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fabrice luchini

  • MA LOUTE de Bruno Dumont ***(*)

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    Avec : Fabrice Luchini, Juliette Binoche, Valeria Bruni Tedeschi, Raph, Brandon Lavieville


    Comme chaque année, en cet été 1910 les Van Peteghem, famille bourgeoise de Lille, Roubaix, Tourcoing se rend dans sa résidence secondaire. Le père, la mère, les deux filles et leur neveu. Et comme chaque année sans doute Isabelle la mère s'extasie sur la beauté de l'endroit. "Ô des pêcheurs ! Ô un parc à huîtres ! Ô un oiseau !"

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  • GEMMA BOVERY d'Anne Fontaine °

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    Martin, un "con de parisien" (c'est lui qui le dit) s'imagine que le bonheur est dans le pré et qu'il retrouvera le sens de la vie en quittant la capitale, son boulot d'éditeur et en reprenant la boulangerie paternelle en Normandie avec sa femme et son idiot ado de fils (une caricature XXL).

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  • ALCESTE À BICYCLETTE de Philippe Le Guay **

    Alceste à bicyclette : affiche

    Après une carrière faite de succès et à la suite d'une dépression, l'acteur Serge Tanneur vit désormais reclus sur l'île de Ré dans une maison délabrée. Il ne veut plus entendre parler du métier et passe son temps à peindre des croûtes. Gauthier Valence acteur d'une série médicale à succès est tenté de monter Le Misanthrope de Molière et vient proposer à Serge le rôle de Philinte. Serge refuse d'abord, puis se laisse tenter à condition qu'en tirant à pile ou face, les deux hommes alternent les deux rôles d'Alceste et de Philinte. A l'issue de quelques jours de répétition, Serge dira à Gauthier s'il accepte le contrat ou pas. Gauthier s'installe sur l'Île et les répétitions commencent !

    Et c'est savoureux, jubilatoire, enthousiasmant. Les deux personnages s'affrontent, s'aiment, se détestent, s'admirent. Et les deux comédiens rivalisent de charme et de talent pour scander les alexandrins du Maître. Cabotinage et opportunisme se heurtent aussi. Fabrice Luchini a le contrôle parfait du dépressif cultivé, passionné par la langue de Molière. Qui mieux que lui peut incarner Alceste ce misanthope dont le "dessein est de rompre en visière à tout le genre humain" ? Et Lambert Wilson, malgré un improbable brushing (appelez-moi la coiffeuse !), alterne habilement comédie et théâtralité, fascination et opportunisme. Quelques piques bien senties sont proférées sur les métiers du septième art, sa dureté, ses hypocrisies et sur les tarifs indédents de l'immobilier dans la région.

    Mais pourquoi le réalisateur ne s'est-il pas contenté de nous offrir ces joutes verbales, ces répétitions passionnées et passionnantes ? Le film n'a par ailleurs rien d'un théâtre filmé puisque régulièrement les deux hommes s'évadent à bicyclette dans cette île somptueuse désertée hors saison. "C'est ce foutu pont qui a tout gâché" s'agace Serge/Luchini. Pourquoi Philippe Le Guay s'est-il senti obligé de s'égarer en mettant sur la route des deux hommes une femme chargée de jouer les trouble-fêtes et les psychologues de bazar ? Ce rôle inutile et misogyne, la dame étant évidemment une grande emmerdeuse avec un grand TEU mais forcément irrésistible, gâche un peu la fête et coupé au montage, aurait laissé au film une durée suffisante.

    Cela dit, avoir envie de (re)lire les tirades d'Alceste ne peut décidément pas faire de mal.

    «Sur quelque préférence, une estime se fonde,

    Je veux qu'on soit sincère, et qu'en homme d'honneur

    On ne lâche aucun mot qui ne parte du coeur.

    J'entre en une humeur noire, et un chagrin profond,

    Quand je vois vivre entre eux les hommes comme ils font;

    Je ne trouve partout que lâche flatterie,

    Qu'injustice, intérêt, trahison, fourberie;

    Je n'y puis plus tenir, j'enrage, et mon dessein

    Est de rompre en visière à tout le genre humain

    Et c'est n'estimer rien, qu'estimer tout le monde".

  • DANS LA MAISON de François Ozon ****

    Dans la maison : photo Ernst UmhauerDans la maison : photo Fabrice LuchiniDans la maison : photo Ernst Umhauer, Fabrice Luchini

    C'est la rentrée des classes. Germain prof de français dans un lycée semble un peu plus désabusé que les autres années et que ses collègues. Et encore davantage lorsqu'il découvre accablé que le Proviseur (discours incroyable de Jean-François Balmer impayable !) entend mettre en pratique une expérience faisant du Lycée Gustave Flaubert un "pilote". Tous les elèves porteront l'uniforme dans le but de les mettre sur un pied d'égalité sans signe ostentatoire de classe sociale. Pour Germain cela donne à ces ados une apparence encore plus grégaire. Mais il n'est pas au bout de ses surprises. Pour connaître le niveau de ses élèves il leur demande de rédiger un texte où ils racontent leur dernier week end. Le résultat est affligeant de banalité et de médiocrité et Germain est persuadé de tenir la classe de seconde la plus nulle qu'il ait jamais connue. Jusqu'à ce qu'il tombe sur le texte de Claude Garcia, élève de sa classe également mais qui raconte avoir observé une famille tout l'été et avoir réussi à devenir le meilleur ami de Rapha le fils. Epaté par l'aisance, le style et l'imagination du garçon bien que choqué par la formule "le parfum particulier de la femme de la classe moyenne" le professeur l'encourage à continuer son histoire. Dès lors le jeune homme va s'ingénier à tenter de retranscrire le récit de ce qu'il observe puis d'interpréter, de modifier le sens ou le cours des événements. La perversion des faits va bouleverser l'existence de pas mal de personnes.

    Et mine de rien la construction du film est vertigineuse et m'a évoqué une oeuvre musicale, une symphonie inachevée. D'abord piano, le récit va crescendo jusqu'à atteindre une forme d'apothéose où tout n'est plus que confusion pour s'achever dans une espèce d'apaisement illusoire, un trompe l'oeil très Fenêtre sur cour où l'on se dit que le prof et l'élève, complices désormais, n'ont pas fini de sévir. Jubilatoire. A suivre... comme dirait Claude Garcia. Le jeune homme, visage d'ange, corps gracile et délicat incarne au premier abord la douceur et l'innocence. Mais parfois sur sa frimousse parfaite passe l'ombre cruelle de l'ironie. Le professeur, comme nous, se laisse prendre par cette apparence inoffensive. Et à un moment on ne sait plus qui du prof ou de l'élève manipule l'autre. Qui admire l'autre, qui le désire peut-être, ou l'idéalise ? Le professeur envie t'il son élève pour son talent, lui qui n'a réussi qu'à écrire un roman médiocre ? C'est un peu comme si Verlaine avait trouvé son Rimbaud et voulait le façonner comme il l'entend. Et les références pleuvent à chaque scène. Comment ne pas évoquer le Visiteur du Théorème de Pasolini puisque Claude parvient à tour de rôle, en fonction des exigences de son prof qui réclame un peu plus d'aspérités, d'obstacles, à séduire chaque membre de la famille très ordinaire de son copain ? D'abord le fils, Rapha, garçon quelconque, sans charme ni talent. Puis le père (Denis Ménochet, acteur impeccable et décidément "transformiste"), brave type fruste, bon père, bon mari quoique vaguement macho mais finalement fragile et harcelé dans son travail. Et la mère (Emmanuelle Seigner, insaisissable, lasse et troublante), la femme qui s'ennuie le plus sur terre et rêve de véranda, son Maison & Travaux continuellement à la main. Et Claude n'a qu'à paraître pour capter l'attention. Il trouble et ensorcelle avec un minimum d'effets (Ernst Umhauer est une révélation).

    Jamais encore il ne m'avait été donné de ressentir cette impression qu'un film s'écrit au fur et à mesure qu'on le regarde alors que le scenario est une impressionnante mécanique de précision. Ce n'est d'ailleurs sans doute pas un hasard si à un moment Germain et sa femme (Kristin Scott Thomas, sensationnelle en gérante d'une galerie d'art très spéciale, mais menacée de fermeture) vont au cinéma et s'arrêtent devant l'affiche de Match Point de Woody Allen. Leur couple d'intellos petits bourgeois, complice et finalement fragilisé ou mis à nu par l'intrusion de Claude, n'est pas sans rappeler celui que formait Woody Allen et Diane Keaton dans Meurtre mystérieux à Manhattan. On rit beaucoup à voir s'affronter leurs points de vue sur la vie, les êtres, l'art, le talent ou le génie. Et à observer leur hypocrisie aussi car le regard méprisant que porte le jeune homme sur la "famille ordinaire" reflète sans aucun doute leur propre opinion. Jusqu'où, sous prétexte de création, sont-ils capables d'aller pour que le récit de Claude devienne une oeuvre littéraire ? L'interprétation d'une oeuvre étant un des thèmes récurrent du film, notamment au travers de la galerie de la femme de Germain. On peut dire tout et n'importe quoi à propos d'une oeuvre, empiler des mot, s'extasier et parler d'art. La double apparition de Yolande Moreau en jumelles est un régal !

    Et à la question "peut-on abandonner toute morale sous prétexte de génie ?". Fabrice Lucchini répond sans hésitation "bien sûr, sinon, on ne lit pas Céline." Et l'acteur débarrassé de la moindre emphase du show man dont il est capable (un régal pour moi qui suis fan par ailleurs) est parfait dans ce rôle idéal du prof de français hyper cultivé. En rien un rôle de composition, puisqu'il empoigne sans cesse dans ce film tous les ouvrages dont il nous parle depuis des années. Flaubert en priorité. Un film qui donne envie de lire et qui brasse un nombre incalculable de thèmes sans sombrer dans un salmigondis psychologisant. Efficace, jubilatoire, cruel, immoral, simple et complexe. Le meilleur Ozon ?

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    Et n'oubliez pas que vous pouvez poser des questions à Denis Ménochet (formidable une fois encore ici), sur ce film mais pas uniquement bien sûr. Je vous laisse jusqu'à dimanche soir, le temps pour vous de voir le film.

  • MA SEMAINE AU CINEMA

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    POTICHE de François Ozon ****

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     DATE LIMITE de Todd Phillips *** 

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    LE BRAQUEUR de Benjamin Heisenberg ***

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    COMMISSARIAT  de Ilan Klipper et Virgil Vernier***

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    BURIED de Rodrigo Cortès *

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    LE DERNIER VOYAGE DE TANYA de Aleksei Fedorchenko °

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    MES COUPS DE COEUR

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  • MA SEMAINE AU CINEMA

    LES INVITES DE MON PERE de Anne Le Ny ***

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    LE TEMPS DE LA KERMESSE EST TERMINE de Frédéric Chignac***

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    TOUT CE QUI BRILLE de Géraldine Nakache et Hervé Mimran***

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    MES COUPS DE/AU COEUR
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    Pour les beaux velus garçons de la semaine écoulée, rendez-vous ici.

  • LES INVITES DE MON PERE de Anne Le Ny ***

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    Dans la famille Paumelle les enfants ont "réussi", Arnaud est avocat, Babette médecin. Mais ils ont grandi et sont devenus adultes dans l'ombre d'un père remarquable, médecin aujourd'hui retraité qui a combattu toute sa vie pour de nobles causes telle que la loi pour l'IVG et continue de s'investir dans des associations humanitaires. A 80 ans, à la surprise générale, il contracte un mariage blanc pour permettre à une moldave et sa fille d'être régularisées. Les enfants approuvent, s'enthousiasment et admirent l'engagement jusqu'auboutiste. Jusqu'à ce qu'ils fassent la connaissance de Tatiana, jeune femme délurée et très sexy, lors d'un hilarant repas familial. Mais ils découvrent progressivement que l'intérêt de Tatiana ne se limiterait peut-être pas exclusivement à la seule obtention des papiers et que le mariage ne serait pas aussi "blanc" qu'annoncé. Réaliser que leur vieux papa puisse retomber amoureux n'est pas sans conséquence sur les "enfants". Ils craignent d'abord qu'il souffre car ils n'imaginent nullement que cette histoire ait un quelconque avenir mais ils se sentent surtout dépossédés, pas uniquement parce que leur propre père les déshérite à leur grande stupéfaction, mais surtout parce qu'ils se considèrent comme répudiés, privés de l'amour paternel.
    C'est davantage les conséquences en cascade sur toute la famille que Anne Le Ny, déjà responsable du très vibrant Ceux qui restent sur un autre sujet sensible, décortique ici. Elle se concentre sur les réactions du frère et de la soeur qui entretiennent chacun des rapports très différents avec leur père et qui, à la faveur de ce bouleversement vont retrouver une complicité, une connivence et une tendresse qu'ils avaient perdues de vue. Les scènes de tête à tête entre Fabrice Lucchini et Karine Viard sont d'une authenticité et d'un naturel rares. Les deux acteurs rendent leur relation follement crédible tant ils sont naturels autant dans leur tendresse retrouvée que dans la gêne imposée par certaines situations ou évocations, telle que la sexualité de leurs parents par exemple.
    C'est un film intelligent, qui ne juge pas les personnes mais révèle certains actes dont on est capable sans poser de diagnostic ou de sentence. Il offre aussi l'opportunité de s'interroger, de se poser des questions sur la famille, la filiation, sans pour autant y répondre. Babette s'estime lésée mais surtout blessée, elle qui a toujours eu le sentiment d'être la gentille fille qui répond aux attentes de son père jusqu'à s'y conformer dans les moindres détails. Arnaud a comme toujours la sensation de ne pas faire ce qu'il faut au bon moment. Tous les deux se demandent ce qu'ils ont fait de "mal" pour en arriver à cette forme de rejet. Ils font partie de cette génération de "coupables" écrasés par le poids de la famille, des valeurs, des principes.
    Plutôt cocasse dans la première partie du film, Anne Le Ny n'hésite pas à chahuter gentiment cette gauche bobo qui "fait" de l'humanitaire pour se donner bonne conscience mais freine des quatre fers dès qu'il faut passer à l'action. Mais elle ose aussi supposer qu'un sans papier, un clandestin n'est pas forcément un être idéal, admirable et reconnaissant droit sorti du pays des bisounours. Tatiana peut se montrer raciste et vénale. Le film se fait beaucoup plus dur, mélancolique et désenchanté dans sa dernière partie. Les décisions qui sont prises en font un film différent ambitieux et audacieux.
    Le casting en or massif ajoute à la haute tenue de l'ensemble. Michel Aumont est très à l'aise dans le rôle du vieux monsieur indigne qui ne veut pas se refuser le bonheur d'une dernière histoire d'amour. Valérie Benguigui est aussi comme toujours formidable dans le (second) rôle de la bonne copine, la belle-fille, celle qui ose dire et faire "le sale boulot". Karine Viard est touchante en fille parfaite qui laisse peu à peu apparaître ses fêlures. Quant à Fabrice Luchini, il est comme toujours très confortablement installé dans le rôle du gars cultivé, cool, désinvolte, arrogant, cynique. Il balance ses répliques comme s'il venait des les improviser. Lors d'un dîner en tête à tête avec sa soeur, ils boivent un peu trop et il encourage sa soeur : "lâche toi un peu !". A la sortie du restaurant, ils ne trouvent pas de taxi et Babette fait signe à un couple en voiture qui s'arrête et accepte de les conduire où ils vont. C'est d'ailleurs Anne Le Ny qui en est la passagère. Et ce couple invite Babette et Arnaud à une soirée "privée"... Arnaud, choqué, les fait arrêter immédiatement tandis que Babette écroulée de rire dit à son frère :
    "- mais tu as dit que je devais me lâcher ?
    - quand je t'ai dit de te lâcher c'était sur une deuxième tournée de blinis, pas pour un inceste échangiste !".
    Vous n'avez pas l'impression de l'entendre le Fabrice ? Moi j'adore.
    Mais la réalisatrice semble avoir gratté l'os du garçon plein d'humour mordant et de culture et grâce à elle sans doute, il révèle ici des aspects inconnus ou rarement exploités de sa personnalité et de son jeu. C'est avec surprise que je l'ai découvert très crédible alors qu'il se fait menaçant mais aussi, lorsqu'il se met à perdre tous ses repères, à déclarer à quel point il s'est toujours senti le vilain petit canard, à dire "papa", à oser avouer, totalement perdu : "je ne veux pas que mon père meure", il devient bouleversant comme je crois ne l'avoir encore jamais vu.
    Grâce à ses acteurs merveilleux aussi, ce film est une totale réussite.