics". Il perd son travail à quelques années de la retraite. Sa vie et celle de ses proches en est bouleversée mais pas tant que ça finalement. Et puis, le réalisateur bifurque brutalement pour transformer son récit en fait divers sordide qui abîme et cabosse bien davantage que cette perte d'emploi. Il revient finalement à ce qui constitue souvent ses personnages : l'engagement politique, l'honnêteté, la loyauté, l'amitié et tout ce qui peut être remis en cause au cours d'une vie.
Alors, évidemment il y a de bons sentiments, mais pas seulement. Tout le monde n'est pas si bon sous le soleil de Marseille. Et quand bien même. J'aime ces personnages souvent lumineux, qui vacillent parfois mais qui gardent cette espèce de pureté, cette simplicité, cette naïveté même, loin du cynisme ambiant et qui restent fidèles à leurs idéaux. Cela ressemble à quelque chose comme l'utopie ou le rêve. En tout cas c'est bon, sincère, généreux, merveilleusement bien interprété.
Et si vous y arrivez, tenez donc votre mouchoir au sec tiens !
10:37 Publié dans 2 **** INDISPENSABLE | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : les neiges du kilimandjaro de robert guédiguian, ariane ascaride, jean-pierre darroussin, gérard meylan, cinéma, grégoire leprince-ringuet, anaïs demoustier, marilyne canto, robinson stévenin, pierre niney et adrien jolivet
29.08.2010
MA SEMAINE AU CINEMA (et au théâtre)
Cliquez sur le titre des films pour retrouver mes articles.

LA RIVIERE TUMEN de Zhang Lu***


LE BRUIT DES GLACONS de Bertrand Blier **

600 KILOS D'OR PUR de Eric Besnard **

D'AMOUR ET D'EAU FRAÎCHE de Isabelle Czajka **

JOSEPH ET LA FILLE de Xavier de Choudens *








18:30 Publié dans BILAN DE LA SEMAINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : joseph et la fille de xavier de choudens, jacques dutronc, hafsia herzi, cinéma, d'amour et d'eau fraÎche de isabelle czajka, pio marmaï, anaïs demoustier, salt de phillip noyce, angelina jolie, august diehl, liev schrieber, chiwetel ejiofor, la riviere tumen de zhang lu
25.08.2010
D'AMOUR ET D'EAU FRAÎCHE de Isabelle Czajka **

Mais je le répète Pio et Anaïs sont irréprochables !
08:00 Publié dans 4 ** INTERESSANT | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : d'amour et d'eau fraÎche de isabelle czajka, cinéma, pio marmaï, anaïs demoustier, laurent poitrenaux
23.05.2010
MA SEMAINE AU CINEMA ET AILLEURS...
Cliquez sur les titres pour retrouver l'article.
BERNARD BLANCAN, SANDRA M., IN THE MOOD FOR CANNES, FESTIVAL TOUT çA...
L'ENFANCE DU MAL de Olivier Coussemacq **
COPIE CONFORME de Abbas Kiarostami *
SI J'AVAIS ETE PRESIDENTE DU JURY A CANNES (de 1946 à 2009)
18.05.2010
L'ENFANCE DU MAL de Olivier Coussemacq **


Une nuit, le juge Van Eyck qui vit avec sa femme dans une grande maison bourgeoise de province découvre une jeune fille couchée dans une cabane au fond de leur jardin. Céline leur apprend qu'elle vit là depuis deux semaines. Ils l'accueillent pour une nuit et décident de la conduire le lendemain aux services sociaux de la ville. Mais Céline, à force de douceur et de gentillesse va réussir à séduire d'abord le mari, puis la femme qui était très réticente au début.
On découvre rapidement que Céline ment, sur son âge d'abord. Elle a tantôt 16 ans, tantôt 15 ou 14 suivant les circonstances. Mais aussi sur ses origines. Elle se dit orpheline. Elle prétend qu'elle a quitté sa famille d'accueil. Tout va, au fur et à mesure se révéler un peu faux et un peu vrai. En fait Céline a un objectif très précis et sa présence chez les Van Eyck n'est absolument pas due au hasard. Je ne vous dévoile pas tout ce que l'on découvre au fil de l'intrigue car le spectateur entre dans la confidence avant même les personnages. Rien n'est vraiment époustouflant dans tout ce que l'on apprend et ce film tient davantage par son atmosphère tendue, oppressante. Ce huis clos qui se déroule en grande partie dans la maison/musée où tout semble ne pas avoir bougé depuis des décennies, est pendant un temps "aéré" par la présence et la jeunesse de Céline qui bouscule complètement les habitudes de ce couple sans enfant en y mettant un peu de vie et de gaité. Rapidement on sent poindre les failles, le trouble et l'on pressent le drame.
Par contre, je n'ai absolument rien compris à la présence du personnage de Romain, petit ami tueur de chiens, même si son rôle finit par être déterminant...
L'interprétation des deux acteurs principaux est l'autre atout. Je n'ai jamais apprécié le jeu pincé de Ludmila Mikaël. Cette fois-ci non plus.
Par contre Pascal Greggory, tout rigide dans ses beaux costumes, se dissimulent d'abord derrière sa fonction et ses livres de droit pour finir par laisser craquer le vernis et perdre pied, est excellent.
Mais c'est évidemment la présence d'Anaïs Demoustier qui est essentielle. Sa performance est comme toujours extraordinaire. Toute menue, avec son sourire et son visage d'ange, elle est Céline, tout à fait crédible en gamine de 15 ans alors qu'elle en a 23 dans la vie. Si ce n'est par quelques mouvements d'agacement par moment, on a du mal à imaginer que cette petite poupée puisse manigancer un plan macchiavélique.
08:14 Publié dans 4 ** INTERESSANT | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : l'enfance du mal de olivier coussemacq, pascal greggory, anaïs demoustier, ludmilla mikaël, cinéma
30.05.2009
Sois sage de Juliette Garcias ***


Nathalie qui veut qu’on l’appelle Eve commence un nouveau boulot de livreuse de pain dans la campagne profonde et bourguignonne. Très vite, on s’aperçoit qu’elle ment à tout le monde et peut-être aussi à elle-même. Elle s’invente un « fiancé » qui n’est jamais ni jamais tout à fait le même, ni tout à fait un autre, selon qu’elle change d’interlocuteurs. Tantôt il l’attend en Angleterre, tantôt il est mort dans un accident de voiture, ou marié et ne peut la voir comme il le souhaiterait, ou il lui offre des chemisiers qu’elle doit porter pour penser à lui… Tout est étrange dans son comportement. Sa façon de surveiller ce couple et ce bébé en se cachant dans la forêt. Son habitude de ne pas répondre aux questions ou de ponctuer ses dérangeantes réponses d’un sourire lumineux et irrésistible. Jusqu’à ce que l’homme qu’on aurait pu croire inventé de toute pièce apparaisse. Peu à peu, on se met à comprendre pourquoi Nathalie/Eve est si seule, tellement bizarre, pour ne pas dire complètement dérangée.
Alors qu’on se met de plus en plus à imaginer les pires choses, c’est le plus abominable des crimes qui va nous être révélé !
L’étonnante réalisation bercée parfois par un concerto pour piano à quatre mains de Schubert (je crois), que des bruits angoissants ou de longs silences viennent interrompre est à la fois élégante et oppressante. La réalisatrice développe un travail étonnant sur les sons, les couleurs, les lumières et les matières qui confère à l’ensemble un paradoxe incroyable entre la beauté, la douceur, la chaleur qui règnent dans la campagne environnante et la noirceur du drame qui se dessine peu à peu. Certaines scènes sont à la limite du soutenable : la manucure spéciale de Eve, les scènes avec le bébé, l'ultime rencontre entre deux personnages...
Bruno Todeschini me semble faire preuve d’un véritable courage pour interpréter avec finesse, sobriété et ce qu’il faut d’ambiguïté le rôle d’un homme à ce point haïssable.
Inconfortable et perturbant, ce premier film de la réalisatrice est portée par une toute jeune actrice, Anaïs Demoustier, qui garde encore sur le visage les taches de rousseur et les joues rondes de l’enfance. Elle fait pourtant preuve d’une étonnante maturité pour interpréter cette fille perdue à cause de l’amour ou plutôt des prétendues preuves d’amour les plus inconcevables et inadmissibles qui soient. Elle est extraordinaire, pure, dure, fragile et inquiétante, bouleversante.
08:37 Publié dans 3 *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : sois sage, juliette garcias, anaïs demoustier, cinéma






