LES CHEVRES DU PENTAGONE **



En fait, ce film c'est ça, quelques grands bons moments exécutés par de grands acteurs mais qui se repose trop sur eux entre temps et n'a rien à offrir. Dommage.
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Catherine et David sont plein aux as, ils ont une maison/mausolée gigantesque, un métier qui les passionne et les absorbe (lui prof en fac, elle gynécologue), il s'aiment d'un amour plein de tendresse et de complicité malgré le temps qui a passé. Mais il y a des ombres au tableau idyllique, leur fils, ado tourmenté en pleine crise et Catherine qui est persuadée que son mari la trompe. Pour en avoir le coeur net, elle engage la jeune et belle Chloé, escort girl. Elle la charge de séduire son mari et de lui raconter en détails leurs rendez-vous. Les événements vont très très rapidement prendre une tournure tout à fait inattendue, que je laisse le soin aux professionnels de vous révéler.
Evidemment après le vertigineux "Adoration" du même Egoyan, ce "Chloé" pourrait paraître être un tout petit film mais finalement pas tant que ça. Parce que le réalisateur maintient le suspens et les surprises alors qu'à plusieurs reprises on est tenté de croire qu'on a compris où il nous emmène, et puis non. Un film qui réserve la dernière révélation lors du tout dernier plan est pour moi un film réussi et j'en sors avec un sourire jusque là parce que je me suis dit que... et tout compte fait, pas ! ça parle de séduction, de tromperies, de manipultation, de mensonges, de cachotteries mais pas seulement. David est un homme qui atteint la cinquantaine et est au summum de sa séduction qu'il exerce sur toutes les femmes surtout jeunes qui croisent sa route, alors que Catherine se sent vieillir et de moins en moins désirable. Observer son mari flirter avec toutes ces filles devient pour elle de plus en plus cruel, injuste et insupportable.
Je passerai sur l'interprétation de Liam Neeson que je n'ai pas trouvé très à l'aise dans ce rôle de séducteur. Par contre les deux joyaux de cette histoire parfois torride sont d'une part Amanda Seyfried ravissante et ensorcelante, d'autre part Julianne Moore qui réussit à faire oublier l'accident de sa récente décevante, désastreuse et pathétique composition. Elle est ici d'une beauté à tomber, d'une élégance, d'une volupté et d'une sensualité fabuleuses.
Si vous ne vous laissez pas piéger par l'histoire, succombez au moins aux deux actrices !
du film de Andrzej Wajda***.
Je l'avais vu (et aimé) en mai 2009.
Vous pourrez en retrouver mon avis ci-dessous.














Le 17 septembre 1939, la Pologne est envahie par l’armée Russe alors que l’invasion Allemande a déjà commencé depuis le début du mois. L’Allemagne nazie et l’URSS souhaitent se «partager» le pays. Les officiers polonais sont prisonniers par les russes et les soldats par les allemands. Anna, femme d’un capitaine prisonnier attend le retour de son mari avec sa fille.
Ce film raconte cette attente faite d’angoisse et d’espoir et au travers du regard des femmes l’histoire des 22 500 officiers polonais massacrés par les soviétiques dans la forêt de Katyn. Ce sont les allemands qui découvrent le charnier dans la forêt mais l’URSS rejette la responsabilité de ces assassinats sur les nazis.
Andrjez Wajda un des cinéastes héroïques de ma jeunesse semble toujours, malgré ses 83 ans plein de colère et animé de ce désir de justice, de vérité, d’un devoir de mémoire en traitant ce sujet qui a été tabou jusqu’en 1990 lorsque Mikhaïl Gorbatchev a reconnu la responsabilité de l’URSS. On reste sans voix de découvrir encore et encore des décennies après ce dont les hommes ont été capables. Le pire n’est jamais décevant. Parler de ce carnage était interdit en Pologne et la forêt de Katyn en est devenue le symbole.
Le film est très « classique » et c’est sans doute ce qui le rendra indémodable. Il me semble essentiel, d’une puissance dramatique inouïe, émouvant sans jamais être larmoyant.
Le dernier quart d’heure, quasiment insoutenable, sans presque une parole, a cloué la salle, muette, immobile jusqu’à la dernière seconde du générique. Il n’y a pas que les sanglots pour parler de la guerre mais la barbarie des hommes me laisse souvent en larmes.



En France, dès juin 1942, les juifs ont dû porter l'étoile jaune et se faire recenser. Un mois plus tard 13 000 d'entre eux, juifs français ont été "raflés" dès le petit jour le 16 juillet, entassés au Vélodrome d'Hiver dans le 15ème arrondissement, puis internés dans des camps et enfin déportés vers Auschwitz pour y être exterminés. Parmi eux, 4 050 enfants dont un, Jo Weissmann toujours en vie, a réussi à s'échapper du camp de transit de Beaune La Rolande dans le Loiret. Aucun des autres enfants n'a survécu. Anna Traube, toute jeune fille à l'époque réussit quant à elle à s'échapper du Vel d'Hiv'. Le dernier témoin de ces quelques journées au bout de l'enfer est un pompier de Paris. Tous les personnages du film ont vraiment existé et la réalisatrice utilise le véritable nom de certains d'entre eux.
Cette abomination décidée par Hitler et les nazis fut orchestrée et accomplie en France avec beaucoup de zèle et d'application par le gouvernement de Vichy, Pétain, Laval, Bousquet, aidé par la police qui manifestement s'est peu posé de questions face à ces ordres insensés. Aucun allemand n'intervient dans cette rafle. Et alors qu'ils ne souhaitent déporter "que" les adultes, les français se demandent ce qu'ils vont bien pouvoir faire de tous leurs enfants ! Qu'à cela ne tienne, les enfants seront déportés également. Il s'agit donc de la première guerre de toute l'histoire de l'humanité délibérément faite à des enfants. Ce n'est pas l'unique atrocité de cette période mais elle est de taille.
Si on s'en tient aux faits, à l'histoire, à cet épisode innommable, je dirais que ce film est nécessaire, indispensable. D'autant qu'il est le premier à traiter ce fait précis, même s'il a déjà été évoqué par ailleurs. C'est donc courageux de la part de Rose Bosch de s'y être attaqué, d'autant que les français cherchaient moins à témoigner que les allemands qui ont toujours photographié ou filmé leurs crimes, puisqu'il paraît qu'il n'existe aucune image de ces quelques jours de juillet 42. Par conséquent, entrer dans ce Vél d'Hiv' reconstitué pour la toute première fois est un choc considérable car on est instantanément projeté à l'intérieur d'un stade immense où 13 000 personnes, hommes, femmes et enfants sont entassés par une chaleur accablante, sans eau, sans nourriture. Le bruit qui y règne, le brouhaha des discussions, le cri des enfants, les plaintes des malades, l'atmosphère moite sont saisissants. Le désarroi, la peur et l'incompréhension se lisent sur les visages. Un médecin et quelques infirmières sans matériel ni médicament essaient tant bien que mal de palier les maladies infantiles, les blessures, les malaises. Tout cela en plein Paris...
L'arrivée des pompiers qui vont dérouler les lances pour amener de l'eau à toutes ces personnes est vécue comme une victoire, une libération. Ils sont acclamés par la foule. C'est un passage très fort du film d'autant que ces hommes, saisis de stupeur et de compassion, vont également se charger de faire passer des messages à l'extérieur. Les passages bouleversants et véritablement traumatisants se succèdent. Après quatre jours passés dans cet endroit, les 13 000 juifs sont tout aussi brutalement et toujours sans aucune explication, emmenés dans des trains vers des camps de transit dans le Loiret où ils "patienteront" sans qu'aucune justification leur soit jamais donnée... sans doute les fait-on attendre que les crématoires en Pologne soient opérationnels. L'écrire ou le dire c'est une chose, le voir en est une autre et le coeur se serre d'incompréhension devant ce "spectacle" inqualifiable.
Que des hommes aient pu faire "ça" à d'autres hommes restera à jamais inconcevable, inimaginable et pourtant ça a bien existé. Voir des trains à bestiaux, des barbelés, des étoiles jaunes, des baraquements insalubres... est toujours insoutenable. Comme entendre ces cris de terreur brusquement assourdis par une porte qui se verrouille sur eux définitivement ! Comme il est déchirant d'entendre le père de famille en arrivant à Beaune La Rolande dire à ses enfants pour les rassurer : "vous voyez, nous n'avons pas quitté la France !"
Mais cette barbarie insondable commençait d'abord par de la cruauté mentale dont le paroxysme est atteint lors de cette scène où les wagons n'étant pas assez nombreux pour contenir tout le monde, les enfants sont séparés de leurs mères ! De l'autre côté des barbelés, les hommes épouvantés assistent à la scène, impuissants. Jamais ni les uns ni les autres ne se reverront. Et là, les mots me manquent pour exprimer ce que j'ai ressenti...
C'est donc un film témoignagne nécessaire je pense, courageux, mais difficile à supporter.
Et parce que ce sujet est révoltant, j'ai un peu de réticence à évoquer les faiblesses du film... Mais bon, on est au cinéma quand même !
Si j'ai trouvé Mélanie Laurent et Jean Réno vraiment très bien, très profonds, vibrants et touchants. J'ai eu plus de difficultés à voir en Gad Elmaleh ce père de famille protecteur. Le tout petit Nono, zozotant et très mignon, brusquement seul à la mort de sa mère que personne n'ose lui révéler, joue tellement comme une savate que chacune des ses apparitions censées être touchantes j'imagine, m'ont agacée au plus haut point. Par contre, le jeune garçon qui joue le rôle de Jo Weissman (le seul à s'être échappé) est une vraie petite graine de star. Face à tous les autres gamins qui jouent horriblement faux, il est tout à fait surprenant. J'ai également trouvé particulièrement maladroites les scènes où l'on découvre Hitler (interprété par un très joli acteur aux yeux bleus !!!) écouter Wagner, faire sauter de beaux petits enfants aryens sur ses genoux, obéir au doigt et à l'oeil à cette tarée d'Eva, s'offusquer des conditions d'abattage des bêtes dans les abattoirs etc... A-t'on vraiment encore besoin de nous dire que ce monstre était un homme ? Quant à Pétain marchandant avec Laval qui marchande à son tour avec les allemands sur le nombre "d'unités" à exterminer sont aussi lamentables qu'ils devaient l'être dans la réalité. Evidemment le Paris et plus précisément le Montmartre de carte postale du début sert à nous montrer qu'une période de bonheur peut basculer d'une seconde à l'autre ainsi que le contraste avec la noirceur qui va suivre... mais en 42, Paris était bel et bien occupé non ?
Le film mentionne également les 10 000 juifs "introuvables" lors de cette rafle mais rien sur les "justes" qui les ont sans aucun doute aidés à y échapper. Ce n'est pas le sujet.

* avant de venir ? Et comme les boutonneuses pré-pubères n'étaient pas de sortie tu te retranches sur le troisième âge ! Va donc hé banane, et tu te la mets sur l'oreille, tu te la fumeras plus tard".
Hier j'ai fait "journée cinéma", cinq heures en salle ! Et pourtant je n'ai pas de note à vous proposer parce que j'ai revu deux films essentiels qui me trottaient dans la tête depuis que je les avais vus. Parfois une vision ne suffit pas. Je ne regrette pas et j'ai eu la confirmation que ces deux films étaient les oeuvres de maîtres dans leur art avec des acteurs (surtout un) impressionnants.
D'abord "The Ghost Writer"**** de Roman Polanski et même si l'histoire tortueuse, à tiroirs, n'est pas révolutionnaire, l'atmosphère oppressante bien que constamment balayée par le vent et l'air du large, l'austérité de la maison, la froideur des décors et des couleurs, le double jeu des uns et des autres, la musique simple et efficace, l'interprétation très juste d'Ewan Mcgregor modeste, timide mais obstiné, la réalisation classique mais rigoureuse en font un des meilleurs films de ce premier trimestre.



Ensuite "Shutter Island"***** de Martin Scorsese. Les deux films commencent exactement de la même façon d'ailleurs : un ferry se dirige plein écran sur le spectateur et l'embarque (ou pas, mais moi, oui évidemment !). Connaître la fin, les tenants et aboutissants, les subtilités, les subterfuges et les illusions ne gâchent rien. Je dirais même presque au contraire car j'ai pu me concentrer sur les mille et uns détails visibles et évidents, et notamment sur le jeu, les gestes, les paroles des acteurs qui révèlent la façon dont Scorsese nous manipule. C'est brillantissime. Mais surtout, j'ai été une nouvelle fois et encore davantage séduite, impressionnée et fascinée par Leonardo di Caprio fragile, pathétique, violent, bouleversant. La dernière demi-heure où il se dirige vers la résolution du puzzle tout en la refusant m'est apparue réellement prodigieuse. J'ai réalisé qu'il passait la plus grande partie de cette histoire en larmes et ô surprise, j'ai découvert qu'il s'agissait en fait d'un grand film d'amour. Alors, forcément j'adore et j'ai pleuré avec Léo, Andrew, Ted, Dolorès et Rachel ! Poignant...





grâce à CINETRAFIC pour



















Synopsis : Issue d'une famille de nomades somaliens, Waris connaît une enfance rude mais heureuse car entourée des siens. Mais quand son père décide de la marier à l'âge de 13 ans, Waris prend la fuite. Traversant le désert au péril de sa vie, elle atteint la ville de Mogadiscio et retrouve sa grand-mère. Cette dernière lui fait quitter le pays en lui trouvant un poste de "bonne à tout faire" à l'ambassade de Somalie à Londres. Waris y travaille pendant 6 ans, telle une esclave, totalement recluse et coupée du monde extérieur.
Quand la guerre civile éclate en Somalie, l'ambassade ferme. Waris se retrouve livrée à elle-même dans les rues de Londres, ne sachant pas un mot d'anglais. C'est alors qu'elle rencontre Marilyn avec qui elle se lie d'amitié. Cette jeune femme, délurée et originale, l'héberge et l'aide à trouver un emploi.
Travaillant dans un fast food, Waris est remarquée par un célèbre photographe de mode. Grâce à lui, elle rejoint une agence de mannequins. Malgré de nombreuses péripéties, elle devient rapidement l'un des plus grands top model international...
THE GHOST WRITER de Roman Polanski****

UNE EDUCATION de Lone Scherfig ***









Frédérick n'assiste pas aux obsèques de son fils Charles. Lorsqu'il rentre chez lui après la "cérémonie" les réactions des membres de la famille ne se font pas attendre. Sa femme Marianne et une de ses belles-filles Françoise semblent comprendre ou du moins accepter, son autre fils Guillaume explose et crie sa honte, sa petite fille Delphine (fille du défunt) reste provisoirement muette de stupéfaction. Frédérick ne s'explique pas, il préfère nonchalamment retourner "parler" au tilleul, compagnon de son mystère et qu'il a planté en 1943, continuer d'écouter (ampli sur 12) et réveiller chaque jour tout le monde au son de la tétralogie de Wagner !
Frédérick et Marianne sont un couple solide depuis près de 60 ans. Guy Marchand et Françoise Fabian en sont les interprètes et déploient une complicité et une intimité tellement évidentes qu'elles donneraient presque envie de vieillir tant leur sagesse et leur connivence font plaisir à voir. Ils sont propriétaires d'une belle demeure perdue dans la campagne au milieu d'une forêt qui leur appartient et dont ils ont au fil des décennies planté et regardé grandir les arbres. Dans un premier temps, chacun va essayer d'oublier cet épisode étonnant d'un père qui n'assiste pas aux obsèques de son fils. Faire comme si... Jusqu'à ce que Frédérick au cours d'un énième repas familial décide de révéler le secret qu'il garde depuis longtemps et l'a isolé de ses proches. Il commence ainsi : "Je ne suis pas allé à l'enterrement de Charles parce qu'il m'a demandé de ne pas venir. Charles était un salaud...".
Stupeur et tremblement !
La révélation, même si elle est loin de celle(s) de "Festen" n'en est pas moins surprenante mais c'est davantage les réactions de chacun qui sont explorées ici. Ah la famille !!! Les secrets y font mal la plupart du temps, parce qu'ils sont l'objet de fantasmes, d'interprétations, de confusions, de méprises, de jugements qui isolent, séparent ou détruisent. Les réalisateurs choisissent clairement de nous dire que c'est par la parole qu'on se décharge du poids que font peser les mystères, les mensonges, les dissimulations sur tous les membres d'une famille. Que seule la parole est libératrice et permet de combler ce besoin incomprénsible parfois tyrannique d'une plénitude familiale !
Certains personnages sont particulièrement bien observés et les réalisateurs me semblent accorder une attention toute particulière à l'autre fils Guillaume, alcoolique, amer, malheureux qui crie son besoin d'amour et de reconnaissance par une attitude souvent odieuse. A Marianne, la femme éternellement amoureuse malgré les décennies qui s'additionnent, compréhensive et accommodante sans être une victime résignée. A Delphine, la petite fille qui tremble de s'engager avec l'homme qu'elle aime et qui l'implore constamment de l'aimer, de la protéger, de ne jamais lui mentir, de lui faire des serments pleins de toujours et de jamais... Et puis il y a Françoise, la belle-fille, ex femme de Charles, qui refuse de juger, qui affirme que le deuil s'accomplit pour chacun à sa façon, que rien n'est vraiment grave et définitif au fond. C'est mon personnage préféré et c'est Catherine Mouchet qui l'interprète. Actrice rare, d'une classe et d'une intelligence hors du commun, d'un naturel désarmant, son attitude souvent désinvolte mais dénuée d'ironie, sa gaité, sa malice et son humour, sa voix très caractéristique et son débit nonchalant font que c'est décidé, quand je serai grande si je suis grande un jour, je VEUX être Catherine Mouchet. Ses conversations avec Marianne/Françoise Fabian ou sa "fille" sont des moments de grâce et d'intelligence. L'entendre dire à Françoise Fabian qui lui fait des confidences "ah ben ça mérite un ptit verre !" ou à sa fille qui s'inquiète de son avenir : "Tout ce fatras psychologique j'trouve ça tellement... bête. On a des problèmes avec son papa et sa maman, et alors qui n'en a pas ?" sont des merveilles !
Un beau film à l'interprétation plus que parfaite plein de douleur et de sagesse qui ne donne pas de recette mais essaie de traduire quelques comportements, tels que juger sans savoir ou comprendre, s'enfermer en croyant bien faire, révéler sans se préoccuper de ce qu'on va déclencher. Prendre la bonne distance est parfois source de conflits mais peut aussi/surtout être salvateur et favoriser un certainement apaisement voire l'épanouissement. Il n'est pas interdit de rêver, on est au cinéma.
Pour vous achever de vous donner envie : la bande annonce (avec Catherine Mouchet vers 1mn30...)