NEW YORK, I LOVE YOU *** de Fatih Akin Yvan Attal Allen Hughes Shunji Iwai Wen Jiang Shekhar Kapur Joshua Marston Mira Nair Natalie Portman Brett Ratner Randall Balsmeyer






En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.







Ibrahim quitte sa province où il laisse sa femme enceinte pour tenter de trouver du travail à Téhéran. Hélas dans celle ville bouillonnante de plusieurs millions d'habitants la vie n'est pas aussi simple qu'il l'a imaginée. Il se résout à faire la manche dans les rues et il loue un bébé à la mafia locale car il est persuadé que les gens sont plus généreux si on mendie avec un bébé dans les bras. Un jour de forte chaleur, Ibrahim préfère laisser le bébé à son co-locataire, un jeune homme pas très équipé en neurones qui se le fait voler par une prostituée qu'il a prise pour une étudiante. Retrouver le bébé ou payer la somme équivalente à la mafia, voilà à quoi Ibrahim est confronté. Deux missions absolument périlleuses et vraiment pas gagnées d'avance ! Et ce garçon venu de la campagne va devoir plonger dans un monde inconnu de lui et approcher des mafieux, des proxénètes, des truands pour s'en sortir.
Ce premier film très abouti est une véritable curiosité et on a autant envie de s'attarder sur son histoire pas banale et menée rondement avec énormément d'énergie et de nombreux rebondissements que sur la façon dont il a été filmé. En effet, le réalisateur, farouche opposant au président Ahmadinejad qu'il rend responsable de tous les maux et de l'état actuel de l'Iran, n'ayant aucune autorisation pour tourner, s'est quand même résolu à le faire de façon clandestine. Tourner en 18 jours un vrai polar qui traite d'un trafic de bébés organisé par des mafieux sans scrupules en évoquant en même temps l'état de la société, le manque de travail et ignorer la loi relèvent de la prouesse. Et cet exploit est d'autant plus admirable que le film est une réussite remarquable qui tient le spectateur en haleine avec des personnages qui semblent s'exposer de plus en plus aux ennuis avec affolement à mesure que l'histoire progresse.
Malgré la liberté et l'audace de Nader T. Homayoun, j'étais surprise, lorsque la femme d'Ibrahim le rejoint de constater à quel point ils sont complices et manifestement heureux ensemble et pourtant restent toujours très distants physiquement. J'ai appris plus tard qu'il était interdit de filmer un homme et une femme qui se touchent. Les acteurs sont toujours sous la contrainte de la censure islamique, les femmes ne peuvent apparaître sans voile. C'est ce genre de compromis que le réalisateur a dû admettre pour ne pas exposer les acteurs ou son équipe. Cela paraît à la fois inconcevable et révoltant mais dans ce pays, tourner un film est dangereux.
Découvrir Téhéran, ville tentaculaire, son métro, ses embouteillages, ses quartiers chics, ses bas-fonds et sa misère et s'immerger dans un polar aux multiples péripéties jusqu'à la toute dernière scène (magnifique) qui réserve la toute dernière surprise est une aventure pas banale et réellement captivante.
grâce à Studio Canal.

Comme d'habitude, nettoyez vos meilleures lunettes et trouvez le titre des films qui se cachent là dessous.
UNE SEULE REPONSE A LA FOIS PAR PERSONNE, JUSQU'A CE QUE JE DONNE LES REPONSES. MERCI.
Il y a DEUX points communs qui sont : tous les films sont français et ont pour thème 'l'amour contrarié'...
Les gagnants sont : Mister Loup, Manu, caro54, Foxart, COMAGI91.
GAME OVER. MERCI.
1

JEANNE ET LE GARCON FORMIDABLE trouvé par marion

2

COMME UNE ETOILE DANS LA NUIT trouvé par Marion

3

L'IMPORTANT C'EST D'AIMER trouvé par Mister Loup

4

LA BAIE DES ANGES trouvé par Foxart

5




7

LA DENTELLIERE trouvé par Marion

8


9

LA BELLE ET LA BÊTE trouvé par Mister Loup

10

LES ENFANTS DU PARADIS trouvé par COMAGI91

Synopsis : Michel rêve d'une rencontre parfaite, totalement due au hasard comme l'ont connu ses parents et ses grands-parents, alors que Vincent applique à la lettre l'adage qui dit que les hommes ont un sexe à la place du cerveau. Amis d'enfance aux visions diamétralement opposées sur les femmes ils découvriront les limites de leurs raisonnements respectifs au contact d'Angèle et de Nathalie.
P.S. : N'oubliez pas de participer au concours ici.
P.P.S. : Dada, inutile de clamer ton amour pour CC, tout le monde sait que c'est "ton" Gérard Butler à toi.
MAMMUTH de Gustave Kervern et Benoît Delépine ****

LA COMTESSE de Julie Delpy ****


NANNY McPHEE ET LE BIG BANG de Susanna White **




En tant que partenaire officiel, Sylvoë organise un jeu concours afin de faire gagner des places pour cet événement.
Vous pouvez accéder au concours en cliquant ICI.
En ce qui me concerne j'adorerais assister à ce concert !
Bonne chance !

de Scandar Copti, Yaron Shani *
Plutôt que de m'emberlificoter à tenter de vous résumer le film comme je le fais habituellement, je préfère vous en proposer le synopsis officiel.



Au XVIIème siècle, Erzsébet Bathory est une comtesse hongroise tellement riche et puissante qu'elle impose même ses vues au roi dans sa lutte contre les turcs. La légende veut que cette femme qui a réellement existé, ait assassiné plusieurs centaines de jeunes filles vierges car elle était persuadée que leur sang préservait sa peau de la vieillesse.
Avant d'en arriver à ces extrémités inhumaines et sanglantes, elle était déjà une femme autoritaire redoutée de tous. Un jour, alors qu'elle est veuve et qu'elle assiste à un bal, elle est victime d'un coup de foudre (réciproque) pour le bel Istvan Thurzo, de presque 20 ans son cadet. Leur liaison passionnée n'est pas du goût du père du jeune homme qui souhaitait épouser la comtesse pour mettre la main sur son immense fortune. Il va intercepter les lettres des amants, les empêcher de se revoir, maintenir son fils enfermé. Délaissée, désespérée et sans nouvelle, Erzsébet est persuadée qu'elle a été abandonnée par Itsvan à cause de la différence d'âge. Elle se laisse mourir doucement jusqu'à ce qu'elle frappe et blesse une de ses servantes qui lui a brossé trop vigoureusement les cheveux. Quelques gouttes de sang l'atteignent et sans doute à la faveur d'un éclairage favorable, elle s'entête à croire que le sang de la jeune fille lui donne plus d'éclat. C'est alors, qu'aidée par son entourage tellement terrorisé qu'il n'ose la contredire, elle va littéralement "saigner" de jeunes vierges pour s'emparer de leur sang.
Malgré la cruauté sanguinaire du personnage et ses possibles connexions avec l'histoire du Comte Dracula, Julie Delpy ne fait pas de son film une sombre et "simple" affaire de vampires, de sorcellerie ou de magie noire. Et pourtant, sa confidente, amie et parfois amante Darvulia, un peu médecin, un peu sorcière lui prépare des onguents pour se soigner et entretenir sa peau. La réalisatrice évite de s'apesantir sur les scènes de torture. Elle préfère au film d'horreur, s'attarder avec finesse et profondeur sur deux thèmes beaucoup plus passionnants, l'amour unique et éternel qu'on n'attend pas ou plus, qui survient sans crier gare et la peur, le refus de vieillir d'une femme encore jeune, encore belle mais qui fait obstinément mentir son miroir. Ce dernier thème étant tout à fait moderne et actuel d'ailleurs. S'y ajoute encore une espèce de sombre et machiavélique complot politique ourdi par le père de l'amoureux pour hériter de la fortune.
Julie Delpy, artiste dans tous les sens du terme, signe une oeuvre véritable, complète, complexe, riche et profonde. Non seulement réalisatrice, actrice, scénariste, elle compose également la musique de son film. Et tout est réussi. Je crois que Julie Delpy, je l'aime d'amour. D'abord, elle est d'une beauté absolument éblouissante et pas ordinaire ce qui n'est évidemment pas suffisant mais ni négligeable ni désagréable. Malgré l'ambiance angoissante et l'horreur accablante des actes commis, elle fait de son héroïne une amoureuse éperdue que l'abandon et la solitude font constamment approcher la folie sans l'y faire sombrer tout à fait.
En quelques scènes vraiment adroites et sans excès elle nous démontre comment l'enfance d'Erzsébet lui a été confisquée par une mère implacable qui souhaitait l'endurcir à tout, la faisant assister à des exécutions à mort et l'obligeant à se marier très très jeune à un homme, un guerrier rustre mais riche, qu'évidemment elle n'aime pas. Devenue veuve, elle reprend les activités belliqueuses de son mari en levant et finançant des armées pour le roi. Elle fait montre d'une audace toute "masculine", d'un humour et d'une modernité totalement inédits pour l'époque. Un dîner absolument savoureux donne d'ailleurs toute la mesure de son sang froid, de sa modernité et de son originalité.
C'est d'autant plus inconcevable de voir cette femme d'une force et d'une autorité absolues s'effondrer et dépérir d'amour pour un jeune homme plutôt falot qu'elle idéalise au-delà de toute mesure. Mais les moments où elle compare sa jeunesse à la sienne, ou elle semble tester la douceur de sa peau et la sienne, où elle a un mouvement de dégoût et d'affolement en voyant ses mains qui sont les pires traîtresses pour témoigner de l'âge, sont absolument troublants et pathétiques.
Julie Delpy est sublime dans le rôle et son film est un choc.


C'est le premier jour du reste de la vie de Serge Pilardosse. Ses collègues "fêtent" avec lui son départ à la retraite puis il se retrouve seul sur le parking de l'entreprise de découpage de porcs où il fut un employé modèle et un bon compagnon. Chez lui il retrouve sa femme Catherine qui s'aperçoit qu'il lui manque des fiches de paie pour prétendre à sa retraite à taux plein. Elle l'encourage à partir à la recherche de ces "trimestres" manquants. Il chevauche sa vieille "Mamut", une moto des années 70 et entreprend un voyage insolite pour récupérer ses fiches de paie, ses "papelards" comme il les appelle. En route, il va faire des rencontres, se souvenir, établir comme un bilan et peut-être réapprendre à vivre au contact d'une nièce un peu barge (Miss Ming, surprenante) et à aimer.
Le film s'ouvre sur ce pot de départ à la fois hilarant et lugubre. Le patron lit sans enthousiasme un texte qu'il n'a manifestement pas écrit pendant que les employés grignotent bruyamment des chips. "Que la fête commence" conclut-il, et c'est sinistre ! On rit, mais déjà, le rire devient jaune et si l'on sourit encore tout au long du parcours de Serge, c'est plutôt les larmes qu'on doit étouffer. Chez lui, entre sa femme qui le harcèle de trouver de l'argent car son salaire à elle ne pourra suffire, et son ennui, Serge tourne comme un lion en cage, compte les voitures qui passent, entreprend le puzzle qu'il a reçu comme cadeau de départ ! Au cours de son voyage on constate qu'il a fait d'étranges boulots Serge (fossoyeur, forain, videur, vigneron...) mais toujours il a travaillé, pour vivre, plus simplement pour survivre. On apprend avec lui que parfois il a été exploité, pas considéré, pas déclaré. Il ne comprend pas tout mais il avance. Ce qui lui faut c'est son "papelard" pour toucher ses sous.
C'est un film unique, inclassable, généreux, politique et digne. Pas de pathos, jamais, ni de misérabilisme mais un spleen immense, une mélancolie tellement considérable qu'elle en devient impressionnante, presque dérangeante. Justement parce que jamais le trait n'est appuyé sur l'adversité ou la détresse de ces laissés pour compte qui s'épuisent au boulot mais restent debout en toute circonstance, sans état d'âme. Et pourtant Catherine (Yolande Moreau, tout naturellement et simplement IMMENSE) dira à Serge "faut que tu trouves de l'argent sinon je vais passer de l'oméopathie aux anti-dépresseurs...", là on rirait presque si elle n'ajoutait "maintenant tu sais, je vais au travail en tremblant". Et ainsi le film oscille sans cesse entre le sourire et les larmes. C'est un film qui palpite avec un coeur qui bat et c'est très beau.
Evidemment, les réalisateurs ne sont pas toujours très regardants sur la qualité de la lumière ou la stabilité de la caméra mais peu importe, cela ajoute encore à l'authenticité de l'ensemble. Et puis quelques gros plans fixes sur le visage de Depardieu et l'on comprend ce que douleur muette veut dire. Il semble ici se souvenir le fabuleux acteur qu'il est. Ou bien alors est-ce parce que pour la toute première fois il est vraiment lui-même en toute simplicité ? En tout cas, depuis Cyrano je crois, je ne l'ai plus jamais vu si aérien, sobre et doux mais aussi démuni, perdu, désorienté ! Malgré l'ampleur de ce corps devenu invraisemblablement gros, cette longue tignasse jaune et filasse, il impose à l'écran une fragilité et une douceur renversantes, sans jamais une seule fois élever sa voix dont on sait à quel point elle peut tonitruer. Sont-ce les réalisateurs qui ont contenu la bête, le monstre, ou est-ce lui-même qui révèle cette lassitude déchirante, cette bonté et ce calme spectaculaires et poignants ? Peu importe, l'essentiel est là, dans ce beau grand film différent qui nous offre sur un plateau un acteur monumental.
Gérard Depardieu forme avec Yolande Moreau, elle aussi à l'apogée de son interprétation, un couple absolument convaincant, crédible et bouleversant. Je ne vous cite aucune des belles scènes, drôles, tendres ou cruelles qui jalonnent le voyage. Je vous les laisse découvrir ainsi que les acteurs qui offrent chacun un moment unique à chaque étape. Par contre, je ne peux m'empêcher d'évoquer celle qui par intermittence vient poser sa tête sur l'épaule de Serge/Gérard, elle, l'ange gardien, la première femme aimée, celle qui laisse inconsolable et qui murmure des mots d'amour de sa voix miraculeuse, Isabelle Adjani...
....................................................
Vous autres "face-bookés", n'hésitez pas à défendre ce film ICI.


Rosie Taylor, tête à claqueS, lui
, insupportable, mais il a des circonstances atténuantes, dans la vraie vie ses parents l'ont appelé Eros, alors qu'il a une tête de Thanatos... le pauvre, il va devoir ramer, et lui
joue très mal). Mais Emma Thompson y croit alors moi aussi. Car je fais tout comme Emma Thompson. Je ne perds donc pas de temps à me demander comment et pourquoi aucun adulte du film ne réagisse au fait que le frère (Rhys Ifan, catastrophique dans un rôle détestable) soit une telle ordure ! Pour le reste, c'est vivant, rythmé, parfois drôle (les enfants rient beaucoup merci !). Et puis, les décors et les costumes sont topissimes et la campagne anglaise incomparable.