« 2010-03 | Page d'accueil
| 2010-05 »
30.04.2010
QUI EST LE PERE D'ANNE MARIE JACQUET ? II
Afin que vous ne repartiez pas bredouille si vous faites un petit détour sur ma route, je m'en suis allée voir une nouvelle fois, avec le plus grand des bonheurs non dissimulés, comment mes visiteurs arrivent chez "moi". Il y a des façons très "classiques" que je ne vous révèlerai pas. Ce sont bien évidemment celles qui m'interpellent quelque part au niveau de mon vécu que je veux partager avec vous. Je vous livre donc, telles qu'elles apparaissent dans la rubrique "référents" de ce sacré mouchard qu'est le Blog It Express, les questionnements parfois existentiels qui m'amènent mes lecteurs.
La grande question essentielle qui en tourmente un grand nombre, formulée sous toutes les formes possibles et imaginables, demeure la même depuis la sortie du film "Le Concert" :
- "Anne-Marie Jacquet est-elle la fille du chef d’orchestre ?
- film le concert pere ?
- anne-marie jacquet ?
- film le concert le père de Mélanie Laurent ?"
J'en suis toujours aussi stupéfaite car l'identité du père d'Anne-Marie Jacquet est explicitement révélée dans le film. Y'a t'il tant de spectateurs qui se sont endormis devant ce film ô combien surestimé ? En tout cas, je ne dirai qu'une chose : NON, le chef d'orchestre N'EST PAS le père d'Anne-Marie Jacquet !

Les interrogations concernant le film d'Alain Resnais :
- "Je n’ai pas compris la fin des herbes folles
- Les herbes folles explications de la fin"
me semblent nettement plus fondées et pour ceux qui en feront la demande gentiment je veux bien leur exposer ma vision des choses. "Alors vous m'aimez ?".

Contre la requête : "Anthony Delon est moche", je m'insurge violemment. Même si je déteste les poils (où qu'ils se trouvent), si la personne qui a affirmé cette horreur ose se dénoncer, je l'extermine. C'est simple.

Pour certaines angoisses, je doute d'avoir les réponses, même si je suis un peu curieuse de savoir où sont dirigés ces lecteurs :
- "pipi au lit
- tentatives d'attentats déjouées par les services secrets français
- halle à bestiau
- jason proute pour la mort d’un chiens".
J'espère que les désirs sexuels de certains trouvent leurs réponses ici :
- "jolie filles dans la piscine
- kick ass meuf
- karin viard se fait bouffer la chate".
Evidemment lorsque je découvre ce genre d'interrogations : "trouvez vous alessandro nivola beau ?", je me sens obligée de me dévouer et d'aller me rendre compte sur place. Avant toute chose, sachez qu'Alessandro Nivola est un acteur américain (comme son nom ne le laisse pas deviner) né le 28 juin 1972 à Boston. Il est le petit fils du sculpteur sarde Constantino Nivola, et il revient de temps en temps dans sa ville d'origine : Orani. Ce qui, reconnaissez-le avec moi nous en fait une sacrée belle paire. Et à la question, je réponds NSPP (pour l'instant, doit faire ses preuves)


Les occasions de mirer du beau garçon ne manquent pas et je vous en remercie :
- "tony stark mourant
- thomas kretschmann"


"comment gagner des places de cinéma ?"
C'est très simple. Ici le lundi, il y a "le jeu du lundi" et la plupart du temps j'ai des places de cinéma à vous offrir (d'ailleurs à ce propos, même s'il n'y a plus rien à gagner, il s'agirait peut-être de terminer celui de lundi dernier, sinon lundi je ne vous ferai rien gagner, ce qui serait dommage parce que...). La seule exigence étant de se munir de lunettes de plongée ou d'une loupe.
![]()
"comment être membre du jury d’un festival de cinéma ?"
Et là, ce n'est pas difficile non plus. Je vous ai déjà parlé d'un concours pour lequel il n'y aura qu'UN élu pour toute la France et ça se passe ICI et vous avez encore le temps de vous remuer jusqu'au 11 mai.
Mais au gré de ma promenade ce qui s'est imposé comme la requête la plus choupinette (mais lui n'a pas l'air d'accord !) est :
"cleand eestwood"

|
|
29.04.2010
IRON MAN 2 de Joel Favreau **


J'aime les super héros. Même pas honte. L'amour ça ne s'explique pas, heureusement. Mais je dois vous avouer, qu'un super héros, j'en ai un à la maison. Voici la preuve en images :
alors parfois il faut que j'aille comparer, vérifier sur l'échelle de richter des super où il se situe. C'est humain. Mais il faut bien que je vous l'avoue, ce film, il sert à rien, mais à rien du tout, du tout. On dirait une grosse boursouflure du premier. Comme s'il était resté des bobines et qu'on nous les montrait maintenant pour nous faire patienter jusqu'à Iron Man 3 qui va déchirer. Donc là, Tony Stark va mal, je veux pas vous faire peur, mais il est mourant. Son bidule qu'il a dans son sternum fume et rouille et du coup son sang est tout contaminé à plein de pourcentages toxiques mais il le dit à personne. Il préfère faire sa déprime tout seul et filer les clés de Tony Stark enterpraïse à Pepper qui devient calife à la place du calife. Elle aime bien, elle dit merci et elle passe son temps à être désagréable au téléphone comme un homme, un vrai.
Tony/Iron a d'autres soucis. L'armée voudrait pouvoir utiliser sa super armure à des fins que la morale réprouve mais lui il veut pas vendre. Il dit sans rire "J'ai privatisé la paix mondiale". Fuck zi army. Trop fort, trop drôle, trop Iron. Il ne veut pas non plus que sa super invention tombe en de mauvaises mains. Sauf que trop tard, un gros vilain russe qui a une tête et tout le reste de Westler vient lui couper sa voiture de course en deux avec de grands fouets en fer qui font des étincelles et tout. En plus il a une nouvelle secrétaire belle et mince comme Scarlett Johansonn qui lui fait des yeux comme ça mais il s'en fiche un peu, il préfère les Gwyneth. Mais c'est pas tout, Sam Rockwell veut construire des armures brillantes sans mettre des hommes dedans. C'est trop un méchant mais beau, donc ça va qui a un peu forcé sur l'autobronzant. Il est orange. J'ai compris le truc, les hommes bleu sont gentils, les hommes orange méchants.
Bon on comprend rien, ça n'a ni queue ni tête, il y a beaucoup trop de combats de ferrailles qui s'entrechoquent. Samuel L. Jackson ne sait plus quoi faire pour se ridiculiser mais moi je ne suis pas venue là pour les accessoires. Je suis là pour voir du Robert Downey Jr. Ce type là est un grand malade. Je ne connais pas d'autre acteur qui cabotine avec autant de génie. Il faut voir la première scène et son arrivée de rock star sur scène pour le croire. Et après il nous sort toute sa panoplie de Robert Downey, les clins d'oeil, les sourires fatigués, l'air de chien battu, le bagout infernal et les muscles et l'humour aussi.
Robert Downey Jr, je l'aime d'amour, basta.
08:00 Publié dans 4 ** INTERESSANT | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : iron man 2 de joel favreau, robert downey jr, gwyneth paltrow, scarlett johansonn, don cheadel, mickey rourcke, sam rockwell, samuel l. jackson, cinéma
28.04.2010
NEW YORK, I LOVE YOU *** de Fatih Akin Yvan Attal Allen Hughes Shunji Iwai Wen Jiang Shekhar Kapur Joshua Marston Mira Nair Natalie Portman Brett Ratner Randall Balsmeyer






10:03 Publié dans 3 *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : new york, i love you de fatih akin yvan attal allen hughes shunji iwai wen
27.04.2010
TEHERAN de Nader T. Homayoun***

Ibrahim quitte sa province où il laisse sa femme enceinte pour tenter de trouver du travail à Téhéran. Hélas dans celle ville bouillonnante de plusieurs millions d'habitants la vie n'est pas aussi simple qu'il l'a imaginée. Il se résout à faire la manche dans les rues et il loue un bébé à la mafia locale car il est persuadé que les gens sont plus généreux si on mendie avec un bébé dans les bras. Un jour de forte chaleur, Ibrahim préfère laisser le bébé à son co-locataire, un jeune homme pas très équipé en neurones qui se le fait voler par une prostituée qu'il a prise pour une étudiante. Retrouver le bébé ou payer la somme équivalente à la mafia, voilà à quoi Ibrahim est confronté. Deux missions absolument périlleuses et vraiment pas gagnées d'avance ! Et ce garçon venu de la campagne va devoir plonger dans un monde inconnu de lui et approcher des mafieux, des proxénètes, des truands pour s'en sortir.
Ce premier film très abouti est une véritable curiosité et on a autant envie de s'attarder sur son histoire pas banale et menée rondement avec énormément d'énergie et de nombreux rebondissements que sur la façon dont il a été filmé. En effet, le réalisateur, farouche opposant au président Ahmadinejad qu'il rend responsable de tous les maux et de l'état actuel de l'Iran, n'ayant aucune autorisation pour tourner, s'est quand même résolu à le faire de façon clandestine. Tourner en 18 jours un vrai polar qui traite d'un trafic de bébés organisé par des mafieux sans scrupules en évoquant en même temps l'état de la société, le manque de travail et ignorer la loi relèvent de la prouesse. Et cet exploit est d'autant plus admirable que le film est une réussite remarquable qui tient le spectateur en haleine avec des personnages qui semblent s'exposer de plus en plus aux ennuis avec affolement à mesure que l'histoire progresse.
Malgré la liberté et l'audace de Nader T. Homayoun, j'étais surprise, lorsque la femme d'Ibrahim le rejoint de constater à quel point ils sont complices et manifestement heureux ensemble et pourtant restent toujours très distants physiquement. J'ai appris plus tard qu'il était interdit de filmer un homme et une femme qui se touchent. Les acteurs sont toujours sous la contrainte de la censure islamique, les femmes ne peuvent apparaître sans voile. C'est ce genre de compromis que le réalisateur a dû admettre pour ne pas exposer les acteurs ou son équipe. Cela paraît à la fois inconcevable et révoltant mais dans ce pays, tourner un film est dangereux.
Découvrir Téhéran, ville tentaculaire, son métro, ses embouteillages, ses quartiers chics, ses bas-fonds et sa misère et s'immerger dans un polar aux multiples péripéties jusqu'à la toute dernière scène (magnifique) qui réserve la toute dernière surprise est une aventure pas banale et réellement captivante.
22:02 Publié dans 3 *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : teheran, cinéma, nader t. homayoun, ali ebdali, sara bahrami, farzin mohades
26.04.2010
5 X 2 PLACES A GAGNER POUR L'AMOUR C'EST MIEUX A DEUX
grâce à Studio Canal.

Comme d'habitude, nettoyez vos meilleures lunettes et trouvez le titre des films qui se cachent là dessous.
UNE SEULE REPONSE A LA FOIS PAR PERSONNE, JUSQU'A CE QUE JE DONNE LES REPONSES. MERCI.
Il y a DEUX points communs qui sont : tous les films sont français et ont pour thème 'l'amour contrarié'...
Les gagnants sont : Mister Loup, Manu, caro54, Foxart, COMAGI91.
GAME OVER. MERCI.
1

JEANNE ET LE GARCON FORMIDABLE trouvé par marion

2

COMME UNE ETOILE DANS LA NUIT trouvé par Marion

3

L'IMPORTANT C'EST D'AIMER trouvé par Mister Loup

4

LA BAIE DES ANGES trouvé par Foxart

5




7

LA DENTELLIERE trouvé par Marion

8


9

LA BELLE ET LA BÊTE trouvé par Mister Loup

10

LES ENFANTS DU PARADIS trouvé par COMAGI91

Synopsis : Michel rêve d'une rencontre parfaite, totalement due au hasard comme l'ont connu ses parents et ses grands-parents, alors que Vincent applique à la lettre l'adage qui dit que les hommes ont un sexe à la place du cerveau. Amis d'enfance aux visions diamétralement opposées sur les femmes ils découvriront les limites de leurs raisonnements respectifs au contact d'Angèle et de Nathalie.
P.S. : N'oubliez pas de participer au concours ici.
P.P.S. : Dada, inutile de clamer ton amour pour CC, tout le monde sait que c'est "ton" Gérard Butler à toi.
15:11 Publié dans LE LUNDI C'EST JEU | Lien permanent | Commentaires (64) | Envoyer cette note | Tags : l'amour c'est mieux à deux
25.04.2010
MA SEMAINE AU CINEMA
MAMMUTH de Gustave Kervern et Benoît Delépine ****

LA COMTESSE de Julie Delpy ****


NANNY McPHEE ET LE BIG BANG de Susanna White **



18:30 Publié dans BILAN DE LA SEMAINE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nanny mcphee et le big bang de susanna white, emma thompson, maggie gyllenhaal, rhys ifan, cinéma, mammuth de gustave kervern et benoît delépine, gérard depardieu, isabelle adjani, yolande moreau, benoît poelvoorde, bouli lanners, kick ass de matthew vaughn, aaron johnson
LE SEIGNEUR DES ANNEAUX

Cet évènement aura lieu les 17, 18, 19 et 20 juin 2010.
La partie musicale sera jouée en direct par plus de cent musiciens et quatre-vingt dix choristes avec en simultané la diffusion du film sur un écran géant.
Pour plus d'informations, cliquez ICI.
En tant que partenaire officiel, Sylvoë organise un jeu concours afin de faire gagner des places pour cet événement.
Vous pouvez accéder au concours en cliquant ICI.
En ce qui me concerne j'adorerais assister à ce concert !
Bonne chance !

08:00 Publié dans JE DOIS VOUS EN PARLER | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : le seigneur des anneaux, sylvoe, concert, audirorium de lyon, cinema
24.04.2010
AJAMI de Scandar Copti, Yaron Shani *

Plutôt que de m'emberlificoter à tenter de vous résumer le film comme je le fais habituellement, je préfère vous en proposer le synopsis officiel. En effet, je me réjouissais de voir cet "Ajami" tant il me tarde, tant il me tient à coeur de voir un jour en une grande mais improbable réconciliation s'écrouler l'opaque muraille qui opppose les Israëliens et les Palestiniens. Evidemment, je sais que ce n'est pas un film qui va ramener la paix au Moyen Orient, dieu nous en garde !!! Mais étant donné la nationalité des deux réalisateurs, l'un Palestinien l'autre Israëlien, j'avais cru comprendre qu'il s'agissait d'une manière de rapprochement en forme d'espoir. Erreur. No future.
Hélas, et c'est rien de le dire, voilà bien un film que j'ai "manqué", mais alors pas qu'un peu pour ne pas dire complètement. Et ce n'est pas du fait que la seule issue possible pour les hommes et les femmes de bonne volonté soit la fuite mais, je l'ai trouvé d'une longueur insensée et l'ennui s'est installé très très rapidement. Le scenario confus, alambiqué, la multitude des personnages, les constants allers et retours entre les différentes histoires matérialisés par des écrans noirs ou des chapitres, le manque de conhérence entre elles, la médiocrité quasi générale de l'interprétation...
j'arrête. Je suis totalement passée à côté de ce film sans le remarquer.
Voici dont le synopsis :
Le quartier d'Ajami, à Jaffa, est un lieu cosmopolite où cohabitent Juifs, Musulmans et Chrétiens. Le jeune Nasri, âgé de 13 ans, et son grand frère Omar vivent dans la peur depuis que leur oncle a tiré sur un membre important d'un autre clan. Malek, un jeune réfugié palestinien, travaille illégalement en Israël pour financer l'opération que sa mère doit subir. Binj, palestinien, rêve d'un futur agréable avec sa petite amie chrétienne. Dando, un policier juif recherche désespérément son jeune frère disparu... L'histoire de destins croisés au coeur d'une ville déchirée.
Pour terminer, un grand pouvoir impliquant de grandes responsabilités*, je ne voudrais pas être la cause de votre refus d'aller voir ce film que je dois être la seule sur terre à ne pas avoir aimé, voici les honneurs dont il a été couvert à travers le monde** :
"outre une distinction spéciale à la compétition de la caméra d’Or du festival de Cannes, le film a remporté de nombreuses récompenses. L’Académie du film Israélien lui a décerné 5 Ophirs (équivalent des oscars en Israël) dont le prix du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario et il a remporté le prix du meilleur film au festival international du film de Jérusalem. Il fut choisi comme meilleur premier film au festival du film de Londres et comme meilleur film au festival de Montpellier. Il était également dans la sélection officielle du festival international de film de Toronto".
*si je veux, je peux me prendre pour une super héroïne.
**inutile de me tomber dessus à bras raccourci.
10:00 Publié dans 5 * Bof ! Mais pourquoi pas ? | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : ajami de scandar copti, yaron shani
23.04.2010
LA COMTESSE de Julie Delpy ****



Au XVIIème siècle, Erzsébet Bathory est une comtesse hongroise tellement riche et puissante qu'elle impose même ses vues au roi dans sa lutte contre les turcs. La légende veut que cette femme qui a réellement existé, ait assassiné plusieurs centaines de jeunes filles vierges car elle était persuadée que leur sang préservait sa peau de la vieillesse.
Avant d'en arriver à ces extrémités inhumaines et sanglantes, elle était déjà une femme autoritaire redoutée de tous. Un jour, alors qu'elle est veuve et qu'elle assiste à un bal, elle est victime d'un coup de foudre (réciproque) pour le bel Istvan Thurzo, de presque 20 ans son cadet. Leur liaison passionnée n'est pas du goût du père du jeune homme qui souhaitait épouser la comtesse pour mettre la main sur son immense fortune. Il va intercepter les lettres des amants, les empêcher de se revoir, maintenir son fils enfermé. Délaissée, désespérée et sans nouvelle, Erzsébet est persuadée qu'elle a été abandonnée par Itsvan à cause de la différence d'âge. Elle se laisse mourir doucement jusqu'à ce qu'elle frappe et blesse une de ses servantes qui lui a brossé trop vigoureusement les cheveux. Quelques gouttes de sang l'atteignent et sans doute à la faveur d'un éclairage favorable, elle s'entête à croire que le sang de la jeune fille lui donne plus d'éclat. C'est alors, qu'aidée par son entourage tellement terrorisé qu'il n'ose la contredire, elle va littéralement "saigner" de jeunes vierges pour s'emparer de leur sang.
Malgré la cruauté sanguinaire du personnage et ses possibles connexions avec l'histoire du Comte Dracula, Julie Delpy ne fait pas de son film une sombre et "simple" affaire de vampires, de sorcellerie ou de magie noire. Et pourtant, sa confidente, amie et parfois amante Darvulia, un peu médecin, un peu sorcière lui prépare des onguents pour se soigner et entretenir sa peau. La réalisatrice évite de s'apesantir sur les scènes de torture. Elle préfère au film d'horreur, s'attarder avec finesse et profondeur sur deux thèmes beaucoup plus passionnants, l'amour unique et éternel qu'on n'attend pas ou plus, qui survient sans crier gare et la peur, le refus de vieillir d'une femme encore jeune, encore belle mais qui fait obstinément mentir son miroir. Ce dernier thème étant tout à fait moderne et actuel d'ailleurs. S'y ajoute encore une espèce de sombre et machiavélique complot politique ourdi par le père de l'amoureux pour hériter de la fortune.
Julie Delpy, artiste dans tous les sens du terme, signe une oeuvre véritable, complète, complexe, riche et profonde. Non seulement réalisatrice, actrice, scénariste, elle compose également la musique de son film. Et tout est réussi. Je crois que Julie Delpy, je l'aime d'amour. D'abord, elle est d'une beauté absolument éblouissante et pas ordinaire ce qui n'est évidemment pas suffisant mais ni négligeable ni désagréable. Malgré l'ambiance angoissante et l'horreur accablante des actes commis, elle fait de son héroïne une amoureuse éperdue que l'abandon et la solitude font constamment approcher la folie sans l'y faire sombrer tout à fait.
En quelques scènes vraiment adroites et sans excès elle nous démontre comment l'enfance d'Erzsébet lui a été confisquée par une mère implacable qui souhaitait l'endurcir à tout, la faisant assister à des exécutions à mort et l'obligeant à se marier très très jeune à un homme, un guerrier rustre mais riche, qu'évidemment elle n'aime pas. Devenue veuve, elle reprend les activités belliqueuses de son mari en levant et finançant des armées pour le roi. Elle fait montre d'une audace toute "masculine", d'un humour et d'une modernité totalement inédits pour l'époque. Un dîner absolument savoureux donne d'ailleurs toute la mesure de son sang froid, de sa modernité et de son originalité.
C'est d'autant plus inconcevable de voir cette femme d'une force et d'une autorité absolues s'effondrer et dépérir d'amour pour un jeune homme plutôt falot qu'elle idéalise au-delà de toute mesure. Mais les moments où elle compare sa jeunesse à la sienne, ou elle semble tester la douceur de sa peau et la sienne, où elle a un mouvement de dégoût et d'affolement en voyant ses mains qui sont les pires traîtresses pour témoigner de l'âge, sont absolument troublants et pathétiques.
Julie Delpy est sublime dans le rôle et son film est un choc.
15:15 Publié dans 2 **** INDISPENSABLE | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : la comtesse de julie delpy, daniel bruhl, annamaria marinca, william hurt, cinéma
22.04.2010
KICK ASS de Matthew Vaughn***

17:36 Publié dans 3 *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : kick ass de matthew vaughn, aaron johnson, nicolas cage, chloe moretz



