10.01.2010

MA SEMAINE AU CINEMA

LA MERDITUDE DES CHOSES de Felix Van Groeningen ***

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MES COUPS AU COEUR
EstherEstherLa Merditude des ChosesBright StarUne vie toute neuve

 

08.01.2010

Bright Star de Jane Campion **

Bright StarBright StarBright Star

John Keats, jeune poète pauvre de 23 ans et sa voisine Fanny Brawne font connaissance et commencent par être comme chien et chat puis rapidement happés, envahis par un amour bouillonnant qui les submergent.

Le meilleur ami de Keats et la mère de Fanny tentent de s’opposer à cet amour que seule la mort pourra anéantir.

Cette histoire est d’un romantisme insensé et d’une pureté rare. Les deux amoureux s’effleurent, du bout des doigts, du bout des lèvres et s’en contentent manifestement. Ce qui les enchante et les transporte au-delà de tout sont les mots et les lettres qu’ils s’échangent qui les embrasent littéralement.

Devenus plus qu’amis, vivant sous le même toit mais dans des chambres séparées, Fanny couturière élégante mais pas sotte demande à John de lui apprendre la poésie. Elle semble mieux que quiconque comprendre le talent du jeune homme dont le premier ouvrage est massacré par la critique.

Les poèmes de Keats comme ce film sont hantés et habités par la beauté, beauté évidente bien que pas classique des interprètes, beauté de la nature caressée par la caméra amoureuse de Jane Campion, beauté des textes et l’imminence de la mort « Je rêve que nous sommes des papillons n'ayant à vivre que trois jours d'été..." Cette proximité de la mort et la noirceur de certains textes n’effraient en rien la jeune fille qui aime à s’en rendre malade à la moindre séparation. Tout comme le jeune homme qui affirme « J’ai l’impression de me dissoudre » dès qu'il s'éloigne de son aimée.

Malgré ce souffle d’un romantisme exacerbé, la perfection de l’ambiance, de la nature luxuriante, lumineuse et colorée, des intérieurs élégants et moelleux, de la jeunesse et de la fougue des deux acteurs parfaits, Ben Whishaw et Abbie Cormish (impressionnant sosie de Nicole Kidman), de leurs sentiments fiévreux et exaltés, malgré mon attirance pour les romances délicieuses et enivrantes du XIXème siècle, et mon cœur de midinette qui ne rêve plus du prince charmant, à aucun moment je n’ai été transportée et enivrée par cet amour. Il semble que les deux tourtereaux soient plus amoureux de l’idée qu’ils se font de l’amour que de la personne cause de tous leurs tourments. Ils ne paraissent jamais si ardents que lorsqu’ils sont séparés.

En outre, on ne comprend pas bien les oppositions à leur union puisqu’ils vivent sous le même toit… Et le personnage de Brown l’ami omniprésent et empêcheur de s’aimer en rond est horripilant comme il est rare qu’un l’acteur puisse l’être.

Incroyable qu’un film romantique aussi tragique m’ait laissé les yeux secs. Il est d'une élégance folle, empli d'images et de sentiments sublimes mais m'a toujours tenue à distance.

Cela dit le générique de fin est l’un des plus beaux que j’ai jamais entendu… mais le rendez-vous est quand même manqué selon moi et je le regrette infiniment.

 

"Cette main vivante, à présent chaude et capable

D’ardentes étreintes, si elle était froide

Et plongée dans le silence glacé de la tombe,

Elle hanterait tes journées et refroidirait tes nuits rêveuses

Tant et tant que tu souhaiterais voir ton propre cœur s’assécher de son sang

Pour que dans mes veines coule à nouveau le flot rouge de la vie,

Et que le calme revienne dans ta conscience – regarde, la voici, –

Je te la tends."

08.10.2006

A star is born !

Le cinéma, c’est le 7ème Art… ce qui revient à dire qu’il y en a quand même 6 avant lui ! Néanmoins quel que soit ce que vous en attendez, les plaisirs y sont multiples et variés. Si vous êtes complètement allergiques aux adaptations d’oeuvres littéraires au cinéma, essayez de forcer votre nature, résistez et partez à la découverte d’un Acteur Majuscule car de telles évidences ne sont pas fréquentes et c’est bien beau et bien bon à vivre !

Voici quelques mots pour vous présenter ce prodige donc, et tenter de vous convaincre. Il s’appelle Ben Wishaw (et je sais, il est beaucoup plus beau, beaucoup trop beau pour être Jean-Baptiste Grenouille. Néanmoins, IL L’EST). Il est né le 14 Octobre 1980 à Hitchin, Herfordshire, Angleterre.

Issu de la Royal Academy of Dramatic Art, il obtient son diplôme au printemps 2003 et fait ses premiers pas au cinéma avant même d'intégrer cette prestigieuse école en interprétant dès 1999 des rôles secondaires dans le film « La Tranchée » de William Boyd, ainsi que dans le drame français de Michel Blanc « Mauvaise Passe »

Il se partage ensuite entre petit et grand écran, et tourne ainsi en 2003 dans « Délire d’Amour » de Roger Michell, présenté en 2004 au Festival du Film Anglais de Dinard. Il fait ensuite une incursion dans le monde du théâtre en jouant sur la scène du National Theatre dans l'adaptation de la trilogie A La Croisée des Mondes de Philip Pullman.

Nulle surprise qu’il ait été applaudi pour sa prestation dans une version revisitée d'Hamlet de Trevor Nunn, il en a la fièvre, le romantisme absolu et l’intensité.

Il a rejoint le casting du biopic sur les Rolling Stones, pour lequel il incarne Keith Richards qui doit sortir prochainement en France.

Pour le moment c’est dans l’adaptation du best-seller de Patrick Süskind « Le parfum » que l’on peut l’admirer et le découvrir. Ce rôle est pour lui une étape et une épreuve car il sait mieux que quiconque à quoi il s’expose en incarnant ce personnage qui a tant marqué les lecteurs !!!

Je vous le répète, au-delà du film dont j’ai déjà dit tout le bien que je pensais, voir Ben Whishaw littéralement possédé par ce rôle gigantesque est une aventure en elle-même. Voir ce corps et ce visage frémissants, fragiles, délicats, vulnérables offrir une interprétation de cette intensité, de cette qualité est un des bonheurs que je réclame et que j’attends du cinéma. C’est exaltant !

Excessive, moi ???