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C'est reparti mes Kikis. Vous devez trouver le titre du film d'après le morceau d'affiche ci-dessous. Les règles sont toujours les mêmes et en ce début d'année (scolaire) je serai intraitable :
- une seule réponse à la fois par personne,
- attendre que j'ai validé la réponse avant de rejouer,
- si vous êtes l'un des heureux gagnants... attendez que les 5 gagnants aient été trouvés pour rejouer...
LES GAGNANTS SONT : Yohan, Gaël, Sopel, Mister Loup et Marion.
Vous êtes vraiment toujours aussi forts. GAME OVER. merci.
1
LA NATIVITE trouvé par Mister Loup
2
LE JOURNAL D'UN CURE DE CAMPAGNE trouvé par Marion
3
LE CRIME DU PERE AMARO trouvé par sopel
4
LA MESSE EST FINIE trouvé par Nico
5
INTOLERANCE trouvé par sopel
6
STIGMATA trouvé par Nico
7
ADAM'S APPLES trouvé par Fabian
8
THE MAGDALENE SISTERS trouvé par Gaël
9
UN POISON VIOLENT trouvé par Yohan
10
JESUS DE MONTREAL trouvé par Mister Loup
Synopsis : Un monastère perché dans les montagnes du Maghreb, dans les années 1990. Huit moines chrétiens français vivent en harmonie avec leurs frères musulmans. Quand une équipe de travailleurs étrangers est massacrée par un groupe islamiste, la terreur s’installe dans la région. L'armée propose une protection aux moines, mais ceux-ci refusent. Doivent-ils partir ? Malgré les menaces grandissantes qui les entourent, la décision des moines de rester coûte que coûte, se concrétise jour après jour…
Ce film s’inspire librement de la vie des Moines Cisterciens de Tibhirine en Algérie de 1993 jusqu’à leur enlèvement en 1996.
Oui je sais, annoncé comme ça, sans préavis ça peut être violent ! Je m'excuse auprès des âmes sensibles qui viennent chercher ici leur bonheur quotidien mais qui trouveront néanmoins la route ouverte pour laisser leurs commentaires, mais sans obtenir de réponses de ma part (je sais, c'est cruel !)...
Si pour vous les vacances ne sont déjà plus qu'un merveilleux souvenir, en ce qui me concerne elles commencent aujourd'hui et j'avoue que quelques jours supplémentaires et ce n'est plus à genoux que je m'y rendais mais en rampant tel le mollusque inverterbré accablé de fatigue et de haine de l'espèce humaine que je suis devenue...
Cela dit je ne suis pas une ingrate et je vous laisse en bonne compagnie puisque vous pouvez découvrir ci-dessous, 7 cro-vilains parmi les nombreux qui ont sévi sur les écrans. C'est Fred (la cinégirl aux velus) qui m'en a inspiré l'idée et l'envie qui lui avaient été elles-mêmes sussurées par la Pellicule Brûle. Bien sûr il me paraît quasi infaisable d'égaler la proposition de Marc Shift qui place "le dos d'Adolph Hitler" en tête des malfaisants !!! mais quand même, question gangrénés de la tête, il y a ce qu'il faut sur l'écran noir de nos nuits blanches.
Les tauliers de la Pellicule qui m'ont tout l'air de ne pas être des moitiés de rigolos, proposent donc de réaliser un Top 7 (dites le tout haut, vous verrez, ce sont des marrants ces mecs là) des pires pourris de cinéma, et la Fred pousse le vice jusqu'à souhaiter qu'il n'y ait pas de doublons... c'est-à-dire qu'il ne faut pas citer un mauvais qu'un autre aurait déjà cité ! Non, mais ho, et puis quoi encore !!!
Voici donc mon TOP7AMOI.
N'ayant pas réussi à les classer par ordre de pourrissage... du plus au moins ou réciproquement... je vous les livre donc brut de décoffrage par ordre d'apparition dans nos salles (du plus récent au plus ancien) ce qui permet à MON Casey d'être en tête de gondole (si je suis pas trop maligne moi alors !).
Casey Affleck /Lou Ford dans The Killer Inside me
Lou est un garçon très propre sur lui à qui la maman a oublié d’expliquer qu’il ne fallait pas passer ses nerfs sur le visage des filles en les prenant pour des punching balls jusqu’à ce que mort s’ensuive. Ce qui est beaucoup moins rapide qu’avec un objet contondant (style tronçonneuse ou hache à la mode Patrick Bateman). Car oui, Lou n’utilise que ses mains pour réduire les filles en bouillie. Et il le fait contraint et forcé par les circonstances avec un sourire d’ange déchu et en s’excusant au préalable. Faute avouée est à moitié pardonnée non ?
Gollum/Andy Serkis dans le Seigneur des Anneaux
Après avoir tué son cousin Déagol pour s'emparer d'un anneau mystérieux trouvé par hasard, le hobbit Sméagol se prend de passion pour cet anneau maléfique au contact duquel il se transforme peu à peu en un monstre quasi immortel qui se dégrade au fil des siècles. La perte de l'anneau fait de lui une pauvre créature errant à travers la Terre du Milieu prête à toutes les traîtrises pour retrouver son "précieux".
Norman Bates/Antony Hopkins Perkins dans Psychose
Norman Bates est un très gentil garçon perturbé et taciturne qui vit seul avec sa maman qu'il aime dans un motel inquiétant que tout humain normalement constitué devrait s'empresser de fuir, surtout si cet humain est une jeune femme seule. Mais si ça se passait comme ça, il n'y aurait pas de film et nous ne pourrions pénétrer le cerveau malade et schyzophrène de Norman et vivre les scènes les plus traumatisantes qu'il soit permis de voir au cinéma.
Edit de dernière minute : les voies Haut et Fortiches étant capricieuses ces temps ci... et bien qu'ayant enregistré à plusieurs reprises ma looooooooongue note... elle a finalement disparu en partie, Mon Topsept s'est donc par désenchantement transformé en un Top 3... Je sais bien que ça n'a plus trop d'allure mais je n'ai ni le temps ni la patience de recommencer tout mon laïus... sachez que mes autres pourris étaient :
John Doe/Kevin Spacey
Patrick Bateman/Christian Bale
Nicole Horner/Simone Signoret
Commode/Joachin Phoenix
Tant pis.
Bye bye donc. Ne lâchez rien, soyez fidèles et allez au cinéma, vous me raconterez !
Je regarde son étonnante filmographie et je m'aperçois qu'à part le premier, j'ai vu tous ses films et même si ceux de 2005 et (hélas !) 2010 ont été pour moi les moins réussis, il aura été l'un de ceux qui marquent à jamais une vie de cinéphile.
Et s'il fallait n'en choisir et n'en retenir qu'un, ce serait, sans aucune hésitation celui-ci, pour son sujet audacieux, sa musique éblouissante, sa réalisation étourdissante et Guillaume... pour toujours.
Pour gagner, vous n'avez qu'à me dire à qui appartiennent ces jolies quenottes.
UNE SEULE REPONSE PAR PERSONNE. ATTENDEZ D'AVOIR LA REPONSE POUR RETENTER VOTRE CHANCE. MERCI.
LES GAGNANTS SONT : Nanou, sopel, Mister Loup, Dom et sternelle.
GAME OVER.
1
GARY OLDMAN trouvé par sopel
2
KLAUS KINSKI trouvé par nanou22
3
ROBERT PATTINSON trouvé par Pashmina
4
GERARD MDR BUTLER trouvé par Dom
5
Blood trouvé par marion
6
CATHERINE DENEUVE trouvé par Mister Loup
7
TOM CRUISE trouvé par sternelle
8
KATE BECKINSALE trouvé par Dom
9
CHRISTOPHER LEE trouvé par sopel
10
DANNY HUSTON trouvé par Domi
Synopsis du film Vampires : Une chaîne de télévision est contactée par une communauté de vampires belges pour un reportage. Après quelques essais manqués (qui coûtent la vie aux reporters envoyés sur place), une équipe parvient à pénétrer le quotidien de la famille de Georges Saint-Germain, sa femme Bertha, Samson son fils incapable et sa fille Grace en pleine crise d’adolescence. Une famille normale quoi.
Et si vous voulez tout connaître sur vos vampires préférés au cinéma, rendez-vous ICI pour retrouver les meilleurs.
Une fois n'est pas coutume, c'est au théâtre que je me suis rendue vendredi soir. Et pas n'importe lequel puisque le Théâtre du Peuple à Bussang créé en 1895 par Maurice Pottecher et classé monument historique depuis 1975 est un endroit unique en France. Il est construit entièrement en bois et la voûte au plafond forme un navire retourné. Chaque spectacle a la possibilité à un moment donné de supprimer le fond de la scène qui s'ouvre alors sur la forêt vosgienne.
Chaque été (il est donc trop tard pour cette année :-( ) deux spectacles sont proposés, un l'après-midi et un le soir dont le point commun est sans conteste l'originalité. Si vous passez dans la région, n'hésitez pas à visiter ce lieu unique vraiment fascinant et pour le moment, vous pouvez toujours vous rendre sur le site ICI.
J'ai donc pu voir "Le gros, la vache et le mainate" une opérette barge de Pierre Gillois mise en scène par Bernard Ménez.
Et je peux dire qu'on n'a pas été trompés sur la marchandise, car barge, ça l'est, bel et bien ! Ecoutez ça : deux hommes vivent ensemble et s'aiment. L'un d'eux attend un enfant. Ils décorent la chambre du futur bébé, reçoivent la visite de deux de leurs vieilles tantes irascibles qui se chamaillent sans cesse et vont s'installer chez eux en attendant la naissance ! ça n'a l'air de rien peut-être mais sachez aussi que tous les rôles sont tenus par des hommes, qu'il y a un pianiste (le très talentueux Laurian Daire) sur la scène, que les numéros chantés sont drôles et dynamiques, que l'auteur de la pièce (également comédien) n'hésite pas à venir sur scène pour modifier à sa convenance tel dialogue ou telle situation, qu'une scène peut être interrompue au bon vouloir d'un comédien qui n'apprécie pas son monologue, que les portraits au mur peuvent se mettre à chanter, et tout ce bazar est agrémenté de trois strip-teases (qui finissent en nu intégral comme dit Charles !) grâce au très gracieux Luca Oldani qui sera tour à tour pompier, facteur ou ambulancier...
La fantaisie et la cocasserie ne sont pas les seuls atouts de la pièce qui, il faut bien insister, n'est pas à mettre entre toutes les oreilles et devant tous les yeux. Le moins que l'on puisse dire c'est que l'auteur n'a pas fait dans la dentelle et le côté provoc' ou franchement "trash" par moments peut en heurter certains. De vieilles tantes libidineuses, un bébé maltraité, la mort dont on se moque, un échange vraiment politiquement incorrect sur les "pauvres" sont autant de sujets qui font grincer quelques dents. J'avoue que moi, j'ai ri, beaucoup !
Luca Oldani et Pierre Gillois.
Au casting de cette folie, deux "vieilles" gloires de la Comédie Française et du théâtre, Pierre Vial et Jean-Paul Muel absolument délirants, l'auteur lui-même Pierre Gillois, Bernard Ménez et le très charmant Luca Oldani, le plus souvent sans vêtement pour le régal des yeux.
Un petit aperçu :
Et pour ceux que ça tente, Mister Loup a trouvé les dates et lieux de la (petite) tournée :
- Mulhouse, 13 et 14 octobre 2010, La Filature - Alès, du 19 au 21 octobre 2010, Le Cratère - Liège, du 7 au 11 décembre 2010, Théâtre de la Place.
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Mais j'avoue que la découverte du comédien surdoué qu'est Olivier Martin-Salvan est ce qui m'a le plus enchantée. D'ailleurs je me suis immédiatement procurée le DVD de son spectacle que j'ai regardé hier. Il s'agit de "Ô Carmen" un opéra clownesque. Seul en scène, accompagné du pianiste Aurélien Richard, il interprète tous les rôles avec une fougue et un talent inouïs en mélangeant l'art lyrique, le burlesque et la pantomime. Je suis fan.
Virgil met au point avec son ami Lionel le casse d'une mine d'or en plein coeur de la forêt guyanaise. Les rejoignent Rémi un français qui traficote déjà sur place, Georges qui s'ennuie ferme dans son restau en France et a besoin d'action et Enzo un bel aventurier énigmatique. Lionel se fait assassiner et sa femme Camille, n'ayant plus rien à perdre prend sa place dans le groupe. Le casse se passe à merveille et 600 kilos d'or pur sont subtilisés au nez et à la barbe de la "Canadian Gold". Souhaitant sauver une indigène enceinte, Camille retarde le départ de l'hélicoptère qui endommagé, est obligé de se poser en urgence. Dans l'impossibilité de transporter 600 kilos d'or à pieds dans un milieu hostile, les "amis" (hum, hum) enterrent le butin (qu'ils comptent évidemment récupérer plus tard) et entreprennent d'échapper à leurs nombreux poursuivants en pleine jungle...
En ne se montrant pas trop regardant face au dernier "acte" qui force un peu trop sur le mythe du bon sauvage et s'il n'a pas d'autre prétention que de divertir, il est possible de passer un agréable moment devant ce film d'aventures en terrain très hostile. Les méchants sont très méchants et cherchent à faire la peau aux héros, mais ils ne sont pas les seuls dangers à affronter. Notre équipe de traqués aura à faire face à une végétation, une faune et un climat très inamicaux et sera décimée progressivement sans que les survivants n'en soient émus. Un d'entre eux sera grignoté par un serpent d'eau, un autre par une plante très urticante, un troisième fera une rencontre pas sympathique avec une machette et j'en passe. Les acteurs n'ont rien d'autre à faire qu'à prouver qu'ils peuvent être jolis très bronzés en marcel qui colle à la peau, être héroïques ou démontrer comment l'appât du gain révèle la nature humaine...
Par contre la faute impardonnable est de faire disparaître Jean-Pierre Martins dans le premier quart d'heure !
Un homme seul marche d'un pas décidé, s'arrête à la grille d'une grande bâtisse et s'annonce comme étant le cancer de Charles, écrivain célèbre retranché derrière ces hauts murs depuis que la gloire, sa femme et son fils l'ont quitté. Il vit là avec Evguénia une très jeune russe qu'il ne va pas tarder à chasser. Sa bouteille de blanc et son saut à glace ne le quittent pas. Dès le réveil il boit des litres et des litres de vin. Depuis longtemps manifestement puisque c'est semble t'il son alcoolisme qui fait fuir tout le monde autour de lui ainsi que son inspiration. Seul Louisa, sa fidèle bonne veille discrètement sur lui ! Malgré la "vie de merde" que lui décrit son cancer, Charles n'est pas du tout prêt à mourir et se montre quelque peu récalcitrant à accueillir les métastases...
Dès que Jean Dujardin et Albert Dupontel sont en présence et commencent à s'échanger leurs répliques, aucun doute ne subsiste, on est bel et bien chez Blier et même du grand Blier puisqu'on retrouve des accents du génial "Buffet froid" et des joutes verbales surréalistes entre Serrault et Depardieu. Il n'est pas aisé de parler de tumeur, de cancer, de métastases, de chimio et de mort et de réussir à faire rire. Evidemment Blier y parvient parce que les deux comédiens face à face s'en donnent à coeur joie au cours de leurs empoignades et altercations. Mais l'émotion survient également à cause de ou plutôt grâce à l'interprétation parfois désespérée d'un Jean Dujardin très à l'aise dans le phrasé et l'absurdité de l'univers de Blier et qui a l'intelligence de ne pas surjouer l'homme ivre qu'il est du matin au soir en titubant ou bafouillant comme il arrive parfois. Les deux acteurs, en harmonie, vraiment parfaits, sont tour à tour la victime et le bourreau, le fragile et le robuste, le dominant et le dominé. Il arrive même que Charles le malade doive réconforter "son" cancer qui a un petit coup de mou face à l'ampleur, à la difficulté et la noirceur de sa tache.
Avec son audace, son irrévérence et évidemment un rien de provocation parfois, Blier nous fait approcher la mort et les angoisses qui doivent forcément l'accompagner lorsqu'elle est annoncée. Mais aussi nous interroge sur notre façon de réagir, de l'affronter, de l'accepter ou de la refuser. Et puis, est-il possible aussi que lorsque tout va vraiment mal, on puisse en arriver à se fabriquer tout seul une maladie ? Blier pousse sa folie (douce) jusqu'à envisager un remède à un mal encore souvent incurable.
Loin de moi l'envie ou l'idée d'enterrer prématurément Blier évidemment, mais c'est toujours émouvant de découvrir un réalisateur qui vieillit s'interroger aussi précisément sur la faûcheuse !
Alors pourquoi deux étoiles me direz-vous ? J'y viens. Dans ce film il y a deux garçons fabuleux. Qu'ils soient ensemble ou séparés, ils portent chacune de leur scène très très haut. Mais il y a aussi des filles. Je passe rapidement sur Christa Théret qui ne sert à rien, disparaît rapidement et est aussi insignifiante que mauvaise actrice. Ce qui a vraiment, mais alors vraiment gâché mon plaisir... c'est Anne Alvaro !!! Aaaaaaaaaaaaaaannne AAAAAAAAAalvaro ! Seigneur !!! Avec son masque de cire imperturbable, ses allures de corbeau noir (n'est-elle pas d'ailleurs la porte-poisse de cette grande maison dans laquelle elle voit se succéder de nombreux "parisiens" ?), ses grands yeux inexpressifs comme figés sur l'horreur, sa tristesse insondable, son jeu limité et outré... elle justifie à tout jamais l'emploi et l'existence du mot INSUPPORTABLE ! Or, à peu près à la moitié, elle s'empare du film pour ne plus le lâcher et je m'attends toujours à ce qu'elle se mette à déclamer du Racine, du Corneille ou du Shakespeare de sa voix pédante et affectée ! Elle est censée incarner la tendresse, être les bras dans lesquels chacun rêve de se jeter pour être enlacé, réconforté, rassuré... elle est pour moi repoussante exactement, précisément l'inverse, froide et effrayante. Et je trouve que le couple qu'elle forme avec Dujardin ne fonctionne absolument pas.
Il y a une véritable et impardonnable erreur de casting entre elle et l'adorable Myriam Boyer qui aurait selon moi symbolisé à merveille la femme à la fois sensuelle et maternelle voire maternante que réclamait le rôle et que chaque garçon du film semble rechercher. Bref, Anne Alvaro a bel et bien gâché le bruit de mes glaçons par une crise d'urticaire géant.
Blier se fait plaisir avec un groupe de flamenco qui débarque brusquement sans aucune explication et une scène de provocation gratuite qui n'apporte strictement rien lorsqu'il fait dire à un jeune garçon de 16 ans qui vient de coucher avec la femme (de presque 60) qui l'a élevé qu'il vient de vivre le plus beau moment de sa vie. Mais on ne peut pas lui en vouloir pour ça, il est comme ça Béber.
Syracuse est pêcheur sur les côtes sauvages d'Irlande. Séparé de sa femme, il s'occupe néanmoins de sa fille Annie, une gamine surdouée et très mature en fauteuil roulant qu'il emmène régulièrement pour sa dialyse en attendant un donneur de rein compatible. Un jour de pêche pas comme les autres, il remonte dans ses filets une fille qu'il parvient à réanimer à la manière du Prince Charmant... Dès qu'elle fait la connaissance de l'étrange fille qui ne veut être vue de personne, Annie est persuadée qu'il s'agit d'une sirène avec toute la mythologie et la magie que cela suppose. La fille ne dément pas et se fait appeler Ondine. Annie, tout comme son père vont rapidement s'attacher à cette créature belle, troublante et fascinante. La pêche devient miraculeuse, les filets se remplissent de poissons, Syracuse est persuadé que le chant d'Ondine en est reponsable, l'amour peu à peu s'empare d'Ondine et de Syracuse...
Il s'agit d'un film comme un rêve, comme un conte, donc comme on en fait plus. Que c'est beau mais que c'est beau !!! Et que ça fait du bien de se laisser emporter par le courant d'un amour aux portes du réel. De laisser voguer son imagination au gré des flots. Il suffit d'y croire et tout peut devenir magique. Il suffit d'une petite fille qui vous en persuade et avec qui on a envie d'y croire. Et aussi d'une fille belle comme on en fait plus qui ne vous permet plus de douter. Et d'un garçon aussi qui n'a pas envie que ça s'arrête parce qu'il découvre l'amour.
Et puis il y a l'Irlande si sauvagement ardente et qui se prête si joliment aux légendes et aux chants d'une sirène, l'actrice Alicja Bachleda, sublime, faite pour le rôle. Entrecoupé de scènes hilarantes où Syracuse (Colin Farrell, décidément de plus en plus irrésistible, en mode charme intégral avec accent irish à couper au couteau) commence chacune de ses confessions au curé (Stephen Rea, super !) par "Je m'appelle Syracuse, je suis alcoolique et je suis abstinent depuis...", de quelques drames, d'un peu de magie, d'infiniment de romantisme pour détourner le quotidien, ce film est un beau film, avec de beaux acteurs et une belle histoire.
Le cinéma est parfois merveilleux. J'en redemande. Alors ne laissez pas ceux qui n'aiment pas vous détourner de ce petit bijou. Les contes, il suffit d'y croire un instant, ça ne peut pas faire de mal.
Evelyn Salt (Eve pour les intimes...) est un des meilleurs agents que compte la CIA. Jusqu'au jour où un vilain pas beau l'accuse d'être un agent double au service de la Russie chargée d'exécuter le Président russe lors d'une visite à New-York. Arrêtée par ses confrères qui veulent l'interroger, elle s'échappe, ce qui ne fait évidemment que décupler les soupçons à son égard. Poursuivie par les deux camps, Eve va mettre tout son savoir faire en oeuvre pour tenter de s'en sortir. Mais pour quelle raison précisément ? Pour mettre à exécution sa mission ou pour prouver son innocence ? Ben oui au fait "Qui est Salt ?". Vous le saurez en allant voir ce film, un pur divertissement qui fait ressurgir les fantômes de la guerre froide, les menaces d'attaque nucléaire et remonte jusqu'à l'assassinat de JFK par un certain Lee Harvey Oswald qui avait fait un long séjour en ex URSS...
Pas le temps de souffler un instant pendant cette heure et demie de course poursuite où Angelina ne ménage pas ses talents de sportive pour nous faire trembler avec elle. Je ne me souviens pas avoir vu une fille courir autant dans un film. Eve/Angie est un mélange de James Bond pour la classe et la sexytude et de Jason Bourne pour la fougue et le talent. Elle est capable de vous bidouiller une arme de destruction massive avec les moyens du bord, un extincteur, des tuyaux et un bidon d'eau de javel... et de s'en servir. Elle déboulonne des molosses surarmés et surentraînés en moins de temps qu'il ne le faut pour dire "tarte aux myrtilles" et sans froncer les sourcils. Elle saute d'un pont d'autoroute à l'autre et atterrit sur un camion en marche, elle enfourche une harley et n'a besoin de personne, elle saute d'un hélicoptère en vol avec des menottes aux poignets, elle s'échappe et crapahute pieds nus sur une corniche pour sauver son petit chien, elle retient bravement ses larmes quand il arrive bien des misères à son chéri d'amour, elle se fait péter le nez sans pleurer... et j'en oublie.
Cette femme est un surhomme et c'est Angelina Jolie que j'aime d'amour parce qu'en brune, en blonde, en garçon, avec un bonnet sur la tête, sans culotte, de face, de profil, de dos, en croquenots, en tallons aiguilles, elle est divine, elle est sympathique, elle est capable de sauver le monde et de repeupler la planète sans l'aide de personne. Elle EST le film à elle toute seule.